« La gloire, je ne la reçois pas des hommes . » P.Verkys

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5, 31-47

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ; c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! La gloire, je ne la reçois pas des hommes ; d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez ! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ? Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »

Méditons

Jésus est confronté à l’endurcissement du cœur des juifs vers qui il est d’abord envoyé. Il sort tous les grands arguments qu’ils connaissent pour les convaincre mais niet, ils sont fermés.
Jésus fait appel au témoignage de Jean Baptiste qui l’a montré comme l’Agneau de Dieu, comme la Lumière de Dieu sur le monde pour que nous ne marchions pas dans les ténèbres. Il dit que c’est lui qui baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
Il fait appel aux œuvres qu’il a accomplies : les nombreuses guérisons, la multiplication des pains, l’eau changée en vin, l’aveugle-né qui retrouve la vue, les lépreux qui guérissent, les morts qui ressuscitent….

Il fait appel aux Saintes Écritures qu’ils connaissent très bien. Elles qui ont annoncé la venue du Messie et les signes qui permettraient de le reconnaître. En parlant des Écritures on a bien les annonces des prophètes et la réalisation des promesses divines.

Le plus grand témoigne c’est celui que Dieu lui-même rend à son Fils : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez le. Dieu est présent dans le cœur de tout homme et le pousse à la vérité et la lumière. Là encore ils se sont fermés.
Et nous qui avons tous ces témoignages avec tous les sacrements, allons-nous faire comme ces juifs ou allons-nous nous laisser modeler par les différents enseignements de l’Église, les actions de Dieu dans notre vie et autour de nous ? L’Esprit Saint est là dans nos cœurs. Écoutons-le puisqu’il veut nous conduire à Jésus, notre Sauveur.

« Ainsi le Fils fait vivre qui il veut »(Jn 5, 17-30) P Verkys

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5, 17-30

En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.

Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.

« Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés.

« Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »

Méditons

La divinité de Jésus est remise en cause par les autorités juives qui cherchent à le tuer. Mais lui, affirme son unité avec Dieu dans tout ce qu’il fait et le pouvoir que son Père lui a donné : « Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. » Pour les autorités c’est un blasphème qui ne peut être pardonné. Le Christ tout de même insiste sur le fait de l’écouter. Le vrai problème c’est qu’ils ne l’coutaient plus. Ils se sont fermés au salut. « Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie. » Notre salut réside dans l’écoute qui amène à la foi et la foi conduit à la vie éternelle. Il nous arrive de douter de la parole de Dieu peut-être ou de la relativiser. Demandons en ce temps de carême la grâce d’une écoute profonde et d’une foi sincère éclairée par l’Esprit de Vérité.

40 jours pour grandir en sainteté avec Carlo :

Chers amis,
Voici la première vidéo de notre parcours « 40 jours pour grandir en sainteté avec Carlo », sachant que vous recevrez dans les prochains jours le prénom d’un prêtre pour qui offrir votre carême.
N’hésitez pas à en parler à vos amis, ils peuvent toujours d’inscrire !
Belle entrée en carême !
A demain pour la suite,
et en union de prière,
Jean-Baptiste et Marie 

Message du Saint-Père François pour le Carême 2025

Marchons ensemble dans l’espérance

Chers frères et sœurs,

avec le signe pénitentiel des cendres sur la tête, nous commençons le pèlerinage annuel du saint Carême dans la foi et dans l’espérance. L’Église, mère et maîtresse, nous invite à préparer nos cœurs et à nous ouvrir à la grâce de Dieu pour que nous puissions célébrer dans la joie le triomphe pascal du Christ-Seigneur, sur le péché et sur la mort. Saint Paul le proclame : « La mort a été engloutie dans la victoire. Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? » (1 Co 15, 54-55). En effet, Jésus-Christ, mort et ressuscité, est le centre de notre foi et le garant de la grande promesse du Père qu’est la vie éternelle déjà réalisée en son Fils bien-aimé (cf. Jn 10, 28 ; 17, 3).[1] Je voudrais proposer à l’occasion de ce Carême, enrichi par la grâce de l’année jubilaire, quelques réflexions sur ce que signifie marcher ensemble dans l’espérance, et découvrir les appels à la conversion que la miséricorde de Dieu adresse à tous, en tant qu’individus comme en tant que communautés.

