Charles de Foucauld sera canonisé

Le religieux français et célèbre ermite du désert, Charles de Foucauld, mort au début du XXè siècle dans le Sahara algérien, sera bientôt canonisé, a annoncé ce mercredi le Vatican..
Radio Notre Dame

Le Pape François a « autorisé mardi la publication de huit décrets reconnaissant plusieurs miracles et martyres », rapporte le bureau de presse du Vatican. Il a ainsi reconnu l’attribution à Charles de Foucauld un deuxième miracle, ouvrant la voie à sa canonisation prochaine.

« Mon Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira », écrivait Charles de Foucauld dans sa prière d’abandon. Volonté de tout donner, de tout laisser pour être à la « dernière place », comme Jésus. Charles de Jésus est mort le 1 er décembre 1916 après 30 ans d’une perpétuelle conversion.

Né Charles Eugène de Foucauld de Pontbriand à Strasbourg le 15 septembre 1858, Charles a une soeur Marie. Ils seront tous les deux élevés par leur grand père, le colonel Beaudet de Morlet après la mort de leur parent. Piètre étudiant, et lecteur de livre « léger », il s’éloigne de la foi « à 17 ans j’étais tout égoïsme, tout vanité, tout impiété, tout désir du mal, j’étais comme affolé » dira-t-il plus tard. St Cyr ne lui réussit guère plus où il vit de beuveries et d’orgies. Il sort tout de même avec le grade d’officier et part pour l’Algérie où il connaitra la prison pour désobéissance.

Le voyage au Maroc

Le voyage au Maroc

C’est sa demande de réaffectation et la rencontre avec François-Henry Lapperine qui mettra fin sa vie de débauche. En six mois de campagne à combattre la tribune des Kroumirs du côté d’Ouran, Charles se mue en vrai chef, soucieux de ses hommes et adopte un comportement exemplaire. Il quitte donc l’armée le 28 janvier 1882. Le Maroc est interdit aux Européens, c’est donc travesti et sous une fausse identité qu’il voyagera: « je me donnais pour israélite. Durant mon voyage, mon costume fut celui des juifs marocains, ma religion la leur, mon nom le rabbin Joseph. Je priais et je chantais à la synagogue, les parents me suppliaient de bénir leurs enfants ». A travers de petits carnets, Charles va tout cartographier une partie du Maroc.  Le 23 mai 1884, il est maigre, pied nus et sale quand il se présente au poste frontière. Charles de Foucauld vient de parcourir 3000 km dans un pays encore inconnu. Son travail enthousiasmera le monde scientifique, il connait la gloire.

A la recherche de Dieu

Cette gloire, il n’en veut pas. Il reprend sa vie parisienne, la rencontre avec des « personnes très intelligentes, très vertueuses et très chrétiennes » le ramènera à l’église St Augustin où officie l’Abbé Huvelin. On est en 1886, Charles de Foucauld a changé sa perception de la foi. Après s’être confessé et avoir communié, il a cette révélation:  » aussitôt je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui : ma vocation religieuse date de la même heure que ma foi: Dieu est si grand. » Il veut donner sa vie à Dieu et les moines trappistes l’attirent par leurs vies dans la pauvreté. Il entre au noviciat en 1890. Heureux, il apprend beaucoup mais ressent encore un manque. Il veut fonder une petite communauté pour « mener aussi exactement que possible la vie de Jésus: vivant uniquement du travail des mains, suivant à la lettre tous ses conseils ». 

Le Sahara et ses amis touaregs

Sept après, il quitte Notre Dame des Neiges et part à Nazareth où les Soeurs Clarisses le prennent comme domestique. Il écrit la règle des Petits Frères mais il doit devenir prêtre car dit-il « ma règle est si étroitement liée au culte de la sainte eucharistie qu’il est impossible qu’elle soit observée par plusieurs sans qu’ils y aient un prêtre et un tabernacle (…) ». Devenu prêtre, il part pour Beni Abbès mais fonde avant l’Union des frères et soeurs du Sacré-Coeur mais dans sa congrégation, personne ne la rejoint. En 1903, Charles est attiré par les touaregs et leur mode de vie au sein du désert. Il les rejoint alors, vit en ermite, apprend leur langue et traduit même les évangiles. En 1914, la guerre est déclarée en Europe. Sa vie est menacée mais Charles de Foucauld refuse de partir. Il sera assassiné le 1 er décembre 1916 par des pillards.

