Parcours Alpha. Invitation

C’est une série de rencontres ouvertes sur le monde. Le Parcours Alpha Classic permet de parler spiritualité, de ses propres questions et convictions sur le sens de la vie. Après un temps convivial, une question différente est abordée ouvrant sur une discussion en petit groupe. Ces parcours sont organisés dans plus de 700 lieux en France (cafés, églises, maisons,…). Il y en a forcément près de chez vous.

ALPHA : C’est quoi ?

C’est une série de rencontres ouvertes sur le monde. Le Parcours Alpha Classic permet de parler spiritualité, de ses propres questions et convictions sur le sens de la vie. Après un temps convivial, une question différente est abordée ouvrant sur une discussion en petit groupe. Ces parcours sont organisés dans plus de 700 lieux en France (cafés, églises, maisons,…). Il y en a forcément près de chez vous.

C’est une série de rencontres ouvertes sur le monde. Le Parcours Alpha Classic permet de parler spiritualité, de ses propres questions et convictions sur le sens de la vie. Après un temps convivial, une question différente est abordée ouvrant sur une discussion en petit groupe. Ces parcours sont organisés dans plus de 700 lieux en France (cafés, églises, maisons,…). Il y en a forcément près de chez vous.

C’est aussi une opportunité de comprendre et découvrir les bases de la spiritualité chrétienne.

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À Calais, le Secours Catholique dénonce la violence contre les migrants

Trois personnes dont l’aumônier du Secours Catholique sont en grève de la faim depuis le 11 octobre pour interpeller les pouvoirs publics sur la dégradation des conditions de vie des demandeurs d’asile. Ils demandent notamment la fin des démantèlements de campements durant la trêve hivernale.

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

À Calais, dans le Nord de la France, la situation des migrants est de plus en plus préoccupante. La dégradation constante de leurs conditions de vie devient une préoccupation grandissante pour les acteurs sur le terrains, associations en tête. Le Secours Catholique Caritas France, au sein d’un collectif intitulé «Faim aux frontières» a lancé une pétition en ligne pour interpeller les pouvoirs publics, demandant la suspension des expulsions quotidiennes et des démantèlements de campements durant la trêve hivernale mais aussi l’arrêt de la confiscation des tentes et des effets personnels des demandeurs d’asile.

«Depuis plusieurs années, souligne le collectif des associatifs, des militants et des personnes exilées alertent sur la situation inhumaine qui s’inscrit dans le Calaisis» peut-on lire dans le texte de cette pétition qui dénonce formes quotidiennes de «violences psychologiques et physiques à l’encontre des personnes exilées». Celles-ci prennent des formes multiples, expliquent les associations d’aide aux migrants: expulsions toutes les 48h voire quotidiennes; confiscation et destruction des effets personnels; multiplication des arrêtés anti-distribution de nourriture et d’eau; humiliations; coups et blessures de la part des forces de l’ordre, etc.

Un dialogue de sourds avec les autorités

Le père Philippe Demeestere, (à droite), aumônier local du Secours catholique et un couple de Calais sont en grève de la faim.

Le Secours Catholique dénonce un dialogue impossible avec les autorités à tel point que trois personnes ont entamé une grève de la faim dans l’église Saint-Pierre de Calais pour se faire entendre. Parmi eux le père Philippe Demeestere, l’aumônier du Secours catholique de Calais. Le 14 juillet par exemple, le prêtre raconte qu’une demande de non-expulsion avait été formulée auprès de la sous-préfecture, demande restée sans réponse. Et les expulsions de demandeurs d’asile ont néanmoins eu lieu. 

Le père Demeestere se désole de faire face à une «mécanique devenue inhumaine» d’un État qui doit répondre à des considérations dictées par un agenda politique. Selon lui en effet, le climat de campagne électoral en France explique en partie cette réponse uniquement sécuritaire à un drame humanitaire. 

Entretien avec le père Philippe Demeestere

On s’est habitué à beaucoup de choses à Calais, à une maltraitance ordinaire des exilés, et il est important de dire de la part de citoyens que ça suffit! Les consciences sont commes anesthésiées par l’habitude, endormies par des prudences qui sont largement partagées, jusque dans nos églises, pour ne pas créer du désordre, et il est important de manifester à travers ce moyen d’expression. On ne veut pas que cela perdure. Nos revendications sont très simples: elles portent uniquement sur la période hivernale. Il s’agit simplement de faire droit à la plus simple humanité et de permettre ici aux exilés de ne pas être expulsés durant l’hiver, de ne pas se voir confisquer leurs tentes ou leurs effets personnels. Le gouvernement fait le minimum et le fait mal parce qu’il n’y a pas de véritable volonté d’accueil derrière. Il s’agit ici de dégoûter les gens, en leur pourissant la vie, de demeurer en France.

