Au dernier jour nous serons jugés sur l’amour.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.

« Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”« 

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”

« Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. 

Méditons

Au dernier jour nous serons jugés sur l’amour. Mais l’amour de qui ? C’est l’amour des autres. Cet amour des autres n’est pas détaché de l’amour de Dieu : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». Il faut faire le lien entre Dieu et l’autre dans chaque acte de charité que nous posons. C’est tout à fait différent de l’humanisme. Car pour l’anthropologie chrétienne et selon cette portion d’évangile l’identité de l’homme s’origine en Dieu. Souvenons-nous du passage de la genèse dans le récit de la Création : « Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance ». Plus encore, Jésus partage notre humanité entièrement sauf le péché. Il est solidaire des hommes qu’il est venu sauver. De plus dans cet évangile on voit qu’il s’identifie aux personnes en situation de fragilité : les pauvres qui ont fin et soif, les étrangers, les gens qui n’ont pas de quoi s’habiller ou n’ont plus aucune dignité aux yeux des autres, les malades, les prisonniers… Ceux qui sont allés loin de Dieu pour souffrir éternellement ont été victimes de leur indifférence devant la souffrance ou la misère des autres. Dans un monde où l’individualisme prime sur tout, démarquons-nous de la masse pour vivre la charité au quotidien sans rester dans le jugement.

Je pense à quelqu’un dont la situation est difficile et je pose un geste d’amour.

Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté (Mt 4, 1-11)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. »
Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

Méditons

Ce premier dimanche de carême nous montre un enjeu capital de notre foi : combattre le mal dans notre vie en combattant son auteur satan pour entrer victorieux avec le Christ dans la gloire de son Père. Jésus en remportant cette victoire contre satan qui en réalité dans cet évangile a voulu prendre la place de Dieu surtout à la troisième tentation. La créature qui prend la place du Créateur et demande à Celui-ci de se prosterner devant lui. La victoire de Jésus sur satan est après un temps suffisant de jeûne et de prière : quarante jours. Cela nous montre que nous ne pouvons pas vaincre satan dans les tentations sans une vie intime avec Dieu dans le jeûne et la prière. Si chair est faible mais l’esprit est ardent. C’est par la tentation de la chair que satan a eu Eve et Adam : un fruit à manger. C’est par la chair, encore le ventre, qu’il commence ses tentations avec Jésus : ordonne à ces pierres de devenir du pain si tu es Fils de Dieu

.Exercice

Prenons l’engagement de nous enraciner dans la prière et de souvent jeûner pour qu’avec Jésus nous vainquions le diable.

Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs,

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait.
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

Méditons

«Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs ». Cette parole s’adresse à ceux ne se justifient comme le font les pharisiens et les scribes. Ils pensent qu’ils sont justes alors que l’Écriture dit: «Nul n’est juste devant Dieu» Rm 3,10 vu l’absence de vérité, de justice et d’amour dans l’humanité. Lévi laisse tout pour suivre le Christ, il quitte son lieu de péché pour se mettre dans un lieu de sanctification autour de Jésus car en présence de Dieu, il nous sanctifie. Lévi qui devient Mathieu, non seulement suit Jésus mais devient apôtre du Christ,annonciateur de la Bonne Nouvelle du salut. Devenir chrétien , se convertir n’est une fin en soi. C’est le début d’un appel à annoncer Dieu aux autres, le manifester, le faire connaître en parlant de lui à ceux qui ne le connaissent pas encore.

Exercice

Que dois-je quitter aujourd’hui pour suivre Jésus ? Quel est mon engagement missionnaire pour le faire connaître ?

« Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront » (Mt9, 14-15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. » – Acclamons la Parole de Dieu.

Méditons

Le jeûne est l’un des éléments essentiels du carême. Nous sommes invités à jeûner pour faire pénitence et nous rapprocher de Dieu. C’est une manière de se détacher des choses matérielles ; on s’en détache et on partage. On ne s’en détache pas pour les garder mais pour les donner à ceux qui en ont besoin. Le repas est une expression de fête, un lieu de plaisir. On s’en prive non seulement à cause de nos péchés mais aussi du fait que notre « Amour » Jésus marche vers sa mort.

