Seigneur, entends ma prière :que mon cri parvienne jusqu’à toi !

Lecture du livre des Nombres

En ces jours-là, les Hébreux quittèrent Hor-la-Montagne par la route de la mer des Roseaux en contournant le pays d’Édom . Mais en chemin, le peuple perdit courage. Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! » Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël. Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !

Psaume

  Seigneur, entends ma prière :
 que mon cri parvienne jusqu’à toi !

 Seigneur, entends ma prière :
 que mon cri parvienne jusqu’à toi !
 Ne me cache pas ton visage
 le jour où je suis en détresse !
 Le jour où j’appelle, écoute-moi ;
 viens vite, réponds-moi !

 Les nations craindront le nom du Seigneur,
 et tous les rois de la terre, sa gloire :
 quand le Seigneur rebâtira Sion,
 quand il apparaîtra dans sa gloire,
 il se tournera vers la prière du spolié,
 il n’aura pas méprisé sa prière.

 Que cela soit écrit pour l’âge à venir,
 et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
 « Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s’est penché ;
 du ciel, il regarde la terre
 pour entendre la plainte des captifs
 et libérer ceux qui devaient mourir. » 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait aux Pharisiens : « Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. » Les Juifs disaient : « Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? » Il leur répondit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. » Alors, ils lui demandaient : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je n’ai pas cessé de vous le dire. À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. » Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père. Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné. Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.

Méditons

                     « En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés » ‘JE SUIS’ est le nom par lequel Dieu s’est révélé lui-même à Moïse. Nous comprenons que Jésus affirme ainsi sa divinité . Et en disant aux Juifs que s’ils ne croient pas en lui ils mourront dans leur péché, nous comprenons clairement que c’est par la foi que nous seront sauvés.

      Puisse le Seigneur faire grandir en nous la foi. Le Christ seul peut nous faire entrer dans le monde qui est le sien et dans lequel il retourne. Il dit d’ailleurs clairement que sans lui nul ne peut aller vers le Père. Cela se comprend : comment aller quelque part qu’on ne connaît pas ?

Demandons au Seigneur de nous donner la confiance en sa Parole

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.

Lecture du livre du prophète Daniel

En ces jours-là, le peuple venait de condamner à mort Suzanne. Alors elle cria d’une voix forte : « Dieu éternel, toi qui pénètres les secrets, toi qui connais toutes choses avant qu’elles n’arrivent, tu sais qu’ils ont porté contre moi un faux témoignage. Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi. »

Le Seigneur entendit sa voix. Comme on la conduisait à la mort, Dieu éveilla l’esprit de sainteté chez un tout jeune garçon nommé Daniel, qui se mit à crier d’une voix forte : « Je suis innocent de la mort de cette femme ! » Tout le peuple se tourna vers lui et on lui demanda : « Que signifie cette parole que tu as prononcée ? » Alors, debout au milieu du peuple, il leur dit : « Fils d’Israël, vous êtes donc fous ? Sans interrogatoire, sans recherche de la vérité, vous avez condamné une fille d’Israël. Revenez au tribunal, car ces gens-là ont porté contre elle un faux témoignage. »

Tout le peuple revint donc en hâte, et le collège des anciens dit à Daniel : « Viens siéger au milieu de nous
et donne-nous des explications, car Dieu a déjà fait de toi un ancien. » Et Daniel leur dit : « Séparez-les bien l’un de l’autre, je vais les interroger. » Quand on les eut séparés, Daniel appela le premier et lui dit : « Toi qui as vieilli dans le mal, tu portes maintenant le poids des péchés que tu as commis autrefois en jugeant injustement : tu condamnais les innocents et tu acquittais les coupables, alors que le Seigneur a dit : “Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste.” Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme, dis-nous sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un sycomore. » Daniel dit : « Voilà justement un mensonge qui te condamne : l’ange de Dieu a reçu un ordre de Dieu, et il va te mettre à mort. » Daniel le renvoya, fit amener l’autre et lui dit : « Tu es de la race de Canaan et non de Juda ! La beauté t’a dévoyé et le désir a perverti ton cœur. C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël, et, par crainte, elles se donnaient à vous. Mais une fille de Juda n’a pu consentir à votre crime. Dis-moi donc sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un châtaignier. » Daniel lui dit : « Toi aussi, voilà justement un mensonge qui te condamne : l’ange de Dieu attend, l’épée à la main, pour te châtier, et vous faire exterminer. »

Alors toute l’assemblée poussa une grande clameur et bénit Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui. Puis elle se retourna contre les deux anciens que Daniel avait convaincus de faux témoignage par leur propre bouche. Conformément à la loi de Moïse, on leur fit subir la peine que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain : on les mit à mort. Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.

