En famille, vivre le confinement dans la gratitude

C’est une situation totalement nouvelle que nous vivons tous à l’heure de cette crise sanitaire. Nos vies sociales, familiales, spirituelles sont bouleversées. Mariages reportés, baptêmes et communions décalés, décès de proches sans pouvoir se rendre aux funérailles, etc. En soutien et accompagnement, la pastorale familiale vous propose notamment de vivre « L’arbre de gratitude ».

L’épidémie de coronavirus bouscule nos habitudes et les schémas traditionnels de nos vies. Que ce soit d’un point de vue familial, social ou encore spirituel. Nous vivons le décès de proches, et cela sans pouvoir pleurer ensemble. Nous pensions fêter le mariage d’enfants, d’amis, de petits enfants, ils doivent être reportés. Il en est de même pour les baptêmes, les communions, les professions de foi…Nous sommes inquiets pour la santé de proche, nous craignons la solitude, pour nos parents, nos grands-parents, nos enfants… Certaines familles sont séparées, d’autres rassemblées par nécessité, ce qui peut être dans certains cas, très éprouvant.

Le service de la pastorale familiale souhaite vous assurer que nous portons dans la prière toutes les familles, leurs différentes réalités et ce qu’elles ont à vivre. Durant ce temps de confinement nous vous proposerons différents moyens pour prier, éduquer, fortifier votre vie de famille, mais aussi être à votre écoute et vous proposer quelques pistes d’accompagnement.

C’est un carême très particulier que nous vivons, mais avec l’aide de Dieu, notre Esperance, il sera source de nombreuses grâces pour chacun, pour nos familles, pour l’Eglise, et pour le monde. Nous vous proposons cette semaine de vivre « L’arbre de gratitude », un bel outil pour apprendre à dire « merci » ; remercier pour un service rendu, un bon moment passé ensemble ou tout simplement pour les merveilles de la Création, sont autant d’attitudes qui transforment les relations familiales.

En famille, vivre le confinement

François, seul, pour la Ville et un monde dans la tempête

Vendredi soir 27 mars, le pape François, seul devant une place Saint-Pierre vide, a présidé une prière pour le monde qui doit faire face à la pandémie de coronavirus, au terme de laquelle il a donné la bénédiction urbi et orbi.

Seul, il a monté les marches vers l’endroit où il préside d’habitude l’audience générale. Seul, il a écouté la lecture de l’Évangile. Seul, ensuite, il s’est recueilli, longuement, devant l’icône de Marie-Salut du Peuple romain, puis le crucifix miraculeux amené de l’église Saint-Marcel-au-Corso où il s’était déjà recueilli il y a deux semaines.

Seul, enfin, après un long temps d’adoration, il a pris l’ostensoir posé sur l’autel placé dans l’atrium de la basilique avant de sortir bénir une place Saint-Pierre vide, battue seulement par la pluie. Au même moment, une ambulance, sirènes hurlantes, arrive à l’hôpital Santo-Spirito tout proche.

Une bénédiction urbi et orbi « extraordinaire », tant par son moment – elle n’a lieu d’habitude qu’à Noël, à Pâques et au jour de l’élection du pape – que par sa forme : devant une place vide, avec seulement, au loin, quelques journalistes et une forte présence policière faisant respecter le confinement imposé aux Italiens depuis maintenant trois semaines.

Fragments de l’homélie de François

«Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes ; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage : cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus», a souligné le Pape. «Comme les disciples de l’Evangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement».

Tout comme les disciples, nous pouvons nous sentir «perdus» et surpris par l’attitude de Jésus dans cette scène de l’Évangile :  «Malgré tout le bruit, il dort serein, confiant dans le Père – c’est la seule fois où, dans l’Evangile, nous voyons Jésus dormir –. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche : “Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ?” (v. 40).»

