Pardonnez, et vous serez pardonnés » (Lc 6, 36-38)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6, 36-38

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Méditons

Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. La barre est très haute apparemment irréalisable pour nous les hommes. Mais si c’était irréalisable, pourquoi Jésus nous y invite-t-il ? Tout ce que Dieu ordonne, il en donne la grâce. C’est de notre volonté d’imiter Dieu que naîtra la grandeur de cœur qui nous fera répandre l’amour et non la condamnation et la vengeance. Nous ne jugerons pas mais nous compatirons à la misère de l’offenseur qui ne se rend pas compte du désastre de son offense d’abord pour lui-même car tout acte mauvais handicape spirituellement son auteur car il brise l’harmonie entre les créatures.
C’est dans la proximité avec le Seigneur dans sa parole et dans la prière que grandissent les vertus de miséricorde et de pardon. Lui qui en retour nous pardonnera sans limite et nous donnera sans mesure si nous savons pardonner et donner généreusement aux autres sans attendre d’eux forcément une récompense ou une reconnaissance. C’est Dieu qui se charge de nous combler en retour.

Est-ce que mes dons sont vraiment désintéressés vis-à-vis de mes frères et sœurs ?

Dieu nous appelle et nous éclaire (2 Tm 1, 8b-10)

« Son visage devint brillant comme le soleil » (Mt 17, 1-9)

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul.

En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

Méditons

Dans le mystère de Transfiguration, Jésus manifeste sa gloire à trois de ses disciples qui vont d’ailleurs jouer un rôle majeur dès les débuts de l’Église. Il voulait les prémunir de la chute ou du doute devant le scandale de la croix. C’est pour les rassurer et les fortifier dans la foi.

Pierre voulait bien rester sur la montagne, y habiter pour toujours avec le Seigneur mais il oublie qu’ils ont laissé d’autres dans la plaine au bas de la montagne, dans le monde. Ils auront pour mission de descendre pour qu’au moment venu, ils encouragent leurs frères. Ce moment sera le temps de la crucifixion du Christ qui ébranlera beaucoup d’entre eux. Ce sera aussi le moment de la vraie manifestation de la gloire de Dieu. Car c’est sur la croix qu’Il révèle la grandeur de son amour pour nous tout comme pour dire que rien n’est plus resplendissant que l’amour qui se donne entièrement jusqu’au sacrifice suprême. Mais malheureusement peu comprendront ce langage. Pour le Christ, sa mort est chemin de vie pour nous car s’il avait refusé de mourir, nous ne pourrions pas avoir la vie éternelle. Dans les moments d’épreuves souvenons-nous des moments de gloire, de bonheur, de la manifestation de la présence et de la gloire de Dieu dans notre vie pour ne pas abdiquer ou nous décourager. Souvenons-nous toujours que la croix est chemin de vie et qu’il n’y a pas de vie sans croix et que malgré nos épreuves, Dieu ne nous abandonne pas. Seulement notre regard n’est pas assez pur pour découvrir sa présence agissante. Cet évangile nous appelle à l’espérance, à contempler en Jésus la gloire qui nous est réservée. Mais pour y parvenir il faut écouter le Fils bien-aimé du Père. C’est l’écoute du Christ qui nous transforme et nous transfigure. Sans cette écoute, pas de transfiguration possible.

Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent…Matthieu 5, 43-48

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

— Acclamons la Parole de Dieu.

Méditons

Nous disions hier que l’amour de nos ennemis est la perfection dans l’amour. C’est à cela que l’évangile d’aujourd’hui nous presse. Si tu veux être disciple du Christ c’est la conversion non négociable qui t’est demandée. Jésus ne veut pas de nous des chrétiens à peu près: «Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait».
Nous sommes donc invités à ne par faire de distinction entre les hommes mais que notre amour s’étende à tous. J’ai souvent dit que l’antipathie naturelle ne doit pas exister dans le vocabulaire du chrétien. Ce sont des excuses que le diable insinue dans notre esprit pour que nous restions dans le péché. Le cœur humain est fait pour aimer et il se porterait beaucoup mieux si la haine et mépris n’y trouvaient pas leur place. Nous n’avons qu’aujourd’hui pour aimer. Les fruits de l’amour profitent beaucoup mieux à celui qui en vit et le bonheur que l’amour laisse n’est en rien comparable à l’effort qu’il demande.