Son association de laïcs compte 48 membres, sa congrégation, personne. Pourtant en 1921, la publication de sa biographie par René Bazin va considérablement accroître sa notoriété. Des ermites veulent prendre sa suite. L’héritage spirituel de Charles de Foucauld vit. Aujourd’hui une vingtaine de congrégations suivent sa spiritualité et près de 6000 laïcs. Il a été béatifié par Benoît XVI le 13 novembre 2005 rappelant que Charles de Jésus est « une invitation à aspirer la fraternité universelle », et sera donc canonisé prochainement.

Collecte paroissiale

Comme vous pouvez aisément l’imaginer, les périodes de confinement ont lourdement impacté les finances de nos paroisses , et nous ignorons encore à l’heure actuelle ce que l’avenir réserve. La fermeture des lieux de culte a entraîné une perte sèche de recettes. Quêtes, casuel et vente des cierges représentant les seules ressources de fonctionnement sont actuellement en chute libre. En dépit des efforts réalisés pour limiter et maîtriser les frais énergétiques, nous nous demandons comment nous allons pouvoir poursuivre l’entretien et les coûts de fonctionnement des bâtiments paroissiaux.

Nous rappelons au passage que le Denier de l’Église pour lequel vous avez été sollicité(e) en février dernier n’est pas destiné aux paroisses. Il est versé intégralement au Diocèse afin de financer une partie de la rémunération des prêtres et les services diocésains. Aussi nos craintes pour 2020 sont-elles réellement fondées

Bien que votre fidélité et votre générosité vous honorent, le nombre de nos donateurs étant en constante diminution depuis des années, nous craignons que la Collecte Paroissiale 2020 ne puisse pas nous permettre de faire face à tous nos engagements.

Votre participation financière est donc vitale pour le bon fonctionnement de notre paroisse. Vous trouverez ci-dessous les documents nécessaires à la collecte ou au fond des églises et dans les presbytères . Merci d’avance pour votre générosité.

Documents pour votre don

Pas de toi(t) sans moi

“Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit”

Évangile selon saint Matthieu ch. 8, v. 8

Pendant sa retraite de première communion, la petite Marie s’évertuait à apprendre la parole du centurion « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guérie ».
Tout à coup, elle demanda : « Le centurion et le serviteur, s’ils habitent dans la même maison, ils sont de la même famille ? » « S’il suffisait de vivre sous le même toit pour former une famille, ça se saurait ! », s’exclama aussitôt le petit Benoît. De fait, vivre dans la même maison n’est pas gage de communion.

C’est pourtant l’expérience du centurion. Sa cohabitation avec son serviteur n’est pas qu’indifférente juxtaposition sous un même toit. Tout au contraire : ce qui touche l’un affecte l’autre. Être en présence du centurion, c’est comme parler à son serviteur. En disant seulement une parole au centurion, Jésus guérit son serviteur. Parler à l’un, c’est guérir l’autre. Non seulement ils font toit commun, mais l’un et l’autre sont tellement en communion, qu’entre eux c’est : « Pas de toi sans moi. »

Si Jésus vient habiter parmi nous, Il vient pour vivre bien plus qu’une simple cohabitation : Il vient pour être en communion. Ce qui nous touche le touche. Ce qui nous blesse le blesse. Ce qui nous ravit le ravit. S’Il vient cohabiter, c’est pour communier.


S’Il vient vivre sous ton toit, ça n’est jamais sans toi. 

Le Conseil d’État donne raison à l’Église

Le Conseil d’État a rendu sa décision ce dimanche et a sommé le gouvernement de revenir dans les trois jours sur sa décision d’interdire les cérémonies religieuses de plus de trente personnes.

