Une Semaine Sainte en temps de Covid

On ne le sait que trop, ce virus bouleverse toute notre vie, notre vie familiale et professionnelle, notre vie sociale et notre vie en Église. Cette année encore, il vient perturber la Semaine Sainte ; mais bien moins que l’an dernier. Souvenez-vous : interdiction de se rassembler dans les églises pour la messe chrismale, pour les offices du jeudi saint et du vendredi saint ; même pas pour la Veillée pascale ni pour le jour de Pâques.

Réjouissons-nous, car cette année, nous pourrons participer ensemble, en « présence réelle », à toutes ces liturgies. La seule restriction est dans le fait qu’elles ne pourront pas, pour la plupart, avoir lieu aux heures habituelles. La messe chrismale, les offices de la Cène et de la Passion devront se dérouler dans l’après-midi. Il ne nous sera pas possible de veiller dans les églises le jeudi saint au-delà de 18h, mais nous pourrons toujours prendre un temps de prière dans nos maisons pour accompagner le Christ au cours de son agonie nocturne.

La principale contrainte concerne la Veillée pascale qui ne pourra se célébrer que le dimanche matin à 6h15 ou à 6h30. En effet, elle perd son sens si elle ne se déroule pas dans la nuit, du moins dans sa première partie.

Oui, c’est tôt, mais retrouvons le chemin de la Veillée pascale après en avoir été privés l’an dernier. Sommet de toute l’année liturgique, elle nous fait entrer dans la résurrection du Christ Jésus comme accomplissement de sa mission salvifique pour le monde et dans le baptême comme source de la vie chrétienne. Après tout, il nous arrive de nous lever avant l’aurore quand nous sommes vraiment motivés, par exemple pour partir en vacances. Suivons le courageux exemple de Marie Madeleine, première témoin de la résurrection. Saint Jean nous le raconte : « Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin : c’était encore les ténèbres ».

Soyons présent avec elle pour accueillir l’aurore de la résurrection qui perce la nuit avec le cierge pascal et pour nous réjouir à sa lumière :
Exultez de joie, multitude des anges,
Exultez, serviteurs de Dieu,
Sonnez cette heure triomphale
Et la victoire d’un si grand roi.
Sois heureuse aussi notre terre,
Irradiée de tant de feux,
Car il t’a prise dans sa clarté
Et son règne a chassé ta nuit.
Réjouis-toi, mère Eglise,
Toute parée de sa splendeur,
Entends vibrer dans ce lieu saint
L’acclamation de tout un peuple.

Mgr François JACOLIN, Evêque de Luçon

Catholiques en Vendée, Editorial

Je ne ferme pas mon cœur à la grâce

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi !
          Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ?

Psaume

 R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi ;
 c’est l’heure de ta grâce. 

 C’est pour toi que j’endure l’insulte,
 que la honte me couvre le visage :
 je suis un étranger pour mes frères,
 un inconnu pour les fils de ma mère.
 L’amour de ta maison m’a perdu ;
 on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.

 L’insulte m’a broyé le cœur,
 le mal est incurable ;
 j’espérais un secours, mais en vain,
 des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.
 À mon pain, ils ont mêlé du poison ;
 quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre.

 Mais je louerai le nom de Dieu par un cantique,
 je vais le magnifier, lui rendre grâce.
 Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
 « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
 Car le Seigneur écoute les humbles,
 il n’oublie pas les siens emprisonnés. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres  et leur dit: «Que voulez-vous me donner, si je vous le livre?» Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

 Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus: «Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque?» Il leur dit: «Allez à la ville, chez untel, et dites-lui: “Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.”» Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.

 Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara: «Amen, je vous le dis: l’un de vous va me livrer.» Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour: «Serait-ce moi, Seigneur?» Prenant la parole, il dit: «Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer.  Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là!» Judas, celui qui le livrait, prit la parole : «Rabbi, serait-ce moi?» Jésus lui répond: «C’est toi-même qui l’as dit!»

