FRANÇOIS CONTRE LA PAUVRETÉ ET L’INÉGALITÉ

Dans son intention de prière d’avril, le Saint-Père plaide pour que tout être humain ait le droit de se développer pleinement, et il prie tout particulièrement pour ceux qui luttent au péril de leur vie pour les droits fondamentaux.

Zenit.org

(Cité du Vatican, 6 avril 2021) – La Vidéo du Pape, qui diffuse l’intention de prière que François confie à toute l’Eglise catholique à travers le Réseau Mondial de Prière du Pape, traite au mois d’avril des droits humains fondamentaux. Le Saint-Père veut mettre l’accent non seulement sur « la lutte active contre la pauvreté, l’inégalité, le manque de travail, de terre et de logement, de droits sociaux et du travail », mais aussi sur le fait que des personnes risquent quotidiennement leur vie pour défendre les droits humains fondamentaux dans des environnements conflictuels.

Les images de La Vidéo du Pape d’avril illustre l’accès à ces droits fondamentaux en montrant les mains d’innombrables hommes et femmes qui travaillent la terre, ouvrent des portes, soignent, se nourrissent, étudient… – et l’abus de ces mêmes droits, à travers les mains d’enfants exploités, souffrantes, de personnes emprisonnées sans jugement, entre autres situations critiques. Cette Vidéo est soutenue par la Mission permanente d’observation du Saint-Siège auprès des Nations unies.

Les droits humains fondamentaux sont les droits que nous avons tout simplement car nous existons en tant qu’êtres humains. Ces droits universels sont inhérents à nous tous, indépendamment de notre nationalité, sexe, origine nationale ou ethnique, couleur, religion, langue ou toute autre situation. La Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1948, fut le premier document juridique visant à protéger universellement les droits fondamentaux de tout être humain.

L’enseignement de l’Église : les droits inhérent à la personne

Dans l’Église également, depuis le Pape Jean XXIII dans les années 1960, les droits humains sont au cœur de l’enseignement et de la pratique sociale catholiques. Ainsi qu’a pu l’écrire le Cardinal Michael Czerny S.J. dans un article récent : « Lorsque St Jean XXIII a énuméré les droits fondamentaux dans son encyclique Pacem in terris de 1963, il a commencé par ceux considérés aujourd’hui comme économiques : « Tout être humain a droit à la vie, à l’intégrité physique et aux moyens nécessaires et suffisants pour une existence décente, notamment en ce qui concerne l’alimentation, le vêtement, l’habitation, le repos, les soins médicaux, les services sociaux ». Aujourd’hui, le Pape François reprend le même point, en insistant en particulier sur le droit au travail, au logement, à la terre et à la sécurité alimentaire : « une terre, un toit, un travail ».

Le P. Frédéric Fornos S.J., directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape rappelle que : « Ce n’est pas la première fois que le Pape François insiste sur l’importance des droits humains fondamentaux. Dans sa dernière encyclique, Fratelli tutti, il a dénoncé le fait qu’« alors qu’une partie de l’humanité vit dans l’opulence, une autre partie voit sa dignité méconnue, méprisée ou piétinée et ses droits fondamentaux ignorés ou violés » (FT,22). François nous demande ce mois-ci de prier « pour ceux qui luttent au péril de leur vie pour les droits fondamentaux sous les dictatures, les régimes autoritaires mais aussi dans les démocraties en crise ». C’est une invitation à se souvenir de ces hommes et femmes, dans tant de pays du monde, qui croupissent en prison ou affrontent des situations dangereuses, de ceux qui ont perdu la vie, pour beaucoup au nom de leur foi en Jésus-Christ. Ne les oublions pas, prions pour eux, pour elles. »

Prier pour ceux qui défendent les droits fondamentaux

Accompagnons dans la prière La Vidéo du Pape d’avril en soulignant le courage et la détermination de ceux qui luttent chaque jour pour que ces droits humains fondamentaux soient les mêmes pour tous, parfois au péril de leur vie

La fraternité, l’horizon de toute société

« La fraternité est l’horizon de toute société. Pâques le manifeste. Jésus, le Christ ressuscité, confie son message à une femme : « Va trouver mes frères et dis-leur… » Non pas mes serviteurs ni mes disciples, mais « mes frères ». Parole de fraternité et non de pouvoir !