L’Église catholique a enfin pu faire entendre sa voix. Le Conseil d’État s’est prononcé ce dimanche 29 novembre et somme le gouvernement de revenir dans les trois jours sur sa décision de ne pas autoriser plus de 30 personnes à assister simultanément aux cérémonies religieuses au sein des lieux de culte. Il a souligné le « caractère disproportionné » de cette mesure « alors qu’aucune autre activité autorisée n’est soumise à une telle limitation fixée indépendamment de la superficie des locaux en cause » et a enjoint le « Premier ministre de modifier sa décision d’autoriser la reprise des cultes à compter du week-end des 28 et 29 novembre dans la limite de trente personnes, et d’appliquer à la participation du public aux cérémonies une jauge de 30 % de la capacité globale d’accueil du lieu de culte concerné, dans les respects des mesures sanitaires ».

Dans un communiqué, la Conférence des Évêques de France (CEF) se réjouit que « le droit a ainsi été rétabli et la raison reconnue ». Les Sages ont estimé « qu’il n’y avait pas de justification à cette interdiction absolue et générale », notent les évêques de France. Ce soir à 18 heures, plusieurs évêques, parmi lesquels Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la CEF, rencontreront le Premier ministre afin d’affirmer leur souhait que soit actée dans les trois jours l’adoption d’une jauge réaliste, comme le prévoyait le protocole sanitaire qu’elle avait déjà présenté.

Tenir compte de la capacité d’accueil de chaque église

Les avocats de la Conférence des évêques de France (CEF), du diocèse de Paris, et de l’association « Pour la messe » avaient en effet dénoncé samedi devant le Conseil d’État la limitation à 30 du nombre de personnes pouvant assister aux cérémonies religieuses, estimant qu’il s’agissait d’une mesure « non nécessaire, disproportionnée et discriminatoire ». Quatre recours avaient été déposés en urgence contre l’article 47 du décret du 27 novembre 2020 qui interdit les cérémonies religieuses de plus de trente personnes.

Les réactions ne se sont pas faites attendre. Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, qui fait partie de ceux qui ont introduit les recours, s’est réjoui « que soit ainsi reconnu en justice le caractère manifestement illégal de la décision qui avait été prise par le gouvernement, au mépris de la concertation intervenue ». Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre, se félicite quant à lui « de pouvoir entrer dans l’Avent avec des cœurs et des églises accueillants ». Pour l’association « Pour la messe », « cette décision du Conseil d’État vient sanctionner une restriction incohérente et discriminatoire ».

« La CEF considère que le droit a ainsi été rétabli et que la raison a été reconnue. Elle souhaite pour autant que le recours judiciaire reste l’exception dans un réel dialogue dont elle attend la reprise », précise la CEF, qui conclut par ces mots: « Que ce premier dimanche de l’Avent nous prépare à accueillir le Seigneur qui vient ».

Consignes du Père Verkys

Chères paroissiennes et chers paroissiens,

Nous voici placés dans une situation apparemment inextricable. Nous sommes heureux de pouvoir à nouveau célébrer avec une assemblée de fidèles, mais la limitation de 30 personnes par célébration dans les églises est une immense déception. Pour les trois premiers dimanches de l’Avent, nous devons faire avec cette règle draconienne. Pour cela, proposons dans la mesure du possible davantage de messes dominicales dans l’ensemble des églises paroissiales, compte tenu de la limitation indiquée. Merci aux prêtres et laïcs qui se mobiliseront pour ce service. Bien-sûr les « gestes-barrières » de la distance, du masque et du gel doivent être respectés à l’intérieur de l’église. Je demande que l’on donne la priorité le dimanche aux personnes qui sont au travail dans la semaine. Mais, pour ne pas effectuer une discrimination entre les fidèles, aussi longtemps que dure cette limitation peu réaliste du nombre de personnes dans nos églises, les fidèles qui participeront à des messes dans la semaine auront accompli le précepte dominical.