Tout d’abord, marcher. La devise du Jubilé, “pèlerins de l’espérance”, nous rappelle le long voyage du peuple d’Israël vers la Terre promise, raconté dans le livre de l’Exode : une marche difficile de l’esclavage à la liberté, voulue et guidée par le Seigneur qui aime son peuple et lui est toujours fidèle. Et nous ne pouvons pas évoquer l’exode biblique sans penser à tant de frères et sœurs qui, aujourd’hui, fuient des situations de misère et de violence, partant à la recherche d’une vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs êtres chers. Un premier appel à la conversion apparaît ici car, dans la vie, nous sommes tous des pèlerins. Chacun peut se demander : comment est-ce que je me laisse interpeller par cette condition ? Suis-je vraiment en chemin ou plutôt paralysé, statique, dans la peur et manquant d’espérance, ou bien encore installé dans ma zone de confort ? Est-ce que je cherche des chemins de libération des situations de péché et de manque de dignité ? Ce serait un bon exercice de Carême que de nous confronter à la réalité concrète d’un migrant ou d’un pèlerin, et de nous laisser toucher de manière à découvrir ce que Dieu nous demande pour être de meilleurs voyageurs vers la maison du Père. Ce serait un bon “test” pour le marcheur.

  En second lieu, faisons ce chemin ensemble. Marcher ensemble, être synodal, telle est la vocation de l’Église. [2] Les chrétiens sont appelés à faire route ensemble, jamais comme des voyageurs solitaires. L’Esprit Saint nous pousse à sortir de nous-mêmes pour aller vers Dieu et vers nos frères et sœurs, et à ne jamais nous refermer sur nous-mêmes.[3] Marcher ensemble c’est être des tisseurs d’unité à partir de notre commune dignité d’enfants de Dieu (cf. Ga 3,26-28) ; c’est avancer côte à côte, sans piétiner ni dominer l’autre, sans nourrir d’envies ni d’hypocrisies, sans laisser quiconque à la traîne ou se sentir exclu. Allons dans la même direction, vers le même but, en nous écoutant les uns les autres avec amour et patience.

En ce Carême, Dieu nous demande de vérifier si dans notre vie, dans nos familles, dans les lieux où nous travaillons, dans les communautés paroissiales ou religieuses, nous sommes capables de cheminer avec les autres, d’écouter, de dépasser la tentation de nous ancrer dans notre autoréférentialité et de nous préoccuper seulement de nos propres besoins. Demandons-nous devant le Seigneur si nous sommes capables de travailler ensemble, évêques, prêtres, personnes consacrées et laïcs, au service du Royaume de Dieu ; si nous avons une attitude d’accueil, avec des gestes concrets envers ceux qui nous approchent et ceux qui sont loin ; si nous faisons en sorte que les personnes se sentent faire partie intégrante de la communauté ou si nous les maintenons en marge. [4] Ceci est un deuxième appel : la conversion à la synodalité.

Troisièmement, faisons ce chemin ensemble dans l’espérance d’une promesse. Que l’espérance qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5), le message central du Jubilé[5], soit pour nous l’horizon du chemin de Carême vers la victoire de Pâques. Comme nous l’a enseigné le Pape Benoît XVI dans l’encyclique Spe salvi : « L’être humain a besoin de l’amour inconditionnel. Il a besoin de la certitude qui lui fait dire : “Ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l’avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ” (Rm 8, 38-39) ». [6] Jésus, notre amour et notre espérance, est ressuscité, [7] il vit et règne glorieusement. La mort a été transformée en victoire, et c’est là que réside la foi et la grande espérance des chrétiens : la résurrection du Christ !

