Cette église est peut-être le plus ancien édifice conservé, au moins partiellement, dans notre paroisse. Son ancienneté, attestée par les ruines romanes sur lesquelles elle est bâtie, la fait remonter au XIIème siècle, mais elle a probablement été précédée par une autre construction, église ou chapelle, au même emplacement.

 (Construction dont nous n’avons plus trace, puisque remplacée elle-même au début du XIème siècle par une crypte, découverte tardivement, dans les années 1850…)

A partir du XIIème siècle, c’est au-dessus de cette crypte qu’a été construite la nouvelle église, de style roman dont il subsiste des traces manifestes, comme le chœur et la tour du clocher avec son escalier intérieur à vis…

1562 – 1598 : les guerres de religion causent en particulier d’importants dégâts aux édifices religieux, dont l’église de Curzon.                                                                                                                                                                                

Cependant l’église va rester debout et traverser le temps sans nécessiter d’autres travaux que des consolidations ponctuelles jusqu’au milieu du XIXème siècle. A cette date, la voûte de la nef, depuis trop longtemps ébranlée, menace ruine. Une très importante reconstruction de l’édifice s’impose avec urgence.

 Elle sera finalement réalisée selon les plans de l’architecte Victor Clair, en 1873, lequel réduità la crypte seule, le classement à l’inventaire des Monuments Historiques.

 Le chœur et la tour du clocher, de construction romane, sont conservés, mais la nef est entièrement refaite dans un style inspiré du modèle roman. Une vingtaine d’années plus tard, une flèche à toit d’ardoises est installée sur la tour du clocher en lieu et place du toit précédent, de type méridional : plat et couvert de tuiles.    

A propos de la crypte                           

« Le décor sculpté est d’un grand intérêt…

Les chapiteaux centraux sont très stylisés. Ils présentent un mélange de représentations florales et de volutes d’une grande finesse d’exécution. Il est à souligner que, comme les colonnes d’ailleurs, ils ont une patine particulière qui manque aux autres chapiteaux. Parmi ces derniers, deux doivent être mis à part. Ce sont ceux qui encadrent la fenêtre. D’une autre origine, ils sont assez frustes. Chacun est orné sur la face principale d’une tête d’homme barbu traitée de manière très malhabile. … »

Extrait de VENDEE ROMANE, d’après Michel Dillange,

aux éditions Zodiaque

Autres curiosités..

  1. Des vitraux modernes, dans le chœur.

Créés par le maître verrier Van Guy (Yvan GUYET) dans les années 1960, ils évoquent quelques scènes de la vie et de l’action du saint protecteur, St Romain.

2. Un tableau, scène de crucifixion, accroché au mur nord du chœur.

Rescapé d’un retable ancien (XVIIème ?), il aurait disparu au moment de la reconstruction de la nef au 19ème siècle. Retrouvé récemment, il a été restauré en 1996.