Vous dénoncez un dialogue de sourds avec les pouvoirs publics?

Si les Français ont accepté de mettre la frontière de la Grande-Bretagne en France, ce n’est pas simplement moyennant l’apport financier britannique pour bâtir des murs et des grillages sur la ville de Calais, mais c’est aussi que les exilés sont devenus prétexte à marchandage. Rien n’est mis sur la table et c’est cela qui fausse toutes les rencontres avec les autorités. En face de nous nous n’avons pas des gens qui sont libres. Les mots aussi sont détournés de leur sens. Le gouvernement prétend qu’il pratique une politique d’accueil et de fermeté, mais d’accueil il n’y a rien! Tout ce qui est pris en charge effectivement par le gouvernement ce sont des actions minimales telles qu’elles ont été ordonnées par les autorités judiciaires. C’est toujours avec le pied sur le frein et la marche-arrière enclenchée que le gouvernement fait le minimum et le fait mal, parce qu’il n’y a pas de vraie volonté d’accueil. Ce qui se passe ici n’a pas lieu dans un pays à 10 000 kilomètres, à propos duquel on pourrait dire « on ne peut rien faire ». L’abbé Pierre parlait « d’insurrection des consciences », il y a bien quelque chose de cela qui doit se produire. 

Pétition lancée, à signer sur le net

Le pardon, espace inviolable

La « querelle » du secret de la confession entre le ministre de l’Intérieur et le président de la Conférence des évêques de France « ébahit » notre chroniqueur. Même si les deux hommes ont calmé le jeu, Xavier Patier estime que le sanctuaire du pardon doit rester inviolable.

Xavier Patier – Publié le 18/10/21

Que les propos de Mgr de Moulins-Beaufort sur le secret de la confession aient surpris les médias, c’est cela qui est surprenant. Le journal Libération, laïque successeur de l’esprit chagrin de Port Royal, s’offusque ainsi des propos de l’archevêque de Reims. Il s’émeut dans son titre principal, du « dangereux calcul du chef des évêques », accusé de défendre le secret de la confession. Comme s’il y avait calcul, et comme si un danger quelconque venait de l’épiscopat ! Comment craindre les calculs d’un épiscopat souffrant, déconsidéré et démuni, qui assume comme il peut les scandales dont le rapport Sauvé a donné les détails ? Nous voyons bien que nos évêques n’en sont plus à calculer. Ils disent chacun à sa manière, au milieu de la tempête : « Sauve-nous Seigneur, nous périssons. »

Temporel et spirituel

Je croyais que, depuis 1905, l’Église et l’État étaient séparés en France. J’ai été, comme tout le monde, interloqué de voir qu’un ministre de l’Intérieur “convoquait” le président de la conférence des évêques comme un simple chef de bureau, et que ce dernier, comme au temps du Concordat, n’avait d’autre issue que de s’exécuter.

Je croyais qu’il existait deux ordres, le temporel et le spirituel, et qu’il était aussi vain, s’agissant de l’Église catholique, de discuter de la hiérarchie des normes entre le droit canonique et le droit séculier que de s’inquiéter du sexe des anges (lui aussi devenu incertain, il est vrai). J’ai été, comme tout le monde, ébahi de découvrir que le droit canon faisait partie de notre droit positif, à une place éminente ou non, bref à une certaine place nichée au milieu de notre arsenal juridique séculier. Ébahi de voir que le président de la Conférence des évêques se trouvait sous l’autorité hiérarchique d’un ministre, sur des sujets relevant de nos consciences.

Le dernier espace civilisé

Mais Libération n’y peut rien, c’est Mgr de Moulins-Beaufort qui a raison. Le danger n’est pas dans un supposé calcul dangereux du président des évêques, mais dans la confusion dangereuse du spirituel et du temporel, dont la séparation a fondé notre civilisation. Le droit canon de l’Église a vécu pendant des siècles dans des systèmes juridiques de toutes natures, sous des régimes de toutes espèces, sans avoir à s’y intégrer : car ces deux droits ne parlent pas de la même chose. Le secret absolu de la confession est indivisible de la réalité spirituelle. Il n’est pas séculier. Il est le dernier espace civilisé, dans un monde qui perd chaque jour un peu de sa civilisation.

S’il existe une civilisation chrétienne, ou plutôt s’il n’existera jamais de civilisation chrétienne au sens où les forts et les puissants l’entendent, c’est parce que le Royaume fondé par le Christ repose sur ce qui est le plus opposé au droit, le plus opposé à l’État, le plus opposé à l’ordre public, le plus opposé à l’institution judiciaire que tout ce qui se peut concevoir : le pardon. Le pardon est un espace inviolable. Il doit le rester. 

