Prions pour la famille

ONU : Débats autour du statut de la famille Les pays pauvres défendent l’héritage de saint Jean-Paul II FÉVRIER 22, 2024

New York, 19 février 2024

Les États membres de l’ONU ont célébré le 30e anniversaire de l’Année internationale de la famille, mais dans une résolution adoptée par la Commission annuelle du développement social de l’ONU, les pays du Sud se sont opposés aux pays du Nord sur le langage de la famille. La résolution réaffirme les accords antérieurs déclarant que la famille est « l’élément naturel et fondamental de la société », une définition qui fait référence au mariage entre un homme et une femme en tant que fondement de la société. « Comme indiqué il y a plus de trente ans dans la première résolution sur l’Année internationale de la famille (résolution 44/82), l’objectif de cette célébration était de sensibiliser les gouvernements, les décideurs politiques et le public à la famille en tant qu’unité naturelle et fondamentale de la société. Aujourd’hui, des forces puissantes tentent activement d’effacer cette prise de conscience », a déclaré un délégué du Nigeria. « Je tiens à souligner que toute référence à la famille et à la politique familiale dans cette résolution doit être comprise en fonction de cet objectif », a-t-il insisté, soulignant que les efforts visant à s’opposer à la famille naturelle fondée sur le mariage entre un homme et une femme vont à l’encontre de ce que les accords des Nations Unies et le droit international contraignant disent depuis longtemps au sujet de la famille. Au cours de la deuxième semaine de février, des représentants de l’Union européenne et d’autres pays occidentaux avaient demandé la reconnaissance de « diverses formes de famille » ou la suppression des références à la famille dans la résolution. En réponse, la délégation du Saint-Siège s’est dite « profondément préoccupée par le fait que la famille est de plus en plus minimisée, voire dénigrée, dans les forums internationaux », dans une déclaration officielle. À l’issue de la réunion de la commission, un délégué du Saint-Siège a remercié la commission d’avoir dûment reconnu l’anniversaire dans la résolution et a appelé les pays à travailler ensemble pour promouvoir les politiques familiales dans les années à venir. L’Année internationale de la famille, instituée en 1989 et célébrée pour la première fois en 1994, est l’une des nombreuses initiatives en faveur de la famille lancées par saint Jean-Paul II et le Synode du Vatican sur la famille de 1980. Les enseignements de Jean-Paul II ont incité toute une génération d’universitaires et d’hommes politiques catholiques à promouvoir des politiques favorables à la famille. L’intérêt particulier du Saint-Siège pour la politique familiale a été relayé
par des délégations du monde entier, particulièrement en Afrique. Un délégué du Cameroun, s’exprimant au nom des 54 États membres du groupe africain, a déclaré : « Le point de vue du groupe africain est que le caractère central et indispensable de la famille en Afrique en tant qu’unité fondamentale de la société
doit être renforcé et protégé afin qu’elle puisse jouer un rôle important. » Les mêmes pays traditionnels qui ont salué la reconnaissance de l’Année internationale de la famille dans la résolution se sont plaints des tentatives visant à imposer la reconnaissance des questions liées à l’homosexualité et au transgenre au cours des négociations. « Ma délégation reste préoccupée par la tentative de plusieurs délégations d’imposer un langage et des références qui ne correspondent à aucune réalité avec laquelle nous pourrions travailler au niveau national », a déclaré un délégué de l’Égypte. Il a ajouté qu’il était « vraiment
regrettable » que les délégations occidentales se soient autant concentrées sur les « formes intersectionnelles de discrimination » (faisant par là référence aux questions relatives aux homosexuels et aux transsexuels) plutôt que sur des questions faisant l’objet d’un large consensus. Le délégué égyptien a mis en cause la délégation américaine. Le délégué américain s’est plaint que la résolution comprenait une mention sur le « droit au développement » et a déclaré que les résolutions de l’ONU n’étant pas contraignantes, elles ne modifiaient pas le droit international. « Je me demande pourquoi nous siégeons dans ce contexte pour négocier le langage que nous adopterons » a répondu le délégué égyptien. Le
Qatar, la Malaisie, la Libye, l’Iran, Djibouti, le Nigeria, le Mali et le Sénégal partagent les réticences de l’Égypte à l’égard des « formes intersectionnelles de discrimination ».