Méditons

Judas va jusqu’au bout de la trahison bien qu’il ait bénéficié de tous les enseignements de Jésus et certainement. Il est passé à côté des grâces qui émanaient du Christ. C’est là toute la liberté de l’homme qui choisit durablement Dieu ou choisit de se concentrer sur lui-même et ses intérêts. La grâce de Dieu peut couler à flots, sans une ouverture et un accueil de notre part aucun bénéfice n’est possible.
          De plus Judas s’imagine que Jésus ne sait pas que c’est lui le livrerait puisqu’il ose demander : « Rabbi, serait-ce moi?» Dieu nous connaît plus que nous-mêmes mais il respecte tellement l’homme qu’il n’a pas dit directement à tous que Judas est celui qui va le livrer. On parlerait de la délicatesse de Jésus. Il est dit du Serviteur souffrant qu’il brisera le roseau cassé, et il n’éteindra point la mèche qui faiblit.
 
                                  Je ne ferme pas mon cœur à la grâce

Ma bouche annonce ton salut, Seigneur

Lecture du livre du prophète Isaïe

Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom.  Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois. Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. »
 Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu.
 Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.   Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

Psaume

 R/ Ma bouche annonce ton salut, Seigneur.
  
 En toi, Seigneur, j’ai mon refuge :
 garde-moi d’être humilié pour toujours.
 Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,
 tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.

 Sois le rocher qui m’accueille,
 toujours accessible ;
 tu as résolu de me sauver :
 ma forteresse et mon roc, c’est toi !

 Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
 Toi, mon soutien dès avant ma naissance,
 tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ;
 tu seras ma louange toujours !

 Ma bouche annonce tout le jour
 tes actes de justice et de salut ;
 Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse,
 jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce  témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait.  Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler.  Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? »  Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote.  Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela.  Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt.  

Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.  Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.  Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. »  Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. »  Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas
avant que tu m’aies renié trois fois. »

Méditons


Trahison et reniement. L’un va trahir, l’autre reniera . Nous connaissons la suite, d’autres s’enfuiront . Mais ils reviendront. Entre trahison, reniement, fuite et retour , ainsi se déroule souvent notre vie de foi. Jésus s’approche de son heure , l’heure de la souffrance et de la mort mais en même temps l’heure de la rédemption . Puisse-t-elle être pour nous l’heure de retour.
        Vivons cette semaine sainte tout près de Jésus dans la reconnaissance et une foi profonde.
 
              J’essaie de ne pas être dispersé durant ces jours saints.


Le Seigneur est ma lumière et mon salut.

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; aux nations, il proclamera le droit. Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton,
il ne fera pas entendre sa voix au-dehors.  Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité.  Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois. »

 Ainsi parle Dieu, le Seigneur, qui crée les cieux et les déploie, qui affermit la terre et ce qu’elle produit ;il donne le souffle au peuple qui l’habite, et l’esprit à ceux qui la parcourent :  « Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ;   je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations :  tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »

Psaume

  R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut.   

 Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
 de qui aurais-je crainte ?
 Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
 devant qui tremblerais-je ?

 Si des méchants s’avancent contre moi
 pour me déchirer,
 ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires,
 qui perdent pied et succombent.

 Qu’une armée se déploie devant moi,
 mon cœur est sans crainte ;
 que la bataille s’engage contre moi,
 je garde confiance.

 J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
 sur la terre des vivants.
 « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
 espère le Seigneur. » 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts.
On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus.

 Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum.  Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.

Méditons


Marie nous enseigne la sincérité par son attitude. Elle n’arrête pas l’élan de son cœur au regard de ce que les autres peuvent penser ou dire. Elle va à l’essentiel sans se laisser intimider. C’est une femme de cœur qui sait sentir le juste geste ou la juste attitude au juste moment. Elle sait honorer le Seigneur en s’asseyant à ses pieds pour l’écouter plutôt que de se livrer à autre chose. Ici elle parfume les pieds du Maître qu’elle essuie de ses cheveux non seulement pour dire son amour mais aussi et surtout pour dire sa petitesse et son admiration en face du Sauveur.
          Soyons sincères dans notre amour pour Dieu sans nous laisser intimider ou bloquer par le regard ou le jugement des autres. Sachons offrir de belles choses pour honorer notre Seigneur.
 