Les disciples réagissent en adressant aussi un reproche à Jésus :  «“Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ?” (v. 38). Ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. Entre nous, dans nos familles, l’une des choses qui fait le plus mal, c’est quand nous nous entendons dire : “Tu ne te soucies pas de moi ?”. C’est une phrase qui blesse et déclenche des tempêtes dans le cœur. Cela aura aussi touché Jésus, car lui, plus que personne, tient à nous. En effet, une fois invoqué, il sauve ses disciples découragés.»

Une supplication au Seigneur pour guérir une humanité blessée

«La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités (…) avec des habitudes apparemment “salvatrices”, incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité», a remarqué François.

S’adressant directement au Seigneur dans une supplication dramatique, seul devant une Place Saint-Pierre vide, sous la pluie et la pénombre, le Pape a évoqué les péchés de l’humanité. «Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons : “Réveille-toi Seigneur !”»

Aider ma paroisse et subvenir à ses besoins, par ce temps de confinement ?

Comment aider ma paroisse et subvenir à ses besoins ? Sans messes, pas de fidèles. Et sans fidèles, pas de quête. Heureusement des solutions existent. Que ce soit en ligne ou directement chez soi.

Depuis le dimanche 15 mars 2020, les mesures imposées par le confinement obligent à des messes éloignées physiquement des paroissiens. Malgré la difficulté que représente cet éloignement, nous constatons avec joie le succès dans l’utilisation croissante des autres moyens de communication pour continuer à diffuser le message du Christ.  Bien que l’heure soit à la solidarité avec nos malades et nos soignants, certains d’entre vous et certains des prêtres, s’inquiètent à raison des répercussions économiques de cette crise pour nos paroisses et notre diocèse.

Comment assurer la subsistance des paroisses sans la traditionnelle quête du dimanche ? Une solution rapide, facile et ergonomique est possible avec l’application La Quête.

Disponible pour tous les types de smartphones (Apple et Android), elle permet de donner à la quête pour chacune de nos paroisses directement depuis son téléphone. Il suffit de télécharger l’application, puis d’enregistrer sa CB (enregistrement sécurisé) et enfin de retrouver son église. Rien de plus simple !

Une autre solution en ligne possible et mise en place par la CEF (Conférence des Evêques de France) : quete.catholique.fr. Les montants versés sur cette plateforme nationale, rapide et sécurisée, seront intégralement reversés aux diocèses qui, eux-mêmes, les reverseront aux paroisses. Un don anonyme (seule l’adresse mail est demandée, et dans le seul but d’accuser réception de l’offrande) et qui ne permet pas de reçu fiscal. Il s’agit plus d’une offrande comme à la messe le dimanche et non un don comme le denier

Déposer chaque dimanche la somme que nous aurions donné à la quête 

La dernière solution consiste, toujours pour la quête dominicale, à prendre chez soi une petite enveloppe et y déposer chaque dimanche la somme que nous aurions donné à la quête dans notre église paroissiale. Puis, lorsque le confinement sera terminé, il suffira de porter son enveloppe à son curé ou de le mettre dans le panier de la quête. 

Sachez également, en ce qui concerne les offrandes et les demandes d’intentions, les paroisses continuent de célébrer les messes pour les défunts et intentions particulières. Il vous suffit d’envoyer un email, de vous rendre sur le site de vos paroisses, ou encore de contacter votre curé pour connaître les modalités et l’organisation. 

Grâce à vous, l’Eglise de Vendée et ses paroisses continueront de vivre. Grâce à votre soutien, le message du Christ continuera d’être révélé au monde par tous les moyens possibles

LE SECOURS CATHOLIQUE DÉBLOQUE 2.5 millions d’euros ET LANCE UN APPEL AUX DONS

Le virus fait des victimes sans distinction de couleur, de sexe, d’âge ou de position sociale. 

Mais ceux qui vivent à la rue, dans des hébergements provisoires (hôtels sociaux), de fortune (squats, bidonvilles,…) ou sans ressources sont sans solution de protection face à cette pandémie.

Alors aujourd’hui, pour faire face à l’urgence de ceux qui n’ont rien, ni toit ni moyens de faire face aux besoins de première nécessité, le Secours Catholique se mobilise et débloque un premier montant de 2,5 millions d’euros.

