24 janvier 2021 :Dimanche de la Parole de Dieu

Pourquoi un Dimanche de la Parole de Dieu ?

« Je souhaite que la Parole de Dieu soit toujours davantage célébrée, connue et diffusée » (Misericordia et misera, 7). À la conclusion du Jubilé de la Miséricorde, le pape François invitait l’Église à placer au centre de sa vie et de son action pastorale l’Écriture Sainte. Car la Parole de Dieu possède ce « dynamisme… et ce potentiel que nous ne pouvons pas prévoir » (cf. Evangelii gaudium, 20.22) et qui touchent le cœur des humains et leur fait découvrir l’amour miséricordieux de Dieu (cf. Evangelii gaudium, 128). Pour cette raison, dans la Lettre apostolique Misericordia et misera (n. 7), le pape François souhaitait que « dans un dimanche de l’année liturgique, chaque communauté puisse renouveler son engagement à diffuser, faire connaître et approfondir l’Écriture Sainte : un dimanche entièrement consacré à la Parole de Dieu pour comprendre l’inépuisable richesse qui provient du dialogue permanent entre Dieu et son peuple. »

Pour que toute l’Église, dans sa grande richesse de traditions et d’initiatives locales chemine ensemble en « unité d’intentions », le pape François a institué le Dimanche de la Parole de Dieu. Chaque année, il sera célébré le troisième dimanche du Temps Ordinaire et sera consacré « à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu » (Aperuit illis, 3).

Pourquoi un Dimanche de la Parole de Dieu ? Le rendez-vous dominical n’est-il pas, par sa nature, un rendez-vous avec la Parole de Dieu ? En effet, l’Eucharistie est toujours la célébration des deux tables, celle de la Parole et celle du Pain partagé.

Par ailleurs, il existe déjà un grand nombre de dimanches et journées qui portent sur différents thèmes (vocations, missions, migrants, paix, etc.). Faut-il en ajouter un autre ? Questions bien légitimes. Comment comprendre alors l’intention du pape François ?

Depuis le Concile Vatican II, les Papes ont souligné de diverses manières la centralité de La Parole de Dieu dans la vie chrétienne. Avec l’institution de ce Dimanche, pour le dire de manière un peu simpliste, c’est comme si le pape François demandait à chaque baptisé : as-tu une Bible, lis-tu la Bible ? Est-ce qu’elle nourrit ta vie ? Car François ne veut certes pas ajouter artificiellement une autre célébration qui risque de s’essouffler avec le temps, de tomber dans la routine. Ce Dimanche est tout simplement un point de départ et un rappel. Son objectif est de faire en sorte que la familiarité avec la Parole dans la vie quotidienne des communautés chrétiennes, dans la vie personnelle et familiale soit vraie, concrète. Le Pape lance une invitation à aimer l’Écriture avec la même intensité que nous retrouvons dans un passage du Deutéronome : « Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur. Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé ; tu les attacheras à ton poignet comme un signe, elles seront un bandeau sur ton front, tu les inscriras à l’entrée de ta maison et aux portes de ta ville » (Dt 6, 6-9).

Comment le monde croira

Non pas par « de bons arguments » mais par « l’amour »

AUDIENCE GÉNÉRALEPAPE FRANÇOIS

« Le monde croira, non pas parce que nous le convaincrons par de bons arguments, mais si nous témoignons que l’amour nous unit et nous rend proche de tous », a affirmé le pape François lors de l’audience générale de ce mercredi matin, 20 janvier 2021.

Le pape a consacré sa catéchèse à la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, invitant à « à implorer de Dieu le don de l’unité pour dépasser le scandale des divisions entre tous ceux qui croient en Jésus ».

Depuis la bibliothèque privée du palais apostolique, il a exhorté à « lutter parce que le diable est le diviseur, alors que l’Esprit Saint fait tout converger vers l’unité ». « Prenons conscience que les chrétiens des autres confessions sont des dons de Dieu », a-t-il aussi encouragé.

Synthèse de la catéchèse en français

Frères et sœurs,

La semaine du 18 au 25 janvier est consacrée à implorer de Dieu le don de l’unité pour dépasser le scandale des divisions entre tous ceux qui croient en Jésus. Après la dernière Cène, Jésus a prié le Père pour nous, pour que nous soyons un. Car l’unité est avant tout un don, une grâce à demander par la prière. Elle ne peut s’obtenir que comme fruit de la prière. Prier pour l’unité c’est participer humblement et avec confiance à la prière du Seigneur qui nous a promis que toute prière faite en son nom sera écoutée du Père.

