Son Histoire

La création d’un prieuré (Ste Marie) à Angles est attestée dès la fin du XI° siècle (1080). On sait que Bertrand de Got, futur pape Clément V, y passa le 25 avril 1305. C’est au cours de ce siècle que le prieuré fut érigé en Abbaye.Elle est pillée lors des guerres de religion, sans doute au cours du dernier semestre de l’année 1568. L’abbaye est totalement ruinée : plus aucune vie conventuelle n’est possible.

L’église est en mauvais état ; une partie de la nef est « fort obscure enfoncée en terre, sale, dégarnie et non pavée » (François BRISSON, sénéchal de Fontenay le Comte, 20.9.1634) En 1669, l’évêque de Luçon transforme l’abbaye en simple cure.

Le 19 janvier 1791, « la maison et bâtimens de ladite abbaye, cour et jardins, le tout se joignant  » furent adjugés aux sieurs Belliard et Pervinquière de Fontenay et Avril d’Angles pour 112500 livres. L’église de l’ancienne abbaye ne furent pas aliénée mais elle ne servit plus au culte au moins une quinzaine d’années

Fin du XIXème siècle : restauration de l’église
Classée monument historique en 1913, cette église était une composante d’une abbaye orientée sud qui comprenait un cloître, des dortoirs, un réfectoire et une salle capitulaire. L’Abbaye était occupée par des chanoines régis par la règle de St Augustin.

L’extérieur

La Malebête

On remarquera au sommet de la façade une étrange sculpture : la « malbête ».La légende de la bête du Troussepoil qui mangeait la beauté des filles reste vivace ….

La vue du chevet (style roman) de l’église n’est pas sans intérêt…

A l’intérieur,

La coupole

Le chœur et le transept datent du début du XIIe siècle. Le chœur, dont les deux travées sont voûtées en berceau, se termine par une abside à cul-de-four. La croisée du transept est couverte d’une coupole sur pendentifs; les croisillons, voûtés en berceau, sont pourvus de larges fenêtres à chaque pignon. Les chapiteaux sculptés ont tous été repris au XIXe siècle. La nef de l’église comporte deux travées très différentes. La voûte de la travée orientale se compose de quatre larges nervures ornées de fleurs (fin XII°siècle); celle à l’ouest présente huit nervures toriques (début XII° siècle). Au nord de la nef, il reste trois statues très originales, adossées au départ de certaines nervures. Les jolies baies de la nef sont encadrées de colonnettes à chapiteaux sculptés. La façade a été reprise: le petit portail est classique XVIIe siècle). Une corniche aux modillons sculptés sépare les deux niveaux. Au-dessus se trouve une haute fenêtre décorée d’une guirlande de fleurs (XIII° siècle).

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Description

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Aliénor d’Aquitaine

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Jean sans Terre

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Au sommet du pignon, une sculpture a été réutilisée: il s’agit d’un animal velu, probablement une « malebête »

La Légende de la « Mâlebête »

Benjamin Fillon écrivit : « Cette male bête ressemble à un ours dévorant impitoyablement jeunes gens et jeunes filles de la contrée. Elle avait l’habitude de se baigner dans un ruisseau proche dont elle sortait « le poil tout hérissé » Ce serait l’explication donnée au nom du ruisseau le Troussepoil. Il dévorait les vaches et leurs vachères, toutes les jeunes filles du bourg d’Angles finirent sous ses crocs. Un ermite nommé Martin pria cinq jours et parvint à passer un chapelet autour du cou de la bête puis à la conduire en haut du clocher. Transformée en statue de pierre, cette bête est toujours visible

Magnifique église romane à découvrir ou redécouvrir. Visites guidées pendant l’été.