Mgr d’Ornellas

Nous, évêques, comme nous l’avons écrit aux catholiques de France, nous reconnaissons que des prêtres ont manqué gravement à cette fraternité en blessant durablement des enfants par des abus sexuels. Nous voulons accompagner les personnes victimes – merci jà elles d’avoir parlé ! – et recevoir d’elles leur cri nous enjoignant de ne plus jamais dériver vers ce pouvoir mortifère qui engendre tant de mal et de souffrances. Pour ce mal commis qui nous fait honte, nous demandons pardon à Dieu qui veuf la fraternité entre tous les humains.

« La fraternité, repère intangible dans l’Église »

La fraternité est un repère intangible dans l’Église et dans nos sociétés : vivre humainement n’est véritable que dans le respect de la dignité de tout être humain considéré comme une personne, c’est-à-dire comme toujours plus grand que ce qu’on imagine. Nous, prêtres, ne devons jamais l’oublier !

Ce respect inspire des relations justes entre l’adulte et l’enfant, tous les deux ayant la même dignité d’être humain, chacun étant une personne. L’autorité que cherche implicitement l’enfant pour grandir n’est pas un pouvoir mais un service de sa liberté. Il a besoin d’une boussole pour ne pas sombrer dans le caprice qui est comme une aiguille folle sans Nord. Le service de l’autorité enfante un être libre, maître de lui-même et capable de relations pacifiques et respectueuses. Le caprice laisse l’enfant à ses désirs sans direction et fait de lui un être humain basant ses relations sur la violence de ses pulsions.

Cette fraternité sonne comme un appel quand des frères et sœurs vivent des situations de grande vulnérabilité, en particulier en fin de vie et quand ils sont atteints d’une maladie incurable. Vivre la fraternité consiste à les accompagner le mieux possible de telle sorte qu’ils ne souffrent pas.

Les soins palliatifs sont devenus une science et un savoir-faire remarquables, capables de s’adapter à chaque situation. Tout citoyen y a droit. Le 2 février 2016, la loi, prolongeant celle du 22 avril 2005, les a inscrits comme une obligation : interdiction de tout acharnement thérapeutique ; promotion .de l’accompagnement ; exigence de collégialité médicale, en dialogue avec la personne vulnérable ou son représentant, pour mettre en œuvre une sédation profonde et continue jusqu’au décès, quand c’est le seul moyen d’apaiser. La loi oblige à considérer ses directives anticipées pour sa fin de vie, si celles-ci ne comportent pas une contre-indication médicale. L’intention est uniquement l’accompagnement jusqu’à la mort naturelle. Il a un double but : permettre à la personne de réaliser encore des rêves et des projets, tant que cela est encore possible ; l’apaiser en lui évitant de souffrir.

Les soins palliatifs illustrent magnifiquement la fraternité grâce à laquelle chacun se sent respecter et vit en confiance car les soignants seront toujours là pour accompagner et apaiser toute douleur.

L’euthanasie, appelée « aide active permettant une mort rapide » dans la proposition de loi dont les députés vont débattre, a pour intention la mort, qui est une mort provoquée. Légaliser cette aide active manifesterait une méconnaissance de l’accompagnement tel qu’il est pratiqué chaque jour. Ce serait un recul de notre société dont la vocation est la fraternité. Comment un frère peut-il donnerla mort à un frère ?

Monseigneur Pierre d’Ornellas,

archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo.

Article O.F du 5 avril 2021, image Marc Ollivier

“Ne nous laissons pas voler notre joie pascale !”