Cette somme servira à acheter des chèques services qui permettront aux familles démunies de faire leurs courses dans les magasins actuellement ouverts. 

Grâce à notre présence sur tous les territoires français et d’outre-mer, en ville ou en milieu rural, nous serons en mesure de faire parvenir ces chèques à tous ceux qui en ont besoin.

En effet, la remise de chèques service est le meilleur moyen de répondre dès maintenant à cette urgence tout en limitant au maximum les contacts et donc les risques de diffusion de l’épidémie.

Nous attendons ensuite que les pouvoirs publics, tant au niveau national que local, assurent la coordination de l’action auprès des personnes les plus fragiles afin que la réponse à leurs besoins puisse se faire dans la durée et dans le respect strict des consignes sanitaires nécessaires pour endiguer la contagion.

Etre fraternel, c’est protéger les autres et aujourd’hui on les protège en restant à distance et en respectant les règles sanitaires édictées par les professionnels de santé.

Pour poursuivre notre mission auprès des plus fragiles, nous avons besoin de votre solidarité : Cliquez ici ou sur https://bit.ly/doncorona

Vivre le confinement : les conseils d’un moine

S’il y a bien des experts du confinement en France, ce sont les moines et les moniales qui ont fait ce choix de vie… en liberté et en connaissance de cause ! L’occasion de demander à l’un d’entre eux quelques conseils pour mieux vivre cette période inédite, qui ne doit pas rimer avec inertie mais discipline.

A l’abbaye de saint Wandrille aussi, c’est l’heure du confinement. La boutique a fermé ses portes, les derniers hôtes sont partis mardi, et les moines s’installent une stalle sur deux, en quinconce et sur quatre rangs au lieu de deux, pour prier ensemble. Pas de malade pour le moment dans cette communauté d’une trentaine de frères, âgés de 24 à 93 ans. Et comme nous l’avoue d’emblée l’un d’entre eux, « il n’y a pas grand-chose qui change pour nous, à part peut être la promenade en dehors de la clôture que nous aurions du faire pour la mi-carême ! ». « Et puis dans un monastère, tout se fait sur place, la règle de saint Benoit a tout prévu, même confinés, nous avons une clôture de quatorze hectare, de grands couloirs, un réfectoire majestueux… » Facile donc de respecter la distance des « un mètre ».

Habiter le temps…

Mais alors pour ces experts, quels sont les secrets pour vivre un « bon » confinement ? « Le confinement c’est un apprentissage, il faut habiter le temps, le vivre dans l’instant et ne pas le laisser couler de manière difforme », explique le moine de Saint Wandrille. Dans la vie des moines, c’est assez facile à mettre en place, puisque leur vie est rythmée par les offices. « Dieu se donne dans l’instant présent, même en temps de crise ! » Mais pour les autres confinés, il faut également apprendre à  vivre le temps présent, et c’est le premier pilier de la vie confinée. « Se concentrer sur ce que je fais, à l’instant, et quand le temps est écoulé, s’arrêter pour passer à autre chose, voila une façon « constructive » de passer le temps…

… avec discipline

Le deuxième pilier de la vie confinée, c’est la discipline. « Paradoxalement, un temps de confinement peut être un temps de dispersion, et d’anxiété surtout à l’heure de réseaux sociaux, si chronophages ». Et entendre ce moine, « coupé du monde » depuis dix ans, expliquer avec clarté et une grande connaissance, le monde des Facebook, Twitter et Instagram, où nous sommes si nombreux à dilapider notre temps. « La liberté intérieure peut être anéantie par la vacuité d’internet tout comme par l’absence de discipline ». Il faut donc hiérarchiser l’important, et se détourner de ce qui nous en éloigne. L’Homme doit rester maitre de lui-même, accepter sa faiblesse mais aussi se maitriser. Ainsi pour en revenir aux écrans, qui semblent à tous indispensables pour ne pas être coupé du monde, en cette période de confinement, on peut les utiliser, mais à bon escient. « Le chapelet en direct avec le Pape sur le site du Vatican, n’est pas du temps perdu ! Mais c’est 30 minutes, pas trois heures à réactualiser sa page Twitter… »