Bien sûr, il faut que les criminels se dénoncent, et il faut que chacun mette les faibles à l’abri des prédateurs. Mais s’il n’y a plus de secret de la confession, il n’y aura plus de confession du tout. Voulons-nous un monde dur, un monde impitoyable ? Renonçons au secret de la confession.

Xavier Patier, né 5 mars 1958 à Brive-la-Gaillarde, est un haut fonctionnaire et un écrivain français.Il est l’un des petits-fils de l’ancien ministre du Général de Gaulle, Edmond Michelet, chrétien et grand résistant,

Le Dimanche, un jour pour ne rien faire ?

Quand on pense au shabbat, dans le judaïsme, on pense à “ne rien faire”. La racine a donné naissance à de nombreux autres mots en hébreu moderne: faire la “SHeBiTa”, c’est faire la grève ! c’est s’arrêter de travailler. Alors, le samedi, on se tourne les pouces ?

Se souvenir du repos de la Création

Le récit biblique nous dit bien que Dieu “arrêta toute l’œuvre que lui-même avait créée”: le verbe est bien “arrêter” mais pour autant Dieu ne se tourne pas les pouces.
Le récit nous dit aussi qu’en ce jour, Dieu a tout achevé, c’est-à-dire a tout mené à sa perfection et surtout que Dieu “sanctifia” ce jour, lui donna un caractère sacré. Dans la pensée biblique juive, être sacré, c’est être “mis à part”. C’est donc un jour saint donc à part.
Et pourquoi l’homme, lui aussi, doit-il arrêter toute activité de création? Pour célébrer la Création, première alliance de Dieu avec les hommes, et contempler la beauté de cette dernière.
Ainsi donc, le Shabbat, on s’arrête de travailler pour se souvenir de l’Alliance. Le peuple qui garde le shabbat est à son tour un peuple qui devient saint.
« Vous observerez bien mes sabbats, car ce sera entre moi et vous, au fil des générations, un signe auquel on reconnaîtra que je suis l’Éternel qui vous considère comme saints. Vous respecterez le sabbat, car il est saint pour vous. » (Exode 31, 13–14)
Le shabbat, une expérience de libération
Mais l’Homme pécha, mit fin à cet éternel repos contemplatif du shabbat, celui du Paradis. Adam et Eve furent expulsés du repos paradisiaque et durent tout faire à la sueur de leur front, furent réduits en esclavage en Égypte.
Dieu décida alors de leur faire faire l’expérience du repos en les libérant du travail forcé et de l’esclavage. Dieu fit sortir son peuple d’Égypte grâce à Moïse et leur redonna le shabbat, ce jour du repos, sur le Mont Sinaï.
Pendant ce jour du shabbat, on se souvient de la libération, du salut et de la Rédemption que Dieu a accomplis en faveur de son peuple:


« Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l’étranger qui habite chez toi, afin que ton esclave et ta servante se reposent comme toi. Tu te souviendras que tu as été esclave en Egypte et que l’Eternel, ton Dieu, t’en a fait sortir avec puissance et force. » (Deutéronome 5, 12–15)
De même, tous les 7 ans, on doit laisser la terre se reposer, la laisser en jachère. Tous les 7 fois 7 ans, c’est-à-dire tous les 50 ans, c’est l’année du jubilé où les terres sont redistribuées.
Ce jour de shabbat est donc celui de la célébration de la Création et de la célébration de la Rédemption. Un jour de joie et de délices:
« (…) si tu considères le sabbat comme un plaisir, le jour saint de l’Eternel comme digne d’être honoré, et si tu l’honores en ne suivant pas tes voies habituelles, (…) alors tu trouveras ton plaisir dans l’Eternel. » (Isaïe 58,13–14).
Le Shabbat, espace de temps rempli par la présence de Dieu, communique la vie de Dieu à qui le pratique. Dieu veut redonner ce repos de la Création aux hommes qui l’ont perdu, toute l’entreprise divine est de nous remettre dans l’état de la Création, avant le péché, ce péché qui défigure l’homme.
Et le dimanche ? nouveau shabbat ?
Jésus a commencé sa mission à la synagogue de Nazareth un shabbat pour annoncer une nouvelle ère de repos en Dieu. Plusieurs fois, les évangiles nous montrent Jésus qui renouvelle le sens du shabbat: Jésus est le maître du shabbat, c’est-à-dire que lui seul peut réellement rétablir l’ordre premier de la Création, nous ramener au repos perdu par le péché. Mais Jésus va encore plus loin…
Pendant le samedi saint, jour de shabbat, Jésus est au tombeau, recrée patiemment le monde et il sort de la tombe le dimanche, le 8ème jour, le jour de la Création nouvelle.
Le dimanche est le huitième jour, le jour du Messie : à la fois dernier jour de la semaine et premier jour de la semaine, il montre que nous vivons dans un temps nouveau : il annonce une fin définitive du temps. Nous en avons déjà l’avant-goût aujourd’hui et maintenant.