Oui, c’est la joie pascale ! De la mort, jaillit la vie ! L’amour qui se donne, et jusqu’au bout est vainqueur de la mort ! Avez-vous remarqué à qui Jésus ressuscité apparait ? A Pilate ? Non, aux soldats romains ? Non, pas plus à Hérode ! D’abord parce que Jésus n’est pas là pour prendre sa revanche et régler ses comptes ! Il apparait à ses amis, ceux qui l’ont suivi ! Il les rejoint chez eux ! Qu’est-ce que cela veut dire ? Un point majeur de notre foi chrétienne. Il met le projecteur sur l’essentiel de nos vies : notre foi au Christ ressuscité souligne le sérieux de nos relations humaines. Nos relations familiales, nos amitiés, la fraternité que nous voulons vivre, nos relations de solidarité ont un poids d’éternité ! Nous ne sommes pas des individus isolés, perdus dans le vaste monde, et soumis à une mondialisation sauvage ; nous sommes des personnes faites pour la relation. C’est le geste de Jésus sur l’icône : il rétablit le lien. Sans relations avec nos proches, nous sommes morts ! C’est la grande œuvre de Jésus ressuscité : restaurer les liens avec lui et entre nous. Non, notre foi en la résurrection ne fait pas de nous des résignés, des fatalistes du style : le monde est contaminé vivement l’éternité ! Bien sûr, nous aspirons au Royaume de Vie, d’amour, mais nous agissons dès maintenant sur les lieux de fracture, de désespoir. Non, nous ne sommes pas des individus isolés, mais nous dépendons les uns des autres.

Et nos métiers, c’est pas seulement pour gagner de l’argent, c’est pour le service des autres : nous le redécouvrons en applaudissant les personnels soignants, mais aussi les caissières de nos magasins ou ceux qui s’occupent de la propreté de nos rues. Non, nous ne sommes pas des individus isolés, nous sommes solidaires des plus fragiles, des plus petits de nos frères. Voilà ce que nous dit le Christ ressuscité, voilà ce monde nouveau vers lequel il nous entraîne dans cette joie pascale. C’est la joie de croyants qui perçoivent la dure réalité de l’existence humaine, qui n’ont pas d’illusions sur les forces du mal, mais qui savent que la mort n’aura pas le dernier mot. Car le Christ l’a vaincue. Cultivons cette joie pascale entre nous, en renforçant, en restaurant, en développant les liens entre nous, entre voisins, entre proches. Et à vous frères et sœurs croyants, je propose pour ce temps pascal, trois points d’attention, un geste, des paroles, une prière. Un geste simple : le sourire, même si c’est un sourire triste, car il y a quelque chose de plus triste qu’un sourire triste, c’est la tristesse de ne pas sourire ; des paroles habitées par la vie du ressuscité, non pas à la recherche du bouc émissaire, mais des paroles de bienveillance, qui encouragent, qui réconfortent et commençons en familles : chers parents, quelle est la qualité de chacun de vos enfants ? Et vous chers enfants de vos parents ? Et étendons cela même à la belle-famille ! Et puis une prière : le merci au Seigneur, l’action de grâce pour sa présence, les signes du ressuscité. Oui, frères et sœurs, cultivons la joie pascale, proclamons le message pascal : le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité. Amen.

+ Jean-Paul James

Archevêque de Bordeaux

Évêque de Bazas

Comment vivre le Triduum pascal

« Le bien triomphera toujours sur le mal »

Le pape François a expliqué comment vivre le Triduum pascal, lors de l’audience générale de ce 31 mars 2021, mercredi de la Semaine Sainte.

« Nous vivons le mystère de Pâques chaque fois que nous vivons l’Eucharistie », a souligné le pape dans sa catéchèse en italien, « comme si nous allions au Calvaire… pour renouveler le mystère pascal » : ce n’est pas un « souvenir », c’est un « mémorial », avec la présence du Christ.

Pour le Vendredi Saint, il a invité à porter « les souffrances des malades, des pauvres, des exclus de ce monde… victimes innocentes des guerres, des dictatures, des violences quotidiennes, des avortements », mais aussi les victimes de « l’industrie de la drogue qui tue, c’est une calamité » : « dans ce Calvaire de mort, c’est Jésus qui souffre ».

