Carême : comment encourager son enfant à poursuivre ses efforts ?

Durant les longues semaines de Carême, les enfants ont besoin d’être accompagnés pour ne pas abandonner les bonnes résolutions prises dans l’enthousiasme des premiers jours.

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Il peut arriver que, par inertie ou tout simplement parce que nous nous sommes laissé déborder par le temps, nous n’ayons pas encore pris sérieusement la route de Pâques. La tentation est grande de se dire : « Tant pis, nous ferons mieux l’année prochaine. » Aidons les enfants à découvrir qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et jamais trop tôt pour commencer.

UN CALENDRIER LUDIQUE POUR AVANCER VERS PÂQUES

Rappelons qu’un calendrier permet à l’enfant, en visualisant le temps qui passe, de mesurer sa progression, jour après jour, sur la route de Pâques. Si ce n’est déjà fait, il est donc possible de réaliser pour lui un calendrier du Carême sur lequel il collera chaque jour une gommette (ou coloriera une case). Pour bien montrer que le Carême est une progression, une ascension, il est important que la route vers Pâques soit figurée par un chemin qui monte ou un escalier (une marche par jour).

L’enfant peut marquer ses efforts sur ce calendrier ou sur tout autre support symbolique : une grande croix qu’il colorie ou sur laquelle il colle des gommettes, un puzzle qu’il reconstitue, etc. Même s’il n’a pas commencé au début du Carême, nous pouvons le lui suggérer maintenant, si nous sentons qu’il a besoin de ce moyen concret pour persévérer. Bien entendu, cette manière de procéder a ses limites : l’enfant étant son propre juge est tantôt trop indulgent, tantôt trop sévère, il y a parfois une sorte de (regrettable) compétition entre les frères et sœurs, et surtout la valeur du Carême ne saurait se limiter à la somme d’efforts fournis et de sacrifices consentis. Mais ces risques peuvent être palliés si les enfants sont soutenus et guidés par leurs parents qui sauront apaiser les scrupuleux, inviter les « m’as-tu-vu » à plus de discrétion et aider les uns et les autres à découvrir que le Carême est d’abord une démarche de Dieu vers chacun de nous. C’est son Amour qui est premier, qui précède nos efforts et nos renoncements.

NE PAS CHOISIR DES EFFORTS TROP AMBITIEUX

Lorsqu’on n’a pas le courage de persévérer dans l’effort, on se trouve souvent mille « bonnes excuses » du genre : « La résolution que j’avais choisie est trop difficile, ça ne sert à rien puisque je retombe toujours ». Il peut arriver que les enfants choisissent effectivement des efforts trop ambitieux. Dans ce cas, nous pouvons leur suggérer de définir plus précisément et plus modestement leur résolution. Au lieu de : « Je serai toujours de bonne humeur », décider : « Je ferai un effort pour être toujours souriant le matin ». De plus, l’enfant doit découvrir que ce qui est grave n’est pas de tomber mais de rester à terre. Car rester à terre c’est douter, non seulement de soi, mais surtout de Dieu et de sa miséricorde. Dieu ne nous demande pas d’avancer à pas de géants : il nous demande d’avancer, c’est tout. De faire un pas, si petit soit-il. Puis un autre. Et encore un autre.

Si certaines résolutions sont trop ambitieuses, d’autres peuvent ne pas l’être suffisamment. Pour relancer l’enthousiasme, ne pas craindre alors de « passer à la vitesse supérieure ». Dire à l’enfant : « Tu peux aller encore plus loin, tu en es capable ». Cela est vrai aussi sur le plan familial : on peut décider, au cours du Carême, de faire plus que ce qui avait été prévu au départ (en ce qui concerne la prière en famille, par exemple, ou le partage). En tout cas, il ne faut pas se scléroser ou se laisser enfermer dans les limites d’un « programme » établi une fois pour toutes. Le Carême, à l’image de toute la vie, doit toujours être vu comme une progression, une occasion de grandir.

