La bienveillance, fruit de l’Esprit Saint


Dieu Amour, qui nous a créés et nous appelles à vivre en frères, donne-nous la force d’être chaque jour des artisans de paix…

— Pape François, prière pour la paix

La bienveillance, fruit de l’Esprit Saint

Plus d’un an de confinements ou de périodes de « distanciation sociale » à cause de la pandémie ! Et, si la saison de l’été apporte une amélioration pour reprendre les contacts humains d’une façon plus détendue, nous ne sommes pas sûrs de profiter longtemps de ce répit.

Cette épreuve nous a touchés en profondeur, sans doute plus que nous le croyons, avec une dégradation des relations que nous avons les uns avec les autres.

Les précautions sanitaires, justifiées pour éviter d’être vecteurs de la propagation du virus, ont parfois dégénéré en méfiance de l’autre et en soupçon systématisé. Le confinement, en nous repliant sur nous-même, a pu affaiblir en nous « le goût des autres ».

Alors quel remède pour retrouver des relations plus vraies et plus apaisées ? Il est contenu dans le fruit de l’Esprit que saint Paul nomme « bienveillance » dans sa lettre aux Galates.

Mais qu’est-ce que la bienveillance ?

Elle n’est pas ce qu’elle est devenue dans les formules épistolaires lorsqu’on « sollicite la bienveillance » de celui dont on attend une faveur. C’est là une expression toute faite où la bienveillance sollicitée est dégradée en condescendance.

Elle est plus que la gentillesse qui peut être une façon douce de « se défiler » devant l’autre, sans se laisser déranger par lui, ou du moins, une façon de vouloir faire plaisir à l’autre plutôt que de rechercher son bien véritable.

On peut souligner avec Aristote qu’elle n’est pas l’amitié, qui suppose la réciprocité ; mais qu’il n’y a pas d’amitié s’il n’y pas eu d’abord la bienveillance qui nous prédispose à accueillir d’une façon favorable celui que nous rencontrons.

Elle n’est pas non plus la compassion qui nous rend sensible au malheur de l’autre. Mais il n’y a pas compassion sans une attitude préalable de bienveillance qui nous rend attentif à ce que vit celui que nous rencontrons.

Alors qu’est-ce que la bienveillance ?

Risquons une définition. La bienveillance est la bonté appliquée à nos relations concrètes avec tout frère et toute sœur en humanité. Elle est une disposition de la volonté qui incline à voir ce qu’il y a de bon en celui que nous rencontrons et qui cherche à agir en toute circonstance pour son bien.

Plus qu’un sentiment, la bienveillance est une inclination de la volonté, une attitude morale qui nous engage envers l’autre. Comme toute attitude morale, elle repose sur des dispositions naturelles qui se travaillent pour être développées consciemment et devenir un « habitus » positif. La bienveillance est en germe dans la conscience naturelle de chacun, mais elle doit être cultivée pour se déployer en acte et en vérité.

En définitive la bienveillance trouve toute sa fécondité en harmonie avec les autres dimensions du fruit de l’Esprit énumérées par saint Paul :

bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. ((Galates 5, 22-23)

À Luçon, le 29 juin 2021,
en la fête de saint Pierre et saint Paul

* François JACOLIN
Évêque de Luçon

Trois bonnes raisons d’entrer dans une église au cours des vacances

Entrer dans une église est un geste gratuit où l’âme se ressource en Dieu tout en profitant d’un bain revigorant de beauté. Une halte rafraîchissante qui est aussi une triple source de grâce.

Article aleteia

« Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer. » Ainsi débute le poème de Paul ClaudelLa Vierge à midi. En cette période de vacances, beaucoup d’entre nous découvriront de nouvelles villes ou de nouveaux villages en France. Or, au beau milieu de ces agglomérations, grandes ou petites, l’église dresse sa haute et majestueuse silhouette. La porte est ouverte : n’hésitons pas à entrer dans la maison de Dieu. Il nous y attend ! Car une église ouverte est une grâce pour trois raisons principales.