Le Seigneur a demandé l’unité entre nous pour que le monde croie. Et le monde croira, non pas parce que nous le convaincrons par de bons arguments, mais si nous témoignons que l’amour nous unit et nous rend proche de tous. En ces temps troublés, la prière est encore plus nécessaire pour que l’unité prévale sur les conflits. Il est donc essentiel que les chrétiens poursuivent leur chemin vers une unité pleine et visible.

Beaucoup de pas en avant ont été faits. Mais il nous faut encore lutter parce que le diable est le diviseur, alors que l’Esprit Saint fait tout converger vers l’unité. Prenons conscience que les chrétiens des autres confessions sont des dons de Dieu. La racine de la communion est l’amour du Christ qui nous fait dépasser les préjugés pour voir dans l’autre un frère, une sœur, à aimer toujours.

La méthode de saint Ignace pour discerner les signes de Dieu

Il arrive parfois que nous cherchions désespérément une indication de la part du Seigneur et nous pensons ne pas la trouver. Pourtant, les signes de Dieu ne sont pas si difficiles à déchiffrer…

Aleteia.org

Le signe est toujours « signe de quelque chose ». Le travail de l’intelligence et de la foi consiste donc à remonter du signe à la réalité révélée par le signe. Ainsi la Création nous renvoie-t-elle au Créateur. L’Imitation de Jésus-Christ précise qu’« il n’y a pas de créature si petite, si humble soit-elle, qui ne révèle la bonté de Dieu ». Par conséquent, les signes de cet amour sont partout ! Il faut juste savoir les discerner.

L’absence de « signe » est un « signe » qui parle très fort

L’absence de « signe » est un « signe » qui parle très fort

Les événements de la vie sont aussi « signes » de la Providence divine. La philosophe Simone Weil disait que Dieu établit avec ses amis un « langage conventionnel ». Chaque événement de la vie est un mot de ce langage. Le sens commun à tous ces mots, c’est : « Je t’aime ». Simone Weil prend cet exemple : un homme boit un verre d’eau ; l’eau est le « Je t’aime » de Dieu. Il reste deux jours dans le désert sans rien trouver à boire ; le dessèchement de la gorge est le « Je t’aime » de Dieu. Dieu n’a pas de mots pour dire à sa créature : « Je te hais ». Mais il est assurément plus facile d’entendre le « Je t’aime » de Dieu dans ce verre d’eau providentiel que de déchiffrer sa tendresse cachée lorsque la langue colle au palais…

Il arrive parfois que dans la monotonie du quotidien, nous ressemblions à un automobiliste cherchant désespérément une indication de sortie sur l’autoroute. « J’ai ouvert la Bible et je suis tombé sur cette parole » ; « J’ai fait une neuvaine pour savoir ce que Jésus attendait de moi et j’ai reçu tel signe. » Mais l’absence de « signe » est un « signe » qui parle très fort ! C’est de cette façon que Dieu nous confirme qu’il faut persévérer dans le devoir d’état et ne pas tenter de suivre des panneaux imaginaires… En vivant le « signe » du réel répétitif de la vie, nous trouverons sûrement le royaume de Dieu – le Christ, avec la joie et la paix de sa présence (Rm 14, 17).

Pour bien discerner le signe, il faut atteindre « l’indifférence »

Notre humble vie quotidienne est jalonnée de « clins d’œil » de Dieu, « signes » de son amour personnel, délicat et attentif à notre égard. Ces signes suscitent notre action de grâce et notre louange : le sourire de l’enfant, la joie du mari ou de l’épouse, telle lecture… Le « signe » le plus éclatant est celui de l’eucharistie qui communique la vie divine et contient, sous la pauvreté des apparences, l’Auteur de la grâce : Jésus en personne !