Psaume

  Si je traverse les ravins de la mort,
 je ne crains aucun mal,
 car tu es avec moi, Seigneur. 

 Le Seigneur est mon berger :
 je ne manque de rien.
 Sur des prés d’herbe fraîche,
 il me fait reposer.

 Il me mène vers les eaux tranquilles
 et me fait revivre ;
 il me conduit par le juste chemin
 pour l’honneur de son nom.

 Si je traverse les ravins de la mort,
 je ne crains aucun mal,
 car tu es avec moi :
 ton bâton me guide et me rassure.

 Tu prépares la table pour moi
 devant mes ennemis ;
 tu répands le parfum sur ma tête,
 ma coupe est débordante.

 Grâce et bonheur m’accompagnent
 tous les jours de ma vie ;
 j’habiterai la maison du Seigneur
 pour la durée de mes jours. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,   Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner.   Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu,  et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.   Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? »  Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre.   Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit :« Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »  Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre.   Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.   Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

Méditons

Nous sommes invités à contempler la miséricorde de Dieu qui nous tend la main pour nous relever de nos péchés. Ne restons donc pas dans une culpabilité qui nous abime et n’abîmons pas les autres dans leurs péchés en les accusant au lieu d’être compatissant et de les soutenir par nos prières et nos conseils pour qu’ils se relèvent. Dieu est riche en miséricorde et nous devons lui faire confiance et nous jeter entre ses bras s’il nous arrive de tomber dans le péché qui malheureusement nous guette si souvent. Le saint père nous invite ce mois à découvrir en profondeur le sacrement de la réconciliation qui nous montre véritablement la grande miséricorde de Dieu. Nous sommes tous des pécheurs

Je fais le point pour savoir où j’en suis avec
le sacrement de réconciliation

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu.

Lecture du livre du prophète Jérémie

Voici venir des jours – oracle du Seigneur –, où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une alliance nouvelle. Ce ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères, le jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte : mon alliance, c’est eux qui l’ont rompue, alors que moi, j’étais leur maître – oracle du Seigneur.

Mais voici quelle sera l’alliance que je conclurai avec la maison d’Israël quand ces jours-là seront passés
– oracle du Seigneur. Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant : « Apprends à connaître le Seigneur ! » Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands – oracle du Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés.

Psaume

  Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu

 Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
 selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
 Lave-moi tout entier de ma faute,
 purifie-moi de mon offense.

 Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
 renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
 Ne me chasse pas loin de ta face,
 ne me reprends pas ton esprit saint.

 Rends-moi la joie d’être sauvé ;
 que l’esprit généreux me soutienne.
 Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
 vers toi, reviendront les égarés. 

Lecture de la lettre aux Hébreux

Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque. Ils abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus.
Alors Jésus leur déclare : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.

Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre. D’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit :
« Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous. Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

Méditons

Imitons la charité du Christ. «  Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seull mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits ». Nous sommes invités à mourir à nous-mêmes c’est-à-dire à nous débarrasser de tout égoïsme pour permettre à d’autres de vivre. Apprendre à se dessaisir de sa vie ce n’est pas chose facile mais sans cela la vie des autres ne comptera pas pour nous, nous ne nous engagerons pas suffisamment pour eux.

 Cet engagement peut devenir difficile et parfois coûteux . Mais aurons-nous le courage pour aller jusqu’au bout ? Le Christ est allé jusqu’au bout du don de soi. Demandons lui la grâce de la persévérance dans nos engagements ecclésiaux, sociaux et familiaux.

Je fais le point sur mes engagements
et
je demande dans ma prière, la grâce de persévérer.

Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge

Lecture du livre du prophète Jérémie

« Seigneur, tu m’as fait savoir, et maintenant je sais, tu m’as fait voir leurs manœuvres. Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi. Ils disaient : “Coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom.” Seigneur de l’univers, toi qui juges avec justice, qui scrutes les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. »

Psaume

  Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge. 

 Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge !
 On me poursuit : sauve-moi, délivre-moi !
 Sinon ils vont m’égorger, tous ces fauves,
 me déchirer, sans que personne me délivre.