Ne pas travailler le dimanche, respecter un nécessaire arrêt du travail, c’est se rappeler que nous sommes appelés à nous souvenir de la Création, du Salut offert à Israël et de son accomplissement dans Jésus-Christ par sa Résurrection.
Nous avons besoin de ce jour spécial pour célébrer cette vie donnée en abondance par Dieu comme signe de sa sainteté mais aussi de la nôtre. Le dimanche nous rappelle ainsi que nous ne sommes pas esclaves du temps mais que c’est dans ce temps que nous sommes appelés à la vie, au salut, au vrai repos, ce vrai repos qui nous avait été donné au Paradis, lors de la Création.

Le Pape dit son opposition à la suppression de l’objection de conscience

Le Pape François a reçu jeudi matin 14 octobre les participants à un congrès promu par la Société italienne de pharmacie hospitalière. Il leur a indiqué trois pistes sur lesquelles poursuivre leurs efforts en faveur du système national de santé publique dans le contexte actuel.

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

La pandémie de Covid-19 «a changé et changera la façon dont nous planifions, organisons et gérons la santé et les soins de santé», a d’emblée reconnu le Saint-Père. D’où une triple invitation adressée à ces professionnels de la santé italiens.

Y mettre du cœur

D’abord le fait d’exercer son métier avec «la prière» et «l’amour», sinon la «routine devient aride». Le Pape a vivement encouragé ses hôtes à poursuivre leur «service caché» comme l’aubergiste de la parabole du bon Samaritain, avec «patience, constance et précision»… ce qui porte à la sainteté «de la porte d’à côté»

François est ensuite revenu sur la spécificité du pharmacien hospitalier, qui est «toujours en contact immédiat avec le patient». Il s’agit donc de «prendre en compte les effets globaux» et la personne, et pas seulement «la somme des médicaments individuels».

L’objection de conscience, un point non négociable

La troisième voie indiquée par le Pape concerne la dimension éthique de la profession, sous deux aspects: personnel et social.

Au niveau de l’éthique individuelle, le pharmacien «utilise des substances médicinales qui peuvent se transformer en poisons», a rappelé le Souverain Pontife, ce qui appelle à une «vigilance constante». Et d’insister: «vous êtes toujours au service de la vie humaine». Cela peut parfois impliquer «l’objection de conscience, qui n’est pas une déloyauté, mais au contraire une fidélité à votre profession, si elle est valablement motivée», a assuré le Pape.

Puis cet avertissement: «Aujourd’hui, c’est un peu la mode de penser cela : mais ne serait-ce pas une bonne voie de supprimer l’objection de conscience? Mais regardez, c’est l’intimité éthique de chaque professionnel de la santé et cela ne devrait jamais être négocié, c’est la responsabilité ultime des professionnels de la santé»

«C’est aussi une dénonciation des injustices faites à la vie innocente et sans défense.  C’est un sujet très délicat, qui requiert à la fois une grande compétence et une grande rectitude», a-t-il ajouté, avant de dénoncer à nouveau l’avortement, un «meurtre». Mais l’opposition à l’avortement n’empêche pas la proximité: «être proche des situations, surtout des femmes, pour ne pas en venir à penser à la solution de l’avortement, car en réalité ce n’est pas la solution», a redit François.

Faire des choix durables

La justice sociale exige quant à elle de mettre en œuvre des stratégies de santé «économiquement et éthiquement durables».  Le pharmacien hospitalier doit prendre part à la réflexion, car il «n’est pas un simple exécutant». Le Pape a mis en garde contre la «culture du rejet» – notamment vis-à-vis des personnes âgées – tout comme les «critères de gestion et les critères financiers» ne doivent pas être «les seuls éléments à prendre en considération». François a également plaidé pour une meilleure gestion des ressources, afin d’éviter le gaspillage.

«… Que vous puissiez aller de l’avant dans votre métier, qui est si humain, si digne, si grand et si souvent si silencieux que personne ne le remarque», a conclu le Pape en bénissant ces pharmaciens italiens. 