Tous appelés (Père Verkys)

Chers paroissiennes et paroissiens,

Comme Samuel, André ,Simon et l’autre disciple qui dans l’évangile de ce dimanche n’est pas nommé, nous sommes tous appelés. Et tant que notre « Me voici » n’est pas dit, Dieu réitère toujours son appel. C’est un appel pour un ailleurs, un appel à toujours avancer un plus pour être complètement avec Lui jusqu’à le refléter. C’est ce « être avec » qui transforme fondamentalement l’être et porte au témoignage car désormais porté par la grâce de sa présence.

Le prophète Eli et Samuel

Samuel a pris le temps de rester au temple tout comme Eli et de même André et son condisciple qui prennent le temps de demeurer avec Jésus. Ce qui fait qu’ayant goûté le bonheur de la présence avec Jésus André ne pouvait pas s’empêcher d’aller l’annoncer à son frère qu’il amène au Christ et Celui-ci le transforme d’une façon en lui changeant de nom. Notre capacité à passer véritablement le temps avec le Seigneur dans la prière, la méditation de la Parole ou devant le Saint Sacrement ne peut pas nos laisser intact. Notre fadeur vient souvent de ce que nous prenons pas assez de temps avec le Seigneur pour qu’Il nous réchauffe suffisamment. Alors nous avons peur de témoigner et notre foi reste
cérébrale.

Tant notre foi n’impacte pas les autres, interrogeons-nous.

Bonne semaine à toutes et à tous

Le frère universel Abbé Verkys NONVIGNON,

curé des Paroisse Saint Jacques du Val Graon et Notre Dame de Lumière 

Le baptême, un sacrement vraiment pas comme les autres

Porte d’entrée de la vie chrétienne, le baptême est d’abord un sacrement que l’on reçoit. Pardonnez-moi cette évidence mais je tiens à la souligner car en fait il n’y a rien d’évident.

Père Pierre Vivarès , Aleteia.org

Dans toutes les religions, absolument toutes, l’eau est présente. Sa symbolique est logique, naturelle car nous sommes composés à 60% d’eau et sans boire nous mourrons en deux ou trois jours. Que toutes les religions aient vu dans l’eau un principe vital et une nécessité existentielle est tout à fait logique et elles se sont servies de l’eau comme symbole ou réalité d’une purification interne ou externe. La spécificité chrétienne est que le croyant ne se sert pas lui-même de l’eau mais qu’un autre lui verse de l’eau ou le plonge dans l’eau. Les ablutions juives ou musulmanes sont faites par le croyant pour le croyant lui-même, l’hindou descend dans le fleuve s’y baigner et le rituel shintoïste prévoit des bains que le fidèle réalise. Dans le christianisme, il faut qu’un autre me baptise, je ne peux me baptiser tout seul. Cette altérité se retrouve dans tous les autres sacrements : je suis confirmé, je reçois l’Eucharistie, je suis pardonné, je reçois le sacrement des malades ou de l’Ordre et, bien sûr, je me marie avec quelqu’un. La nécessaire présence de l’autre pour devenir chrétien ou vivre en chrétien met au cœur de la foi la vie communautaire chrétienne : sans l’autre je ne peux pas être croyant et je ne peux pas vivre ma foi.

C’est une réponse que l’on peut donner à tous ceux qui voudraient se fabriquer une religion sur mesure, sans les autres ou sans religion. Nul ne peut aller vers le Père sans passer par le Christ, et sans passer par le Corps du Christ qui est l’Église. Le prêtre ou le diacre qui célèbre n’est que l’instrument de l’Église qui baptise, pardonne, pratique l’onction : c’est toujours l’Église qui donne la grâce reçue de Dieu et heureusement car quelle que soit la vertu du prêtre, le sacrement est valide. Quand Juda baptise, Dieu baptise ; quand Pierre baptise, Dieu baptise.

Un sacrement pour tous

Ensuite c’est un sacrement qui s’adresse indifféremment aux hommes et aux femmes. À notre époque de vigilance tatillonne sur l’égalité hommes/femmes, il est peut-être utile de rappeler que depuis deux mille ans, l’Église n’a pas traité différemment les deux sexes dans l’accession à l’égale dignité d’enfants de Dieu et l’héritage du royaume. Plus encore, c’est le même sacrement reçu de la même façon pour la même grâce octroyée à tous, sans distinctions d’âge, de race, de couleur de peau, de qualité d’esclave ou d’homme libre, d’appétence sexuelle ou de fortune. C’est l’égale dignité de tous à recevoir l’adoption filiale qui est célébrée. La circoncision n’est reçue que par un homme, le turban sikh n’est porté que par les hommes. Les femmes seules portent un voile ou une perruque. Mais le rite du baptême est le même pour tous.