 Juge-moi, Seigneur, sur ma justice :
 mon innocence parle pour moi.
 Mets fin à la rage des impies, affermis le juste,
 toi qui scrutes les cœurs et les reins, Dieu, le juste.

 J’aurai mon bouclier auprès de Dieu,
 le sauveur des cœurs droits.
 Dieu juge avec justice ;
 je chanterai le nom du Seigneur, le Très-Haut. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Nicodème parlant à Jésus

En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! » Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais- tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi

Méditons

   Comment ne pas nous rappeler ici les paroles de Siméon à Marie lorsqu’elle présentait son enfant au temple !: « Cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël, ainsi seront dévoilées les pensées d’un grand nombre » Par ailleurs le Christ même dit : «  heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi ». Le Christ a été objet de division et il le sera jusqu’à la fin des temps car lui-même dit qu’il est venu apporter le feu sur la terre et qu’à cause de lui, on sera divisé au sein d’une même famille. Tout cela parce que certains chercheront à vivre en vérité avec l’évangile tandis que d’autres chercheront à vivre des compromis avec le monde cherchant même à reécrire l’évangile pour le mettre au goût du jour.

                Nous sommes invités pendant ce temps de carême à nous ajuster à la Parole qui bouscule non seulement nos intérêts mais aussi nos vies. Ce n’est pas normal de ne pas nous laisser interpeller et bousculer.

Je demande à Dieu dans ma prière la grâce de me laisser remuer par l’évangile.

Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit

Lecture du deuxième livre de Samuel

 Cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan: «Va dire à mon serviteur David: Ainsi parle le Seigneur: Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours.»

Psaume

 Sa dynastie, sans fin subsistera.

 L'amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
 ta fidélité, je l'annonce d'âge en âge.
 Je le dis : C'est un amour bâti pour toujours ;
 ta fidélité est plus stable que les cieux.

 « Avec mon élu, j'ai fait une alliance,
 j'ai juré à David, mon serviteur :
 J'établirai ta dynastie pour toujours,
 je te bâtis un trône pour la suite des âges.

 « Il me dira : Tu es mon Père,
 mon Dieu, mon roc et mon salut !
 Sans fin je lui garderai mon amour,
 mon alliance avec lui sera fidèle. » 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères, ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi. Voilà pourquoi on devient héritier par la foi : c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous. C’est bien ce qui est écrit : J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole : Telle sera la descendance que tu auras ! Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Le songe de Joseph

Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.

Or, voici comment fut engendré Jésus Christ: Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: «Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire: Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.»

Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

Nous fêtons aujourd’hui saint Joseph et je voudrais nous inviter à imiter la sagesse de Joseph. Réfléchissons sur la sagesse.

Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.  Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : “Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” »

    Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. »

    Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ?  Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire : “C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir ; il voulait les tuer dans les montagnes et les exterminer à la surface de la terre” ? Reviens de l’ardeur de ta colère, renonce au mal que tu veux faire à ton peuple. Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : “Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.” »     Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple

Psaume

  Souviens-toi de nous, Seigneur,
 dans ta bienveillance pour ton peuple. 

 Souviens-toi de moi, Seigneur,
 dans ta bienveillance pour ton peuple.
 Avec nos pères, nous avons péché,
 nous avons failli et renié.

 À l’Horeb ils fabriquent un veau,
 ils adorent un objet en métal :
 ils échangeaient ce qui était leur gloire
 pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.

 Ils oublient le Dieu qui les sauve,
 qui a fait des prodiges en Égypte,
 des miracles au pays de Cham,
 des actions terrifiantes sur la mer Rouge.

 Dieu a décidé de les détruire.
 C’est alors que Moïse, son élu,
 surgit sur la brèche, devant lui,
 pour empêcher que sa fureur les extermine. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs: «Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai;c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean: ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie! La gloire, je ne la reçois pas des hommes; d’ailleurs je vous connais: vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique? Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles?»

Méditons

Ce passage rappelle celui où Jean Baptiste envoie ses disciples demander à Jésus s’il est bien le Messie ou s’il fallait en attendre un autre. Jésus leur répond simplement d’aller voir Jean et de lui rapporter ce qu’ils ont vu et entendu. Tout ce qui a été annoncé le concernant dans les Écritures se réalisent. C’est la preuve qu’il est bien le Messie. Comme ces Juifs encore aujourd’hui certains, même chrétiens mettent en doute ce que nous rapportent les Écritures au sujet de Jésus et souhaiteraient même qu’on supprime des pans entiers des Écritures.