ANNEE MARIALE : Avec Marie, en route pour la mission ! »

« Avec Marie, en route pour la mission ! »

Le thème de cette Année Mariale de notre diocèse, a le mérite de la simplicité et de la vigueur.
Marie est la reine des Apôtres envoyés par le Christ pour annoncer la joie de l’Évangile à tous les hommes.
Marie est la mère de l’Église qui se doit d’être missionnaire si elle veut être fidèle à l’Esprit Saint qui l’habite et l’anime.
Marie est la protectrice de la Vendée qui va se ressourcer auprès d’elle à Lourdes depuis 150 ans et qui a été consacrée à son cœur Immaculée.
Alors, entrons résolument dans cette Année Mariale : « avec Marie, en route pour la mission ! »

Mgr Jacolin

Programme de l’année mariale

7 Octobre 2021 : Pèlerinage Montfortain et ouverture de l’Année Mariale à Saint Laurent sur Sèvre, en présence de Don Anne-Guillaume Vernaeckt (chapelain de Lourdes).

En détail :

09h30 : Rendez-vous à Poupet

10h00 : Marche pèlerine de Poupet à St Laurent/Sèvre

12h00 : Arrivée à St Gabriel

12h30 : Pique nique tiré du sac

14h30 : Conférence – Don Anne-Guillaume Vernaeckt – Chapelain de Lourdes

15h30 : Chapelet à la Grotte de Lourdes

16h15 : Procession mariale aux flambeaux de la Grotte de Lourdes à la Basilique

17h00 : Messe présidée par Mgr Jacolin

4-8 Décembre 2021 : Autour de la fête de l’Immaculée Conception, le Père Horacio Brito (Aumônier général de l’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes et ancien recteur du sanctuaire) viendra à notre rencontre et à celle des acteurs pastoraux dans le cadre des « Missions de Lourdes » Une messe solennelle pour le 8 décembre sera à vivre en paroisse et à la cathédrale autour de Mgr Jacolin.

13-27 Février 2022 : Accueil des reliques de Sainte Bernadette Soubirous à la Cathédrale et au Carmel puis parcours en Vendée dans les paroisses et les communautés. A noter la fête de Sainte Bernadette le 18 février.

25 Mars 2022 : Fête de l’Annonciation.

9-13 Avril et 25-29 Juillet 2022 : Célébration du 150ème anniversaire du pèlerinage diocésain à Lourdes.

15 Août 2022 : Fête de l’Assomption et clôture de l’Année Mariale à l’occasion de la fête du diocèse de Luçon

Prière de l’année mariale

Ô Marie, Mère de Dieu, Mère de l’Eglise et notre Mère,

Vous êtes, dans votre glorieuse Assomption, la patronne de la cathédrale de Luçon

et la protectrice de tout le diocèse qui a été consacré à votre Cœur immaculée.

Vous avez choisi saint Louis-Marie Grignon de Monfort,

l’évangélisateur des campagnes vendéennes,

pour qu’il promeuve la vraie dévotion que vous désiriez :

« Tout à Jésus par Marie ».

Vous êtes apparue à Lourdes à Bernadette

pour confirmer que vous êtes « Immaculée Conception »

et pour nous appeler à faire pénitence et à prier pour les pécheurs.

Vous accueillez chaque année depuis 150 ans les pèlerins vendéens

Qui viennent se ressourcer à Lourdes.

Vous êtes honorée dans toute la Vendée à travers une multitude de pèlerinages

et de nombreuses représentations de la grotte de Lourdes.

En cette année que le diocèse vous a dédiée,

Accompagnez-nous de votre bienveillance maternelle,

alors que nous cherchons à nous mettre « en route pour la mission ».

Que nous suivions toujours de plus près votre divin Fils,

Lui qui a été consacré dans l’Esprit Saint et envoyé par son Père

pour annoncer l’Evangile aux pauvres.

Que la passion d’annoncer l’Evangile nous habite comme saint Paul

et comme tous les missionnaires issus de la Vendée.

Que nous soyons, personnellement et ensemble,

de véritables « disciples-missionnaires », là où nous vivons,

et que toute notre vie rayonne de la joie de l’Evangile.

Ainsi nous aurons un jour le bonheur de vous rejoindre dans le ciel,

tous rassemblés autour de votre Fils Jésus,

et de chanter éternellement avec vous et tous les saints :

Mon âme exalte le Seigneur,

Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur…

AMEN

Prière écrite par Mgr Jacolin

Secret de la confession : polémique…

Entre l’Église et la République, l’incident est clos. Il était né des propos de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, le président de la Conférence des évêques de France, sur Franceinfo le 5 octobre à propos du secret de la confession qui serait «plus fort que les lois de la République». Cette phrase, qui a provoqué une polémique nationale, lui a valu d’être invité par le ministre de l’Intérieur et des Cultes, Gérald Darmanin, à s’expliquer, dans son bureau, place Beauvau, mardi 12 octobre. Et ce, à la demande expresse du président de la République.