Visible de l’intérieur

Mais si l’on continue, vous me direz que contrairement à la circoncision, au voile, au turban, le baptême ne se voit pas. En effet, quelques minutes après la célébration, l’eau a séché et il ne reste rien de visible pour attester que le baptême a été célébré. Dans la rue, vous croisez des personnes dont vous pouvez présumer la religion en fonction de signes distinctifs particuliers. Ce sujet fait l’objet de débats savoureux dans notre beau pays et cela n’est pas près de s’arrêter. En revanche pour le christianisme vous aurez beau chercher, vous ne pouvez pas savoir si votre voisin ou interlocuteur est baptisé. Tout au plus devinerez-vous une croix ou une médaille autour du coup, une mantille quand le Pape n’est pas loin ou un dizainier au doigt. Mais il n’y a rien d’obligatoire ni de requis sur ou dans la chair pour vivre sa foi ou en témoigner. N’est-ce pas une fragilité de notre foi de ne pas pouvoir manifester extérieurement notre appartenance et notre fierté d’être disciples du Christ ? Peut-être mais ce n’est pas ce que le Christ a voulu : « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn 13, 35).

Ainsi le signe d’appartenance à la foi chrétienne n’est pas un objet matériel, vestimentaire ou une particularité physique mais une praxis, un agir chrétien dans l’amour. Ce n’est donc pas une possession tranquille mais un questionnement de chaque instant pour vivre en chrétien. Je vis et témoigne de mon baptême si j’aime le Père et mes frères comme le Christ a aimé son Père et ses frères humains. L’on retrouve ici la première constatation : on ne peut pas être baptisé seul car l’autre est consubstantiel à la foi chrétienne ; il n’y a pas de foi sans l’autre qui me la transmets et la célèbre avec foi, il n’y a pas de foi sans l’autre ou l’Autre que j’aime et que je sers. Quand nous entrons dans une église, nous posons les signes du baptême. Nous traçons un signe de croix avec l’eau prise dans les bénitiers (en dehors des temps de pandémie) et nous allumons un cierge en faisant une prière. Il ne manque que le vêtement blanc : c’est l’amour dont nous nous sommes habillés dans notre vie quotidienne.

Que nos yeux s’ouvrent ! Quatre vendredis de jeûne et de prière pour sortir d’une bioéthique aveuglée

Le projet de loi révisant la loi de bioéthique revient bientôt devant le Sénat, en deuxième lecture. Le Gouvernement voudrait le faire aboutir sans retard. Ce projet de loi entraîne des risques graves pour notre société en bouleversant l’ordre de la filiation humaine. N’assistons-nous pas à un aveuglement diffus sur la dignité de tout être humain qui vient gratuitement à l’existence et qui doit être accueilli fraternellement ?

Les évêques de France ont souhaité appeler tous les catholiques ainsi que les hommes et femmes de bonne volonté à se tourner vers Dieu en priant et en jeûnant pour Lui demander la grâce de nous ouvrir les yeux à tous et d’être ensemble des artisans du respect de l’être humain dès sa conception.

La Conférence des évêques de France publie ce document préparé par son Groupe bioéthique afin d’aider chacun à vivre en janvier quatre vendredis de jeûne et de prière. Cette démarche spirituelle pourra se vivre chacun chez soi, seul ou en famille, ou, si les normes sanitaires le permettent, en communauté.

Avec un cœur paisible mais sans relâche, les catholiques souhaitent aider notre société française à être une société de l’amour et de l’espérance dans la vérité et le respect de la dignité humaine, sans quoi la fraternité prônée dans notre devise républicaine ne serait qu’illusion.

Trois intentions de prière pour le vendredi 15 janvier

  • Rendons grâce à Dieu le Père pour la beauté de la dignité humaine en chaque être humain, son enfant bien-aimé, quelle que soit la gravité de son péché.
  • Supplions Dieu pour que nos yeux voient cette dignité chez les plus faibles qui ont à porter leur brancard, symbole de leur maladie, de leur handicap, de leur fragilité, de leur dépendance.
  • Prions pour les hommes et les femmes engagés dans le soin et l’accompagnement.