Le rapport au temps est donc le vrai challenge de ce confinement. Trouver une discipline dans l’horaire de sa journée, des temps dédiés, prévus à l’avance, pour rythmer sa journée. « Ce confinement peut aussi être l’occasion de faire autrement, de repenser à ses priorités de vie ». Et de se poser aussi les bonnes questions « qu’est ce que je ne fais pas d’habitude et que je peux faire à présent ? »

Rester en communion

L’autre besoin que ce confinement met en exergue, c’est le besoin essentiel pour les hommes d’être en communion. « Le confinement touche à notre désir de sociabilité, un désir qu’il faut également cultiver ». Là encore, rien ne vaut le contact humain, et donc plutôt le téléphone, la voix qui communique plus qu’un réseau social ! Les très nombreuses initiatives inventives entres voisins ou paroissiens en sont d’ailleurs la preuve ! Enfin s’il faut encore se convaincre, il est bon de savoir que même les ermites, s’imposent une discipline, au quotidien. Et pour ce qui est de la communion avec les autres, ils la vivent à travers l’union de prière ! Là est le secret, vivre en communion avec les autres, tout éloignés qu’ils soient. Et penser également à ceux qui vivent « la double peine », comme les SDF par exemple. « Ne négligeons jamais la force de la prière et la communion des saints », conclut notre moine normand.

Article tiré de Aleteia

Message des évêques de France

CE QUI SUIT S’ADRESSE MAINTENANT AUX CATHOLIQUES.

Mercredi 25 mars, nous fêterons l’Annonciation du Seigneur. Elle eut lieu à Nazareth, chez une jeune fille, Marie. Dans sa maison, le Ciel rencontre la terre ; dans sa maison, le salut du monde est conçu ; dans sa maison, une joie nouvelle apparaît, la joie de l’Évangile, une joie pour le monde: «Car rien n’est impossible à Dieu» (Lc 1, 37).
Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons l’Annonciation, confinés, dans nos maisons! Pouvons-nous célébrer cette fête plus en vérité, plus intensément, plus en communion?
Quand les cloches sonneront, le 25 mars, à 19h30, que chaque disciple de Jésus, dans sa maison, ouvre sa Bible (ou son ordinateur) et lise, seul ou en famille, le récit de l’Annonciation, dans l’Évangile selon saint Luc, chapitre 1, versets 26 à 38.
Et qu’au même moment chaque maison allume une ou plusieurs bougies, à sa fenêtre, pour dire son espérance et conforter celle de ses voisins.
Nous prierons en communion par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie en nous unissant au chapelet récité, à Lourdes, chaque jour à 15h30. Nous demanderons à Marie de nous protéger et de nous aider à mieux accueillir Jésus dans nos maisons, dans nos coeurs, dans nos vies comme elle l’a fait elle-même pour nous: «Que tout m’advienne selon ta parole» (Lc 1, 38) –

[1re dizaine].
Nous confierons à Marie qui devient Mère du Sauveur et qui deviendra notre Mère, nos frères et soeurs malades, nos frères et soeurs soignants, notre communauté humaine éprouvée. Nous lui dirons que nous voulons les aimer comme nous aimons Jésus, «le fruit béni de ses entrailles» (cf. Lc 1, 42), Lui qui a pris sur lui nos souffrances et nos péchés

[2e dizaine].

Nous pourrons aussi confier nos craintes et nos doutes à celle qui fut toute bouleversée et s’interrogea: «Comment cela va-t-il se faire?» (Lc 1, 34). La peur d’une vie remise à Dieu, différente de celle dont nous rêvons, rejoint la peur de la mort. Marie la connaît de l’intérieur et nous pouvons lui dire sans cesse: «Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort», comme l’Église nous l’a appris

[3e dizaine].