1 LA PRÉSENCE DE DIEU

La première, la plus évidente, c’est que Dieu y est présent. Dans le Saint Sacrement, Jésus est là. Nous pouvons rester en sa compagnie, le prier, l’adorer, lui parler, lui confier nos peines, nos soucis, mais aussi nos joies, nos désirs. Certes, dans les petits villages, le Saint Sacrement n’est pas toujours présent. Qu’à cela ne tienne ! L’Église est la maison du Seigneur. Tout nous parle de Lui : l’autel, les chapelles latérales, les peintures, les statues, les chemins de croix le long de la nef. Si Dieu est partout, a fortiori dans les églises, fussent-elles privées de la Présence réelle. Dans ces édifices des générations de chrétiens ont prié depuis des temps immémoriaux. L’air que l’on y respire est chargé de cette piété qui nous vient du fond des âges et qui fortifie et apaise l’esprit. 

2 UN MOMENT DE GRATUITÉ

La seconde raison de franchir le seuil de nos églises en cette période estivale tient à ce que c’est là un geste gratuit qui s’accorde parfaitement avec le relâchement des congés. Gratuit aux deux sens du terme : aucun guichet à l’entrée ne vous sommera de vous acquitter d’un droit d’entrer, mais aussi gratuité dans le sens où nous n’avons aucune justification à fournir ni aux autres ni à nous-mêmes ! Gratuit comme l’amour.
Dans notre société marquée par le poids des évaluations mercantiles des êtres et des choses, où tout est rationalisé, pesé, la visite d’une église est un geste exempté de raisons économique, politique ou militante. Personne ne vous demandera vos papiers ou les motifs qui vous ont poussé à franchir le seuil de la maison de Dieu. Et si vous ne connaissez personne chez qui vous reposer au plus fort de la journée dans le village que vous traversez durant votre villégiature, vous avez toujours la possibilité de vous asseoir sur une chaise, dans la nef de son église, afin de vous y mettre au frais. Vous y êtes chez vous. Dieu non plus ne vous demandera pas vos papiers, trop heureux que vous Lui rendiez visite
 

3 L’ATTRAIT DU BEAU

Enfin, les églises sont des temples du Beau. Dieu est beau, ses églises également. Là un retable baroque, ici une mise au tombeau, plus loin des chapiteaux romans ou une fresque. Le Beau lui aussi est gratuit. Il élève l’âme, la porte à deviner derrière les apparences une présence plus belle encore. Nos villes moyennes se sont enlaidies à leurs périphéries. L’église nous replonge opportunément dans un bain de jouvence, car la beauté dit l’éternelle jeunesse de Dieu et de la Création. 

Les petites mains qui ouvrent et ferment nos églises sont des maillons essentiels de la nouvelle évangélisation.

Le crève-cœur des églises fermées

Le crève-cœur des églises fermées

Cependant on ne peut évoquer le plaisir de visiter les églises de France et de venir y prier sans mentionner les nombreux édifices fermés. Les raisons de ces portes closes sont connues : crainte des vols ou des sacrilèges, manque de personne pour assurer la surveillance. Que faire ? La meilleure réponse est l’assiduité des fidèles à veiller et à faire vivre nos églises. « Seule la présence d’une personne qui prie peut protéger l’église de l’intérieur » dit Benoît XVI.

Cependant, ne nous cachons pas la réalité : la déchristianisation rend la chose problématique dans de nombreux villages. Il reste tout de même la joie des bénévoles qui ouvrent les églises, les embellissent et les nettoient, lorsqu’ils découvrent sur le livre d’or placé dans le narthex des mots de remerciement pour l’église ouverte, la beauté du lieu et pour… les personnes qui ont rendu cet accueil possible dans les modestes villages qui ne sont pas des étapes obligées d’un parcours touristique. Les petites mains qui ouvrent et ferment nos églises sont des maillons essentiels de la nouvelle évangélisation

Pass sanitaire : une jauge de 50 personnes fixée dans les églises pour les évènements culturels

À compter de ce mercredi 21 juillet, les églises et les sanctuaires devront exiger le pass sanitaire pour accueillir plus de 50 personnes simultanément en dehors des messes.