Par Jean-Marie Guénois

Dans un communiqué publié après cette rencontre, l’archevêque de Reims commence par «demander pardon» à tous ceux qui ont pu être choqués par ses paroles et par le fait que cette polémique «ait pris le pas» sur les propositions du rapport Sauvé. Devant le ministre, le prélat a d’ailleurs reconnu «la formulation maladroite» qu’il avait employée car si «la foi fait appel à la conscience de chacun» pour «chercher le bien sans relâche», cette démarche ne va pas «sans respecter les lois de son pays».

Déclaration de Mgr Eric de Moulins-Beaufort

« Je demande pardon aux personnes victimes et à tous ceux qui ont pu être peinés ou choqués par le fait que le débat suscité par mes propos, sur France Info, au sujet de la confession, ait pris le pas sur l’accueil du contenu du rapport de la CIASE et sur la prise en considération des personnes victimes. »

+ Éric de Moulins-Beaufort

Mgr Éric de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des évêques de France, a pu s’entretenir ce mardi avec M. Gérald Darmanin, Ministre de l’Intérieur en charge des cultes, à l’invitation de ce dernier. Ils ont pu échanger-sur la démarche de vérité vécue par l’Église catholique en France à propos des violences et agressions sexuelles commises au sein de l’institution depuis 1950. La publication du rapport de la CIASE (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise) constitue ainsi une étape essentielle dans cette démarche de vérité, et le travail réalisé par M. Jean-Marc Sauvé et son équipe est reconnu comme remarquable.

La Conférence des évêques de France (CEF) et la Conférence des religieux et religieuses en France (CORREF) ont demandé au Pape de recevoir en audience M. Jean-Marc Sauvé et les membres de la CIASE Mgr Éric de Moulins-Beaufort a pu évoquer avec M. Gérald Darmanin la formulation maladroite de sa réponse sur France Info
mercredi dernier matin. L’État a pour tâche d’organiser la vie sociale et de réguler l’ordre public. Pour nous chrétiens, la foi fait appel à la conscience de chacun, elle appelle à chercher le bien sans relâche, ce qui ne peut se faire sans respecter les lois de son pays. L’ampleur des violences et agressions sexuelles sur mineurs révélées par le rapport de la CIASE impose à l’Église de relire ses pratiques à la lumière de cette réalité. Un travail est donc nécessaire pour concilier la nature de la confession et la nécessité de protéger les enfants.

Mgr Éric de Moulins-Beaufort a tenu à redire la détermination de tous les évêques et, avec eux, de tous les catholiques, à faire de la protection des enfants une priorité absolue, en étroite collaboration avec les autorités françaises. C’est le sens, par exemple, des protocoles qui lient déjà 17 diocèses de France avec les parquets, afin de faciliter et d’accélérer le traitement des signalements pour tout fait dénoncé. Le Garde des Sceaux vient d’ailleurs d’encourager le déploiement de ce type de dispositif.

Les évêques de France réunis en assemblée plénière, du 3 au 8 novembre 2021, travailleront ensemble, à partir du rapport de la CIASE et de ses 45 recommandations, sur les mesures et réformes à poursuivre et à entreprendre, en étroite communion avec l’Église universelle.

Avec les évêques de France, Mgr Éric de Moulins-Beaufort invite les paroisses, les mouvements, les communautés à lire ce rapport, à le partager, à le travailler, tant il semble essentiel que tous accueillent les nombreux témoignages des personnes victimes qu’il comporte et en tire les conséquences qui s’imposent.

La réalité des violences et agressions sexuelles sur mineurs au sein de l’Église et dans la société invitent les femmes et les hommes de bonne volonté, croyants ou non, à travailler ensemble au service de la protection des plus jeunes, de l’accueil et de l’accompagnement des personnes victimes. Devant ces faits, Mgr Éric de Moulins-Beaufort redit sa honte, sa consternation, mais aussi sa détermination à mener les réformes nécessaires pour que l’Église, en France, mérite la confiance de tous.

Paris, le 12octobre 2021

« Échange fructueux »

Remerciant publiquement le prélat pour « l’échange fructueux et long » qu’ils ont eu, Gérald Darmanin, a aussi abordé à l’Assemblée nationale la question du « secret de la confession », qui existe « depuis deux cents ans dans notre droit, reconnu comme un secret professionnel, au même titre que les médecins ou les avocats ». Il y a cependant une exception pour «les crimes commis sur des enfants de moins de 15 ans» : «Tout religieux ou toute personne qui a connaissance d’abus sexuels doit porter à la justice de notre pays pour la protection des enfants.»