     C’est le propre des êtres humains de douter de Dieu car il ne correspond jamais à nos représentations ou nos attentes. Ne pas croire c’est s’exposer au jugement

Je demande la foi

Le Seigneur est tendresse et pitié,lent à la colère et plein d’amour

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur : Au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut, je t’ai secouru. Je t’ai façonné, établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays, restituer les héritages dévastés et dire aux prisonniers : « Sortez » ! aux captifs des ténèbres : « Montrez-vous » ! Au long des routes, ils pourront paître ; sur les hauteurs dénudées seront leurs pâturages. Ils n’auront ni faim ni soif ; le vent brûlant et le soleil ne les frapperont plus. Lui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives. De toutes mes montagnes, je ferai un chemin, et ma route sera rehaussée.

Les voici : ils viennent de loin, les uns du nord et du couchant, les autres des terres du sud. Cieux, criez de joie ! Terre, exulte ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion.

Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas.

Psaume

  Le Seigneur est tendresse et pitié,
 lent à la colère et plein d’amour. 

 Le Seigneur est tendresse et pitié,
 lent à la colère et plein d’amour ;
 la bonté du Seigneur est pour tous,
 sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

 Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
 fidèle en tout ce qu’il fait.
 Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
 il redresse tous les accablés.

 Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
 fidèle en tout ce qu’il fait.
 Il est proche de ceux qui l’invoquent,
 de tous ceux qui l’invoquent en vérité. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.

Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.

Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant –où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même,
ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »

Méditons

       Jésus nous parle de son unité avec Dieu le Père. Dans ses affirmations, les Juifs voient leur foi monothéiste menacée. C’est la nouveauté de la foi chrétienne qui tranche avec celle des Juifs. La divinité de Jésus n’enlève rien à celle du Père ; elle se reçoit d’elle, c’est pourquoi ce que fait le Père, le Fils le fait pareillement. Il s’agit d’une unité qu’on ne peut pas dissocier. Ce qui fait la grandeur et la puissance de Jésus c’est son unité avec le Père.

    Nous sommes nous aussi en tant que fils invités à imiter cet attachement de Jésus à son Père. Un tel attachement non seulement nous rendra forts contre le mal mais il nous rendra surtout capables d’œuvres merveilleuses.

Je médite le ‘Je crois en Dieu’

Il est avec nous, le Dieu de l’univers

Lecture du livre du prophète Ézékiel

En ces jours-là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient.

L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel. L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit. L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux chevilles. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j’en avais jusqu’aux reins. Il en mesura Encore mille : c’était un torrent que je ne pouvais traverser ; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager : c’était un torrent infranchissable. Alors il me dit : « As-tu vu, fils d’homme ? » Puis il me ramena au bord du torrent. Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre. Il me dit : « Cette eau coule vers la région de L’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne Manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »

Psaume

  R/ Il est avec nous, le Dieu de l’univers ;
 citadelle pour nous, le Dieu de Jacob ! 

 Dieu est pour nous refuge et force,
 secours dans la détresse, toujours offert.
 Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
 si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.

 Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
 la plus sainte des demeures du Très-Haut.
 Dieu s’y tient : elle est inébranlable ;
 quand renaît le matin, Dieu la secourt.

 Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ;
 citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
 Venez et voyez les actes du Seigneur,
 il détruit la guerre jusqu’au bout du monde. P

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui Répondit :« Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.

Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

Méditons

Le sabbat est un jour où Dieu fait grâce, où Dieu fait merveille. C’est pour le bonheur de l’homme que le sabbat est mis à part . On comprend alors que Jésus puisse guérir un homme ce jour-là. Le sabbat est jour de libération. Pour nous chrétiens le sabbat est le dimanche jour de la résurrection où Dieu libère définitivement l’homme de son ennemi, la mort son Fils. Le malade libéré de l’évangile de ce jour n’avait pas besoin de recourir à l’eau de la piscine. La parole de Jésus le libère de sa maladie qui l’a paralysé  si bien qu’il ne pouvait plus marcher. Jésus nous libère de nos paralysies. Ce qui nous paralyse aujourd’hui ce sont nos péchés. C’est de ça qu’il veut aujourd’hui nous libérer pour que nous puissions aller vers nos frères leur annoncer la Bonne Nouvelle tout en marchant vers le royaume.

