Le Seigneur nous garde,comme un berger son troupeau

Lecture du livre du prophète Ézékiel

Ainsi parle le Seigneur Dieu :« Je vais prendre les fils d’Israël parmi les nations où ils sont allés. Je les rassemblerai de partout et les ramènerai sur leur terre.  J’en ferai une seule nation dans le pays, sur les montagnes d’Israël. Ils n’auront tous qu’un seul roi ; ils ne formeront plus deux nations ; ils ne seront plus divisés en deux royaumes.  Ils ne se rendront plus impurs avec leurs idoles immondes et leurs horreurs, avec toutes leurs révoltes. Je les sauverai en les retirant de tous les lieux où ils habitent et où ils ont péché, je les purifierai. Alors ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu.  Mon serviteur David régnera sur eux ; ils n’auront tous qu’un seul berger ; ils marcheront selon mes ordonnances, ils garderont mes décrets et les mettront en pratique. Ils habiteront le pays que j’ai donné à mon serviteur Jacob, le pays que leurs pères ont habité. Ils l’habiteront, eux-mêmes et leurs fils, et les fils de leurs fils pour toujours. David, mon serviteur, sera leur prince pour toujours.  Je conclurai avec eux une alliance de paix, une alliance éternelle. Je les rétablirai, je les multiplierai, je mettrai mon sanctuaire au milieu d’eux pour toujours.  Ma demeure sera chez eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.  Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur, celui qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera au milieu d’eux pour toujours. »

Psaume

  R/ Le Seigneur nous garde,
 comme un berger son troupeau.

 Écoutez, nations, la parole du Seigneur !
 Annoncez dans les îles lointaines :
 « Celui qui dispersa Israël le rassemble,
 il le garde, comme un berger son troupeau.

 Le Seigneur a libéré Jacob,
 l’a racheté des mains d’un plus fort.
 Ils viennent, criant de joie, sur les hauteurs de Sion :
 ils affluent vers les biens du Seigneur.

 La jeune fille se réjouit, elle danse ;
 jeunes gens, vieilles gens, tous ensemble !
 Je change leur deuil en joie,
 les réjouis, les console après la peine. » 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.  Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens
pour leur raconter ce qu’il avait fait.  Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »  Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »  Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés

À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer. C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement
parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples.  Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque.  Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »  Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.

Méditons

Nous nous approchons de Pâques et nous sentons que l’étau se ressert autour de Jésus. Pendant que certains cherchent à le faire mourir pour empêcher la croissance de sa renommée, d’autres croient en lui. Il est signe de contradiction pour son peuple. Au regard de ce qui se passe aujourd’hui encore nous pouvons dire qu’il est signe de contradiction pour le monde. Pendant que certains discréditent l’Église et veulent sa disparition, elle accueille de nouveaux membres ; pas seulement des enfants mais aussi des adultes à parcours divers. Rien ne peut empêcher Dieu de réaliser son plan de salut. Tout concourt à sa réalisation même les événements les plus déconcertants. La mort de Jésus servira pour le salut du monde.

Je réfléchis sur le sens de la mort des chrétiens

Le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable

Lecture du livre du prophète Jérémie

Moi, Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire…Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! » Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable.

 Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause.  Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants.

Psaume

 R/ Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ;
 il entend ma voix.
 
 Je t’aime, Seigneur, ma force :
 Seigneur, mon roc, ma forteresse,
 Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,
 mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

 Louange à Dieu !
 Quand je fais appel au Seigneur,
 je suis sauvé de tous mes ennemis.

 Les liens de la mort m’entouraient,
 le torrent fatal m’emportait ;
 des liens infernaux m’étreignaient :
 j’étais pris aux pièges de la mort.

 Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ;
 vers mon Dieu, je lançai un cri ;
 de son temple il entend ma voix :
 mon cri parvient à ses oreilles. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus.  Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? » Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. » Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ?  Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.

Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »  Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains.

 Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura.  Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et là, beaucoup crurent en lui.

Méditons

Faire mémoire. Nous pouvons dire que notre religion est une religion dans laquelle on sait faire mémoire : « Vous ferez cela en mémoire de moi ». Se souvenir des œuvres de Dieu est capitale pour faire acte de foi. Dieu ne s’est jamais lassé de rappeler à son peuple ses exploits en sa faveur. Si on reste dans la logique de œuvres de Dieu on ne peut pas ne pas croire ou ne pas rester fidèle. Jésus demande à ses détracteurs de se rappeler les œuvres qu’il a accomplies. Mais puisque ceux-ci se sont obstinés, il leur est impossible de croire. C’est la fermeture à Dieu.

Demandons la grâce de ne jamais nous fermer aux clins d’oeil de Dieu.

Car rien n’est impossible à Dieu

Lecture du livre du prophète Isaïe

En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu,au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. »

Psaume

  R/ Me voici, Seigneur,
 je viens faire ta volonté. 

 Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
 tu as ouvert mes oreilles ;
 tu ne demandais ni holocauste ni victime,
 alors j'ai dit : « Voici, je viens.

 « Dans le livre, est écrit pour moi
 ce que tu veux que je fasse. 
 Mon Dieu, voilà ce que j'aime :
 ta loi me tient aux entrailles. »

 J'annonce la justice
 dans la grande assemblée ; 
 vois, je ne retiens pas mes lèvres,
 Seigneur, tu le sais.

 Je n'ai pas enfoui ta justice au fond de mon cœur, 
 je n'ai pas caché ta fidélité, ton salut ;
 j'ai dit ton amour et ta vérité
 à la grande assemblée. 

Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
    il est impossible que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés.  Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors :« Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;  il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Méditons

Au cœur du carême le « oui sidérant » de Marie nous plonge dans le mystère de la foi. Elle  a su avancer dans l’inconnu en tenant la main de Dieu sans peur mais dans une confiance absolue. C’est le modèle que nous avons à copier. L’obéissance dans la foi mène à l’inconnu mais jamais à la déception. Chaque fois que tu voudras dire non au Seigneur souviens-toi du oui de Marie etdemande son aide  et son soutien ; elle t’aidera à avancer. Elle a cru en la parole : « Rien n’est impossible à Dieu. Soyons des gens de foi et des gens disponibles.

Demandons le soutien de Marie pour toujours dire oui à Dieu. Je prie mon chapelet de ce jour à cette intention.
 
Bonne fête de l’Annonciation

À toi, louange et gloire éternellement !

Lecture du livre du prophète Daniel

En ces jours-là, le roi Nabucodonosor parla ainsi : « Est-il vrai, Sidrac, Misac et Abdénago, que vous refusez de servir mes dieux et d’adorer la statue d’or que j’ai fait ériger ? Êtes-vous prêts, maintenant, à vous prosterner pour adorer la statue que j’ai faite, quand vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la harpe, de la lyre, de la cornemuse et de toutes les sortes d’instruments ? Si vous n’adorez pas cette statue, vous serez immédiatement jetés dans la fournaise de feu ardent ; et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? »     Sidrac, Misac et Abdénago dirent au roi Nabucodonosor : « Ce n’est pas à nous de te répondre. Si notre Dieu, que nous servons, peut nous délivrer, il nous délivrera de la fournaise de feu ardent et de ta main, ô roi. Et même s’il ne le fait pas, sois-en bien sûr, ô roi : nous ne servirons pas tes dieux, nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as érigée. »  Alors Nabucodonosor fut rempli de fureur contre Sidrac, Misac et Abdénago, et son visage s’altéra. Il ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus qu’à l’ordinaire. Puis il ordonna aux plus vigoureux de ses soldats de ligoter Sidrac, Misac et Abdénago et de les jeter dans la fournaise de feu ardent.