                       Je cherche à poser un geste de cœur avant Pâques pour dire ma foi et ma reconnaissance au

« Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté « 

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.  Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

Psaume

R / Mon Dieu, mon Dieu,
 pourquoi m’as-tu abandonné ? 

 Tous ceux qui me voient me bafouent,
 ils ricanent et hochent la tête :
 « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !
 Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

 Oui, des chiens me cernent,
 une bande de vauriens m’entoure.
 Ils me percent les mains et les pieds ;
 je peux compter tous mes os.

 Ils partagent entre eux mes habits
 et tirent au sort mon vêtement.
 Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :
 ô ma force, viens vite à mon aide !

 Tu m’as répondu !
 Et je proclame ton nom devant mes frères,
 je te loue en pleine assemblée.
 Vous qui le craignez, louez le Seigneur. 

Lecture de la lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect,il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

Evangile selon St Mars

Extrait de l’évangile de la passion

Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure.  Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,  ce qui se traduit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »  L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! » L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! »  Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.

Méditons

                                                 La célébration de la fête des rameaux nous invite à l’humilité. Jésus nous en donne l’exemple. Mais quand on parle d’humilité on pense souvent aux relations avec les autres. Il faut voir l’humilité de façon horizontale et verticale. Humilité de l’homme devant Dieu comme créature se recevant de lui en permanence et qui sait qu’elle ne peut pas se réaliser sans lui. L’humilité de l’homme en face de Dieu met celui-ci en position d’écoute. Comme le serviteur souffrant il écoute sans se rebiffer . Malheureusement l’homme veut à tout prix se passer de Dieu. C’est le plus grave péché de l’humanité actuellement.

 L’épître aux Philippiens nous parle si bien de comment Jésus qui était l’égal de Dieu n’a pas revendiqué le rang qui l’égalait à Dieu mais il s’est abaissé devenant en tout semblable aux hommes, obéisssant jusqu’à la mort. L’humilité nous permet de nous adresser à Dieu comme celui qui peut nous aider et que nous ne pouvons rien sans sa grâce. Pierre comptant sur sa propre force à échouer dans son vœu de ne pas renier Jésus. Jésus sait que rien n’est impossible à son Père. L’humilité nous fait vivre une foi profonde. L’humilité en face de Dieu nous permet réellement d’être humble devant nos frères. Car si on sait qu’on se reçoit d’ailleurs et que tout ce qu’on, on l’a reçu, pourquoi s’enorgueillir ?

Demandons la grâce de l’humilité

Le Seigneur nous garde,comme un berger son troupeau

Lecture du livre du prophète Ézékiel

Ainsi parle le Seigneur Dieu :« Je vais prendre les fils d’Israël parmi les nations où ils sont allés. Je les rassemblerai de partout et les ramènerai sur leur terre.  J’en ferai une seule nation dans le pays, sur les montagnes d’Israël. Ils n’auront tous qu’un seul roi ; ils ne formeront plus deux nations ; ils ne seront plus divisés en deux royaumes.  Ils ne se rendront plus impurs avec leurs idoles immondes et leurs horreurs, avec toutes leurs révoltes. Je les sauverai en les retirant de tous les lieux où ils habitent et où ils ont péché, je les purifierai. Alors ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu.  Mon serviteur David régnera sur eux ; ils n’auront tous qu’un seul berger ; ils marcheront selon mes ordonnances, ils garderont mes décrets et les mettront en pratique. Ils habiteront le pays que j’ai donné à mon serviteur Jacob, le pays que leurs pères ont habité. Ils l’habiteront, eux-mêmes et leurs fils, et les fils de leurs fils pour toujours. David, mon serviteur, sera leur prince pour toujours.  Je conclurai avec eux une alliance de paix, une alliance éternelle. Je les rétablirai, je les multiplierai, je mettrai mon sanctuaire au milieu d’eux pour toujours.  Ma demeure sera chez eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.  Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur, celui qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera au milieu d’eux pour toujours. »

Psaume

  R/ Le Seigneur nous garde,
 comme un berger son troupeau.