Et voici le troisième appel à la conversion : celui de l’espérance, de la confiance en Dieu et en sa grande promesse, la vie éternelle. Nous devons nous demander : ai-je la conviction que Dieu pardonne mes péchés ? Ou bien est-ce que j’agis comme si je pouvais me sauver moi-même ? Est-ce que j’aspire au salut et est-ce que j’invoque l’aide de Dieu pour l’obtenir ? Est-ce que je vis concrètement l’espérance qui m’aide à lire les événements de l’histoire et qui me pousse à m’engager pour la justice, la fraternité, le soin de la maison commune, en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte ? Sœurs et frères, grâce à l’amour de Dieu en Jésus-Christ, nous sommes gardés dans l’espérance qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5). L’espérance est “l’ancre de l’âme”, sûre et indéfectible. [8]

C’est en elle que l’Église prie pour que « tous les hommes soient sauvés » (1Tm 2,4) et qu’elle attend d’être dans la gloire du ciel, unie au Christ, son époux. C’est ainsi que s’exprime sainte Thérèse de Jésus : « Espère, ô mon âme, espère. Tu ignores le jour et l’heure. Veille soigneusement, tout passe avec rapidité quoique ton impatience rende douteux ce qui est certain, et long un temps très court » (Exclamations de l’âme à son Dieu, 15, 3).[9]

Que la Vierge Marie, Mère de l’Espérance, intercède pour nous et nous accompagne sur le chemin du Carême.

Rome, Saint-Jean-de-Latran, 6 février 2025, mémoire de Saint Paul Miki et ses compagnons, martyrs.

FRANÇOIS

Propositions de CARÊME (Père Verkys)

A noter dans vos agendas :

Comme chaque année, pendant le carême qui s’ouvre le mercredi des cendres le 5 mars de 2025, nous aurons un enseignement sur la sainte Vierge Marie tous les jeudis de 20h30 à 22 heures à l’église de Moutiers les Mauxfaits.

Nous Unirons chaque fois par du thé ou du chocolat chaud.

Les vendredis, nous aurons le chemin de croix à 15 heures dans différents clochers.

Une action caritative communautaire nous sera proposée dès le début du carême (date à préciser).

Carême 2025 : 6 soirées sur la Sainte V ierge Marie

  • La vraie dévotion à Marie selon de Saint Louis Marie Grignon de Monfort (6 mars)
  • Les différents dogmes sur Marie dans l’Église (13 mars)
  • Historique et importance du chapelet dans la vie chrétienne: secrets admirables du très saint Rosaire (20 mars)
  • Différentes apparitions de Marie et les messages forts de la sainte Vierge (27 mars)
  • La figure de Marie dans Vatican II (3 avril)
  • La figure de Marie dans le monde aujourd’hui et la lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae de saint Jean-Paul 11(10 avril)

Le chemin de Croix :

Depuis vingt siècles, la mémoire des dernières heures de la vie de Jésus a retenu l’attention de l’Église et la piété des fidèles a trouvé dans le chemin de croix un moyen d’exprimer sa dévotion en dehors de la liturgie proprement dite. Le Vendredi Saint, l’Église nous fait suivre le Christ pas à pas dans le combat qu’il a accepté de vivre pour nous racheter de nos péchés.

Le chemin de croix qui accompagne Jésus vers sa mort est une contemplation active qui veut aider chacun à entrer dans le mystère de l’amour de Dieu, manifesté en son Fils. D’autre part, dans l’intercession pour le monde tel que Jésus l’a vécu en s’offrant sur la croix, une telle démarche ne peut se faire que dans la perspective de sa Résurrection à Pâques. Le chemin de croix apparaît donc comme un pèlerinage « en esprit », c’est pourquoi il touche celui qui l’entreprend sous trois aspects, tant physiques que spirituels : la marche, la méditation et l’intercession.

La marche

Pour épouser les sentiments du Christ, il est nécessaire d’avancer pas à pas. Pour entrer dans les profondeurs de l’amour du Père, il faut qu’un chemin se creuse, de station en station. Le déplacement physique invite à un déplacement intérieur. Il s’agit de se laisser façonner par la marche, de suivre le Christ pas à pas, de nous laisser conduire sur le chemin qu’il emprunte, et non de le précéder. Il s’agit d’entrer plus profondément dans notre condition de disciple.

La méditation

Le pas à pas s’accompagne du mouvement progressif de la méditation qui nous invite à faire mémoire du chemin accompli par Jésus lui-même .L’Evangile est le fondement de cette méditation qui appelle le pèlerin à une découverte progressive de la miséricorde du Père, en même temps qu’il est invité en contemplant Jésus anéanti sous les coups de la Passion, à reconnaître en lui le Christ, Serviteur de l’amour du Père pour notre humanité.