    Le roi Nabucodonosor les entendit chanter. Stupéfait, il se leva précipitamment et dit à ses conseillers : « Nous avons bien jeté trois hommes, ligotés, au milieu du feu ? » Ils répondirent : « Assurément, ô roi. »
    Il reprit : « Eh bien moi, je vois quatre hommes qui se promènent librement au milieu du feu, ils sont parfaitement indemnes, et le quatrième ressemble à un être divin. »     Et Nabucodonosor s’écria : « Béni soit le Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago, qui a envoyé son ange et délivré ses serviteurs ! Ils ont mis leur confiance en lui, et ils ont désobéi à l’ordre du roi ; ils ont livré leur corps plutôt que de servir et d’adorer un autre dieu que leur Dieu. »

Cantique

  R/ À toi, louange et gloire éternellement !

 Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/

 Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/

 Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/

 Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/

 Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/

 Béni sois-tu au firmament, dans le ciel : R/ 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? » Jésus leur répondit :« Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres. Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me tuer, parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous. Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu chez votre père. » Ils lui répliquèrent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit : «Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait. Vous, vous faites les œuvres de votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. » Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé. »

Méditons

 Fidélité et liberté tels sont les deux principaux thèmes qui ressortent des lectures de ce jour. L’infidélité rend esclave alors que la fidélité le rend libre. Puisque celui qui libère est puissant et fidèle par essence et que personne ne peut rein arracher de sa main. La fidélité nous maintient en cohérence avec Dieu et avec ceux qui le servent ou l’ont servi dignement. L’infidélité nous rend esclave du péché et nous met en désacord avec ceux qui vivent leur foi et proclament la vérité. La fidélité coûte mais elle est toujours récompensée par Dieu qui reconnaît toujours les siens.

     Au cœur de notre monde aujourd’hui on semble ramer à contre courant si l’on veut être fidèle mais il faut tenir bon sans faiblir en sachant s’appuyer sur la grâce de Dieu. Elle ne fait jamais défaut à ceux qui la lui demandent. Dieu ne fait jamais défection.

Méditons sur la façon dont nous sommes fidèles

Seigneur, entends ma prière :que mon cri parvienne jusqu’à toi !

Lecture du livre des Nombres

En ces jours-là, les Hébreux quittèrent Hor-la-Montagne par la route de la mer des Roseaux en contournant le pays d’Édom . Mais en chemin, le peuple perdit courage. Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! » Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël. Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !

Psaume

  Seigneur, entends ma prière :
 que mon cri parvienne jusqu’à toi !

 Seigneur, entends ma prière :
 que mon cri parvienne jusqu’à toi !
 Ne me cache pas ton visage
 le jour où je suis en détresse !
 Le jour où j’appelle, écoute-moi ;
 viens vite, réponds-moi !

 Les nations craindront le nom du Seigneur,
 et tous les rois de la terre, sa gloire :
 quand le Seigneur rebâtira Sion,
 quand il apparaîtra dans sa gloire,
 il se tournera vers la prière du spolié,
 il n’aura pas méprisé sa prière.

 Que cela soit écrit pour l’âge à venir,
 et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
 « Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s’est penché ;
 du ciel, il regarde la terre
 pour entendre la plainte des captifs
 et libérer ceux qui devaient mourir. » 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait aux Pharisiens : « Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. » Les Juifs disaient : « Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? » Il leur répondit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. » Alors, ils lui demandaient : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je n’ai pas cessé de vous le dire. À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. » Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père. Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné. Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.

Méditons

                     « En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés » ‘JE SUIS’ est le nom par lequel Dieu s’est révélé lui-même à Moïse. Nous comprenons que Jésus affirme ainsi sa divinité . Et en disant aux Juifs que s’ils ne croient pas en lui ils mourront dans leur péché, nous comprenons clairement que c’est par la foi que nous seront sauvés.