Au fil de sa méditation, le pape François a aussi parlé de « la résistance à être aimé de Dieu », encourageant à « ouvrir son coeur et être regardé » par lui.

« Le bien triomphe toujours sur le mal… la vie vainc toujours la mort et… notre destin n’est pas de descendre toujours plus bas, de tristesse en tristesse, mais de nous élever », a affirmé le pape en conclusion.

Synthèse de la catéchèse en français

Frères et sœurs,

Nous nous préparons à vivre les journées qui sont au cœur de l’Année liturgique. La messe in Coena Domini, Jeudi soir, nous fera revivre le dernier repas de Jésus dans lequel il institua l’Eucharistie, non pas comme souvenir mais comme un mémorial perpétuel de son amour. Anticipant son offrande sur la croix, il nous demande, lavant les pieds de ses disciples, de nous faire les serviteurs des autres.

Vendredi sera un jour de jeûne et de pénitence. Nous commémorerons la Passion et la Mort rédemptrice de Jésus. En adorant la Croix, nous revivrons le chemin du calvaire et porterons dans le cœur les souffrances des malades, des pauvres, des rejetés de ce monde. Nous rappellerons les victimes innocentes des guerres, des dictatures, des violences quotidiennes, des avortements…

Samedi sera le jour du silence, vécu dans les larmes et le désarroi des premiers disciples. Ce jour est aussi celui de Marie. Elle aussi pleure, mais son cœur est rempli d’espérance et d’amour. Alors que tout semble fini, elle veille, confiante en la promesse de Dieu qui ressuscite les morts. C’est ainsi qu’à l’heure la plus sombre de l’histoire, elle est devenue la Mère de l’Eglise, la Mère de l’espérance.

Enfin, la joie fera irruption au cours de la nuit Pascale. Jésus ressuscité nous donne la certitude que le bien triomphera toujours sur le mal.

© Librairie éditrice du Vatican 

« Il les aima jusqu’au bout »

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là, dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron : « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année. Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu  nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil. On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera. On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur. Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte  j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur. Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte.

Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. »

Psaume

 R/ La coupe de bénédiction
 est communion au sang du Christ.

 Comment rendrai-je au Seigneur
 tout le bien qu’il m’a fait ?
 J’élèverai la coupe du salut,
 j’invoquerai le nom du Seigneur.

 Il en coûte au Seigneur
 de voir mourir les siens !
 Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
 moi, dont tu brisas les chaînes ?

 Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
 j’invoquerai le nom du Seigneur.
 Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
 oui, devant tout son peuple. 

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, moi, Paul, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous.Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »

Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »

Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »

Méditons

C’est un exemple que je vous ai donné . Cette humilité du Maître devrait toucher chacun de nous et abattre nos murs d’orgueil et de supériorité. Servir, oui ! mais servir dans l’humilité totale et avec un cœur débordant de générosité. Le service que nous rendons, est-ce simplement parce que cela nous plaît, nous nous y plaisons bien ? Nous sommes appelés à lever plus la barre plus haute. Je le fais pour les autres et pour Dieu d’abord.
  Ce geste de  Jésus souligne aussi la responsabilité que nous avons les uns vis-à-vis des autres ; pas seulement envers les plus petits, les plus pauvres. Non , notre attention et notre service doivent aller à l’égard de tout homme que nous croisons. Le Christ nous invite ainsi à briser les barrières qui nous séparent les uns des autres par une vie de charité profonde.
 
                       Prions pour nos prêtres afin qu’ils soient de véritables serviteurs

« Jésus honore son père adoptif », par le fr. Manuel Rivero OP

« Avec saint Joseph, aimer et servir l’Église »

Avant le cinquième commandement de la Loi qui interdit de commettre le meurtre, le quatrième commandement prescrit d’honorer son père et sa mère.