Eu égard à ce qui précède veuillez-vous inscrire voir tableau ci-dessous pour le week-end du 28/29 novembre un autre courrier suivra pour les week-end prochains

ÉglisesContactsTéléphones
Saint SorninMini SICARD02.51.30.80.64 cet après-midi et samedi à partir de 11h
Saint VincentJacqueline MARIONNEAU06.16.32.13.95
Champ saint PèreMimi REVERSEAU06.48.31.32.27
La Tranche_s/merDanièle MARTINEAU06.16.47.06.93
AnglesFrançoise BUREAU06.62.82.12.69

Pour permettre à tous ceux qui ne travaillent pas en semaine de bénéficier de cette dérogation du précepte dominicale nous mettons les messes de semaine à 9h30 au Givre du lundi au samedi avec inscription auprès de Marie-Gilles au 02.51.30.88.57 et à La Tranche-sur-Mer à 17h du lundi au vendredi avec inscription auprès de Danièle MARTINEAU au 06.16.47.06.93, tant que dure la restriction de 30 personnes dans nos églises.

Merci de votre compréhension.

Le Curé Père Verkys Nonvignon

Message de Mgr Jacolin


Chers vendéens,

C’est avec une grande déception et une profonde incompréhension que j’accueille les propos de M. Jean Castex, Premier Ministre, lors de la conférence de presse donnée ce 26 novembre, annonçant que la jauge de 30 personnes par lieu de culte pour les célébrations est maintenue pour les dimanches qui viennent.

Une mesure inadaptée aux réalités du culte catholique, mesure qui ne correspond pas aux propos de M. Emmanuel Macron, Président de la République, lors de son entretien avec Mgr Eric de Moulin Beaufort, Président de la CEF, annonçant qu’une jauge réaliste, tout en restant stricte, serait définie d’ici jeudi matin. Aujourd’hui il n’en est rien.

J’exprime ma profonde inquiétude sur la non-prise en compte des catholiques, et plus largement de l’ensemble des croyants, dans notre société actuelle. Lors de son discours au Collèges des Bernardins le 9 avril 2018, Emmanuel Macron avait déclaré «qu’un président de la République prétendant se désintéresser de l’Eglise et des catholiques manquerait à son devoir», avant d’ajouter «je suis convaincu que la sève catholique doit contribuer encore et toujours à faire vivre notre nation».

Ce n’est pourtant pas ce qu’il ressort aujourd’hui de cette décision grave  qui considère «comme accessoire la foi de millions de croyants», comme l’indique le communiqué de la CEF.

Avec l’ensemble des évêques de France, je réaffirme l’engagement plein et entier des catholiques dans la lutte contre cette épidémie et leur volonté de servir au plus grand bien de notre société.

✠  François Jacolin

Evêque de Luçon

Documents pour la messe du 1° Dimanche de l’Avent

Feuille de chants pour la messe


Fil conducteur


Prière universelle


Psaume pour la messe


Alleluia de l’Avent

Réactions d’évêques face aux décisions du Gouvernement

Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg

Parmi la centaine d’évêques de France, la réaction de Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, mérite l’attention car cet ancien élève de Polytechnique raille particulièrement la sourde oreille gouvernementale : « Bien que n’ayant fait que l’École Polytechnique (X77), écrit-il dans un communiqué publié jeudi après-midi, je pensais savoir faire une règle de trois et appliquer une présence proportionnelle à nos immenses églises. J’apprends qu’il n’en est rien. »
Et avant d’annoncer un recours au Conseil d’État, il confie sa profonde déception : « Les annonces du président et celles du premier ministre concernant la reprise des cultes me laissent pantois, déconcerté et profondément déçu. La jauge de 30 personnes n’est pas une mesure sensée mais une précaution vexatoire. »

Bien que n’ayant fait que l’École Polytechnique (X77), je pensais savoir faire une règle de trois et appliquer une présence proportionnelle à nos immenses églises. J’apprends qu’il n’en est rien

Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg

L’archevêque de Strasbourg attaque ensuite les consultations sans suite du gouvernement : « L’habitude gouvernementale semble désormais bien prise de ne jamais tenir compte des propositions émanant de l’épiscopat français, propositions pourtant prudentes, intégrant l’extrême gravité de la crise dans laquelle nous sommes et en phase avec la détresse des personnes et des entreprises.
Ce qui ne doit pas rompre pour autant le dialogue : « La tradition de l’Église catholique reste de poursuivre inlassablement le dialogue avec le gouvernement tout en manifestant son profond désaccord par tous les moyens légaux et politiques. J’attends personnellement une rencontre entre nos représentants et le Premier ministre pour le faire le point sur une liberté de culte au bord de la rupture. »
Le tout dans un esprit « non de mauvaise humeur » mais de « réponse par le bien aux inconsistances administratives. » Cela dit il prévient : « Je ferai moi-même recours auprès du Conseil d’État contre des mesures que j’estime disproportionnées. »

Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes

Sur le principe de l’autorisation de reprise des cultes, Mgr d’Ornellas souligne quà partir de ce samedi 28 novembre, « les prêtres peuvent donc reprendre la célébration publique de la Messe dans leur église. Chaque fidèle qui le souhaite peut venir dans l’église de sa paroisse pour participer à l’Eucharistie dès ce week-end des 28 et 29 novembre, premier dimanche de l’Avent préparatoire à la grande fête de Noël ».

Accueil des tous les fidèles « dans le strict respect des gestes barrières »

Quid de la jauge de 30 personnes maximum ? « Je ne peux pas demander aux prêtres d’effectuer une discrimination entre les fidèles, en autorisant certains à venir à la Messe et en l’interdisant à d’autres, assume Mgr Pierre d’Ornellas. C’est pourquoi, les prêtres n’ont pas à compter les fidèles dans le but d’en exclure, sous peine d’une grave discrimination contraire à l’affectation légale au culte des églises et contraire à la foi catholique. Ils accueilleront donc les fidèles qui viendront, en leur demandant le strict respect des gestes barrières ».

Mgr Michel Aupetit : «Ça suffit, il faut arrêter de nous infantiliser !»

Réagissant à chaud à la jauge de 30 fidèles imposée par Emmanuel Macron pour les messes, l’archevêque de Paris a exprimé toute sa colère, mercredi matin, sur les ondes de Radio-Notre-Dame.

Par Jean-Marie Guénois, Le Figaro

Les colères épiscopales sont rares mais quand elles tombent, elles tombent. Ainsi de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, au micro de Marie-Ange de Montesquieu sur Radio-Notre-Dame, mercredi 25 novembre à 8h24 dans le cadre d’une courte interview quotidienne, intitulée le coup de fil à Mgr Michel Aupetit.
C’était à la minute près – 8h24 également – mais sans coordination avec la conférence des évêques qui annonçait un accord avec le gouvernement pour relever, «d’ici jeudi matin», le nombre maximal de fidèles pour les messes.

Cette fameuse jauge ne serait plus de « trente personnes » comme annoncée mardi soir par le président de la république mais elle serait d’un volume « plus réaliste » tout en restant«strict» sur le plan sanitaire

Un accord dont l’archevêque de Paris n’était donc pas encore informé au moment où il s’exprimait. Mais sa prise de position demeurera très symptomatique de l’état d’esprit de l’épiscopat français.
Interrogé sur la « stricte limite de 30 personnes » pour les messes, annoncée par Emmanuel Macron, Mgr Aupetit a commencé par lancer au micro de Radio Notre Dame : « C’est une mesure totalement stupide qui contredit le bon sens. Trente personnes dans une petite église de village, on comprend, mais à Saint-Sulpice, c’est ridicule ! Des paroissiens viennent à 2000 dans certaines paroisses de Paris. On va s’arrêter à trente et un… C’est ridicule ! »

Revenant sur les négociations préalables avec le gouvernement (l’archevêque de Paris est membre de droit du conseil permanent de l’épiscopat, l’organe de décision de l’Église en France) Mgr Aupetit a alors expliqué que « conformément à ce qu’avait dit le Conseil d’Etat », l’Église a d’abord « discuté » avec le gouvernement mais que « comme d’habitude, on a été écouté mais pas entendu ».
D’où cette première conclusion du prélat sur les méthodes de consultation des autorités publiques : « Là, encore une fois, on se moque de nous ! »

Jusqu’à présent nous avons été extrêmement loyaux avec les autorités légitimes – comme Saint-Pierre et Saint Paul nous le demandent – mais quand on va trop loin et que l’on touche à notre conscience et à notre bon sens, cela ne va pas passer du tout. »