Sur ce même secret de la confession, Mgr Éric de Moulins-Beaufort a promis au ministre de l’Intérieur que l’Église allait lancer un «travail nécessaire» pour «concilier la nature de la confession et la nécessité de protéger les enfants». Réunis en assemblée plénière à Lourdes du 3 au 8 novembre, les évêques vont également décider d’autres «mesures et réformes à poursuivre et à entreprendre» contre ces abus.

François: les femmes consacrées, une «présence irremplaçable» dans l’Église

Ce lundi matin, le Pape François a reçu en audience les sœurs de la charité de sainte Jeanne Antide Thouret participant au chapitre général de la congrégation, qui se tient à Rome jusqu’au 15 octobre.

Vatican News Adelaide Patrignani – Cité du Vatican

Le chapitre général de cette congrégation fondée en 1799 à Besançon coïncide avec le début du Synode sur la synodalité, ouvert hier par le Pape François«Je voudrais aussi profiter de cette coïncidence pour souligner que l’engagement que nous prenons en tant qu’Église pour croître dans la synodalité est aussi une forte incitation pour les Instituts de vie consacrée», a souligné le Saint-Père devant les religieuses.

Comme celles qui ont suivi Jésus et les apôtres

Les femmes consacrées, a ensuite rappelé François, sont «une présence irremplaçable dans la grande communauté en mouvement qu’est l’Église»«J’aime à penser que vous, les femmes consacrées, êtes une extension de la présence féminine qui a marché avec Jésus et avec les Douze, partageant la mission et apportant votre contribution particulière», a-t-il ajouté.

Le thème du 21e chapitre général des sœurs de la charité de sainte Jeanne Antide Thouret est «repartir de Béthanie avec la sollicitude de Marthe et l’écoute de Marie». «Deux disciples qui ont eu une place très importante dans la vie de Jésus et des Douze, comme nous pouvons le voir dans les évangiles», a commenté le Pape.

Le baptême, racine commune

«Cela confirme qu’avant tout, en tant que femmes et en tant que baptisées, c’est-à-dire disciples de Jésus, vous êtes une présence vivante dans l’Église, participant à la communion et à la mission», a continué le Souverain Pontife, insistant aussi sur l’importance du baptême – «c’est là que se trouve la racine de tout».

«Je suis certain que si vous réussissez vraiment à vivre la sollicitude et l’écoute, en suivant l’exemple des saintes sœurs Marthe et Marie de Béthanie, vous continuerez à apporter votre contribution, une contribution précieuse au cheminement de toute l’Église», a assuré François, citant spécialement le «souci des pauvres», au cœur du charisme de ces religieuses apostoliques. «Cela édifie l’Église, la fait marcher dans la voie du Christ qui est la voie de la charité», en ayant le «style de Dieu», fait de «proximité, tendresse et compassion», a-t-il conclu avant de bénir les sœurs. 

Vivre l’abandon pour hériter du Royaume (Père Verkys)

Chers frères et sœurs bien-aimés dans le Seigneur,

L’Évangile de ce dimanche nous rejoint tous en même temps qu’il nous interpelle sur plusieurs plans. Il nous rejoint parce que l’ardent désir qu’exprime cet homme (riche) est le nôtre : avoir la vie éternelle.


C’est là l’attitude d’un homme qui croit en Dieu et qui sait que la vie éternelle existe bel et bien. Il cherche à y entrer mais vu la multitude de lois imposées par les pharisiens et les scribes, il recourt à Jésus pour aller droit au but par le chemin le plus sûr et sans ambages. Il est sur le bon chemin mais au premier palier de la conversion.

Jésus l’invite à aller plus loin en pratiquant les commandements. Chose qu’il a faite depuis sa jeunesse sans faille. Et nous en sommes-nous dans la pratique de ces commandements : ne pas commettre de meurtre, ne pas commettre d’adultère ni de vol, ne pas porter de faux témoignage et ne faire du tort à personne ; honorer son père et sa mère ?

Puisque cet homme est sur le bon chemin, Jésus l’invite à monter au troisième palier de la conversion : « va, vends ce que tu as et donne-le au pauvre et tu auras un trésor au ciel ».

Il refuse de monter ce troisième palier de la conversion car il est resté attaché à ses biens et l’Évangile précise qu’il s’en
alla tout triste car il avait de grands bien. Demandons au Seigneur de nous donner la grâce du détachement. Sans le détachement, nous ne pouvons suivre Jésus. Il arrivait à accepter l’invitation à vendre ses biens, c’est une invitation à la charité sans limite, il aurait pu devenir un vrai disciple. Le palier suivant auquel Jésus l’attendait était celui du « Puis
viens, suis-moi ». C’est le quatrième palier.