L’art chrétien dans sa peinture s’est plu à représenter la mort de saint Joseph, entouré de la Vierge Marie et de Jésus. Saint Joseph n’apparaît pas au cours de la vie publique de Jésus. C’est pourquoi les exégètes supposent qu’il était déjà mort quand Jésus commença sa prédication publique.

Jésus a honoré son père adoptif dans la mort. Venu dans le monde pour vaincre le dernier ennemi de l’homme, la mort, Jésus a glorifié son père adoptif en lui donnant de partager sa gloire de ressuscité. C’est pourquoi, les canons eucharistiques placent saint Joseph juste après la Vierge Marie, avant le souvenir des saints apôtres et martyrs.

Joseph a aimé Jésus et Jésus a aimé son père. Joseph a servi Jésus. Dans l’Évangile selon saint Jean, Jésus déclare : « Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera » (Jn 12, 26). Saint Joseph est maintenant honoré par le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Depuis le saint pape Jean XXIII, le canon romain de la messe était le seul qui nommait saint Joseph. Depuis le Décret de la Congrégation pour le culte divin, en date du 1er mai 2013, les quatre canons eucharistiques font mémoire de lui explicitement et à une place d’honneur, après la Vierge Marie, la toute sainte Mère de Dieu.

Saint Joseph est ainsi honoré dans la gloire de son Fils ressuscité au Ciel, dans la liturgie eucharistique et dans l’existence chrétienne. Donné pour modèle de prière, d’accomplissement de la volonté de Dieu dans le travail et la vie familiale, saint Joseph est particulièrement invoqué dans l’Église pendant cette année qui va du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021.

Année de la Famille, à partir du 19 mars 2021, le comportement de saint Joseph brille dans les ténèbres des épidémies, guerres et conflits familiaux.

Et nous savons que la meilleure manière d’honorer les personnes que nous aimons est d’imiter leurs vertus, le meilleur d’elles-mêmes, que ce soient des parents et amis défunts ou des membres vivants de notre humanité.

Notre Dieu est le Dieu des vivants et non pas des morts. Ceux qui nous ont précédés sur cette terre vivent par le Christ ressuscité et auprès de lui. Ceux que nous avons aimés demeurent présents dans notre mémoire et dans notre cœur. Ils inspirent nos pensées et nos actes.

Quand nos parents et nos amis meurent, le monde change ; il n’est plus le même.

Aujourd’hui, grâce aux progrès de la médecine, la durée de vie s’est allongée considérablement, ce qui provoque parfois des changements de mentalité, et de conduite, par rapport à la fidélité dans le mariage, ou à l’égard des personnes âgées perçues comme un poids.

Le pape François met en garde contre la culture du déchet dans la société de consommation, de loisirs et de plaisirs. Les personnes âgées souffrent souvent d’isolement et d’abandon, au point de souhaiter la mort. Elles ont alors l’impression de représenter une gêne pour leurs enfants et pour leurs proches. Elles perdent le goût de vivre. Elles peuvent même désirer la mort.

Jésus qui a honoré son père Joseph nous montre l’exemple à suivre.

Prions pour que les parents soient respectés et honorés par leurs enfants.

Prions pour les personnes âgées qui souffrent de solitude dans les EHPAD.

Prions pour que les défunts soient honorés dans la prière à la messe.

Source: jevismafoi.com 

2021, une année autour de la famille et d’Amoris Laetitia

La joie de l’amour qui est vécu dans les familles est aussi la joie de l’Eglise. (AL 1)

ette considération pour la famille, à laquelle le pape François nous invite, rejoint une attention bien présente dans l’Eglise et singulièrement dans les pontificats précédents. Pour Benoit XVI la famille constitue « le lieu premier d’‘humanisation’ de la personne et de la société », et pour Jean-Paul II, elle est une communauté d’amour et de vie où les relations interpersonnelles introduisent « chaque personne dans la famille humaine et la famille de Dieu qu’est l’Eglise ». Le nouveau Directoire pour la catéchèse (DpC), lui aussi, reconnaît la famille comme cellule fondamentale de la société dont dépend l’avenir des personnes et des communautés humaines et ecclésiales.