 Écoutez, nations, la parole du Seigneur !
 Annoncez dans les îles lointaines :
 « Celui qui dispersa Israël le rassemble,
 il le garde, comme un berger son troupeau.

 Le Seigneur a libéré Jacob,
 l’a racheté des mains d’un plus fort.
 Ils viennent, criant de joie, sur les hauteurs de Sion :
 ils affluent vers les biens du Seigneur.

 La jeune fille se réjouit, elle danse ;
 jeunes gens, vieilles gens, tous ensemble !
 Je change leur deuil en joie,
 les réjouis, les console après la peine. » 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.  Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens
pour leur raconter ce qu’il avait fait.  Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »  Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »  Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés

À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer. C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement
parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples.  Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque.  Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »  Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.

Méditons

Nous nous approchons de Pâques et nous sentons que l’étau se ressert autour de Jésus. Pendant que certains cherchent à le faire mourir pour empêcher la croissance de sa renommée, d’autres croient en lui. Il est signe de contradiction pour son peuple. Au regard de ce qui se passe aujourd’hui encore nous pouvons dire qu’il est signe de contradiction pour le monde. Pendant que certains discréditent l’Église et veulent sa disparition, elle accueille de nouveaux membres ; pas seulement des enfants mais aussi des adultes à parcours divers. Rien ne peut empêcher Dieu de réaliser son plan de salut. Tout concourt à sa réalisation même les événements les plus déconcertants. La mort de Jésus servira pour le salut du monde.

Je réfléchis sur le sens de la mort des chrétiens

Le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable

Lecture du livre du prophète Jérémie

Moi, Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire…Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! » Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable.

 Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause.  Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants.

Psaume

 R/ Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ;
 il entend ma voix.
 
 Je t’aime, Seigneur, ma force :
 Seigneur, mon roc, ma forteresse,
 Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,
 mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

 Louange à Dieu !
 Quand je fais appel au Seigneur,
 je suis sauvé de tous mes ennemis.

 Les liens de la mort m’entouraient,
 le torrent fatal m’emportait ;
 des liens infernaux m’étreignaient :
 j’étais pris aux pièges de la mort.

 Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ;
 vers mon Dieu, je lançai un cri ;
 de son temple il entend ma voix :
 mon cri parvient à ses oreilles. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus.  Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? » Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. » Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ?  Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.

Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »  Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains.

 Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura.  Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et là, beaucoup crurent en lui.

Méditons

Faire mémoire. Nous pouvons dire que notre religion est une religion dans laquelle on sait faire mémoire : « Vous ferez cela en mémoire de moi ». Se souvenir des œuvres de Dieu est capitale pour faire acte de foi. Dieu ne s’est jamais lassé de rappeler à son peuple ses exploits en sa faveur. Si on reste dans la logique de œuvres de Dieu on ne peut pas ne pas croire ou ne pas rester fidèle. Jésus demande à ses détracteurs de se rappeler les œuvres qu’il a accomplies. Mais puisque ceux-ci se sont obstinés, il leur est impossible de croire. C’est la fermeture à Dieu.

Demandons la grâce de ne jamais nous fermer aux clins d’oeil de Dieu.

Car rien n’est impossible à Dieu

Lecture du livre du prophète Isaïe

En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu,au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. »

Psaume

  R/ Me voici, Seigneur,
 je viens faire ta volonté. 

 Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
 tu as ouvert mes oreilles ;
 tu ne demandais ni holocauste ni victime,
 alors j'ai dit : « Voici, je viens.

 « Dans le livre, est écrit pour moi
 ce que tu veux que je fasse. 
 Mon Dieu, voilà ce que j'aime :
 ta loi me tient aux entrailles. »

 J'annonce la justice
 dans la grande assemblée ; 
 vois, je ne retiens pas mes lèvres,
 Seigneur, tu le sais.

 Je n'ai pas enfoui ta justice au fond de mon cœur, 
 je n'ai pas caché ta fidélité, ton salut ;
 j'ai dit ton amour et ta vérité
 à la grande assemblée. 

Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
    il est impossible que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés.  Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors :« Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;  il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Méditons

Au cœur du carême le « oui sidérant » de Marie nous plonge dans le mystère de la foi. Elle  a su avancer dans l’inconnu en tenant la main de Dieu sans peur mais dans une confiance absolue. C’est le modèle que nous avons à copier. L’obéissance dans la foi mène à l’inconnu mais jamais à la déception. Chaque fois que tu voudras dire non au Seigneur souviens-toi du oui de Marie etdemande son aide  et son soutien ; elle t’aidera à avancer. Elle a cru en la parole : « Rien n’est impossible à Dieu. Soyons des gens de foi et des gens disponibles.

Demandons le soutien de Marie pour toujours dire oui à Dieu. Je prie mon chapelet de ce jour à cette intention.
 
Bonne fête de l’Annonciation

À toi, louange et gloire éternellement !

Lecture du livre du prophète Daniel

En ces jours-là, le roi Nabucodonosor parla ainsi : « Est-il vrai, Sidrac, Misac et Abdénago, que vous refusez de servir mes dieux et d’adorer la statue d’or que j’ai fait ériger ? Êtes-vous prêts, maintenant, à vous prosterner pour adorer la statue que j’ai faite, quand vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la harpe, de la lyre, de la cornemuse et de toutes les sortes d’instruments ? Si vous n’adorez pas cette statue, vous serez immédiatement jetés dans la fournaise de feu ardent ; et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? »     Sidrac, Misac et Abdénago dirent au roi Nabucodonosor : « Ce n’est pas à nous de te répondre. Si notre Dieu, que nous servons, peut nous délivrer, il nous délivrera de la fournaise de feu ardent et de ta main, ô roi. Et même s’il ne le fait pas, sois-en bien sûr, ô roi : nous ne servirons pas tes dieux, nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as érigée. »  Alors Nabucodonosor fut rempli de fureur contre Sidrac, Misac et Abdénago, et son visage s’altéra. Il ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus qu’à l’ordinaire. Puis il ordonna aux plus vigoureux de ses soldats de ligoter Sidrac, Misac et Abdénago et de les jeter dans la fournaise de feu ardent.

    Le roi Nabucodonosor les entendit chanter. Stupéfait, il se leva précipitamment et dit à ses conseillers : « Nous avons bien jeté trois hommes, ligotés, au milieu du feu ? » Ils répondirent : « Assurément, ô roi. »
    Il reprit : « Eh bien moi, je vois quatre hommes qui se promènent librement au milieu du feu, ils sont parfaitement indemnes, et le quatrième ressemble à un être divin. »     Et Nabucodonosor s’écria : « Béni soit le Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago, qui a envoyé son ange et délivré ses serviteurs ! Ils ont mis leur confiance en lui, et ils ont désobéi à l’ordre du roi ; ils ont livré leur corps plutôt que de servir et d’adorer un autre dieu que leur Dieu. »

Cantique

  R/ À toi, louange et gloire éternellement !

 Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/

 Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/

 Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/

 Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/

 Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/

 Béni sois-tu au firmament, dans le ciel : R/ 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? » Jésus leur répondit :« Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres. Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me tuer, parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous. Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu chez votre père. » Ils lui répliquèrent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit : «Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait. Vous, vous faites les œuvres de votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. » Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé. »

Méditons

 Fidélité et liberté tels sont les deux principaux thèmes qui ressortent des lectures de ce jour. L’infidélité rend esclave alors que la fidélité le rend libre. Puisque celui qui libère est puissant et fidèle par essence et que personne ne peut rein arracher de sa main. La fidélité nous maintient en cohérence avec Dieu et avec ceux qui le servent ou l’ont servi dignement. L’infidélité nous rend esclave du péché et nous met en désacord avec ceux qui vivent leur foi et proclament la vérité. La fidélité coûte mais elle est toujours récompensée par Dieu qui reconnaît toujours les siens.

     Au cœur de notre monde aujourd’hui on semble ramer à contre courant si l’on veut être fidèle mais il faut tenir bon sans faiblir en sachant s’appuyer sur la grâce de Dieu. Elle ne fait jamais défaut à ceux qui la lui demandent. Dieu ne fait jamais défection.

Méditons sur la façon dont nous sommes fidèles