ENCOURAGER LES PETITS MAIS AUSSI LES GRANDS

L’enfant a besoin de concret, de palpable. Or il ne voit pas Dieu, il ne L’entend pas. Mais Dieu se révèle à l’enfant à travers les parents. Il compte sur eux pour qu’ils soient attentifs aux efforts des uns et des autres, aux sacrifices, aux générosités pleines d’ardeur et qu’ils sachent, tantôt rester silencieux et discrets, tantôt redonner confiance, approuver. L’enfant a besoin d’entendre dire : « C’est bien ». Il a besoin de se sentir compris et encouragé. Il suffit souvent d’un regard, d’un sourire, pour signifier à l’enfant que nous avons remarqué son effort et que, tout en respectant la discrétion joyeuse avec laquelle il l’accomplit, nous voulons lui montrer que nous sommes fiers de lui.

Aider les petits est relativement facile mais les plus grands, eux aussi, ont besoin d’encouragements tout en exigeant que nous ne nous mêlions pas de leurs affaires. Il revient alors aux parents d’effectuer un difficile dosage entre une présence attentive et une discrétion pleine de respect. Il suffit qu’on dise publiquement à un adolescent : « Tu ne prends pas de beurre ? C’est à cause du Carême ? », pour qu’il renonce aussitôt à cette pénitence qu’il voulait secrète. Mais s’il fait des efforts, même minimes, pour rendre service et que personne ne le remarque, il risque de baisser les bras rapidement.


FAVORISER UNE ATMOSPHÈRE JOYEUSE

Le Carême n’est pas un temps de morosité. C’est un temps de conversion, donc de joie. De même qu’« un saint triste est un triste saint », « un Carême triste est un triste Carême ». Certes, la conversion implique la contrition et la pénitence. Pleurer ses péchés, avoir « le cœur brisé, broyé » à cause d’eux, est une des grâces du Carême. Mais ces pleurs n’excluent pas la joie, au contraire, car ils sont la porte qui ouvre vers le bonheur d’être sauvé.

La joie du Carême doit se traduire très concrètement, très quotidiennement, dans la vie familiale. Et cette atmosphère joyeuse est certainement un des plus sûrs moyens d’aider les enfants à persévérer jusqu’à Pâques.

Christine Ponsard

« Apprenez à faire le bien : recherchez le droit »

Lecture du livre du prophète Isaïe

Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe ! Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien : recherchez le droit,
mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve.
Venez, et discutons – dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme de la laine. Si vous consentez à m’obéir, les bonnes choses du pays, vous les mangerez ; mais si vous refusez, si vous vous obstinez, c’est l’épée qui vous mangera.
– Oui, la bouche du Seigneur a parlé.

PSAUME

R/ À celui qui veille sur sa conduite,
 je ferai voir le salut de Dieu. 

 « Écoute, mon peuple, je parle ;
 Israël, je te prends à témoin.
 Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ;
 tes holocaustes sont toujours devant moi.

 « Vais-je manger la chair des taureaux
 et boire le sang des béliers ?
 Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce,
 accomplis tes vœux envers le Très-Haut.

 « Qu’as-tu à réciter mes lois,
 à garder mon alliance à la bouche,
 toi qui n’aimes pas les reproches
 et rejettes loin de toi mes paroles ?

 « Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ?
 Penses-tu que je suis comme toi ?
 Qui offre le sacrifice d’action de grâce,
 celui-là me rend gloire. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,
car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

Méditons

L’appel à la conversion qui sonne fort dans la première lecture se traduit dans l’évangile par l’appel de Jésus à vivre fidèle aux enseignements reçus et ce dans l’humilité et la discrétion. On peut se rappeler ici les mots du mercredi des cendres : « Ton Père voit ce que tu fais dans le secret, il te le rendra ». L’humilité de l’homme touche beaucoup le cœur de Dieu. Elle nous permet de reconnaître notre petitesse devant lui ainsi que nos péchés. Dans le contexte de déchristianisation où nous avons du mal à nous confesser, l’humilité peut vraiment nous aider à faire cette démarche salutaire pour nous laver dans l’océan de la miséricorde de Dieu.