Notre bonheur c’est d’aimer : une porte ouverte sur le paradis.

« Va d’abord te réconcilier avec ton frère » (Mt 5, 20-26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5, 20-26

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

— Acclamons la Parole de Dieu.

Méditons

Ne laisse pas éclater ta colère. Saint Alfred dit que la perfection de l’amour est d’aimer ses ennemis. Si Jésus part du précepte de ne pas tuer pour en venir à rejeter même une colère ou une insulte contre son frère, c’est parce que dans l’une ou l’autre le meurtre prend sa racine. Et donc il faut éradiquer de nos vies tout comportement qui touche la dignité de l’autre. Et puisque Dieu habite tout homme, une colère ou une insulte contre quelqu’un est une colère ou une insulte contre Dieu. C’est pourquoi sans une réconciliation préalable avec le frère offensé nous ne pouvons pas présenter notre offrande au Seigneur. L’harmonie avec les autres est la base d’une prière exaucée. Beaucoup prient et n’obtiennent rien parce que leur vie est remplie de colère et de haine.

Je fais la paix avec tous

« Quiconque demande reçoit » (Mt 7, 7-12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7, 7-12

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ;frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Ou encore :lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ? ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous avez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »

Méditons

Cet évangile nous montre l’incomparable bonté de Dieu. Il répond toujours à nos demandes mais pas toujours de la manière dont nous voulons. Nous pensons quelques fois que Dieu ne nous écoute pas; ce qui est absolument faux. Dieu nous écoute toujours. Il ne peut jamais fermer son cœur. Il faut demander et persévérer dans la demande en priant Dieu de purifier aussi nos désirs. Le temps de Dieu n’est pas le nôtre. Nous manquons parfois de persévérance dans la prière. Dieu nous fait parfois attendre pour augmenter en nous le désir et faire grandir la foi et l’espérance. Faisons confiance dans la prière. Le bonheur de Dieu c’est de donner à ses enfants pour leur montrer toujours son amour. Dieu attend de nous que nous ouvrions la porte, la pousser pour nous voir comblés de ses trésors infinis. Nous sommes libres de quitter nos suffisances pour quémander l’amour de Dieu.

« À cette génération il ne sera donné que le signe de Jonas le prophète » (Lc11, 29-32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

MEDITONS

Jésus a déjà accompli beaucoup de miracles, des signes mais ils n’ont suffi pas à ceux qui s’obstinent de croire pour franchir la porte de la conversion, ils veulent encore des signes pour croire. C’est de la provocation.
Jonas a annoncé la Parole, l’appel de Dieu aux Ninivites qui se sont repentis et ont obtenu la miséricorde de Dieu. La Parole étant plus que la sagesse de Salomon qui pourtant a suscité le long voyage de la reine de Saba, trouvera aussi des gens pour l’accueillir.
Nous aussi nous avons écouté plusieurs fois la Parole de Dieu, nous avons communié si souvent, nous avons été exaucés dans nos prières. Peut-être que nous attendons des signes pour réchauffer notre cœur pour Jésus, pour nous convertir radicalement pour devenir des hommes et des femmes au cœur brûlant
qui annoncent à tous la merveille du royaume de Dieu et le bonheur de croire.

En dehors de l’amour merveilleux du Christ mort pour nous sur la croix et qui se donne à nous quotidiennement à l’eucharistie. Nous n’aurons rien d’autre de plus merveilleux. En Jésus Dieu nous a tout donné.

Je demande à Dieu la force de croire fermement en Lui.