L’Eglise met spécialement en valeur le rôle de la famille dans l’annonce de la Bonne Nouvelle.

« L’expérience de la pandémie, en particulier, a mis en évidence le rôle central de la famille en tant qu’Église domestique et l’importance des liens communautaires entre les familles, qui font de l’Église une « famille de familles » (AL 87) », comme le souligne le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie. Beaucoup de communautés, paroisses, services diocésains en ont pris conscience et se mobilisent pour soutenir les familles, garder du lien, faire des propositions qui aident les familles à entretenir et nourrir leur vie chrétienne. Toute l’Eglise est ainsi encouragée à accompagner avec « une sollicitude maternelle » toutes les familles et leur proposer des itinéraires de foi tout particulièrement lors de nombreux moments-clés de leur vie, et dans le temps liturgique.

Il y a cinq ans, après deux synodes et une consultation de toute l’Eglise, était publiée l’exhortation apostolique Amoris Laetitiasur la beauté et la joie de l’amour familial. Un travail de réception et de mise en œuvre de ce texte a déjà commencé dans un certain nombre de diocèses, notamment pour l’accueil des familles dans des situations dites complexes.

C’est à l’occasion de ce cinquième anniversaire, que le pape François invite tous les diocèses à une année de réflexion pour approfondir les contenus et l’esprit de ce grand texte. L’occasion nous est donnée de nous approprier toujours mieux ses ressources immenses pour les déployer dans notre pastorale.

Cette invitation du pape François à vivre une année « Famille Amoris Laetitia » conduit des évêques, à prendre la parole en soulignant ce qui se met en place dans leurs diocèses et en encourageant les acteurs pastoraux à profiter de cette année pour reprendre une réflexion en profondeur sur les contenus du document. Ils invitent aussi à accompagner toujours mieux les familles pour qu’elles soient « une école d’humanisation et de socialisation pour les membres qui la composent », et/ou à mettre en œuvre auprès de toutes les familles, « une pastorale positive, accueillante, qui rend possible un approfondissement progressif des exigences de l’Évangile » (AL 38) » ; à réfléchir à la mise en place de lieux d’écoute et de discernement pour les personnes, les couples, les familles en situation complexes, des lieux d’écoute de la Parole de Dieu ; à réfléchir à « la manière d’impliquer les familles dans une catéchèse en mutation, pour tous les âges de la vie et suivant une démarche catéchuménale » ; à organiser des temps forts spirituels, de réflexion et de récollection…

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Je veux la fidélité, non le sacrifice

Lecture du livre du prophète Osée

Venez, retournons vers le Seigneur ! il a blessé, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous soignera. Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour : alors, nous vivrons devant sa face. Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore ; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. – Que ferai-je de toi, Éphraïm ? Que ferai-je de toi, Juda ? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va. Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche : mon jugement jaillit comme la lumière. Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes

Psaume

  R/ Tu veux la fidélité, Seigneur,
 non le sacrifice. 

 Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
 selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
 Lave-moi tout entier de ma faute,
 purifie-moi de mon offense.

 Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
 tu n’acceptes pas d’holocauste.
 Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
 tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

 Accorde à Sion le bonheur,
 relève les murs de Jérusalem.
 Alors tu accepteras de justes sacrifices,
 oblations et holocaustes sur ton autel. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Méditons

             Le salut ne vient pas de nos actes, il est un don gratuit de Dieu. Certaines personnes prétendent s’acheter le ciel à force de grands sacrifices ou de grands dons sans entrer véritablement dans l’amour de Dieu qui donne le salut gracieusement. Cela ne veut pas dire qu’il faudra croiser les bras pour aller au ciel ! Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite nous dit Jésus. Comme le dit saint Augustin « Dieu qui nous a créés sans nous ne peut pas nous sauver sans nous ». Avec humilité essayons d’aller à la rencontre de la miséricorde de Dieu car tout homme est pécheur et ne pas le reconnaître est le plus grave. Nul ne peut entrer au paradis s’il n’accueille humblement la miséricorde de Dieu.