Je fais mon examen de conscience en toute humilité

« Pardonnez, et vous serez pardonnés »

Lecture du livre du prophète Daniel

Je fis au Seigneur mon Dieu cette prière et cette confession : « Ah ! toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable, qui garde alliance et fidélité à ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements,
nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles,
nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances. Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos princes, à nos pères,
à tout le peuple du pays. À toi, Seigneur, la justice ; à nous la honte au visage, comme on le voit aujourd’hui pour les gens de Juda, pour les habitants de Jérusalem et de tout Israël, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des infidélités qu’ils ont commises envers toi. Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos princes, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi. Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon,
car nous nous sommes révoltés contre lui, nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu, car nous n’avons pas suivi les lois qu’il nous proposait par ses serviteurs les prophètes. »

PSAUME

Seigneur, ne nous traite pas 
selon nos péchés

Combien de temps, Seigneur, durera ta colère ?
 Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres :
 que nous vienne bientôt ta tendresse,
 car nous sommes à bout de force !

 Aide-nous, Dieu notre Sauveur,
 pour la gloire de ton nom !
 Délivre-nous, efface nos fautes,
 pour la cause de ton nom !

 Que monte en ta présence la plainte du captif !
 Ton bras est fort : épargne ceux qui doivent mourir.
 Et nous, ton peuple, le troupeau que tu conduis,
 sans fin nous pourrons te rendre grâce.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Méditons

Le temps de carême est un temps de restructuration de notre relation avec Dieu . Relation sur laquelle nous sommes appelés à faire la lumière en reconnaissant en toute vérité nos fautes devant Dieu pour obtenir de lui grâce et miséricorde. Puisque Dieu nous a pardonnés et continue de nous pardonner nous devons à notre tour déborder de miséricorde. La miséricorde dépasse largement le sens du pardon. Elle englobe aussi la bonté et c’est celle-ci qui nous rend compatissants envers les autres. Nous supportons alors patiemment leurs défauts.

Je fais mon examen de conscience en toute sincérité et je demande vraiment
pardon . Je fais la démarche de me confesser pendant ce temps de carême

Les 110 innocents des Lucs-sur-Boulogne, le plus horrible massacre de la Révolution

Ce fut un des plus horribles massacres de la Révolution. Malgré le sacrifice de leur vieux curé qui voulait les protéger, tous les habitants des Lucs-sur-Boulogne furent exterminés, hommes, femmes, enfants le 28 février 1794. Parmi eux, 110 tout-petits, tués en haine de la foi, dont la cause de béatification est ouverte à Rome

Aleteia.org , 27/02/2021

Oubliée, Notre-Dame des Lucs en Vendée ? Construite au XIXe siècle, à l’emplacement de l’ancienne église détruite par les Colonnes Infernales le 28 février 1794, la chapelle actuelle, dont on ne pousse plus guère la porte, est sans charme mais elle rappelle que ce lieu fut le témoin d’un des plus indicibles massacres de la Révolution, véritable matrice de tous les génocides et de toutes les horreurs totalitaires du XXe siècle.

En janvier 1794, désireux d’en finir avec l’insurrection vendéenne débutée au printemps précédent, le Comité de Salut public accorde son blanc-seing au plan du général Turreau qui propose de faire parcourir les départements insurgés par douze colonnes mobiles chargées de tout tuer et incendier sur leur passage. Peu importe qu’à cette date, militairement, la Vendée, vaincue, ne représente plus une menace. Le seul fait que ses populations catholiques aient osé se soulever, au nom de leur foi persécutée, contre la Révolution, les voue à la mort.

Dans la France « régénérée », il ne saurait y avoir de place pour ceux qui n’acceptent pas le nouveau « contrat social », dont on a exclu Dieu et l’Église ; en se « retranchant » ainsi de la communauté nationale, en soutenant que la loi divine prime sur celles de l’État, ces gens cessent d’être des citoyens, donc des humains. Réduits à l’état de sous-hommes, les Vendéens, leurs « femelles », leurs petits doivent être éradiqués comme des bêtes nuisibles. L’on ne va pas s’en priver : il s’agit d’hygiène sociale.