Enfin, poussés par l’Esprit, nous pourrons dire à Jésus: «Guéris-nous!» Nous ne savons pas quelle sera la réponse sinon que, dans quelques jours, nous fêterons la passion, la mort et la résurrection de Jésus, le premier-né d’une multitude de frères qu’il fait entrer dans la vie de Dieu [4e dizaine.]


[5e dizaine avec intentions particulières].
Ouvrir sa fenêtre, allumer une bougie est un geste de communion que nous voulons offrir à toute la nation pour qu’elle rende hommage aux défunts, victimes du Covid19, et aussi à ceux qui donnent de l’espoir, soignants, autorités mais aussi famille, amis, voisins.


C’est pourquoi nous vous demandons de relayer ce message très largement autour de vous, par tous les moyens autorisés à votre disposition!

LES ÉVÊQUES DE FRANCE

Coronavirus : Quid des sépultures ?

A l’heure actuelle des choses les obsèques sont maintenues en Vendée mais en tout petit comité. Seule la famille très proche est autorisée à être présente et avec des conditions particulières. “Les personnes âgées de 70 ans et plus ne pouvant plus jusqu’à nouvel ordre participer à ces cérémonies par précaution pour leur propre santé, seront donc invitées à ne pas s’y rendre” précise Mgr Jacolin dans son communiqué, et “Le curé, en lien avec la famille, veillera à étudier les demandes particulières et à permettre dans certains cas des exceptions (conjoint, parents proches par exemple) en proposant à ces personnes des places « isolées » les mettant plus à l’abri“.

Chaque personne, même en cette période difficile qu’est le deuil, se doit de respecter les consignes sanitaires. Pas d’embrassade, pas de serrage de mains, et une distance d’un mètre en chaque personne. En ce qui concerne le rituel “On évitera tous gestes qui mettent en contact plusieurs personnes entre elles ou avec un même objet. Pour cette raison, le geste de la lumière ne sera fait que par le célébrant. Les gestes de dépose d’objet autour du cercueil (croix, Bible, statues, icône, etc.) ne seront pas autorisés.“. En ce qui concerne l’absoute “seul le célébrant pourra utiliser le goupillon pour l’aspersion du corps avec l’eau bénite. Ni les concélébrants, ni les fidèles présents ne pourront s’en saisir.” précise de le communiqué.

Décisions de Mgr Jacolin

Communiqué en pdf

OSEZ des vacances riches et pas ordinaires !

Appel à des familles d’accueil volontaires

  • Prenez une équipe de bénévoles du Secours Catholique plus ou moins éloignée de chez vous et ajoutez-y un/des enfant(s) entre 6 et 11ans pour qui l’été est long et ordinaire.

Proposez à leurs parents un projet de vacances de 2 à 3 semaines.

  • Laissez mijoter quelque temps.

A vous maintenant de faire réussir la recette !

  • Soyez une famille volontaire et bienveillante.
  •  Faites découvrir la Vendée où vous habitez.
  • Profitez-en pour visiter cette si belle région ensoleillée et proche de la mer.
  • Partagez en famille accueillante vos habitudes de vie, vos loisirs, vos sorties…
  • En cas de pluie, goûtez des après-midis reposants ou remplis de jeux (de société, de cartes…) 
  • Soyez audacieux, curieux et inventifs.
  •  Dégustez tous ensemble et sans modération ces bons moments et n’hésitez à réchauffer une seconde fois pour mieux savourer.

CONTACTS :  TEL. N° 02.51.31.47.71  

ou  afv.850@secours-catholique.orgTEL. Les mardi et jeudi après-midi 02.51.37.10.98

Coincé, tourné vers le passé et gentil. C’est cela être chrétien ?

Les chrétiens passent volontiers aux yeux du monde pour des coincés nostalgiques, gentiment inoffensifs. Cette vision imaginaire du christianisme rencontre une certaine complicité de la part des catholiques qui renoncent à être le sel de la terre. Pourtant les chrétiens sont attendus et espérés, car ils sont les seuls à pouvoir porter, au nom de leur foi, ce refus sans concession du monde de la consommation généralisée.