La préoccupation de Pierre nous montre bien que Dieu n’abandonne pas celui qui sait donner sans compter et qui sait se donner. « Nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile , une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle »

Seigneur donne-nous la grâce de devenir de vrais disciples en sachant nous abandonner à Toi

Très bonne semaine. Union de prière

Pédocriminalité : les chiffres…dans le diocèse de Luçon

La CIASE, Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Eglise, vient de remettre son rapport. Les chiffres annoncés sont effarants et accablants.

C’est avec sidération et abattement que l’évêque et plusieurs membres de la commission sur les abus sexuels dans l’Eglise en Vendée reçoivent les paroles et le rapport de la commission Sauvé. Les chiffres sont accablants, les mots durs, sévères mais vrais, les faits et crimes dénoncés intolérables.

Pour Monseigneur Jacolin, c’est une « épreuve de vérité nécessaire, un moment grave et douloureux ». De la même manière que lors de la conférence de presse du 23 octobre 2020 devant les victimes et la presse vendéenne, l’évêque exprime sa « honte et une immense tristesse ». Il insiste : « Comment, dans l’Eglise, avons-nous laissé l’Evangile de vie être perverti en œuvre de mort ? ».

Ls derniers chiffres en Vendée

La rencontre avec quelques journalistes locaux, permet de faire le point sur les derniers chiffres connus par le diocèse en Vendée. Dans le diocèse, au 1er octobre 2021, ce sont 74 victimes identifiées par le diocèse dont 58 qui ont directement pris contact avec l’évêché (46 hommes et 12 femmes). Mgr Jacolin a pu en rencontrer personnellement 39 d’entre elles. 

Du côté des agresseurs présumés, le diocèse en dénombre 43 : 33 prêtres (dont 31 diocésains), 8 religieux non prêtres, et 2 laïcs.

A noter que l’ensemble de ces chiffres ne comprennent pas les victimes mentionnées dans le procès Noël Lucas, ni celles mentionnées dans les archives diocésaines (lien à établir avec les recherches réalisées par la CIASE), et ne comptabilisent pas non plus les victimes qui se sont manifestées auprès de Jean-Pierre Sautreau ou du collectif des victimes de Vendée dont il est le président.

Dans son communiqué paru à l’issu de la remise du rapport de la CIASE, Mgr Jacolin confirme que « ce terrible constat que nous livre Monsieur Sauvé grâce au travail de la CIASE vient étayer ce qui fut dit lors de la conférence de presse du 23 octobre dernier pour ce qui concerne notre diocèse de Luçon ».

Merci aux victimes qui ont témoigné

Dans son communiqué, Mgr Jacolin exprime sa « gratitude aux personnes victimes dans le diocèse de Luçon qui, en donnant le témoignage de ce qu’elles ont subi, ont permis que ce travail de vérité soit fait. Je pense aussi à ces hommes et ces femmes qui n’ont pas parlé et qui ont gardé cachée leur souffrance, parce qu’elle est encore aujourd’hui trop douloureuse pour elles. »

Il en a également profité pour rappeler que « Nous continuons à accueillir le témoignage des personnes victimes qui le désirent. »

La cellule d’écoute des Pays de la Loire pour les victimes qui souhaitent se faire connaître ou être accompagnée, est toujours active et le restera. Les personnes qui le souhaitent peuvent la contacter via leur email : paroledevictimespaysdeloire@gmail.com

Mgr Jacolin, le père François Bidaud et Marie-Pierre Chéreau répondent aux questions de la presse

Un travail qui ne s’arrête pas là

« La remise de ce rapport ne met pas un point final au travail que nous faisons dans les archives du diocèse pour tenter d’éclairer et de comprendre ce qui s’est passé chez nous et ce qui a pu permettre cela. » rappelle l’évêque du diocèse.

A noter qu’en novembre prochain, les évêques de France, rassemblés à Lourdes pour leur traditionnelle Assemblée Plénière, travaillerons les préconisations contenues dans le rapport de la CIASE, « autant pour l’accompagnement des personnes victimes que pour faire de l’Eglise une maison sûre ».

Aussi, en mai 2021 a été décidé la mise en place d’une formation obligatoire pour tous les acteurs de l’Église étant en contact avec des enfants. En parallèle, tous les prêtres devront une fois par an fournir une copie de casier judiciaire vierge. Cette formation se déroulera deux fois en 2021, les 7 et 16 octobre. « Elle concerne une centaine de personnes » précise Marie-Pierre Chéreau, déléguée épiscopale à l’information.

Suivant un article du diocèse de Luçon