L’enfer se déchaîne

Les Colonnes de Turreau, très vite surnommées « infernales » en raison du sillage de flammes et de sang qu’elles laissent derrière elles, s’ébranlent le 17 janvier avec ordre de tuer tout ce qui vit sur leur passage, femmes, enfants, vieillards, animaux, puis de tout brûler. Ce plan est appliqué avec un zèle féroce. Les soldats, que l’on enivre pour leur donner du cœur à l’ouvrage, ne se contentent pas de tuer : ils violent et torturent. Il semble que l’enfer se déchaîne sur ces terres catholiques qui voulaient le rester.

Le 28 février 1794, la colonne du général Cordelier approche des Lucs-sur-Boulogne, gros bourg composé de deux agglomérations, le Grand et le Petit Lucs. Le village, dont tous les hommes valides en âge de porter les armes ont rejoint Charette pour tenter d’arrêter les « brûleux », ne saurait constituer un objectif militaire, mais c’est une proie facile, précisément ce que recherche Cordelier, plus désireux de piller et de massacrer que de se battre.

Sans défense, les habitants des Lucs, face au péril, cherchent refuge au pied de la Sainte Vierge, dans l’église Notre-Dame du Petit Luc, trop petite pour contenir les 500 malheureux qui s’y pressent. Déjà, dans le vallon de la Malnay, en contrebas, l’on entend les tambours des Bleus qui approchent.

Le sacrifice du vieux curé

Alors, le vieux curé, l’abbé Voyneau, héroïque, décide d’aller au devant des militaires et de s’offrir en victime, lui, prêtre réfractaire dont la tête est mise à prix, contre la vie de ses ouailles… Son sacrifice ne sauvera pas son troupeau. L’abbé Voyneau est torturé, longuement. On lui tranche les doigts, qui ont reçu l’onction pour consacrer, on lui arrache la langue, qui avait le pouvoir de faire descendre le Christ sur l’autel, dans une atteinte volontaire et sacrilège à son sacerdoce. Enfin, on l’ouvre en deux à coups de sabre et on lui arrache le cœur. Longtemps, l’on montrera, sur des pierres, les traces du sang du martyr.

Puis, Cordelier et ses hommes monteront jusqu’à Notre-Dame, et y « décalotteront toute une nichée de calotins qui brandissaient les insignes du fanatisme » ; comprenez des familles entières à genoux accrochées à leurs chapelets, massacrées à coups de baïonnettes. Pour terminer la besogne, ils incendieront l’église et tireront dessus au canon, pour être bien sûr que personne n’échappe au brasier. Méticuleux, les tueurs explorent ensuite toutes les maisons, toutes les fermes, battent les haies et massacrent humains et animaux.

Le prêtre relève 565 cadavres ; parmi eux 110 tout petits enfants qui n’avaient pas l’âge de raison.

Quant, à dix jours de là, le jeune curé du Grand Luc, l’abbé Barbedette, aumônier dans l’armée de Charette, informé du massacre, regagne sa paroisse et se met en quête de survivants, il n’en retrouve aucun. Le prêtre relève 565 cadavres ; parmi eux « 110 tout petits enfants qui n’avaient pas l’âge de raison ». Et, seul, il les enterre. Puis, parce qu’il ne faut pas qu’un drame pareil s’oublie, l’abbé Barbedette dresse l’interminable liste des victimes, maison par maison, famille par famille, mettant en évidence l’assassinat sous le même toit de trois ou quatre générations, de l’arrière-grand-mère à l’arrière-petit-fils nouveau-né. Cette terrible liste, qu’il faut un long moment pour lire, le cœur serré, vous la trouverez, gravée dans le marbre, sur les murs de la chapelle.