Je dis à Jésus mes souffrances avec confiance qu’il peut m’en délivrer.

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur : Oui, voici : je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se souviendra plus du passé, il ne reviendra plus à l’esprit. Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin pour ce que je crée. Car je vais recréer Jérusalem, pour qu’elle soit exultation, et que son peuple devienne joie. J’exulterai en Jérusalem, je trouverai ma joie dans mon peuple. On n’y entendra plus de pleurs ni de cris. Là, plus de nourrisson emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, ne pas atteindre cent ans sera malédiction. On bâtira des maisons, on y habitera ; on plantera des vignes, on mangera leurs fruits.

Psaume

  Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. 

 Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.
 Quand j’ai crié vers toi, Seigneur.
 Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
 et revivre quand je descendais à la fosse.

 Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
 rendez grâce en rappelant son nom très saint.
 Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ;
 avec le soir, viennent les larmes,
 mais au matin, les cris de joie.

 Et j’ai crié vers toi, Seigneur,
 j’ai supplié mon Dieu.
 Tu as changé mon deuil en une danse.
 Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce ! 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un  fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après- midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.

Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Méditons

«  Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges , vous ne croirez donc pas !». Au milieu de notre carême, Jésus nous invite à la foi, la foi en sa personne même sans signes et prodiges. C’est le niveau supérieur de la foi. Comme nous l’avons lu dans l’évangile d’hier la foi au Christ nous donne accès à la foi éternelle et le manque de foi nous expose au jugement. Nous sommes donc invités à faire grandir notre foi en ne nous accrochant pas aux signes mais à la personne du Christ . C’est là une question de liberté d’adhésion totale au Christ et non une foi née du sensationnel. Quand le sensationnel disparaîtra il ne restera plus rien. Jésus pose justement la question : «  Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?»

Je demande le don de la foi

Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé

Lecture du deuxième livre des Chroniques

En ces jours-là, tous les chefs des prêtres et du peuple multipliaient les infidélités, en imitant toutes les abominations des nations païennes, et ils profanaient la Maison que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem. Le Seigneur, le Dieu de leurs pères, sans attendre et sans se lasser, leur envoyait des messagers, car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure. Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu, méprisaient ses paroles, et se moquaient de ses prophètes ; finalement, il n’y eut plus de remède à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple. Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu, détruisirent le rempart de Jérusalem, incendièrent tous ses palais, et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.
Nabucodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu’au temps de la domination des Perses. Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : La terre sera dévastée et elle se reposera durant 70 ans, jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés.

Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse, pour que soit accomplie la parole du Seigneur proclamée par Jérémie, le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse. Et celui-ci fit publier dans tout son royaume – et même consigner par écrit – : « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse : Le Seigneur, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre ; et il m’a chargé de lui bâtir une maison à Jérusalem, en Juda. Quiconque parmi vous fait partie de son peuple, que le Seigneur son Dieu soit avec lui, et qu’il monte à Jérusalem ! »

Psaume

  R/ Que ma langue s’attache à mon palais
 si je perds ton souvenir ! 

 Au bord des fleuves de Babylone
     nous étions assis et nous pleurions,
 nous souvenant de Sion ;
 aux saules des alentours
 nous avions pendu nos harpes.

 C’est là que nos vainqueurs
     nous demandèrent des chansons,
 et nos bourreaux, des airs joyeux :
 « Chantez-nous, disaient-ils,
 quelque chant de Sion. »

 Comment chanterions-nous un chant du Seigneur
 sur une terre étrangère ?
 Si je t’oublie, Jérusalem,
 que ma main droite m’oublie !

 Je veux que ma langue s’attache à mon palais
 si je perds ton souvenir,
 si je n’élève Jérusalem
 au sommet de ma joie. 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

Frères, Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus. Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil. C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

Méditons

Les lectures de ce dimanche nous tournent vers le Christ élevé sur la croix qui nous donne le salut. C’est en lui comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture que Dieu nous donne la vie dans sa grande miséricorde. Grâce à cette miséricorde divine nous avons part à la vie éternelle si nous avons la foi au Fils unique.

 En ce mois de mars le pape nous invite à goûter l’infinie miséricorde de Dieu  en vivant en profondeur le sacrement de la réconciliation. Sacrement que beaucoup malheureusement ont abandonné. Puissions-nous consentir à l’appel de Dieu à nous réconcilier avec lui malgré les difficultés de notre vie passée ou actuelle.

Je me confesse avant Pâques