« Vous donc, priez ainsi » (Mt 6, 7-15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera

Méditons

Le temps du carême est le moment favorable où nous demandons la miséricorde de Dieu. Dans ce passage d’évangile, la fin est très importante autant que la prière elle-même : « Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas
aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »
Malheureusement, il nous arrive de garder des rancunes et de nous dire quand même chrétiens. A mon avis, c’est très grave de vivre avec de la rancune ou de la haine. Dieu étant amour et nous ayant créés à son image et sa ressemblance, nous ne devons pas trouver des excuses pour justifier une haine ou des
rancœurs.
Le pardon est une exigence spirituelle qui nous plonge en retour dans l’amour de Dieu. Ne prenons pas les paroles du Christ à la légère. Ne nous fermons pas le paradis. Notre refus d’aimer ou de pardonner est un mal que nous nous infligeons nous-mêmes et devant lequel la miséricorde et la bonté de Dieu resteront impuissantes. En d’autres termes, c’est un refus du salut alors que nous aurons fait beaucoup de belles choses.

Je pardonne de tout cœur à ceux qui m’ont offensé.

Au dernier jour nous serons jugés sur l’amour.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.

« Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”« 

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”

« Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. 

Méditons

Au dernier jour nous serons jugés sur l’amour. Mais l’amour de qui ? C’est l’amour des autres. Cet amour des autres n’est pas détaché de l’amour de Dieu : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». Il faut faire le lien entre Dieu et l’autre dans chaque acte de charité que nous posons. C’est tout à fait différent de l’humanisme. Car pour l’anthropologie chrétienne et selon cette portion d’évangile l’identité de l’homme s’origine en Dieu. Souvenons-nous du passage de la genèse dans le récit de la Création : « Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance ». Plus encore, Jésus partage notre humanité entièrement sauf le péché. Il est solidaire des hommes qu’il est venu sauver. De plus dans cet évangile on voit qu’il s’identifie aux personnes en situation de fragilité : les pauvres qui ont fin et soif, les étrangers, les gens qui n’ont pas de quoi s’habiller ou n’ont plus aucune dignité aux yeux des autres, les malades, les prisonniers… Ceux qui sont allés loin de Dieu pour souffrir éternellement ont été victimes de leur indifférence devant la souffrance ou la misère des autres. Dans un monde où l’individualisme prime sur tout, démarquons-nous de la masse pour vivre la charité au quotidien sans rester dans le jugement.

Je pense à quelqu’un dont la situation est difficile et je pose un geste d’amour.

Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté (Mt 4, 1-11)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. »
Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

Méditons

Ce premier dimanche de carême nous montre un enjeu capital de notre foi : combattre le mal dans notre vie en combattant son auteur satan pour entrer victorieux avec le Christ dans la gloire de son Père. Jésus en remportant cette victoire contre satan qui en réalité dans cet évangile a voulu prendre la place de Dieu surtout à la troisième tentation. La créature qui prend la place du Créateur et demande à Celui-ci de se prosterner devant lui. La victoire de Jésus sur satan est après un temps suffisant de jeûne et de prière : quarante jours. Cela nous montre que nous ne pouvons pas vaincre satan dans les tentations sans une vie intime avec Dieu dans le jeûne et la prière. Si chair est faible mais l’esprit est ardent. C’est par la tentation de la chair que satan a eu Eve et Adam : un fruit à manger. C’est par la chair, encore le ventre, qu’il commence ses tentations avec Jésus : ordonne à ces pierres de devenir du pain si tu es Fils de Dieu

.Exercice

Prenons l’engagement de nous enraciner dans la prière et de souvent jeûner pour qu’avec Jésus nous vainquions le diable.

Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs,

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait.
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

Méditons

«Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs ». Cette parole s’adresse à ceux ne se justifient comme le font les pharisiens et les scribes. Ils pensent qu’ils sont justes alors que l’Écriture dit: «Nul n’est juste devant Dieu» Rm 3,10 vu l’absence de vérité, de justice et d’amour dans l’humanité. Lévi laisse tout pour suivre le Christ, il quitte son lieu de péché pour se mettre dans un lieu de sanctification autour de Jésus car en présence de Dieu, il nous sanctifie. Lévi qui devient Mathieu, non seulement suit Jésus mais devient apôtre du Christ,annonciateur de la Bonne Nouvelle du salut. Devenir chrétien , se convertir n’est une fin en soi. C’est le début d’un appel à annoncer Dieu aux autres, le manifester, le faire connaître en parlant de lui à ceux qui ne le connaissent pas encore.

Exercice

Que dois-je quitter aujourd’hui pour suivre Jésus ? Quel est mon engagement missionnaire pour le faire connaître ?