Toutefois le jeûne que préfère le Seigneur au-delà de la privation de nourritures c’est d’éviter le péché sous toutes ses formes.

Exercice

Je fais attention pendant ce temps de carême pour grandir dans de bonnes habitudes. Prenons un temps de silence pour prier en offrant au Seigneur nos faiblesses

« Celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera » (Lc 9, 22-25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Jésus disait à ses disciples :

« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »

Il leur disait à tous :

« Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »

Méditons

Dès ce deuxième jour de carême Jésus nous amène droit au cœur du combat spirituel et au cœur de ce qu’il a vécu pour notre salut. Aimer jusqu’au bout quoiqu’il en coûte. Il a renoncé à sa propre volonté pour épouser celle du Père et il nous demande de faire de même. Cela coûte pour nous ; c’est un acte de conversion qui nous est ainsi demandé. C’est dur, c’est une croix à porter. La vie chrétienne ne peut pas se vivre dans du coton. Elle vit dans un renoncement permanent aux plaisirs, à la logique du monde pour suivre Jésus.

Exercice

Je cherche dans ma vie des choses auxquelles je dois renoncer pour être vraiment chrétien.

Carême : « Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements » (Jl 2, 12-18) – Copy

Première lecture

Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et laisser derrière lui sa bénédiction : alors, vous pourrez présenter offrandes et libations au Seigneur votre Dieu. Sonnez du cor dans Sion : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre ! Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n’expose pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu’on dise : “Où donc est leur Dieu ?” » Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple. – Parole du Seigneur. 

Psaume

/Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.
Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.

Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui. Car il dit dans l’Écriture : Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut. – Parole du Seigneur. 

Évangile

« Ton Père qui voit dans le secret te le rendra » (Mt 6,1-6.16-18)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

Méditons

Nous savons que le carême est un temps spécial où nous somm s appelés fortement à la conversion « Déchirez vos cœurs et non point vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et
miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment.» La conversion est au cœur du carême. Saint Paul dans deuxième lecture nous demande de nous laisser réconcilier avec Dieu. En d’autres termes il nous demande d’accepter cet appel, cette invitation à la conversion. Ne fermons notre
cœur. Osons avancer, osons profiter de ce temps pour faire le ménage dans notre vie pour une relation plus harmonieuse avec Dieu.

Cette conversion ne peut s’opérer que dans l’humilité et la discrétion à laquelle nous invite l’évangile de ce mercredi des cendres. Humilité et discrétion dans la prière, la charité et la pénitence. Sans l’humilité aucune conversion n’est possible. Demandons-en la grâce au Seigneur en plus des efforts que nous ferons durant ces quarante jours.

« Il les aima jusqu’au bout » (Jn 13, 1-15) (P.Verkys)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. 

Méditons

Si nous avons quelque chose de prégnant à retenir c’est l’humilité de Jésus qui se met au service de ses disciples. C’est la plus grande leçon à tirer de la Cène. Le service c’est l’amour pur et vrai. L’amour pur et vrai doivent régir notre volonté de servir. On y retrouve la notion de la gratuité absolue. Je ne sers pas pour occuper mon temps libre, je sers parce que j’aime. Nous avons peut-être à purifier les motifs des services que nous rendons si ce n’est pas par amour et pure gratuité sans attendre une quelconque reconnaissance.
Dans le monde, les grands se sont font servir mais Jésus nous donne un exemple contraire à l’esprit du monde. «Le plus grand parmi vous sera votre serviteur». Servir en se donnant. Le Christ se donne à nous dans le repas eucharistique entièrement et sans réserve.
Qu’il nous donne la force et la grâce de l’imiter.

« L’un de vous me livrera… » P.Verkys

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean13, 21-33.36-38

En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit.

Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.

« Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. »

Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. »

Méditons

Jésus annonce qu’il sera trahi. Cela inquiète les disciples qui veulent savoir plus sur celui qui pourrait faire cela. Jésus connaît bien celui qui allait le livrer mais il le laisse manger avec lui. Il ne cherche pas à ’humilier publiquement ou à le dénoncer. Il en parle en terme voilé à Jean qui le lui demande. Tous ressentent la tristesse mais sont impuissants devant ce drame qui attend leur maître. Jean qui s’est appuyé sur Jésus vit cela autrement grâce à l’amour qui l’unit à son maître. Plus tard au pied de la croix il sera présent et Jésus le confiera à Marie. L’amour de Dieu, l’attachement à lui donnent le courage et la force dans les épreuves et permettent de tenir.

Quant à Judas, malgré les mots de Jésus, il reste obstiné à le livrer et il va jusqu’au bout. L’évangile dit qu’il aime l’argent, il préfère l’argent à la fidélité et l’amour de Jésus. Le matériel peut éloigner de Dieu et de son amour si nous ne faisons pas attention.
Quant à Pierre et les autres disciples, ils n’ont pas eu la force de la fidélité jusqu’au bout. Pierre qui aime pourtant Jésus et se dit prêt à mourir pour lui le renie dès les premiers instants de son arrestation. Il ne comptait que sur ses propres forces. Sachons nous appuyer sur le Seigneur par la prière et la confiance absolue.

Seigneur donne-nous de te rester fidèles jusqu’à la fin de notre vie.

Résolument, continuons à servir la vérité !

Les évêques de France se sont réunis à Lourdes du 1er au 4 avril pour leur Assemblée plénière de printemps. Les deux premiers jours ont été consacrés à la question des abus sexuels dans l’Église.

La session préliminaire sur les abus sexuels avait pour objectif de faire le point sur le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE). « Résolument, continuons à servir la vérité » ont déclaré les évêques de France au lendemain de cette session, qui a réuni 300 participants dont des victimes, des personnes travaillant en faveur de cette cause et des experts. Les évêques de France ont voté une proposition d’accompagnement pour les personnes majeures se plaignant de violences sexuelles commises par un clerc diocésain dans l’exercice de son ministère. L’objectif étant de répondre aux besoins spécifiques et de mettre en place une pratique adaptée, permettant un chemin de reconnaissance et de restauration. « Agissons ensemble pour rendre notre Église plus sûre. Nous avons besoin de la vigilance et de l’engagement de chacune et chacun de vous pour que notre Église affronte cette crise en se laissant transformer. Nous croyons que notre Dieu est un Dieu qui libère » ont écrit les évêques, invitant les victimes à continuer à parler : « C’est la vérité qui rend libres et ouvre des chemins de guérison. »

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« Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, » P.Verkys

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean12, 1-11

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus.

Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.

Méditons

Marie ne manque pas l’occasion de manifester à Jésus son amour. Elle ne manque pas l’occasion de la rencontre. Elle ne manque pas sa chance. Elle vit en présence de Jésus ce qu’elle ressent. On peut dire que c’est une femme libre.
Elle n’a pas hésité lors de la visite de Jésus chez eux à aller s’asseoir aux pieds de Jésus pour écouter sa parole. Dans ce passage d’évangile, malgré la présence de nombreuses personnes elle va se jeter aux pieds de Jésus, les couvrir de parfum et les essuyer avec ses cheveux. Quel courage et quelle humilité ! Elle a bien compris qui est Jésus. Non seulement elle l’aime, elle l’adore. Puisse Dieu nous donner la clairvoyance nécessaire pour le rejoindre en profondeur là où il nous attend pour recueillir toutes les grâces pour notre salut.
Jésus a toujours pris la défense de Marie contre ceux qui lui font des reproches. Quand Marthe a voulu que Jésus dise à Marie de venir l’aider plutôt à la cuisine, celui-ci répondit : « Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée ». En réponse à Judas qui s’indigne du gaspillage qu’elle fait, Jésus dit :« Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! » Marie est loin des préoccupations de la foule. Elle se démarque par sa foi et son amour. Elle a tout compris.