      Puisse le Seigneur faire grandir en nous la foi. Le Christ seul peut nous faire entrer dans le monde qui est le sien et dans lequel il retourne. Il dit d’ailleurs clairement que sans lui nul ne peut aller vers le Père. Cela se comprend : comment aller quelque part qu’on ne connaît pas ?

Demandons au Seigneur de nous donner la confiance en sa Parole

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.

Lecture du livre du prophète Daniel

En ces jours-là, le peuple venait de condamner à mort Suzanne. Alors elle cria d’une voix forte : « Dieu éternel, toi qui pénètres les secrets, toi qui connais toutes choses avant qu’elles n’arrivent, tu sais qu’ils ont porté contre moi un faux témoignage. Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi. »

Le Seigneur entendit sa voix. Comme on la conduisait à la mort, Dieu éveilla l’esprit de sainteté chez un tout jeune garçon nommé Daniel, qui se mit à crier d’une voix forte : « Je suis innocent de la mort de cette femme ! » Tout le peuple se tourna vers lui et on lui demanda : « Que signifie cette parole que tu as prononcée ? » Alors, debout au milieu du peuple, il leur dit : « Fils d’Israël, vous êtes donc fous ? Sans interrogatoire, sans recherche de la vérité, vous avez condamné une fille d’Israël. Revenez au tribunal, car ces gens-là ont porté contre elle un faux témoignage. »

Tout le peuple revint donc en hâte, et le collège des anciens dit à Daniel : « Viens siéger au milieu de nous
et donne-nous des explications, car Dieu a déjà fait de toi un ancien. » Et Daniel leur dit : « Séparez-les bien l’un de l’autre, je vais les interroger. » Quand on les eut séparés, Daniel appela le premier et lui dit : « Toi qui as vieilli dans le mal, tu portes maintenant le poids des péchés que tu as commis autrefois en jugeant injustement : tu condamnais les innocents et tu acquittais les coupables, alors que le Seigneur a dit : “Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste.” Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme, dis-nous sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un sycomore. » Daniel dit : « Voilà justement un mensonge qui te condamne : l’ange de Dieu a reçu un ordre de Dieu, et il va te mettre à mort. » Daniel le renvoya, fit amener l’autre et lui dit : « Tu es de la race de Canaan et non de Juda ! La beauté t’a dévoyé et le désir a perverti ton cœur. C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël, et, par crainte, elles se donnaient à vous. Mais une fille de Juda n’a pu consentir à votre crime. Dis-moi donc sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un châtaignier. » Daniel lui dit : « Toi aussi, voilà justement un mensonge qui te condamne : l’ange de Dieu attend, l’épée à la main, pour te châtier, et vous faire exterminer. »

Alors toute l’assemblée poussa une grande clameur et bénit Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui. Puis elle se retourna contre les deux anciens que Daniel avait convaincus de faux témoignage par leur propre bouche. Conformément à la loi de Moïse, on leur fit subir la peine que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain : on les mit à mort. Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.

Psaume

  Si je traverse les ravins de la mort,
 je ne crains aucun mal,
 car tu es avec moi, Seigneur. 

 Le Seigneur est mon berger :
 je ne manque de rien.
 Sur des prés d’herbe fraîche,
 il me fait reposer.

 Il me mène vers les eaux tranquilles
 et me fait revivre ;
 il me conduit par le juste chemin
 pour l’honneur de son nom.

 Si je traverse les ravins de la mort,
 je ne crains aucun mal,
 car tu es avec moi :
 ton bâton me guide et me rassure.

 Tu prépares la table pour moi
 devant mes ennemis ;
 tu répands le parfum sur ma tête,
 ma coupe est débordante.