« Pardonnez, et vous serez pardonnés » (Lc 6, 36-38) (P. Verkys)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6, 36-38

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

— Acclamons la Parole de Dieu.

Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Tous sommes convaincus de l’amour inconditionnel de Dieu qui nous aime mieux que nous-mêmes. Il veut que chacun manifeste cet amour sans limite à son prochain. C’est le message de cet évangile Dieu veut bien nous sauver, mais comme le dit saint Augustin, il ne peut pas nous sauver sans nous. Nous devons travailler à notre salut en imitant le Seigneur dans son amour pour l’homme. Aimer va avec le pardon car «on pardonne tant que l’on aime». Jean-Philipp Sendker dit que seuls ceux qui pardonnent peuvent être libres. Quiconque pardonne n’est plus prisonnier. Non seulement que le refus de pardonner nous fait du mal en nous rongeant mais il nous éloigne de Dieu et brise l’harmonie relation avec nos frères et sœurs dans la foi. Celui qui ne pardonne pas ne peut pas entrer au paradis, osons le dire, il s’est coupé lui-même de Dieu. Enterrons nos rancœurs qui constituent une barrière que nous mettons entre Dieu et nous.

Garder la foi même dans les épreuves en se souvenant de la fidélité de Dieu (P.Verkys)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9, 2-10

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».

— Acclamons la Parole de Dieu.

Méditons

Faire mémoire permet de rester fidèle. Dans la première lecture ce jour Dieu éprouve Abraham. Celui-ci en se souvenant de la promesse du Seigneur a su garder la foi bien que cette épreuve a été dure. Il sait que Dieu est fidèle. Nous rappeler la fidélité de Dieu et y croire nous rassure dans nos épreuves. Abraham a eu foi en cette fidélité de Dieu, c’est pourquoi il s’est mis en route pour aller offrir son fils unique par qui pourtant devrait lui être accordé une descendance nombreuse. C’est pour rassurer ses disciples devant le scandale de la croix que Jésus est transfiguré devant eux même si cela ne les a pas empêché de fuir au moment venu. S’ils s’étaient souvenus de cette manifestation de la gloire du Christ ça pouvait les rassurer mais ils n’avaient pas compris. Ils ne comprendront qu’après la résurrection. Tout cela devrait nous servir quant à nous autres pour rester solides et nous accrocher fermement à Dieu par la prière au moment des épreuves car Dieu ne peut jamais nous abandonner. Lui qui nous a donné son unique Fils pour nous sauver comment ne saurait-il pas venir encore nous sauver dans nos épreuves?

« Vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.» (P. Verkys)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5, 43-48

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

— Acclamons la Parole de Dieu.

Être différent

Oser se distinguer par un surcroît d’amour est ce que Jésus nous enseigne. Tout le monde aime mais le chrétien doit aimer différemment. Aller au-delà de ce que le commun des mortels fait en matière de relations humaines, nous devons quant à nous aimer sans distinction aucune. L’amour de ses ennemis est certes difficile mais pas impossible.
Apprendre du cœur de Jésus à aimer suppose un rapprochement de son amour immense qui devient contagieux. C’est un défit permanent qui nous invite à ne pas nous contenter du peu et nous trouver des excuses. L’amour que nous demande le Christ est une exigence de notre foi. L’amour et la contemplation de Jésus-Eucharistie me semble un remède puissant à nos refus ou à difficultés d’aimer malgré tout.
Ce temps de carême nous rappelle que la mesure de l’amour est l’imitation sans cesse de l’amour de Dieu: «Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait

Le pardon est source de guérison (P.Verkys)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5, 20-26

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

— Acclamons la Parole de Dieu.