L’intercesson

Tout pèlerinage s’accompagne de prière. Dans le cadre du chemin de croix, la prière voudrait prendre en charge toutes les situations de souffrance, d’épreuve, de détresse, de mort que nous rencontrons autour de nous dans la vie quotidienne ; toutes les vies des hommes de ce monde que le Christ, dans son mystère pascal, a offertes au Père.

La pratique du Chemin de croix peut se faire de manière solennelle, communautaire et processionnelle ou de manière privée, au sein d’une église ou même en pleine ville.

Père Verkys, curé

Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus

En ce début du mois de février, je pense particulièrement à tous ces malades et personnes âgées qui ne peuvent plus vivre leur foi avec leur communauté habituelle et qui la vivent autrement, chez eux, à l’hôpital, dans une maison de retraite ou autre. Leur communauté leur manque et certainement qu’ils nous manquent également. Cette année le dimanche de la santé sera célébré le 9 février sous le thème : « Qui enverrai-je ? » Comme le prophète Isaïe nous sommes invités à répondre : « Me voici, envoie-moi » pour leur porter un peu d’affection, de réconfort et de chaleur humaine.

Un malade m’a écrit ceci tout récemment : « Les visites sont des cadeaux merveilleux ».

Avec eux et pour eux l’Église en cette année jubilaire nous invite à regarder l’avenir avec espérance et garder au cœur l’amour profond du Christ pour nous et dire comme saint Paul dont nous avons fêté la conversion le 25 janvier dernier : « Alors, qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.» Rm 8,35-39 En effet, il porte avec nous nos fragilités, nos souffrances et nos misères.

Pour manifester notre présence auprès des malades et des personnes âgées, j’aimerais inviter ceux qui le désirent à se manifester pour que nous réorganisions le Service Évangélique des Malades (SEM) sur notre paroisse. Par nos prières offrons la souffrance et la solitude de nos frères et sœurs au Seigneur. Ne les oublions pas.

Père Verkys NONVIGNON

Les vocations sacerdotales et religieuses, l’intention de prière du Pape pour février

Pour le mois de février, le Saint-Père propose à l’Église universelle de prier pour les vocations sacerdotales et religieuses. Si Dieu ne se lasse jamais d’appeler à le suivre sur le chemin de la vie consacrée, l’Église doit accueillir «les désirs et les doutes» des jeunes qui ressentent cet appel, demande le Pape François.

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

Depuis 1997, l’Église célèbre chaque année le 2 février la Journée de la vie consacrée, pour mettre en lumière le rôle des personnes engagées dans ce choix de vie. À la suite de cette journée, le Pape François propose à toute l’Église de prier pour les vocations sacerdotales et religieuses lors du mois de février 2025.

 «Quand j’avais 17 ans, j’étais étudiant et je travaillais. J’avais des projets. Je ne pensais absolument pas à devenir prêtre. Mais un jour, je suis entré dans la paroisse. Et Dieu était là, m’attendant!», se souvient le Pape François, au début de la vidéo de présentation de l’intention du mois.

Écouter l’appel de Dieu

Dans un contexte de baisse du nombre de vocations sacerdotales et religieuses, le Saint-Père assure qu’«aujourd’hui encore, Dieu continue d’appeler les jeunes, parfois de manière inimaginable». Selon l’«Annuaire des Statistiques de l’Église», mis à jour au 31 décembre 2022, le nombre total de prêtres dans le monde a diminué pour atteindre 407 730. L’Église catholique compte également 49 414 religieux non prêtres et 599 228 religieuses, deux chiffres également en chute par rapport aux années précédentes.

En réalité, pour François, le problème n’est pas dans l’appel de Dieu mais dans l’écoute et dans la réponse des jeunes appelés. «Parfois, nous ne l’écoutons pas parce que nous sommes trop occupés avec nos affaires, nos projets, et même nos occupations de l’Église».

La voix de Dieu peut prendre de multiples moyens, souligne le Pape argentin, et notamment à travers «les rêves» et «les préoccupations que les jeunes ressentent dans leur cœur». Il demande ainsi à toute l’Église d’accompagner les jeunes qui reçoivent l’appel du Seigneur, comme une manière de voir «comment Dieu fait des choses nouvelles avec eux». Le Souverain pontife encourage ainsi les jeunes à s’engager dans leur vocation religieuse ou sacerdotale reçue de Dieu, un appel «à mieux servir l’Église et le monde d’aujourd’hui».