 Grâce et bonheur m’accompagnent
 tous les jours de ma vie ;
 j’habiterai la maison du Seigneur
 pour la durée de mes jours. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,   Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner.   Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu,  et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.   Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? »  Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre.   Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit :« Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »  Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre.   Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.   Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

Méditons

Nous sommes invités à contempler la miséricorde de Dieu qui nous tend la main pour nous relever de nos péchés. Ne restons donc pas dans une culpabilité qui nous abime et n’abîmons pas les autres dans leurs péchés en les accusant au lieu d’être compatissant et de les soutenir par nos prières et nos conseils pour qu’ils se relèvent. Dieu est riche en miséricorde et nous devons lui faire confiance et nous jeter entre ses bras s’il nous arrive de tomber dans le péché qui malheureusement nous guette si souvent. Le saint père nous invite ce mois à découvrir en profondeur le sacrement de la réconciliation qui nous montre véritablement la grande miséricorde de Dieu. Nous sommes tous des pécheurs

Je fais le point pour savoir où j’en suis avec
le sacrement de réconciliation

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu.

Lecture du livre du prophète Jérémie

Voici venir des jours – oracle du Seigneur –, où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une alliance nouvelle. Ce ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères, le jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte : mon alliance, c’est eux qui l’ont rompue, alors que moi, j’étais leur maître – oracle du Seigneur.

Mais voici quelle sera l’alliance que je conclurai avec la maison d’Israël quand ces jours-là seront passés
– oracle du Seigneur. Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant : « Apprends à connaître le Seigneur ! » Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands – oracle du Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés.

Psaume

  Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu

 Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
 selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
 Lave-moi tout entier de ma faute,
 purifie-moi de mon offense.

 Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
 renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
 Ne me chasse pas loin de ta face,
 ne me reprends pas ton esprit saint.

 Rends-moi la joie d’être sauvé ;
 que l’esprit généreux me soutienne.
 Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
 vers toi, reviendront les égarés. 

Lecture de la lettre aux Hébreux

Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque. Ils abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus.
Alors Jésus leur déclare : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.

Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre. D’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit :
« Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous. Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

Méditons

Imitons la charité du Christ. «  Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seull mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits ». Nous sommes invités à mourir à nous-mêmes c’est-à-dire à nous débarrasser de tout égoïsme pour permettre à d’autres de vivre. Apprendre à se dessaisir de sa vie ce n’est pas chose facile mais sans cela la vie des autres ne comptera pas pour nous, nous ne nous engagerons pas suffisamment pour eux.

 Cet engagement peut devenir difficile et parfois coûteux . Mais aurons-nous le courage pour aller jusqu’au bout ? Le Christ est allé jusqu’au bout du don de soi. Demandons lui la grâce de la persévérance dans nos engagements ecclésiaux, sociaux et familiaux.

Je fais le point sur mes engagements
et
je demande dans ma prière, la grâce de persévérer.

Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge

Lecture du livre du prophète Jérémie

« Seigneur, tu m’as fait savoir, et maintenant je sais, tu m’as fait voir leurs manœuvres. Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi. Ils disaient : “Coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom.” Seigneur de l’univers, toi qui juges avec justice, qui scrutes les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. »

Psaume

  Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge. 

 Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge !
 On me poursuit : sauve-moi, délivre-moi !
 Sinon ils vont m’égorger, tous ces fauves,
 me déchirer, sans que personne me délivre.

 Juge-moi, Seigneur, sur ma justice :
 mon innocence parle pour moi.
 Mets fin à la rage des impies, affermis le juste,
 toi qui scrutes les cœurs et les reins, Dieu, le juste.

 J’aurai mon bouclier auprès de Dieu,
 le sauveur des cœurs droits.
 Dieu juge avec justice ;
 je chanterai le nom du Seigneur, le Très-Haut. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Nicodème parlant à Jésus

En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! » Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais- tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi

Méditons

   Comment ne pas nous rappeler ici les paroles de Siméon à Marie lorsqu’elle présentait son enfant au temple !: « Cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël, ainsi seront dévoilées les pensées d’un grand nombre » Par ailleurs le Christ même dit : «  heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi ». Le Christ a été objet de division et il le sera jusqu’à la fin des temps car lui-même dit qu’il est venu apporter le feu sur la terre et qu’à cause de lui, on sera divisé au sein d’une même famille. Tout cela parce que certains chercheront à vivre en vérité avec l’évangile tandis que d’autres chercheront à vivre des compromis avec le monde cherchant même à reécrire l’évangile pour le mettre au goût du jour.