Prière de l’Angélus

Trois fois par jour, le matin, à midi et le soir, aux clochers de bien des églises, les cloches tintent trois fois trois coups suivis d’une volée. Il s’agit d‘une tradition du 14ème siècle, encouragée depuis par de nombreux papes : la prière de l’Angélus par laquelle l’Eglise médite les récits de l’Annonciation et de l’Incarnation. Ce court récrit de l‘histoire du salut met l’accent sur le « oui » de Marie à la volonté de Dieu.


D’emblée (au 13ème siècle) la prière fut associée au tintement de la cloche. Elle fut même précédée de l’antienne « L’ange s’adressa à Marie ». C’est progressivement que se fixa et se généralisa la forme de l’Angélus, tel que nous le récitons aujourd’hui.


On sait que chaque dimanche et chaque jour de fête, Jean-Paul II récitait l’Angélus avec les Romains et les pèlerins groupés sur la place Saint-Pierre : « Cette prière que je récite tous les dimanches à Rome avec les pèlerins venus sur la place Saint-Pierre nous donne l’occasion d’approfondir notre lien spirituel avec la Vierge Marie qui précède tout le Peule de Dieu dans le pèlerinage de la foi. »

A chaque fois que l’occasion se présente, lors de cérémonies ou de réunions, le Père Verkys récite l’Angélus


Nous pouvons aujourd’hui, unis à Marie qui nous fait découvrir la joie d’être un « oui » vivant de Dieu par toute notre vie, nous plonger dans cette prière de l’Angélus

ci-dessous le texte de la prière, qui peut être téléchargée :

Liturgie : les femmes peuvent désormais être « lecteurs et acolytes »

Des ministères laïcs fondés sur le baptême

Les ministères liturgiques de « lecteur et acolyte », jusqu’ici réservés aux hommes, peuvent désormais être confiés aux femmes : c’est ce qu’établit le pape François dans un motu proprio publié ce 11 janvier 2021. Une disposition notable, qui reste toutefois dans la lignée de ses prédécesseurs.

Dans ce texte ayant force de loi, intitulé “Spiritus Domini”, le pape modifie le canon 230§1 du Code de droit canonique, qui stipulait : « Les laïcs hommes qui ont l’âge et les qualités requises établies par décret de la conférence des Évêques, peuvent être admis d’une manière stable par le rite liturgique prescrit aux ministères de lecteur et d’acolyte. » Avec la décision du pape, le texte ne mentionne plus que « les laïcs », incluant les hommes et les femmes.

Ces “ministères laïcs” étaient fixés par le motu proprio Ministeria quaedam de Paul VI (15 août 1972), qui les avait distingués des ministères spécifiques au sacrement de l’Ordre. Ils étaient cependant considérés comme une préparation à l’ordination, et de ce fait réservés aux hommes.

Mais, écrit le pape François, les « développements doctrinaux » de ces dernières années ont souligné que ces ministères étaient fondés sur « la condition commune de baptisé et le sacerdoce royal reçu dans le sacrement du baptême ». Ils sont donc « distincts du ministère de l’ordination » et peuvent être « confiés à tous les fidèles », quel que soit leur sexe.

Le pape s’appuie également sur l’avis des dicastères compétents et sur la pratique « bien établie » dans l’Eglise, en vertu du canon 230 § 2 qui précise que tous les laïcs peuvent exercer temporairement les fonctions de « lecteur », « de commentateur, de chantre, ou encore d’autres fonctions ».

Le « lecteur » est institué pour lire la Parole de Dieu, les intentions de la prière universelle ou encore diriger le chant. L’ « acolyte » s’occupe quant à lui du service de l’autel, notamment pendant la messe (distribution de la communion, exposition du Saint Sacrement). Ces ministères de lecteur et acolyte impliquent un engagement stable, explique le Comité national du diaconat français. Jusqu’à présent, ils étaient reçus par les candidats au diaconat – devenant « Serviteurs de la Parole, de la Prière communautaire et de l’Eucharistie » – qui les exerçaient avant l’ordination.