  Comme le stipule le psaume 50 ‘’j’étais pécheur dès le sein de ma mère’’. Tous efforts spirituels sans l’humilité perdent leur valeur.


Dans ma prière de ce jour je dis devant Dieu ma petitesse et je demande pardon
pour mes péchés d’orgueil.

Le Pape, semeur d’espérance en Irak

Le Pape, en se rendant en Irak, s’est fait messager de fraternité. François a réalisé le rêve de Jean-Paul II en foulant cette terre assoiffée de paix, où le rétablissement de la confiance entre les différentes communautés représente un défi majeur.

Hélène Destombes – Cité du Vatican

C’est un voyage qui semblait impossible que le Pape François vient de réaliser en Irak. Un pèlerinage, de trois jours, dans les pas d’Abraham, le père des croyants, qu’il a dit ressentir comme «un devoir envers une terre martyrisée depuis tant d’années»

L’évêque de Rome a étreint des populations – chrétiens, musulmans chiites et sunnites, juifs, yézidis et sabéens – qui portent encore les stigmates des guerres et des exactions de Daesh de 2014 à 2017. À ce peuple meurtri, dans sa chair et dans son âme, le Saint-Père est venu dire «Vous êtes tous frères», le thème de ce 33ème voyage apostolique.

Des paroles de réconfort pour les chrétiens qui ont vécu l’horreur

Aux chrétiens, persécutés, marginalisés, qui ne représentent plus qu’un petit troupeau de quelque 350 000 personnes contre 1,4 million en 2003, le Pape a adressé des paroles d’encouragement. «Vous n’êtes pas seuls (…) ne cessez jamais de rêver», leur a-t-il dit, depuis la ville chrétienne de Qaraqosh, dans la plaine de Ninive, soulignant que «même au milieu des dévastations, du terrorisme et de la guerre, nous pouvons voir, avec les yeux de la foi, le triomphe de la vie sur la mort».

Dans le stade d’Erbil, capitale du Kurdistan irakien, lors de la messe devant 10 000 personnes dans un climat de joie et de grande ferveur, le Saint-Père a rappelé que Jésus libère de la tentation de la vengeance et il a invité à «ne jamais désespérer dans la quête de l’amour de Dieu».

Une prière pour la paix s’est élevée depuis Mossoul

À Najaf, au deuxième jour de son voyage, lors d’une rencontre inédite et hautement symbolique avec le grand Grand Ayatollah Ali Sistani, la plus haute autorité musulmane chiite d’Irak, le Pape a rappelé «l’importance de la collaboration et de l’amitié entre les communautés religieuses». Au cœur des plaines d’Abraham, à Ur, durant une rencontre interreligieuse, il a exhorté tous les croyants a élevé le regard vers le ciel pour témoigner de la bonté de Dieu, condamnant fermement le terrorisme et la violence qu’il a qualifié de «trahisons de la religion».

Au milieu des ruines de Mossoul, ville martyre qui a vu en une seule nuit la fuite de dizaines de milliers de chrétiens face à l’arrivée de Daesh, le Saint-Père a prié pour les victimes de la guerre et qualifié la diminution tragique des disciples du Christ de «dommage incalculable». Il a réaffirmé la conviction que «la fraternité est plus forte que le fratricide, que l’espérance est plus forte que la mort, que la paix est plus forte que la guerre», pointant ceux qui pervertissent le nom de Dieu en parcourant des chemins de destruction.

Rétablir la confiance et reconstruire un pays dévasté

«Que se taisent les armes! Que cessent les intérêts partisans, ces intérêts extérieurs qui se désintéressent de la population locale. Que l’on donne la parole aux bâtisseurs, aux artisans de paix», a clamé François, dès son arrivée en Irak, devant les autorités irakiennes et les membres de la société civile. 