Mgr Aupetit

L’homme d’Église a alors expliqué les mesures sanitaires proposées par les catholiques : «que certains membres du gouvernement ignorent peut-être la religion, c’est leur affaire et c’est leur droit mais qu’ils ignorent la médecine, c’est grave en pleine crise sanitaire ! Nous avons proposé d’occuper un tiers d’une capacité habituelle en laissant un espace de 4m2 autour de chaque fidèle. Ce qui correspond tout à fait à l’état sanitaire. C’est ce que l’on fait pour les commerçants. C’est quand même étonnant qu’on le permette pour les commerçants et qu’on ne le permette pas pour l’Église… »
Puis l’archevêque de Paris a laissé exploser sa colère : « Donc là, ça suffit, il faut arrêter de nous infantiliser ! Jusqu’à présent nous avons été extrêmement loyaux avec les autorités légitimes – comme Saint-Pierre et Saint Paul nous le demandent – mais quand on va trop loin et que l’on touche à notre conscience et à notre bon sens, cela ne va pas passer du tout. »

L’homme d’Église a alors expliqué les mesures sanitaires proposées par les catholiques : «que certains membres du gouvernement ignorent peut-être la religion, c’est leur affaire et c’est leur droit mais qu’ils ignorent la médecine, c’est grave en pleine crise sanitaire ! Nous avons proposé d’occuper un tiers d’une capacité habituelle en laissant un espace de 4m2 autour de chaque fidèle. Ce qui correspond tout à fait à l’état sanitaire. C’est ce que l’on fait pour les commerçants. C’est quand même étonnant qu’on le permette pour les commerçants et qu’on ne le permette pas pour l’Église… »
Puis l’archevêque de Paris a laissé exploser sa colère : « Donc là, ça suffit, il faut arrêter de nous infantiliser ! Jusqu’à présent nous avons été extrêmement loyaux avec les autorités légitimes – comme Saint-Pierre et Saint Paul nous le demandent – mais quand on va trop loin et que l’on touche à notre conscience et à notre bon sens, cela ne va pas passer du tout. »

Ne sachant pas, au moment où il parlait qu’une piste de sortie de cette crise (***) avait été trouvée entre la conférence des évêques et le gouvernement, l’archevêque de Paris a alors laissé entendre que la jauge de « trente personnes » ne serait pas respectée : « De toute façon, on entre dans nos églises pour nous assassiner, c’est le terrorisme islamique, on nous égorge, on égorge de gens pacifiques qui viennent prier. Peut-être que M. Darmanin enverra des policiers avec des matraques pendant la messe, ce serait un spectacle étonnant. On va bien voir. »

(***) Peut-être trouvée mais non-appliquée

Jauge à 30 personnes ce dimanche

Une mesure qui demeure irréaliste et inapplicable

C’est avec regret que la Conférence des évêques de France (CEF) apprend que la jauge de 30 personnes par lieu de culte pour les célébrations est maintenue pour ce dimanche. Après l’appel du Président de la République à l’issue de son discours du mardi 24 novembre, elle attendait une rectification de cette mesure et la mise en place d’une « jauge réaliste » dès ce 28 novembre. Il n’en est rien !

Le Premier ministre explique sa fermeté par la situation épidémiologique ; néanmoins les protocoles présentés par les différentes religions auraient pu permettre des décisions plus facilement applicables et équitables.

La CEF s’interroge sur les véritables critères utilisés par le gouvernement pour fixer les conditions de ce confinement. Certes les cultes ne sont pas des commerces mais traiter ainsi les religions, c’est considérer comme accessoire la foi de millions de croyants. C’est une grave erreur pour notre société tout entière.

Le Premier ministre s’est engagé à ouvrir la discussion sans attendre pour permettre dès que possible une jauge proportionnée à la taille des édifices. La Conférence des évêques de France réclame une véritable concertation plus efficace pour aboutir à un accord. Dans ce contexte elle se réserve toujours la possibilité d’utiliser les moyens de droit appropriés.

La Conférence des évêques de France réaffirme l’engagement plein et entier des catholiques dans la lutte contre cette épidémie et leur volonté de servir au plus grand bien de notre société.