Il faudra désormais présenter un test négatif ou un certificat de vaccination complet pour pénétrer dans les lieux accueillant du public une fois le seuil des 50 personnes dépassées selon un décret publié ce mardi 20 juillet au Journal Officiel. Jusqu’à présent, cette disposition ne s’appliquait que pour les évènements rassemblant plus de 1.000 personnes. Aujourd’hui elle concerne tous les lieux où se déroulent des « activités culturelles, ludiques, sportives ou festives ». Entrent dans ce champs de nombreuses églises et autres sanctuaires très fréquentés l’été.

Si les célébrations et les activités liées au culte pourront toujours se tenir sans jauge, les évènements culturels qui animent certaines églises pendant la période estivale sont priés de s’adapter. Une application stricte du décret implique que pour assister à un concert dans une église ou visiter un sanctuaire fréquenté nécessitera de se présenter avec un pass sanitaire valable. Pour les sanctuaires les plus fréquentés, à l’instar du Sacré-Coeur de Montmartre, la mesure sera sans nul doute très délicate à mettre en place et à appliquer. Plusieurs représentants des professionnels de loisirs ont annoncé mardi matin avoir déposé un référé devant le Conseil d’État pour dénoncer la mesure.

Le repos est signe de sagesse

Le mot du Père Verkys

CHERS FRERES ET SOEURS BIEN-AIMES


Ce dimanche j’ai choisi pour thématique le repos , un repos avec sauvegarde de notre identité.
Après leur première mission Jésus invite ses disciples au repos .
Le repos est signe de sagesse car nous sommes des êtres limités et nous avons besoin de refaire nos forces pour aller plus loin. Nous avons besoin de faire le point.
En invitant ses disciples à se retirer , c’est pour qu’ils puissent se refaire en se centrant sur Dieu pour mieux le donner . On ne peut vraiment se reposer qu’en déposant ses soucis entre les mains du Seigneur.
Nous sommes donc invités à déposer tous nos fardeaux sur Dieu pour vraiment nous reposer . « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et moi je vous procurerez le repos ». Un esprit agité ne permet pas de se reposer véritablement . Pour y parvenir certains sont obligés de prendre des tranquillisants qui ne calment pas pour autant leurs détresses et leurs angoisses.
Profitons de notre pause estivale pour tout décharger sur le Seigneur et nous refaire spirituellement et donc physiquement et psychiquement pour mieux repartir. Car les vacances loin de mettre entre parenthèse la vie spirituelle pourraient nous permettre de mieux prier et de donner plus de temps à Dieu.
Bien qu’ayant invité les disciples à se reposer Jésus se met à enseigner longuement car il est le pasteur qui n’abandonne pas le troupeau. Bien qu’au repos il n’oublie son identité . Dans nos balades en mer, sur nos plages et autres lieux de vacances ne perdons pas notre identité de filles et fils de Dieu appelés à vivre de foi et d’amour.

Bonne semaine à toutes et à tous.
Dieu vous bénisse

Le Pape invite à « ne pas passer du rush du travail au rush des vacances »

Pour sa première apparition publique hors de l’hôpital Gemelli – où il avait été hospitalisé pour une opération au côlon le 4 juillet dernier – le chef de l’Église catholique a insisté sur l’importance de respecter les temps de repos.

I.Media – Publié le 18/07/21

Pendant les vacances, « il ne suffit pas de “débrancher”, il faut vraiment se reposer », a déclaré le pape François lors de la prière de l’Angélus, ce 18 juillet 2021. Place Saint-Pierre le, il a invité chacun à profiter de cette période pour cultiver une « écologie du cœur, faite de repos, de contemplation et de compassion ».

Première apparition publique hors de l’hôpital Gemelli – dont il est sorti le 14 juillet– le pontife a insisté sur l’importance de respecter les temps de repos. « Prenons garde à l’efficacité, arrêtons la course frénétique qui dicte nos agendas », a-t-il averti.

Le chef de l’Église catholique a mis en garde contre la tentation de « se laisser entraîner dans la frénésie de l’action, tomber dans le piège de l’activisme, où le plus important est le résultat obtenu et le sentiment d’être un protagoniste ». Se reposer, c’est se mettre « un peu à l’écart » avec Dieu, « se taire, prier, pour ne pas passer du rush du travail au rush des vacances ». 