Tel un Père, venu en frère, le Pape, pratiquant la politique de la main tendue – sa signature – a foulé une terre où le sang a tant coulé mais qui est aussi irriguée par le message chrétien, un message d’espérance que le successeur de Pierre, habité par la nécessité de ce voyage, a souhaité transmettre à l’Irak et, plus largement, à tous les pays de la région.

Un voyage qui a illuminé les cœurs

Pour accueillir le Saint-Père, les Irakiens avaient revêtu des habits aux multiples couleurs, à l’image de leur diversité ethnique et religieuse. On a vu des sourires sur les visages, de la lumière dans des yeux qui ont connu la guerre et la misère. Les chants et les youyous des femmes, à qui le Pape a rendu hommage ce dimanche, ont accompagné chaque étape de cette visite.

Le temps d’un voyage, une fenêtre s’est ouverte sur ce que l’Irak pourrait être: un pays rayonnant, pacifié, libéré du sectarisme et de la corruption, où les droits de chaque citoyen sont respectés, où les différentes communautés religieuses incarnent la fraternité. Un pays où les routes, les bâtiments, les églises mais surtout les cœurs sont reconstruits. Est-ce un rêve? Peut-être, tout comme l’était pour Jean-Paul II ce voyage que François vient de réaliser.

Le projet de loi “séparatisme” inquiète les responsables chrétiens

Les responsables catholique, protestant et orthodoxe de France alertent ce mercredi 10 mars dans un texte commun l’exécutif et les parlementaires sur les dangers du projet de loi “séparatisme”, qui selon eux “porte atteinte” à la liberté de culte et d’association.

“Nous exprimons aujourd’hui publiquement notre inquiétude devant le projet de loi ‘confortant les principes de la République’” (loi contre le “séparatisme” islamiste), écrivent-ils dans une tribune publiée dans Le Figaro.

Ce texte est signé par Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, et par le métropolite (orthodoxe) Emmanuel Adamakis.

Le projet de loi a été adopté en première lecture par les députés en février et sera examiné par le Sénat à partir du 30 mars.

Le projet de loi a été adopté en première lecture par les députés en février et sera examiné par le Sénat à partir du 30 mars.

“Même la liberté d’opinion” serait menacée 

“Par sa logique interne (…) ce projet de loi risque de porter atteinte aux libertés fondamentales que sont la liberté de culte, d’association, d’enseignement et même à la liberté d’opinion malmenée déjà par une police de la pensée qui s’installe de plus en plus dans l’espace commun”, estiment-ils.

“Tournant le dos à la séparation (des Églises et de l’État opérée par la loi de 1905, ndlr), l’État en vient à s’immiscer dans la qualification de ce qui est cultuel et dans son fonctionnement”, jugent les trois responsables.

La future loi sera “une loi de contraintes et de contrôles multipliés: contrôle systématique par le préfet tous les cinq ans de la qualité cultuelle (d’une association, ndlr), contrôle redoublé des activités et des propos tenus au-delà de celui qui s’exerce dans les autres secteurs de la vie associative, contrôle des financements venus de l’étranger et des ressources des associations cultuelles, redoublement de l’engagement républicain de quiconque voudra mener une activité avec l’aide de subventions publiques”.

“À quoi sert-il de compliquer la vie des associations cultuelles prévues par la loi de 1905? Pense-t-on sérieusement que ceux et celles qui veulent vivre à part dans la République en en contestant les fondements vont rejoindre un statut officiel, soumis perpétuellement au regard des préfets?”, s’interrogent-ils. Ils rappellent que “la loi de 1905 a (…) prévu des limites, des contrôles et des peines. On peut réaffirmer les premières, mettre en œuvre les seconds, adapter les dernières”.

Les trois responsables saluent toutefois “sans réserve les dispositions du projet de loi permettant de lutter plus directement contre les mariages forcés, les mutilations sexuelles des jeunes filles, l’inégalité de l’héritage, les discours de haine, les discriminations multiformes”.

Texte de la tribune

Article du Huffpost