La continuité avec les précédents pontificats

Dans un commentaire publié par le Vatican, le liturgiste Angelo Lameri souligne que cette disposition du pape François s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs. En 1972, Paul VI avait en effet établi que ces charges ne seraient plus des « ordres mineurs » – précédant le sacrement de l’Ordre – mais des « ministères institués ». Et s’ils font partie des rôles attribués aux candidats au sacrement de l’ordre, ils restent des ministères « laïcs », écrivait-il, et ne sont pas « une anticipation des fonctions des futurs prêtres ».

Dans son exhortation apostolique Christifideles laici (30 décembre 1988), Jean-Paul II stipulait au numéro 23 que « les pasteurs peuvent, selon les normes établies par le droit universel, confier aux fidèles laïcs certains offices et certaines fonctions qui, tout en étant liés à leur propre ministère de pasteurs, n’exigent pas cependant le caractère de l’Ordre… Là où les nécessités de l’Eglise le conseillent, et à défaut de ministres sacrés, des laïcs peuvent, même sans être lecteurs ou acolytes, remplir en suppléance telle ou telle de leurs fonctions: ministère de la parole, présidence des prières liturgiques, administration du Baptême, distribution de la Sainte Communion, suivant les normes du droit ».

En 1992, toujours sous le pontificat du pape polonais, le Conseil pontifical pour les Textes législatifs avait précisé que la fonction de lecteur et le service de l’autel pouvaient être assumés par des laïcs hommes ou femmes.

Le p. Lameri, enseignant à l’Université du Latran rappelle aussi que dans la même veine, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a récemment étendu le lavement des pieds du Jeudi Saint aux femmes, afin de souligner « la signification du geste accompli par Jésus, qui a une portée universelle en ce qu’il exprime sa charité qui embrasse tout le monde » (Décret In Missa in Cena Domini, 6 janvier 2016).

Le pape François invite tout le monde à se faire vacciner

“Je crois que, d’un point de vue éthique, tout le monde devrait prendre le vaccin”, a déclaré le pape François dans une interview à la chaîne italienne Canale 5 qui devait être diffusée dimanche 10 janvier en fin de journée.

Dans un entretien réalisé par la télévision italienne à la Résidence Sainte Marthe au Vatican et qui devait être diffusé ce 10 janvier, le pape François, 84 ans confirme son intention de se faire vacciner « la semaine prochaine » contre le Covid-19. « Nous commencerons à le faire ici, au Vatican, et je me suis inscrit. Cela doit être fait », considère-t-il dans un extrait diffusé sur le site de la chaîne Canale 5.

« Je crois que, d’un point de vue éthique, tout le monde devrait prendre le vaccin », a-t-il aussi développé. « C’est une option éthique, car vous jouez avec votre santé, avec votre vie, mais vous jouez aussi avec la vie des autres » estime le pape qui, dans sa jeunesse, a subi l’ablation d’un lobe de son poumon à la suite d’une infection. « Quand j’étais enfant, je me souviens qu’il y a eu l’épidémie de poliomyélite, à cause de laquelle beaucoup d’enfants sont restés paralysés et on attendait désespérément un vaccin (…) Quand le vaccin est sorti on le donnait avec du sucre », se souvient le pape argentin. « Puis nous avons grandi à l’ombre des vaccins, contre la rougeole, contre ceci, contre cela, des vaccins qu’on faisait aux enfants ».

« Je ne sais pas pourquoi quelqu’un dit: ‘Non, le vaccin est dangereux’, mais si les médecins le présentent comme une chose qui peut être bien, qui ne présente pas de risques particuliers, pourquoi ne pas le faire ? ». Le Vatican a annoncé samedi le décès à 78 ans du médecin personnel du pape, Fabrizio Soccorsi, à la suite « de complications dues au Covid-19 » alors qu’il était « hospitalisé pour une pathologie cancéreuse ».

Tous à Lourdes

En 2021, nous aurons à cœur de vous permettre de repartir à Lourdes.

Les équipes du pèlerinage diocésain, l’Hospitalité Vendéenne, sont déjà à pied d’œuvre avec beaucoup d’enthousiasme et prêtes à s’adapter à toute situation.

Alors malgré les incertitudes du moment, n’ayons pas peur de nous inscrire dans des projets de pèlerinages. Mettons plus que jamais, notre espérance dans le Seigneur qui nous redit : “Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi”. (Jn 14, 6)

Pour le service des pèlerinages
François Garnier, directeur

Inscriptions