Le pape François a souligné les mérites de ce vrai repos, qui enseigne « la contemplation ».
«Seul le cœur qui ne se laisse pas emporter par la précipitation est capable de s’émouvoir », a-t-il insisté, et d’abandonner « l’attitude rapace de ceux qui veulent tout posséder et tout consommer ». « La compassion naît de la contemplation », a-t-il conclu.

Au terme de l’Angélus, le Saint-Père a prié pour les populations d’Allemagne, de Belgique et de Hollande, « frappées par la catastrophe des inondations. »
« Uni aux évêques sud-africains j’appelle tous ceux qui sont en responsabilité à œuvrer pour la paix », a-t-il ajouté. Avant de terminer en rappelant sa proximité avec le « cher peuple cubain et particulièrement [ses] familles qui traversent des temps difficiles. »

Motu proprio: Traditionis Custodes invite à «un renouveau liturgique et eucharistique»

Le Pape François, après avoir consulté les évêques du monde entier, a décidé de reformer l’usage du missel de 1962. Il pose de nouvelles conditions à son usage avec un encadrement très précis. Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Arras en France, livre son regard sur ce texte.

Entretien réalisé par Hélène Destombes – Cité du Vatican

Dans le motu proprio, intitulé «Traditionis Custodes», publié ce vendredi 16 juillet 2021, le Pape change «Summorum Pontificium», le décret publié en 2007 par son prédécesseur Benoît XVI, libéralisant la messe en latin, sous le nom de «rite romain extraordinaire».

François associe à ce motu proprio une lettre, adressée aux évêques, dans laquelle il détaille les motifs de sa décision notamment concernant la responsabilité de ces derniers. Le Saint-Père se dit attristé par les abus dans les célébrations liturgiques «d’un côté comme de l’autre». Il relève «une instrumentalisation du Missale Romanum de 1962, de plus en plus caractérisé par un rejet croissant non seulement de la réforme liturgique, mais aussi du Concile Vatican II»

Le Pape souligne ainsi avoir été contrait de révoquer la faculté accordée par ses prédécesseurs «pour défendre l’unité du Corps du Christ».

Dans un communiqué paru le lendemain du motu proprio, les évêques de France évoquent «un appel exigeant pour toute l’Église»; «Aucun ne peut s’en dispenser». La responsabilité exercée par l’évêque, dans la justice, la charité, le soin de tous et de chacun, le service de la liturgie et de l’unité de l’Église, se fera selon eux «par le dialogue», et «demandera du temps». L’épiscopat français a aussi souhaité manifesté aux fidèles célébrant habituellement selon le missel de Jean XXIII «l’estime pour leur zèle spirituel» et «leur détermination à poursuivre ensemble la mission dans la communion de l’Église».

Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Arras, suit les questions concernant les relations avec les communautés dites traditionalistes; il évoque un texte aux enjeux importants qu’il a accueilli avec gravité.

Entretien avec Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Arras

Je l’ai reçu avec gravité, car l’enjeu est important. D’ailleurs, la lettre du Pape aux évêques le manifeste de manière très forte, peut-être même pour nous, Français, inattendue, mais ce texte est bien pour l’Église universelle. J’ai donc accueilli ce motu proprio avec une vraie gravité pour les enjeux d’unité et de liturgie qu’il porte, et pour exercer aussi la responsabilité qui est la nôtre dans le cadre défini, et avec une vraie charité et attention pastorale à ceux qui ont l’habitude de célébrer avec les livres liturgiques de saint Jean XXIII.

L’usage du rite romain extraordinaire sera désormais très encadré. Célébrer avec le missel de 1962 devra se faire en totale communion avec l’évêque. Une responsabilité majeure est ainsi confiée aux évêques. Comment avez-vous accueilli cette décision?

Plutôt favorablement, la communion avec l’évêque est une condition fondamentale. Dans la très grande majorité des lieux en France, cela est le cas. Seuls quelques lieux sont plus tendus, mais nous allons continuer à travailler dans cette communion avec le cadre défini.