La grâce de la fidélité

Longtemps, l’on est venu se recueillir, aux fêtes mariales, en ces lieux qui ne parlent pas de haine, ni de vengeance, mais seulement d’un pardon toujours offert et prêt à rejaillir sur les bourreaux eux-mêmes. On y invoque la protection de Notre-Dame des Martyrs et des Saints Innocents de la Vendée, ces 110 tout petits, évidemment étrangers aux querelles politiques du temps, massacrés ici en haine de la foi, et dont la cause de béatification, ouverte, attend toujours son aboutissement. Si jamais vous passez aux Lucs, après avoir visité le Mémorial de la Vendée inauguré en 1993 par Soljenitsyne, faites le détour par la chapelle. Entrez, prenez le temps de lire un à un chaque nom de la liste de l’abbé Barbedette. Puis demandez à l’abbé Voyneau et à ses ouailles la grâce de la fidélité. Jusqu’au bout.

Anne Bernet – Publié le 27/02/21

Heureux ceux qui marchent suivant la loi du Seigneur !

Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple d’Israël : « Aujourd’hui le Seigneur ton Dieu te commande de mettre en pratique ces décrets et ces ordonnances. Tu veilleras à les pratiquer de tout ton cœur et de toute ton âme. Aujourd’hui tu as obtenu du Seigneur cette déclaration : lui sera ton Dieu ; toi, tu suivras ses chemins, tu garderas ses décrets, ses commandements et ses ordonnances, tu écouteras sa voix. Aujourd’hui le Seigneur a obtenu de toi cette déclaration : tu seras son peuple, son domaine particulier, comme il te l’a dit, tu devras garder tous ses commandements. Il te fera dépasser en prestige, renommée et gloire toutes les nations qu’il a faites, et tu seras un peuple consacré au Seigneur ton Dieu, comme il l’a dit. »

PSAUME

R/ Heureux ceux qui marchent
 suivant la loi du Seigneur ! 

 Heureux les hommes intègres dans leurs voies
 qui marchent suivant la loi du Seigneur !
 Heureux ceux qui gardent ses exigences,
 ils le cherchent de tout cœur !

 Toi, tu promulgues des préceptes
 à observer entièrement.
 Puissent mes voies s’affermir
 à observer tes commandements !

 D’un cœur droit, je pourrai te rendre grâce,
 instruit de tes justes décisions.
 Tes commandements, je les observe :
 ne m’abandonne pas entièrement.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, Et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits
comme votre Père céleste est parfait. »

Méditons

L’amour de nos ennemis voilà ce que le Seigneur attend de nous. Devant ce que Dieu ordonne, si nous avons de la bonne volonté sa grâce ne nous fait pas défaut. Sa grâce accompagne toujours ce qu’il commande. C’est le supplément d’âme dont nous avons parlé hier. Dieu ne nous autorise pas à avoir des ennemis. Supplions-le de nous aider à mettre en pratique ce commandement car l’humain cherche à dominer en nous. Dieu nous appelle à un amour grand, élevé. « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait ». Alors que nous disons que ‘’la perfection n’est pas de ce monde’’ pour nous exonérer ou pour nous excuser. La barre est haute. Si nous n’y arrivons pas, soyons en tension permanente pour aller de victoire en victoire sur le vieil homme. Dieu qui tient ses promesses ne saura pas passer nos efforts sous silence.

Je fais l’effort dans la journée de m’adresser à quelqu’un avec qui je ne m’entends pas bien ou je l’appelle au téléphone pour prendre des nouvelles.

Pourquoi se confesser ?

C’est Jésus qui dit à ses apôtres : « Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés seront pardonnés ; ceux à qui vous ne les pardonnerez pas ne seront pas pardonnés » (Jn, XX, 19-23). Les apôtres et leurs successeurs – les évêques et les prêtres, leurs collaborateurs – deviennent des instruments de la miséricorde divine. Ils agissent in persona Christi, c’est très beau. Et cela prend une signification profonde, parce que nous sommes des êtres sociaux. Si tu n’es pas capable de parler de tes erreurs avec ton frère, tu peux être sûr que tu seras incapable d’en parler, même avec Dieu ; et tu finis par te confesser devant ton miroir, devant toi-même. […]