Le pardon est source de guérison

Aussi anodin que cela puisse paraître le pardon fait plus de bien à celui qui le donne qu’à celui qui le reçoit. En même qu’il nous libère intérieurement et nousrapproche de Dieu, il secrète des ondes positives pour notre bien-être global. Lepardon nous ouvre l’accès à la miséricorde infinie de Dieu. La haine et le refus depardonner nous le ferme. «Si vous ne pardonnez pas de tout votre cœur, votre Père céleste ne vous pardonnera pas non plus vos fautes», nous dit Jésus. Apprenons de Jésus à toujours pardonner et à toujours vouloir du bien pour tous. Nous pouvons demander cette grâce dans la prière auprès de Jésus lui-même qui n’a pas eu du mal à pardonner à ses ennemis. Le pardon en lui-même est divin mais il n’est pas inaccessible à l’homme.Construisons la paix avec tous pour vivre nous-mêmes dans la paix et l’amour.

« Tu es Pierre, et je te donnerai les clés du royaume des Cieux » (Mt 16, 13-19) (P.Verkys)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

Pour vous, qui suis-je ?

Cette question de Jésus s’adresse personnellement à chacun de nous et aussi à notre communauté.
Est-il le Christ, le Dieu vivant qui vient changer ta vie ou est-il un autre ? Savoir que c’est lui le Christ, Celui que Dieu t’envoie pour changer ta vie, te sauver, est un bonheur. Le Christ fait partie intégrante de notre vie c’est comme cela qu’il faut le sentir. Si tu ne l’intègres pas dans ta pensée, ta respiration, tu passes à côté de ton bonheur. Heureux es-tu si tu le fais et le confesses comme Simon Pierre. Jésus est là pour donner sens à notre vie en l’habitant par sa présence si nous lui en laissons la place. Le Christ est le Fils du Dieu Vivant, il est la vie et donne vie en éloignant par sa présence la tristesse pour nous faire vivre dans l’espérance permanente. Heureux es-tu si tu sais compter sur lui en tout temps. Si au niveau communautaire il est le Messie qui nous met tous ensemble en route et nous réunit, alors nous n’agirons que par rapport à lui pour tous et non par rapport au comportement ou à la position de chacun. Il est la mesure de notre amour et de notre engagement personnel et communautaire.

Les signes! Dieu en a toujours donnés. (PVerkys)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc11, 29-32

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

— Acclamons la Parole de Dieu.

Méditons

Comme les contemporains de Jésus peut-être que nous aussi nous cherchons des signes ou un signe particulier pour croire en Jésus, pour décider de nous convertir et donner notre vie entièrement à Dieu. Pourquoi chercher des signes? Parce que nous avons fermés nos yeux et notre cœur et peut-être aussi nos oreilles pour ne pas voir les merveilles de Dieu autour de nous et en nous, pour ne pas laisser résonner sa parole et les témoignages et les prédications que nous entendons tous les jours presque! Et le mystère eucharistique qui se déploie sous nos yeux ne nous suffit-il pas? Des païens , des incroyants se convertissent tous les jours et suivent le Christ avec zèle. Et toi que fais-tu de baptême? Jésus t’appelle aujourd’hui à ouvrir ton cœur pour faire de toi un passionné d’amour de Dieu. Réveille-toi!

« Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens » (P.Verkys)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »

Méditons avec les carmes

Pour mieux entrer dans la pensée de Jésus, dans son enseignement sur la prière, regardons d’abord ce qu’il nous dit avant le Notre Père et immédiatement après.
Tout d’abord: « Ne rabâchez pas », « ne répétez pas mécaniquement des paroles dont vous êtes absents ». La prière doit être persévérante; pour les contemplatifs elle peut prendre des heures, mais elle ne se mesure jamais à la quantité des paroles. On peut prier beaucoup avec fort peu de mots ; on peut même bien prier par un simple regard. Deuxième remarque de Jésus : « Votre Père sait », il sait déjà. Il n’est pas comme les responsables humains qu’il faut d’abord convaincre pour obtenir quelque chose. Avec Dieu, point n’est besoin de préparer son discours, de lister les demandes, de prévoir les arguments. Nous
pouvons aller droit au fait, comme avec un ami qui est au courant. « Il sait de quoi nous avons besoin »; il le sait même mieux que nous, qui pouvons nous tromper. Cela veut dire que déjà il s’occupe de nous et que déjà il nous aime.
En particulier il n’est pas nécessaire d’avoir achevé une toilette spirituelle avant de regarder vers Dieu, car il nous aime et nous prend comme nous sommes, pour nous rendre un peu comme il est. Troisième consigne, qui vient, elle, après le Notre Père: si nous prions, il faudra nous montrer logiques avec notre prière; si nous avons demandé à Dieu le pardon, il faut nous mettre résolument à pardonner. En pardonnant, il déblaie pour nous la route de son cœur. Il attend, de même, que nous rouvrions la route pour nos frères ou nos sœurs. Ainsi avertis, nous nous tournons vers Dieu; mais comment le nommer? quels mots choisir? quels thèmes privilégier?