Le Pape François s’est dit attristé par une instrumentalisation du missel de 1962. Il souligne un rejet du Concile Vatican II, qui alimente une tendance à la division. A-t-elle été constatée en France?

Ce n’est pas une tendance de fond, mais nous avons remarqué telle ou telle personne ou groupe où la messe pouvait être instrumentalisée, et où le motu proprio de Benoit XVI était mal compris. La forme extraordinaire devait rester extraordinaire. Et petit à petit, on a voulu dire que la forme extraordinaire était meilleure que l’ordinaire. Nous avons donc senti un certain glissement chez quelques-uns mais l’on ne peut pas dire que cela soit une tendance de fond. Je parle bien sûr pour la France.

Dans la lettre aux évêques qui accompagne ce motu proprio, le Pape François rappelle que les concessions pour l’utilisation de l’ancien missel établies par ses prédécesseurs étaient motivées par le désir de favoriser la recomposition du schisme avec le mouvement dirigé par Mgr Lefebvre. Ce motu proprio, dans le cas de la France, est-il intimement lié au cas de la Fraternité Saint-Pie X?

Sans doute, comme progressivement Jean-Paul II et Benoit XVI ont rouvert la porte. Aujourd’hui, la majorité des fidèles et des prêtres dans ces communautés n’ont pas connu la Fraternité de Mgr Lefebvre, donc je ne sais pas si on peut ainsi le voir comme cela. Mais la visée est bien celle de l’unité, tout comme l’ont souhaité Jean-Paul II et Benoit XVI. Tout concile provoque des réactions, l’Histoire le montre, et les Papes se battent toujours pour maintenir la communion, à tout prix. Il ne faut pas oublier que Benoit XVI, en parlant de forme extraordinaire du missel, avait pris une initiative absolument pas traditionnelle. Le rite romain, le rite chaldéen, syro-malabar sont des rites qui ont un missel fort, et n’ont pas de forme extraordinaire.

Le Pape Benoit avait introduit pour le bien pour la charité cette distinction, mais certains s’en sont servis malheureusement contre ce qu’elle voulait servir. D’où la réaction du Pape François. Je pense à tous ceux qui ne comprennent pas ce motu proprio, qui le juge trop dur, qu’ils entendent cette communion et fasse confiance au Saint-Père.

Le Pape François indique avoir pris cette décision pour défendre l’unité du corps du Christ. Va-t-il y avoir tout un travail à faire dans les diocèses pour expliquer aux fidèles, aux prêtres, le sens de ce motu proprio, notamment à ceux qui souhaitent célébrer avec l’ancien missel?

Le Pape pose des conditions claires et précises, nous sortons d’un certain flou qui pouvait exister. Ce n’est pas si étonnant que cela, mais certains en ont une interprétation très moderniste: comme si finalement l’on pouvait faire ce que l’on veut. Et bien non, dans l’Église, l’on reçoit la liturgie, y compris quand on est prêtre. Quand on met en œuvre le rite romain, l’on ne se balade pas d’une forme à l’autre, on a pu en voir quelques excès.

Les diocèses sont très inégalement concernés par ce motu proprio: dans le diocèse de Versailles il y plusieurs communautés, le diocèse d’Arras où il y a un seul lieu, et pas problématique du tout d’un point de vue liturgique. 

Quand on lit la lettre du Pape aux évêques, le Saint-Père demande un renouveau eucharistique et une nouvelle attention à la liturgie pour toute l’Église, et pas seulement pour le missel extraordinaire mais pour le missel romain de Paul VI. Il y a eu des excès, et il faut que tous, se sentent concernés par ce renouveau eucharistique et liturgique. Nous devrons le travailler partout.

Le pape François réduit fortement l’usage de la messe en latin

François rappelle que le seul rituel de la messe en usage dans l’Église latine est celui du Concile Vatican II et pose des conditions très restrictives pour l’usage du rite tridentin.

Par Jean-Marie Guénois du Figaro

Par Motu Proprio «Traditionis Custodes» publié le 16 juillet, le pape François annule les effets du Motu Proprio «Summorum Pontificum» de Benoît XVI qui avait donné en 2007 un statut de rite «extraordinaire» à la messe selon le rite de Saint Pie V, pour en faciliter l’usage.