L’ antichristianisme foncier des sociétés occidentales contemporaines, loin d’être superficiel ou anecdotique, exprime une vérité de fond sur celles-ci. En tout et partout, nos sociétés valorisent l’appropriation des autres et des choses et font de cette appropriation la condition de la sagesse et du bonheur. Mais les chrétiens sont-ils eux-mêmes exempts de toute responsabilité dans cet antichristianisme « de principe » qui s’installe progressivement dans notre monde ?

Là, comme ailleurs, les « intégristes » et les « progressistes » ont des réponses toutes prêtes à cette question. Pour les premiers, l’abandon, quelque part dans le passé, des sains principes et des traditions immuables est responsable de l’antichristianisme contemporain. Les « intégristes » ne voient dans notre présent qu’un anti-passé, et ne réalisent pas que le présent est toujours, même lorsqu’il s’en défend, une conséquence du passé, de sorte que le passé porte toujours sa part de responsabilité dans le présent. Quant aux « progressistes », soit qu’ils assurent que l’Église paie pour ses péchés de jadis, soit qu’ils accusent l’Église d’être toujours en retard sur son époque, l’histoire de ces cinquante dernières années est là pour les contredire. Il semble en effet que plus l’Église accomplit des efforts pour aller dans le sens de l’époque, comme l’on dit, plus elle suscite l’hostilité, agrémentée de moqueries.

Si l’on veut être polémique, on dira qu’être chrétien aux yeux du monde, et donc à nos yeux un peu quand même, c’est être coincé, tourné vers le passé et sagement gentil ».

Il faut donc se résoudre à abandonner ces deux logiciels également usés et apprendre à voir le problème autrement. Si les chrétiens portent quelque responsabilité dans l’antichristianisme contemporain, ce n’est pas parce qu’ils sont infidèles à un passé mythifié, ce n’est pas parce qu’ils se conforment insuffisamment à un présent idéalisé, c’est surtout parce qu’ils sont ce qu’ils sont et que ce qu’ils sont ne va pas.

Être chrétien aux yeux du monde : coincé et gentil

« Ils sont ce qu’ils sont » : pour comprendre cette expression, il faut s’interroger sur ce qu’être chrétien signifie dans notre monde. La réponse à cette question paraît évidente. Être chrétien, c’est croire au Christ ressuscité. Pourtant, les choses sont ici beaucoup plus embrouillées qu’il n’y paraît. Dans les faits, la foi au Christ ressuscité ne correspond pas du tout à la représentation que notre monde se fait d’un chrétien. Pour le monde, il y a en réalité trois modalités qui expriment, aujourd’hui, l’appartenance au christianisme : la première, c’est l’affirmation, sinon la pratique, d’une morale sexuelle jugée « rigoriste » puisque personne ne s’en réclame en dehors des chrétiens ; la seconde, c’est l’appartenance à une identité culturelle « chrétienne », mélange vague de clochers de village, de messes de minuit et de Requiem de Mozart, autrement dit la mémoire et l’art ; la troisième, enfin, c’est un effort de spiritualisation de la morale des droits de l’homme commune à tous ceux qui se réclament de l’humanisme occidental.

Il est bien certain que beaucoup de chrétiens occidentaux échappent au simplisme de cette caractérisation et que, parmi eux, il en existe qui vivent leur foi avec une sincérité et une profondeur admirables. Dieu seul, du reste, connaît le secret des âmes. Mais notre propos porte sur la représentation collective du christianisme dans notre monde et, quelles que soient les approximations et les réductions engendrées par les représentations collectives, celles-ci sont suffisamment puissantes pour imposer leurs lois, auxquelles on finit par se soumettre sans même s’en rendre compte.

Aussi, jour après jour, le christianisme occidental contemporain finit par se confondre effectivement avec la somme des trois modalités que j’ai énoncées plus haut : une morale sexuelle restrictive + une mémoire identitaire + une morale générale de la gentillesse individuelle et collective au service des droits de l’homme. Si l’on veut être polémique, on dira qu’être chrétien aux yeux du monde, et donc à nos yeux un peu quand même, c’est être coincé, tourné vers le passé et sagement gentil.