Se confesser devant un prêtre est une façon de remettre ma vie entre les mains et le cœur d’un autre, qui , à cet instant, agit au nom et pour le compte de Jésus. C’est une façon d’être concret et authentique : se mettre face à la réalité en regardant une autre personne, et non soi-même reflété dans un miroir.[…] C’est vrai, je peux parler avec le Seigneur, Lui demander immédiatement pardon, L’implorer. Et le Seigneur pardonne, tout de suite. Mais il est important que j’aille au confessionnal, que je me mette face à un prêtre qui représente Jésus, que je m’agenouille devant la Mère de Dieu. […]

Les enfants, les catéchumènes, nous-mêmes souvent, ne savons pas comment célébrer ce sacrement. Dans cette seconde vidéo, sœur Henriette retrace l’ensemble des étapes. Elle commence par la préparation que chacun fait, seul, dans la prière, puis elle nous commente le rituel liturgique, sans oublier d’évoquer les différentes variantes qu’il propose.

“Si tu retiens les fautes, Seigneur, qui subsistera ?”

Lecture du livre du prophète Ézékiel

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis,
s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée. Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ? Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus : à cause de son infidélité et de son péché,
il mourra !

Et pourtant vous dites : « La conduite du Seigneur n’est pas la bonne. » Écoutez donc, fils d’Israël :
est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra. Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas.

Psaume

R/ Si tu retiens les fautes, Seigneur,
 Seigneur, qui subsistera ? 

 Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
 Seigneur, écoute mon appel !
 Que ton oreille se fasse attentive
 au cri de ma prière !

 Si tu retiens les fautes, Seigneur,
 Seigneur, qui subsistera ?
 Mais près de toi se trouve le pardon
 pour que l’homme te craigne.

 J’espère le Seigneur de toute mon âme ;
 je l’espère, et j’attends sa parole.
 Mon âme attend le Seigneur
 plus qu’un veilleur ne guette l’aurore. 

 Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
 près de lui, abonde le rachat.
 C’est lui qui rachètera Israël
 de toutes ses fautes.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

Méditons

«Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et pharisiens, vous n’entrerez pas dans le
royaume des cieux ». Le Seigneur nous appelle à créer la différence d’avec ceux qui ne croient pas en lui. Un supplément d’âme nous est demandé pour entrer dans le royaume, un effort sur nous-même. Nous ne pouvons pas vivre comme tout le monde. Cette démarcation se fait surtout au niveau de la qualité de relation à tisser avec les autres . Le respect et l’amour de l’autre, image et ressemblance de Dieu sont des préceptes sur lesquels il nous faut être vigilants. Pour cela le pardon est nécessaire , pardon qui nous fait, à notre tour, grandir dans l’amour du Père et lui rend agréables nos prières.

Je choisis quelqu’un à qui je pardonne du fond du cœur .

“Je n’ai pas d’autre secours que toi, Seigneur »

Lecture du livre d’Esther

En ces jours-là, la reine Esther, dans l’angoisse mortelle qui l’étreignait, chercha refuge auprès du Seigneur. Se prosternant à terre avec ses servantes du matin jusqu’au soir, elle disait : « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, tu es béni. Viens à mon secours car je suis seule, et je n’ai pas d’autre défenseur que toi, Seigneur. Car je vais jouer avec le danger. Dans les livres de mes ancêtres, Seigneur, j’ai appris que ceux qui te plaisent, tu les libères pour toujours, Seigneur. Et maintenant, aide-moi, car je suis solitaire et je n’ai que toi, Seigneur mon Dieu. Maintenant, viens me secourir car je suis orpheline, et mets sur mes lèvres un langage harmonieux quand je serai en présence de ce lion ; fais que je trouve grâce devant lui, et change son cœur : qu’il se mette à détester celui qui nous combat, qu’il le détruise avec tous ses partisans. Et nous, libère-nous de la main de nos ennemis ; rends-nous la joie après la détresse et le bien-être après la souffrance. »

Psaume

R/ Quand je crie vers toi, Seigneur,
tu réponds à mon appel.

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.
Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.

Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

Evangile selon St Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira. Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ? ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »

Méditons

Confiance absolue au Seigneur tel est l’appel de la liturgie de ce jour. Cette confiance nous amène à prier Dieu qui n’abandonne jamais ceux qui l’invoquent en vérité. Nous parlons là de la prière, une prière forte avec l’assurance que Dieu va nous exaucer. Esther nous montre dans la première lecture comment prier. Dieu écoute la prière de la personne qui s’humilie et qui sait que tout dépend de Dieu et que tout est en son pouvoir. Le temps du carême est un temps où nous sommes plus que jamais invités et prier et supplier le Seigneur. La prière est le fil de notre entretien constant avec le Seigneur. Prier avec persévérance et prier sans cesse.

Je prie plus que d’habitude avec entière confiance.

Tu ne repousses pas, ô mon Dieu,un cœur brisé et broyé.

Lecture du livre du prophète Jonas

La parole du Seigneur fut adressée à Jonas : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne,
proclame le message que je te donne sur elle. » Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur.
Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! » Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac. La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre. Puis il fit crier dans Ninive
ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas. Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence.

Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! »

En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.

PSAUME

R/ Tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
 un cœur brisé et broyé. (Ps 50, 19b)

 Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
 selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
 Lave-moi tout entier de ma faute,
 purifie moi de mon offense.

 Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
 renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
 Ne me chasse pas loin de ta face,
 ne me reprends pas ton esprit saint.

 Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
 tu n’acceptes pas d’holocauste.
 Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
 tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas. »

Méditons

Le Catéchisme de l’Église Catholique en son article 66 dit : « L’Economie chrétienne, étant l’Alliance Nouvelle et définitive, ne passera donc jamais et aucune nouvelle révélation publique n’est dès lors à attendre avant la manifestation glorieuse de notre Seigneur Jésus-Christ . » . C’est pour dire que Dieu ne peut plus mieux nous parler qu’en son Fils. Pour nous convertir nous n’avons plus rien d’autre à attendre. Comme le dit Saint Paul : « c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut » 2 Co 6,2. Nous n’avons plus rien à attendre pas même un seul miracle pour nous excuser de notre non-conversion. ‘’Aujourd’hui ne fermons pas notre cœur mais écoutons la voix du Seigneur.

Ma résolution

Je m’engage sur le chemin de conversion et je crois que je peux y arriver. Ce n’est pas impossible.

Prions lentement le « Notre Père »

Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père vous pardonnera…

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur : « La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur
et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission
. »

PSAUME

R/ De toutes leurs angoisses,
 Dieu délivre les justes.

 Magnifiez avec moi le Seigneur,
 exaltons tous ensemble son nom.
 Je cherche le Seigneur, il me répond :
 de toutes mes frayeurs, il me délivre.

 Qui regarde vers lui resplendira,
 sans ombre ni trouble au visage.
 Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
 il le sauve de toutes ses angoisses.

 Le Seigneur regarde les justes,
 il écoute, attentif à leurs cris.
 Le Seigneur affronte les méchants
 pour effacer de la terre leur mémoire.

 Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
 de toutes leurs angoisses, il les délivre.
 Il est proche du cœur brisé,
 il sauve l’esprit abattu.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi :
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes,
votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »

Méditons

L’Evangile de ce jour nous invite surtout à la confiance et au pardon. Confiance totale en Dieu et en son amour et le pardon pour nos frères et sœurs qui nous ont offensés. C’est parce que nous avons confiance en Dieu que nous pouvons l’appeler notre Père. Quelle que soit notre image du père que nous avons connu en ce qui nous concerne ou d’autres personnes, sachons que Dieu est meilleur au-delà de l’image du père parfait dont nous pourrions rêver sur cette terre. Nous pouvons lui faire toutes les confidences et nous lâcher complètement .
En puisant à cette source de bonté, nous sommes invités à la répandre sur les autres qui, comme nous malgré notre regard sur eux ou sur ce qu’ils sont réellement, sont fils de ce même Père. Dieu nous a pardonnés, à notre tour débordons de miséricorde.

Ma résolution

Je pense à quelqu’un à qui j’ai du mal à pardonner et je prie pour lui puis je pardonne au nom de Jésus.