Il permettait aux fidèles qui désiraient la messe selon le rite tridentin, en usage avant le Concile Vatican II et communément appelé «messe en latin», de pouvoir en bénéficier à condition de représenter un groupe stable. Il suffisait de le demander au curé de la paroisse qui devait accepter ou trouver une solution pour satisfaire cette demande. En cas de conflit, l’évêque devait donner raison aux fidèles.

Des conditions très strictes

Dans son Motu Proprio, François rappelle que «l’unique expression» du rituel de messe latine est celle du Concile Vatican II. Il donne aux seuls «évêques» locaux, par «compétence exclusive», l’autorisation de célébrer selon l’ancien rite avec des conditions très strictes.

Mais il fixe pour cela des conditions :

– que le «groupe» en question «n’exclut pas la validité et la légitimité» de la réforme liturgique du Concile Vatican II, du concile Vatican II et du magistère des Papes.

-qu’un lieu ou plusieurs soient définis dans le diocèse pour cette messe selon l’ancien rite mais «pas dans les églises paroissiales et sans ériger de nouvelles paroisses personnelles».

– que les lectures de ces messes soit lues en langue vernaculaire, celle du pays et non en latin, selon les traductions établies par la conférence épiscopale.

-qu’un prêtre, soit nommé par l’évêque, comme «délégué de l’évêque» pour ces célébrations et pour le «soin des fidèles».

-qu’un contrôle soit réalisé par l’évêque dans toutes les paroisses personnelles (paroisses spéciales déjà constituées avec autorisation de célébrer le rite préconciliaire) pour «évaluer si elle seront maintenues ou pas».

– que l’évêque «aura soin de ne pas autoriser la constitution de nouveaux groupes».

Les dix “béatitudes du portable”

Et si se détacher de son portable permettait d’accéder à une autre réalité ?

Aleteia.org Joseph Challier – Publié le 14/07/21

Et si se détacher de son portable permettait d’accéder à une autre réalité ?

En vérité, en vérité, je vous le dis : le Royaume des Cieux est comparable à un homme qui depuis le bateau de sa vie jeta son portable par-dessus bord et commença à vivre. L’instant présent devint sa boussole, la volonté son gouvernail et la fraternité sa voile.

Heureux qui ose se servir de son portable et non le servir ; il prendra sa vie en main.

Heureux qui ose éteindre son portable pour une soirée entre amis ou famille ; il vivra de vrais instants de bonheur fraternel.

Heureux qui ose éteindre son portable lorsqu’il travaille ; il travaillera.

Heureux qui ose éteindre son portable lorsqu’il voyage ; il s’ouvrira à une galaxie de possibilités : lire, dormir, prier, écrire, réfléchir, rencontrer un(e) bel(le) inconnu(e), regarder le paysage, ne rien faire.

Heureux qui ose virer ces chères applis ultra pratiques et indispensables à qui veut végéter mais assez inutiles à qui veut vivre ; il fera des économies de sous, de temps et de concentration.

Heureux qui ose virer les notifications de ses applications ; il ne sera pas géré par un algorithme mais gérera sa vie et vivra l’instant présent.

Heureux qui ose éteindre son portable pendant son temps de prière ; il priera.

Heureux qui ose ne pas sortir son portable dès qu’il s’ennuie, stresse ou attend ; il s’ennuiera, gérera son stress, découvrira le monde, habitera sa solitude, vivra avec lui-même ou les autres, écoutera sa femme, fera du sport.

Heureux qui ose confesser ces heures perdues, ces yeux abîmés, ces relations coupées ; il recevra la miséricorde et la force de Dieu.

Heureux qui ose vivre ; il éteindra son portable.

Le pass sanitaire va-t-il être obligatoire dans les églises ?

Le pass sanitaire va devenir obligatoire à partir du 21 juillet dans les “lieux de loisirs et de culture” et début août pour entrer dans les restaurants, centres commerciaux et les transports longue distance. Et pour les églises ?