                Nous sommes invités pendant ce temps de carême à nous ajuster à la Parole qui bouscule non seulement nos intérêts mais aussi nos vies. Ce n’est pas normal de ne pas nous laisser interpeller et bousculer.

Je demande à Dieu dans ma prière la grâce de me laisser remuer par l’évangile.

Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit

Lecture du deuxième livre de Samuel

 Cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan: «Va dire à mon serviteur David: Ainsi parle le Seigneur: Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours.»

Psaume

 Sa dynastie, sans fin subsistera.

 L'amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
 ta fidélité, je l'annonce d'âge en âge.
 Je le dis : C'est un amour bâti pour toujours ;
 ta fidélité est plus stable que les cieux.

 « Avec mon élu, j'ai fait une alliance,
 j'ai juré à David, mon serviteur :
 J'établirai ta dynastie pour toujours,
 je te bâtis un trône pour la suite des âges.

 « Il me dira : Tu es mon Père,
 mon Dieu, mon roc et mon salut !
 Sans fin je lui garderai mon amour,
 mon alliance avec lui sera fidèle. » 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères, ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi. Voilà pourquoi on devient héritier par la foi : c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous. C’est bien ce qui est écrit : J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole : Telle sera la descendance que tu auras ! Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Le songe de Joseph

Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.

Or, voici comment fut engendré Jésus Christ: Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: «Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire: Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.»

Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

Nous fêtons aujourd’hui saint Joseph et je voudrais nous inviter à imiter la sagesse de Joseph. Réfléchissons sur la sagesse.

Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.  Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : “Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” »

    Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. »

    Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ?  Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire : “C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir ; il voulait les tuer dans les montagnes et les exterminer à la surface de la terre” ? Reviens de l’ardeur de ta colère, renonce au mal que tu veux faire à ton peuple. Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : “Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.” »     Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple

Psaume

  Souviens-toi de nous, Seigneur,
 dans ta bienveillance pour ton peuple. 

 Souviens-toi de moi, Seigneur,
 dans ta bienveillance pour ton peuple.
 Avec nos pères, nous avons péché,
 nous avons failli et renié.

 À l’Horeb ils fabriquent un veau,
 ils adorent un objet en métal :
 ils échangeaient ce qui était leur gloire
 pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.

 Ils oublient le Dieu qui les sauve,
 qui a fait des prodiges en Égypte,
 des miracles au pays de Cham,
 des actions terrifiantes sur la mer Rouge.

 Dieu a décidé de les détruire.
 C’est alors que Moïse, son élu,
 surgit sur la brèche, devant lui,
 pour empêcher que sa fureur les extermine. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs: «Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai;c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean: ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie! La gloire, je ne la reçois pas des hommes; d’ailleurs je vous connais: vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique? Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles?»

Méditons

Ce passage rappelle celui où Jean Baptiste envoie ses disciples demander à Jésus s’il est bien le Messie ou s’il fallait en attendre un autre. Jésus leur répond simplement d’aller voir Jean et de lui rapporter ce qu’ils ont vu et entendu. Tout ce qui a été annoncé le concernant dans les Écritures se réalisent. C’est la preuve qu’il est bien le Messie. Comme ces Juifs encore aujourd’hui certains, même chrétiens mettent en doute ce que nous rapportent les Écritures au sujet de Jésus et souhaiteraient même qu’on supprime des pans entiers des Écritures.

     C’est le propre des êtres humains de douter de Dieu car il ne correspond jamais à nos représentations ou nos attentes. Ne pas croire c’est s’exposer au jugement

Je demande la foi