Spectacle « Voix de Paix »

Apprentis d’Auteuil présente « Voix de Paix »,

Un spectacle musical exceptionnel avec 45 acteurs-chanteurs de 11 à 20 ans

Jeudi 20 février 2020 St Maurice St Germain – château des Vaux / Salle Favereau à 15h00 (entrée libre)

Vendredi 17 avril 2020 Théâtre de la Licorne 71 Rue du 8 Mai 1945, 85340 Les Sables-d’Olonne / à 20h30  (entrée libre)

Samedi 18 avril 2020 Amphithéâtre du CIC, Avenue Jean Claude Bonduelle, 44040 Nantes / à 20h30  (entrée libre)

Les jeunes d’Apprentis d’Auteuil invitent le grand public à venir voir et écouter le spectacle musical« Voix de Paix » qu’ils ont écrit et réalisé avec leurs éducateurs et les intervenants artistiques qui les accompagnent sur les séjours d’apprentissages.

Le spectacle est une histoire : le road trip de 3 jeunes qui vont parcourir le monde à la rencontre de cultures différentes. Sur leur parcours, ils vont apprendre beaucoup et partager avec le public leurs découvertes. Une manière pour le spectateur de voyager tout en restant assis quoique… Chants et danses seront au rendez-vous !

Le spectacle musical rassemblera 45 chanteurs, des musiciens, des techniciens issus de la troupe «Bâtisseurs d’Espérance » composée de jeunes accueillis par Apprentis d’Auteuil en régions Bretagne, Centre Val de Loire, Normandie et Pays de la Loire.

Ce spectacle est l’aboutissement d’un projet exceptionnel initié par Apprentis d’Auteuil : éduquer les jeunes par les arts du spectacle.

La troupe développe chaque année les talents artistique, scénique, et technique. L’art, en particulier le chant, est utilisé comme support éducatif pour travailler avec ces jeunes fragilisés, la confiance en soi, la responsabilisation, l’inscription dans un collectif, la gestion des émotions… Le projet 2020 a pour objectifs de 

Les jeunes d’Apprentis d’Auteuil invitent le grand public à venir voir et écouter le spectacle musical« Voix de Paix » qu’ils ont écrit et réalisé avec leurs éducateurs et les intervenants artistiques qui les accompagnent sur les séjours d’apprentissages.

Le spectacle est une histoire : le road trip de 3 jeunes qui vont parcourir le monde à la rencontre de cultures différentes. Sur leur parcours, ils vont apprendre beaucoup et partager avec le public leurs découvertes. Une manière pour le spectateur de voyager tout en restant assis quoique… Chants et danses seront au rendez-vous !

Le spectacle musical rassemblera 45 chanteurs, des musiciens, des techniciens issus de la troupe «Bâtisseurs d’Espérance » composée de jeunes accueillis par Apprentis d’Auteuil en régions Bretagne, Centre Val de Loire, Normandie et Pays de la Loire.

Ce spectacle est l’aboutissement d’un projet exceptionnel initié par Apprentis d’Auteuil : éduquer les jeunes par les arts du spectacle.

La troupe développe chaque année les talents artistique, scénique, et technique. L’art, en particulier le chant, est utilisé comme support éducatif pour travailler avec ces jeunes fragilisés, la confiance en soi, la responsabilisation, l’inscription dans un collectif, la gestion des émotions… Le projet 2020 a pour objectifs de 

  • former à une culture de paix qui développe la tolérance, la confiance en l’autre, une pensée critique pour une meilleure coopération et l’acceptation des différences
  • contribuer à la construction d’une société plus harmonieuse qui reconnait dans la diversité la place de chacun.

Retrouvez toutes les informations sur le projet, la tournée, des photos et des vidéos sur http://grand-ouest.apprentis-auteuil.org et sur la page Facebook des Bâtisseurs d’Espérance