Accueillir les désirs et les doutes

Dans la fin de la vidéo, le Pape lance un message d’espérance: «Faisons confiance aux jeunes! Et surtout, faisons confiance à Dieu, car Il appelle chacun de nous!». «Prions pour que la communauté ecclésiale accueille les désirs et les doutes des jeunes qui ressentent l’appel à vivre la mission de Jésus dans la vie aussi bien sacerdotale que religieuse», a-t-il conclu.

Le Père Cristóbal Fones, S.J., directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape, propose comme acte concret l’attitude d’ouverture à la mission d’encourager les vocations, sans entraver les chemins que Dieu lui-même ouvre, particulièrement au sein des familles.

Enfin, à l’occasion du Jubilé 2025, la prière aux intentions du Souverain pontife figure parmi les conditions requises pour obtenir les indulgences accordée en cette année sainte, en plus de la participation à l’Eucharistie, du sacrement de la réconciliation et du passage d’une Porte sainte.

« On apprend à espérer au chevet d’un malade », rappelle François pour la Journée du malade

Par Anna Kurian – « Les lieux où l’on souffre sont souvent des lieux de partage, où l’on s’enrichit mutuellement », assure le pape François dans son message pour la 33e Journée mondiale du malade, qui sera célébrée le 11 février 2025. Le texte, rendu public ce lundi, est dédié à l’espérance, qui est le thème du Jubilé – grand événement de l’Église catholique fêté tous les 25 ans – se déroulant toute cette année.

La Journée mondiale du malade est célébrée annuellement le 11 février, en la fête de Notre-Dame de Lourdes. C’est à cette date symbolique, en 2013, que le pape Benoît XVI avait annoncé sa renonciation historique. Dans le message de cette année, le pape François s’adresse particulièrement à ceux qui sont atteints de « maladies graves, invalidantes, qui nécessitent peut-être des soins dont les coûts sont au-dessus de [leurs] moyens ». Il évoque aussi la souffrance des proches des malades qui « se sentent impuissants à [les] aider ».

Les malades, « un chant d’espérance »

Le Pape affirme aux malades qu’ils sont « un chant d’espérance dont la voix va bien au-delà des chambres et des lits des établissements de soins ». « Combien de fois on apprend à espérer au chevet d’un malade, […] on apprend à croire en se tenant près de ceux qui souffrent, […] on découvre l’amour en se penchant sur ceux qui sont dans le besoin », écrit-il.

Plus largement, le pontife de 88 ans invite les catholiques à être « des ‘anges’, […] des messagers de Dieu les uns pour les autres ». Il souligne que « le sourire bienveillant d’un soignant, le regard reconnaissant et confiant d’un patient » enseignent « le vrai goût de la vie ». Durant cette année jubilaire, les malades et le monde de la santé auront leur pèlerinage à Rome les 5 et 6 avril. Le Pape présidera une messe pour eux sur la place Saint-Pierre. Les 28 et 29 avril, est prévu également un jubilé pour les personnes en situation de handicap.

Par ailleurs, le pontife argentin a établi que la prochaine célébration solennelle de la Journée mondiale des malades, organisée tous les trois ans dans un sanctuaire marial de la planète, aura lieu le 11 février 2026 au sanctuaire de Chapi, à Arequipa, dans le sud du Pérou. Cette église de montagne dont l’origine remonte au XVIIIe siècle devait déjà être le décor de la journée de 2022, avant que le Pape ne la déplace à Rome à cause de la pandémie de Covid. En 2019, c’est Calcutta, en Inde, qui avait accueilli cette célébratio

Extrait de la Lettre du Vatican 28 janvier

Mayotte et le Secours Catholique

Le passage du cyclone Chido à Mayotte samedi 14 décembre a laissé des milliers de familles dévastées. Les vents violents et les pluies torrentielles ont causé des dégâts matériels considérables, détruisant des maisons, des écoles et des infrastructures essentielles. De très nombreux habitants se retrouvent sans abri, sans nourriture et sans accès à l’eau potable. Marc Bulteau, délégué du Secours Catholique à Mayotte, qualifie la situation d’« apocalyptique ». Nous ne pouvons rester indifférents.