Quand vous priez, dit Jésus, dites : Notre Père, toi qui es Père à la manière de Dieu, toi qui es dans les cieux, tout autre et pourtant si proche! C’est comme Père qu’il s’est révélé à nous, et nous entrons dans sa joie en l’appelant ainsi. Après quoi nous commençons par lui parler de lui-même, nous souciant d’abord de trois choses : son Nom, son Règne, sa volonté. Ce triple souvenir suffit pour que nous trouvions notre place devant Dieu, notre place de créatures, reconnaissantes et soumises. Et nous évoquons en même temps notre chance de fils et de filles, aimés chacun comme l’unique, et notre mission de serviteurs et de servantes, car c’est parmi nous que Dieu va sanctifier son Nom, c’est dans nos cœurs que son Règne doit advenir, c’est sur notre terre que sa volonté doit s’accomplir.
Une fois replacés ainsi face au dessein de Dieu et de son plan d’amour, nous revenons sur trois de nos besoins, qu’il connaît déjà: besoin de pain, de pardon, de force dans l’épreuve. Mais, vous l’aurez remarqué, dans le Notre Père, nous ne disons jamais : « donne-moi », mais toujours : « donne-nous », « remets-nous », « délivre-nous ». Même quand nous redisons le Notre Père au fond de notre maison, ou à l’intime du cœur, c’est toujours une prière universelle.

Frère Jean, o.c.d.

La charité est le cœur de notre foi. (P.Verkys)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25, 31-46

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.

« Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”

« Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”

La charité est le cœur de notre foi

Si pendant ce temps de carême où nous sommes appelés à prier et faire pénitence nous manquons de charité, nous passons à côté de l’essentiel. Jésus s’identifie dans cet évangile au pauvre et au malheureux que nous pouvons rencontrer dans notre vie ou sur nos chemins. Peu importe sa provenance ou son identité, ne passe à côté de ta chance de donner à Jésus, d’aider Jésus: «chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”» Ne vivons pas une charité sélective mais un amour universel. C’est à cela que Jésus nous appelle.

« Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient » (Mc 1, 12-15) P Verkys

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc1, 12-15

En ce temps-là, Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.

Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

— Acclamons la Parole de Dieu.

Méditons

Le premier dimanche de carême nous parle de la tentation de Jésus au désert. Saint Marc est le plus concis sur cet épisode. C’est la tentation du pouvoir, de l’avoir et du savoir. Jésus n’a succombé à aucune d’entre elles. Dans l’étroite communion avec son Père, il a vainc le tentateur. Et nous aussi si nous restons en étroite communion avec Dieu nous pouvons vaincre le tentateur, c’est-à-dire le diable qui nous conduit au péché. Le désert dont nous parle l’évangile est le lieu d’intimité avec Dieu, qui nécessite un retrait de l’envahissement du quotidien pour cultiver l’homme intérieur. Cette culture de l’homme intérieur passe par une fervente prière régulière et la méditation de la parole de Dieu. Cela rend évidemment notre charité très active et vraie et débouche sur une pénitence sincère. L’on prend conscience de sa petitesse et on devient humble. Rappelez-vous, j’ai toujours que c’est l’humble qui prie. Car il sait qu’il ne peut rien sans Dieu dont tout dépend en réalité.

Bon dimanche