Aleteia.org Agnès Pinard Legry –

Les catholiques vont-ils être contraints de présenter un pass sanitaire (preuve de vaccin ou d’un test PCR négatif) pour assister à la messe ? Lors de son allocution télévisée lundi 12 juillet, Emmanuel Macron a annoncé qu’à partir du 21 juillet, le pass sanitaire sera nécessaire pour pénétrer dans des « lieux de loisirs et de culture » comme les cinémas. Dès le début août, il deviendra obligatoire pour entrer dans les cafés, les restaurants, les centres commerciaux mais aussi dans les avions, trains ou autocars de longs trajets, ainsi que pour les établissements médicaux.

Une protection institutionnelle pour les lieux de culte ?

Les lieux de culte rassemblant facilement plus de 50 personnes, quelle règle va s’y appliquer ? « Les lieux de culte bénéficiant d’une protection constitutionnelle, ils ne sont pas concernés par le pass sanitaire », a indiqué Matignon au Figaro ce mardi. En effet, fin novembre 2020 le Conseil d’État avait sommé le gouvernement de revoir la jauge de 30 personnes imposées pour les messes. Même si les églises sont des établissements recevant du public (ERP), il avait souligné que la comparaison entre des lieux de culte à des établissements recevant du public, comme les théâtres et les cinémas, n’était pas valable puisque les activités qui s’y tiennent « ne sont pas de même nature et les libertés fondamentales qui sont en jeu ne sont pas les mêmes ».

« Les cultes et leur pratique n’ont pas été cités dans la liste des lieux qui nécessiteront le pass sanitaire pour leur accès », a indiqué la Conférence des évêques de France (CEF) au lendemain de l’allocution du président de la République. En conséquence, elle a annoncé que « les règles en cours actuellement restent valables :  à savoir l’utilisation du gel hydro alcoolique, le port du masque et tout autre mesure sanitaire liée à la pratique du culte ». Les évêques de France ont également fait savoir qu’ils resteraient vigilants « comme depuis le début de la crise quant au respect de la liberté de culte ».

Les annonces télévisées n’ayant pas de poids juridique, il faudra néanmoins attendre la publication des décrets. « C’est ce que l’on a fait tout l’hiver », confie-t-on au diocèse de Paris. Les décrets, qui devraient être publiés d’ici la fin de la semaine, préciseront a priori les établissements pour lesquels le pass sanitaire est obligatoire. « Entre les annonces et les orientations prises par la suite il peut y avoir des évolutions », reprend le service communication du diocèse de Paris.

Emmanuel Macron va se rendre au sanctuaire de Lourdes

Emmanuel Macron va se rendre au sanctuaire de Lourdes vendredi 16 juillet, a indiqué le service presse de l’Élysée ce lundi. Ce déplacement, confirmé à Aleteia par la préfecture des Hautes-Pyrénées, s’inscrit dans un déplacement de deux jours du président de la République dans la région.

Aleteia.org Lauriane Vofo Kana – Publié le 12/07/21 – Mis à jour le 12/07/21

Emmanuel Macron va visiter le sanctuaire de Lourdes vendredi 16 juillet dans l’après-midi, a annoncé le service presse de l’Élysée ce lundi. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un déplacement de deux jours dans les Hautes-Pyrénées. Le jeudi 15 juillet, le chef de l’État se rendre à Sainte-Marie-de-Campan d’où il suivra l’étape du jour du Tour de France. Le lendemain, il ira visiter une usine du côté de Bagnères-de-Bigorre avant de conclure son déplacement par la ville de Lourdes. D’abord pour rencontrer des représentants locaux du tourisme puis, enfin, pour visiter le sanctuaire.

S’il s’agit de son premier déplacement en tant que président de la République au sanctuaire marial, il connaît bien cette région, sa famille étant originaire de Bagnères-de-Bigorre. Sa venue coïncide avec la 2eme édition du pèlerinage virtuel mondial organisé par Lourdes, Lourdes United in prayer, et « tombe » le jour de la 18e et dernière apparition de la Vierge Marie à la jeune Bernadette Soubirous.

À noter que ce déplacement à Lourdes, lieu cher au cœur de millions de fidèles, survient quelques semaines à peine après l’adoption de la de loi bioéthique qui ouvre notamment la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules.