[HOMÉLIE] Comme un enfant dans le mystère de la Sainte Trinité

Curé de la paroisse de Rochefort, le père Mickaël Le Nézet commente les lectures de la solennité de la Sainte Trinité. En vivant le mystère de la Sainte Trinité comme un enfant, nous comprenons qui est Dieu pour nous : un Père qui nous donne son Fils dans une relation d’où jaillit un Esprit d’amour.

Mickaël Le Nezet – publié le 25/05/24

Vivre en Dieu comme un enfant

Vivre du mystère de la Trinité, c’est vivre, plongé dans l’amour de Dieu, Père de toute bonté. Notre vie nous enseigne. Regardons un enfant. Un enfant sait qu’il ne peut pas se construire tout seul. Il a besoin de l’amour de son père, de sa mère pour grandir et s’épanouir. C’est l’amour qui le fait en effet avancer. C’est l’amour qui le pousse avant. Et lorsque l’enfant est dans la tristesse, aussitôt il se précipite, sans se poser de question, dans les bras de son papa ou de sa maman pour être consolé et apaisé. Il sait qu’ils seront toujours là pour lui, il n’en doute pas. L’enfant, lorsqu’il est petit, aime s’identifier à son père ou à sa mère. Il a toujours envie de faire comme papa ou comme maman et c’est aussi comme cela qu’il trouve son chemin. C’est cela être un enfant. Et c’est aussi comme cela que nous devons apprendre jour après jour à vivre comme enfants de Dieu. Dieu nous aime comme un père et une mère aime son enfant. Dieu n’est jamais loin de nous, veillant sur nous, attentif, prenant soin de nous. Il se tient prêt pour nous accueillir dans ses bras et nous consoler, nous apaiser lorsque cela est nécessaire. 

Vivre du mystère de la Trinité, c’est vivre, plongé dans l’amour de Dieu, Père de toute bonté.

Dieu est le père de tous les hommes et nous sommes ses enfants. Et nous devons avoir cette simplicité de nous précipiter dans les bras de Dieu notre Père. Nous devons avoir cette humilité de lui demander son aide, de lui confier nos soucis, de lui dire nos attentes. Avoir cette humilité de ne pas faire sans lui mais de nous rappeler qu’en dehors de Lui nous ne pouvons rien faire. En fêtant la Sainte Trinité, nous comprenons qui est Dieu pour nous. Et comme l’écrit l’auteur du livre du Deutéronome, “est-il arrivé quelque chose d’aussi grand, a-t-on jamais connu rien de pareil” (Dt 4, 32) ? Le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre. Dieu est Père, notre Père. 

Apprendre à être fils

Et puisqu’il en est ainsi, alors vivre du mystère de la Trinité, c’est nous plonger dans la vie même du Fils de Dieu, le Christ Jésus. C’est vouloir le suivre dans ce qu’il est, dans ce qu’il vit. C’est le contempler déjà dans sa manière d’être avec son Père. Le Christ Jésus ne cherche pas à faire sa volonté. Il veut faire la volonté de son Père, il veut faire et dire ce que le Père lui dit de faire et de dire. Il s’en remet à lui avec confiance. Et pour cela, le Christ Jésus est à l’écoute de son Père dans ces moments d’intimité qu’il partage avec Lui. Dans sa prière il reçoit de son Père. Il s’abandonne à Lui. C’est ainsi qu’il est le Fils. L’enfant prodigue lui, veut toujours se passer de son Père, prendre de la distance avec lui, pensant devenir lui-même, en se coupant de lui. L’histoire nous montrera que ce fils se retrouve vraiment lorsqu’il se précipite à nouveau dans les bras de son père implorant son pardon.

En regardant le Christ dans sa relation de Fils bien-aimé du Père, nous apprenons que notre liberté se reçoit de cette relation filiale à vivre.

En regardant le Christ dans sa relation de Fils bien-aimé du Père, nous apprenons que notre liberté se reçoit de cette relation filiale à vivre. Le Christ nous apprend à être fils de Dieu notre Père. En regardant le Christ nous comprenons que notre vie s’accomplit dans cette relation de confiance avec Dieu notre Père. En écoutant le Christ, nous saisissons que l’unité de notre vie se façonne dans ce cœur à cœur avec Dieu notre Père, dans cette confiante obéissance en Dieu notre Père. Il s’agit vraiment de se remettre entre ses mains, comme Jésus, avec une infinie confiance car il est notre Père, écrira saint Charles de Foucauld.

D’où jaillit un Esprit d’amour

Cette plongée dans l’amour du Père, cette confiante obéissance en Dieu le Père sont le lieu de la fécondité même du Christ. C’est parce que le Christ vit pleinement, totalement ces liens d’intimité avec Dieu son Père, c’est parce qu’il ne cherche pas à faire sa volonté mais bien la volonté de son Père, c’est parce qu’il est à l’écoute de son Père que sa vie devient vraiment féconde, que sa vie prend sens et qu’elle est unique. De cette relation d’amour installée entre Jésus et son Père jaillit un « état d’Esprit », un élan d’amour, une générosité sans limite, un pardon infini, une vie offerte, une vie éternelle.

Le secret de la fécondité du Christ, de l’accomplissement de sa vie prend sa source dans cette relation d’un Père avec son Fils et d’un Fils avec son Père. De cette relation jaillit un Esprit d’amour qui ne demande qu’à se communiquer d’une manière ou d’une autre. Nous voici invités nous aussi à nous plonger dans cette vie trinitaire. Nous avons été baptisés au nom du Père, du Fils et de Saint-Esprit. Nous avons été plongés dans l’amour de Dieu, plongés dans la vie même du Christ que nous voulons suivre chaque jour. C’est alors que nous pourrons nous engager dans ce monde que Dieu a tant aimé pour répandre cet Esprit d’amour qui jaillit en nos cœurs. Car la vie trinitaire telle qu’elle se révèle et se déploie est une vie toujours en sortie, jamais repliée. Elle est toujours une vie donnée. Que cette fête de la sainte Trinité nous pousse ainsi à cet engagement.

Le Vatican publie un texte sur les phénomènes surnaturels 

Le Dicastère pour la Doctrine de la foi a publié, ce vendredi 17 mai 2024, les « Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés ». Signé par le cardinal Víctor Manuel Fernández, Préfet du Dicastère, et approuvé par le pape François, ce document vise à aider l’Église à un meilleur discernement face aux phénomènes surnaturels. Pour le Dicastère, ces normes « ne se veulent pas nécessairement un contrôle ou, encore moins une tentative d’éteindre l’Esprit », mais plutôt une mise à jour et une clarification des procédures pour un discernement optimal. « Dans son discernement en ce domaine, l’Église a donc besoin de procédures claires », mentionne le cardinal Fernandez dans son introduction. Le document prévoit six votes différents pour le discernement des phénomènes surnaturels. En règle générale, ni l’évêque ni le Saint-Siège ne se prononcent sur le caractère surnaturel du phénomène, se limitant à autoriser et à promouvoir la dévotion et les pèlerinages.  Les nouvelles Normes établissent que le Dicastère pour la doctrine de la foi doit toujours être consulté et intervenir pour donner son approbation finale à la décision de l’évêque, avant que ce dernier ne se prononce publiquement. Liste des six votes possibles à l’issue du discernement :

Nihil Obstat : Même si aucune certitude n’est exprimée quant à l’authenticité surnaturelle du phénomène, de nombreux signes d’une action de l’Esprit Saint sont reconnus. L’évêque diocésain est encouragé à apprécier la valeur pastorale et à promouvoir la diffusion de ce phénomène, y compris à travers des pèlerinages.

Prae oculis habeatur : Bien que des signes positifs importants soient reconnus, il y a aussi des éléments de confusion ou des risques possibles qui nécessitent de la part de l’évêque diocésain un discernement attentif. S’il y a eu des écrits ou des messages, une clarification doctrinale peut être nécessaire.

Curatur : Plusieurs éléments critiques sont relevés, mais il y a déjà une large diffusion du phénomène et une présence de fruits spirituels liés à celui-ci et vérifiables. Une interdiction qui pourrait indisposer le peuple de Dieu est déconseillée à cet égard. L’évêque diocésain est invité à ne pas encourager ce phénomène, à rechercher d’autres expressions de dévotion et, éventuellement, à en réorienter le profil spirituel et pastoral.

Sub mandato : Les points critiques relevés ne sont pas liés au phénomène lui-même, qui est riche en éléments positifs, mais à une personne, une famille ou un groupe de personnes qui en font un usage abusif. Dans ce cas, la direction pastorale du lieu spécifique où se produit le phénomène est confiée soit à l’évêque diocésain, soit à une autre personne déléguée par le Saint-Siège.

Prohibetur et obstruatur : Malgré quelques éléments positifs, les criticités et les risques sont sérieux. Le Dicastère demande à l’évêque de déclarer publiquement que l’adhésion n’est pas permise et d’expliquer les raisons de cette décision.

Declaratio de non supernaturalitate : L’évêque est autorisé à déclarer que le phénomène n’est pas surnaturel sur la base de preuves concrètes, telles que la confession d’un voyant présumé ou des témoignages crédibles de falsification du phénomène. (agence ZENIT)

Les WEMPS à Champ Saint Père

Au cours d’un WEMPS, ou Week-End Mission Prière Service, une paroisse rurale, accompagnée d’une équipe de jeunes venus pour l’occasion, sort à la rencontre de ses habitants pour apprendre à mieux les connaître et leur proposer de faire un pas vers le Christ.

Programme

Pour être fort, suivez Marie !

Parce qu’elle a totalement partagé l’existence de son fils Jésus, la Vierge Marie représente le modèle parfait de la vertu de force. Avec elle, le chrétien assume son baptême dans un monde dangereux.

Jean-Michel Castaing – publié le 12/05/24 dans Aleteia

Une idée reçue voudrait que l’attachement à la Vierge soit un signe d’immaturité spirituelle, voire de mièvrerie sentimentale. Il n’en est rien. Au contraire, la dévotion envers la Mère du Christ est une cause de fortification de la foi mais aussi de la vertu de force. Pourquoi ? Les réponses à cette question sont variées. On peut s’appuyer sur la théologie en montrant que l’attachement à Marie est un facteur de croissance de l’amour que nous portons à son Fils. Mais regardons simplement la personnalité de la femme singulière que fut la mère du Messie. 

Un modèle parfait mais imitable

Bien sûr, il n’est pas question de dissocier Marie du Christ. Seulement, la Vierge est, comme chacun de nous, une personne libre et responsable. On ne peut la peindre comme une femme comme les autres sans dresser d’elle un portrait qui fasse apparaître ce fond de liberté et de singularité que tous les membres de l’espèce humaine ont en commun. Or, à ce niveau, Marie est bien l’une de nous : elle fut et reste libre et autonome dans ses prises de décision. Elle n’est pas un Ovni. Ce qui signifie que chacun peut s’identifier à elle. Voilà pour le côté de la ressemblance. 

La Vierge nous rend plus forts parce qu’elle fut la première à emprunter ce chemin, à vivre dans sa chair ce qu’impliquait la suite du Christ : rejet, moqueries, contradictions. 

Mais il est un autre côté par lequel la singularité de la Vierge se manifeste : il s’agit de sa pureté et de sa sainteté. Sur ce plan, la Vierge est bien plus sainte que nous ! En elle coexistent deux faces bien distinctes : l’une par laquelle elle nous ressemble, l’autre par laquelle elle est différente. C’est précisément la prise en compte de ces deux faces de la Vierge qui éclaire le rôle qui est le sien dans l’acquisition de sa vertu de force par les chrétiens qui lui sont attachés. Parce que la Vierge est l’une de nous, nous sommes en mesure de nous identifier à elle. Elle est un modèle à notre portée. Ses privilèges, loin de l’éloigner de nous, sont au contraire une invitation à monter plus haut, à nous surpasser sans déroger à notre humanité et en restant humbles et confiants. L’imitation de la Vierge n’est pas hors de notre portée.

Assumer notre singularité baptismale 

Mais parce que la Vierge est une personne singulière en vertu de son Immaculée Conception et de la mission qui fut la sienne en tant que Mère du Fils de Dieu, elle représente aussi un phare, une boussole et surtout un tremplin pour assumer notre condition baptismale de fils de Dieu. En effet, en tant que cohéritiers du Dieu transcendant, nous sommes tenus d’aller à contre-courant de la mentalité du monde. Le chrétien, comme son maître le Christ, est un signe de contradiction (Lc 2, 34). Or, il n’est pas toujours facile d’assumer cette condition, d’en prendre sur soi les conséquences et les implications pratiques et spirituelles. La persécution est inhérente à la condition baptismale. Sur ce plan, l’exemple, mais aussi la prévenance maternelle de la Vierge, nous sont une aide précieuse pour imiter son Fils, pour emprunter le chemin de la suite de Jésus en portant nos croix. La Vierge nous rend plus forts parce qu’elle fut la première à emprunter ce chemin, à vivre dans sa chair ce qu’impliquait la suite du Christ : rejet, moqueries, contradictions. 

Avec Marie, la force est synonyme de fidélité à Jésus.

Mais il y a plus : qu’on réfléchisse un instant à ce que fut la condition terrestre de Mère du Messie. Qui était dans la confidence d’un tel état ? Peu de monde. Marie a dû porter la singularité de son état avec peu de soutien, hormis ceux de Joseph et de sa foi. Elle fut vraiment la femme forte : la singularité de sa mission ne fut pas toujours facile à vivre. Aussi sait-elle d’expérience ce que représentent l’hostilité sourde de l’incrédulité, la mise à l’écart, le combat induit par la foi en ce Dieu si déconcertant. Et que dire de l’épreuve de la Croix !

La force mariale est synonyme de fidélité au Christ

Pour toutes ces raisons, Marie est en mesure d’enseigner la vertu de force parce qu’elle la pratiqua elle-même à un degré parfait durant sa vie terrestre. Le disciple qui prend Marie pour mère ne tarde pas à constater que les qualités de la Vierge descendent sur lui. À son contact, il ne craint plus de marcher à contre-courant, de braver le conformisme de notre époque oublieuse de Dieu. Car être fort, ce n’est pas écraser les autres mais rester fidèle à la vérité quand il est de bon ton de ricaner d’elle, de hocher la tête à la simple évocation du mot “vérité”. 

Très jeune, la Vierge a su qu’elle était différente. Toutefois, loin de comprendre cette singularité comme un complexe invalidant, elle accepta cette différence pour vivre plus intensément en compagnie de Dieu et des autres. À son école, le chrétien ne se décourage pas de se trouver souvent isolé à cause de sa foi. Avec Marie, la force est synonyme de fidélité à Jésus. On est loin de la caricature de sucrerie sentimentale et de mièvrerie spirituelle par lesquelles certains voudraient caractériser la dévotion à la Vierge 

« La Traversaine de Marie, 40 jours de prières pour la France et la Vendée.

En Vendée, on ne compte plus les lieux de manifestations de la foi catholique, du plus humble calvaire aux églises majeures. 

Pourtant, notre territoire a subi les affres des guerres de religion et des guerres de Vendée. Il en a été durablement marqué. Aucun circuit- à notre connaissance- n’a jamais tenté d’explorer tout ce patrimoine dans un esprit de pèlerinage.
Ce sera chose faite entre le 15 juillet et le 22 août prochain avec la Traversaine de Marie!

Le parcours est divisé en six tronçons  d’une semaine environ. Nous suivrons la statue de Notre-Dame de France, transportée sur une calèche, donnant ainsi le rythme de la marche.

Chaque journée comprendra entre 15 et 20 kilomètres de marche suivie d’une courte veillée le soir. Vous pourrez prendre le parcours quand et où vous voulez ! Nous vous recommandons d’être autonomes pour les repas et les nuits, même si nous prévoyons, parfois, un accueil éventuel chez l’habitant. Un véhicule balai prendra les bagages non transportés à dos d’homme. Il sera de temps en temps possible de se ravitailler dans les villages traversés. Prévoyez de confortables chaussures de marche et munissez-vous de votre bonne humeur. 

Pour notre paroisse, le pèlerinage passera à la Boissière des Landes les 17 et 18 août.

Si vous voulez nous aider, vous pouvez envoyer un courriel à:  referent.tr6@latraversainedemarie.fr (Rémi)

Sinon, nous vous recommandons de visiter régulièrement notre site :latraversainedemarie.fr  « 

‘JÉSUS donne la joie !’ :des week-ends missionnaires en paroisse.

WEMPS : derrière ces cinq lettres se trouve une belle initiative, vécue au cours de ces derniers jours, dans la paroisse Saint Jacques de Moutiers. Le premier Week-end Mission Prière et Service, les 20 et 21 avril à Angles, a ainsi permis à une trentaine de jeunes et aux paroissiens d’annoncer le Christ, et de vivre une belle expérience fraternelle.

Posté par Cindy Bogaert | 23/04/2024 

Reconnaissables à leurs tee-shirts couleur bleu vif, les jeunes des WEMPS, accompagnés de nombreux paroissiens, ont sillonné les rues du village d’Angles, l’un des trois clochers de la paroisse Saint Jacques de Moutiers, qui accueille ces week-ends missionnaires. Quel est donc l’objectif ? « Les WEMPS sont une jeune initiative missionnaire au service des paroisses du monde rural en France », indique ainsi Thérèse, la coordinatrice pour cette mission vécue en Vendée. «  Lors du week-end, une paroisse rurale, accompagnée d’une équipe de jeunes bénévoles venus pour l’occasion, va rencontrer les habitants pour apprendre à mieux les connaître, et leur proposer de faire un pas vers le Christ ».
Les WEMPS sont nés en 2017 et bénéficient du soutien de la Conférence des évêques de France. « Nous sommes animés par l’urgence de la mission et le désir de servir l’Eglise, à la suite de l’appel lancé par le pape François dans ‘la joie de l’Evangile’. Avec les WEMPS, nous vivons une expérience de mission qui renouvelle et transforme notre vie de baptisés et nos communautés paroissiales ».
Depuis leur création, les jeunes missionnaires ont vécu de nombreux week-ends un peu partout en France, en se mettant au service des paroisses qui les sollicitent. En Vendée, cette année, ils ont répondu à l’invitation du père Verkys Nonvignon, curé de la paroisse qui compte 17 clochers. Ce dernier explique sa motivation  : «  C’est Géraud, un jeune paroissien, qui m’a parlé des WEMPS. En faisant venir ici ces jeunes missionnaires, je souhaite que cela nous aide à réveiller notre foi : celle de la plupart des personnes qui fréquentent l’église comme celle de ceux qui s’en sont éloignés  !  », indique le curé. «  Ils montrent un visage joyeux de l’Eglise, et témoignent de leur joie de croire en Jésus. On peut donc aujourd’hui être dans le monde et vivre pleinement sa foi. Annoncer l’Evangile nous pousse à témoigner de la joie profonde, à voir la beauté de la présence de Dieu dans notre propre vie, et inviter ceux qui nous entourent à faire de même, car souvent ils peuvent l’oublier… ». Le père Verkys estime aussi que cette initiative permet de «  faire bouger la paroisse, de fédérer ses membres, en vivant des moments fraternels. Oui, il faut maintenant réveiller les choses et les gens qui somnolent ! », précise le curé en riant. Convaincu qu’il y a bien plus de chrétiens que ceux qui fréquentent l’église, le père Verkys insiste sur la nécessité, aujourd’hui, d’évangéliser au plus proche. « Nous devons communiquer de manière explicite le bonheur que nous avons au fond du cœur, de croire que Jésus nous aime et nous sauve. Il faut que les chrétiens osent annoncer au monde l’espérance qu’ils portent  !  Nous évangélisons par notre joie, celle d’avoir cette assurance que Dieu nous accompagne tout au long de notre vie, même lorsque les évènements peuvent nous ébranler ».

Autour du père Verkys, mobilisés depuis des semaines pour préparer ces week-ends missionnaires, les paroissiens, venus des différents clochers, sont désireux de vivre une expérience nouvelle, qui renouvelle leur vie de baptisés. Ainsi, Sylvie et Hubert, d’Angles, ne cachent pas leur enthousiasme  : «  Nous avons l’habitude de faire de la mission depuis quelques années, notamment dans des diocèses ruraux comme à Digne ou Mende par exemple. Il y a pour nous une réelle urgence, ainsi qu’une joie profonde, à annoncer le Christ au monde d’aujourd’hui, qui souffre tellement », explique Sylvie. « Nous ne sommes pas là pour convertir, car seul Dieu peut convertir les cœurs. Mais nous disons aux gens : ‘Venez voir, venez à la rencontre de Jésus, qui est le Chemin, la Vérité et la Vie’! ». A ses côtés, Hubert ajoute : « Nous rejoignons les gens là où ils en sont. Nous prions pour eux, et les invitons aussi à venir prier, s’ils le souhaitent. Il y a tellement de personnes qui sont aux périphéries des églises, et qui vivent des épreuves. Ils peuvent ainsi voir que l’Église et des chrétiens sont là pour eux ». Il poursuit : « Il me semble que l’Église a besoin d’un esprit communautaire, d’un renouveau spirituel, qui passe par la mission. Nous sommes donc là pour soutenir notre curé, dans cette belle initiative ».

Jésus donne la joie !

Parmi la trentaine de jeunes, venus participer à ce premier week-end, Kevin et Marie-Cécile expliquent leurs motivations. « J’ai été baptisé l’année dernière, je ne suis pas issu d’une famille catholique », précise le jeune homme de 25 ans, venu de Paris. « J’ai tout appris dans la communauté chrétienne qui m’a accueilli et aidé à cheminer, et je rends grâce d’avoir eu une communauté chaleureuse et accueillante. J’ai envie de témoigner de la rencontre du Seigneur qui a changé ma vie. Aujourd’hui, autour de moi, je vois tellement de jeunes qui sont perdus, en quête de spiritualité. Oui, à nous d’annoncer que Jésus donne la joie ! », souligne-t-il avec un grand sourire. De son côté, Marie-Cécile, venue de Paris par l’intermédiaire d’une amie, a souhaité, elle aussi, rejoindre l’équipe des WEMPS. Elle se sent particulièrement touchée, étant originaire d’une paroisse de campagne, dans le Finistère. «  Je constate le mauvais état des églises de ma paroisse, et le nombre de fidèles qui diminue, encore plus depuis le Covid. Cela me désole, mais me donne envie de m’investir justement au service des paroisses du monde rural, dont beaucoup sont fragiles ». La jeune femme apprécie la démarche : « C’est vraiment important que ce soient les paroisses qui demandent à faire venir des WEMPS et non l’inverse, car sinon, on pourrait croire que ce sont des Parisiens qui viennent donner des leçons aux gens de la campagne, ce qui n’est pas du tout le cas ! », insiste Marie-Cécile.

Ainsi, tout au long du week-end, les missionnaires œuvrent en binôme avec les paroissiens qui s’investissent à leurs côtés. De Champ Saint Père, Angles, Moutiers ou d’autres communes, ils sont nombreux à avoir répondu positivement pour accueillir les jeunes chez eux, aider à la préparation des repas, ou à l’intendance. Bénédicte, au service de la logistique pendant le week-end, se réjouit de voir ces 37 jeunes réunis ici pour la mission. De leur côté, Rozenn et son mari sont aussi partie prenante et enthousiastes pour participer. Dans l’après-midi, ils vont faire du porte-à-porte à La Jonchère, commune qui jouxte Angles. Après un enseignement sur la mission par le père Verkys, qui a rappelé que « le feu de la mission doit brûler en chacun des baptisés », puis un temps fraternel autour d’un repas partagé, rendez-vous est pris à l’église d’Angles. La louange est proposée aux jeunes et aux paroissiens : « Nous reconnaissons ainsi la grandeur de Dieu, et rendons grâce pour tous les bienfaits dont II nous comble ». La prière monte de l’assemblée : « Seigneur, inspire-nous des paroles bienveillantes, des paroles qui touchent le cœur. Ravive en nous les dons reçus à notre baptême et à notre confirmation. Que ton Esprit Saint nous devance auprès des personnes que nous allons rencontrer durant ce temps d’évangélisation ». Après l’adoration du Saint Sacrement, le père Verkys bénit chacune des équipes qui s’apprêtent à partir : « Vous renouvelez ainsi ce qui se vivait aux premiers temps de l’Église primitive quand les gens ne connaissaient pas Dieu ».

Sur le parvis de l’église, baigné par un doux soleil, les binômes et les trios se forment. Alice, Grégoire et Guy-Antoine partent pour faire du porte-à-porte dans un lotissement à Angles. Parmi les maisons, beaucoup ont les volets fermés…. Cela ne décourage pas pour autant les trois missionnaires ! Dans la rue, ils croisent un retraité qui promène son chien. La discussion s’engage pendant de longues minutes. Intéressé, l’homme évoque sa quête spirituelle, ses doutes sur l’Église, confie avoir été Petit chanteur à la Croix de Bois, élevé par les Pères Blancs. Lorsqu’Alice lui pose la question : ‘Que pensez-vous de Jésus Christ ?’, il fait part de son scepticisme, même s’il reconnaît que son message est encore présent aujourd’hui. Avant de partir, les missionnaires lui demandent s’il a une intention de prière : « Oui, priez pour que ça aille un peu mieux partout, mais ça, vous devez souvent l’entendre ! ». Il accepte volontiers la médaille miraculeuse que lui offre Alice. Lorsque Guy-Antoine l’invite à participer au concert le soir organisé dans l’église à Angles, l’homme confie « aimer beaucoup les églises. Chaque fois que je suis en voyage avec mon épouse, j’aime les photographier ». Un peu plus loin, dans le jardin d’une maison en travaux, deux femmes discutent, assises dans un fauteuil. Après avoir présenté la démarche des WEMPS, l’une d’elles répond : « Cela ne m’intéresse pas ». Quelques maisons après, une femme sort. Elle évoque une lourde opération chirurgicale récente qui l’a beaucoup fatiguée, ainsi que sa présence quotidienne auprès de son frère malade. Quand on lui pose la question : « Croyez-vous en Dieu ? », elle répond tout de suite : « Oui, j’y crois ! Je sais qu’il m’aide quand c’est trop dur… ». Les larmes aux yeux, elle demande aux missionnaires de prier pour elle et pour son frère, et accepte avec gratitude la médaille qu’on lui offre.

A la fin de l’après-midi, les missionnaires se retrouvent pour un concert dans l’église. Quels seront les fruits de cette mission ? « Nul ne le sait, mais nous avons semé et peut-être qu’une parole aura touché le cœur de quelqu’un ! Nous ne sommes que de simples instruments, les serviteurs du Seigneur : Lui seul peut tout ! », conclut Antoine.

Article paru dans « CATHOLIQUES EN VENDEE » n°229 de mai 2024

Regina Caeli: redécouvrir «le secret de la vie» avec le Bon pasteur

En ce quatrième dimanche de Pâques, le Pape a, lors de la prière du Regina Caeli, axé son exhortation sur l’image du «Bon pasteur», à travers laquelle «Jésus veut nous dire qu’il est le guide, le chef du troupeau». Mais surtout, «qu’il pense à chacun de nous, comme à l’amour de sa vie».

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

L’Église célèbre ce 21 avril, le dimanche du «Bon Pasteur», qui renvoie à un passage de l’Évangile de Jean, (cf. Jn 10, 11-18): «Je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis» (v. 11). «Mais dans quel sens le berger donne-t-il sa vie pour les brebis?», a tout d’abord interrogé le Pape dans son exhortation, avant la prière mariale du Regina Caeli, et à laquelle ont pris part des milliers de fidèles et pèlerins, rassemblés sur la place Saint-Pierre.

Un berger qui connaît ses brebis

À l’époque de Jésus, a indiqué François, être berger, n’était surtout pas un simple travail, mais une vie. «Il ne s’agissait pas d’avoir une occupation à temps partiel, mais de partager toute la journée, et même les nuits, avec les brebis; de vivre en symbiose avec elles», a-t-il rappelé.

Jésus, a clarifié le Saint-Père, n’est pas un «mercenaire» qui ne se soucierait pas des brebis, mais celui qui les connaît. «Il nous connaît, il nous appelle par notre nom et, lorsque nous nous égarons, il nous cherche jusqu’à ce qu’il nous trouve». Le Christ demeure un bon pasteur qui partage la vie du troupeau; «il est le Bon Pasteur, qui a sacrifié sa vie pour nous et qui, ressuscité, nous a donné son Esprit», a renchéri le Pape.

Le Bon pasteur

À travers cette image, le Seigneur «veut nous dire non seulement qu’il est le guide, le chef du troupeau, mais surtout, qu’il pense à chacun de nous comme à l’amour de sa vie». François a invité chacun à se dire personnellement que pour le Christ: «je suis important, irremplaçable, je vaux le prix infini de sa vie». Le Christ a donné sa vie, il est mort et ressuscité, a rappelé le Saint Père, car, «il nous aime et trouve en nous une beauté que souvent nous ne voyons pas».

«Combien de fois pensons-nous que notre valeur dépend des objectifs que nous atteignons, de notre succès aux yeux du monde, des jugements des autres? Combien de fois finissons-nous par nous déprécier pour si peu de choses?», a demandé le Pape. Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, «Jésus nous dit que nous valons beaucoup et toujours pour lui». Le Saint-Père a invité chacun des fidèles et pèlerins présents à se mettre en sa présence, à se laisser accueillir et relever par les bras aimants du Bon Pasteur.

Pour redécouvrir «le secret de la vie», François a conseillé de trouver chaque jour un moment pour embrasser la certitude qui donne de la valeur à la vie; mais aussi un moment de prière, d’adoration, de louange, pour être en présence du Christ, a-t-il insisté, convaincu que: «Si vous faites celavous vous souviendrez que le Bon Pasteur a donné sa vie pour vous et que pour Lui vous êtes importants, voire irremplaçables».

Pélerinage pour les vocations : 1° mai

Programme

MATIN : pèlerinage en diocèse

9h30 – 11h30 : RDV au point de départ de chaque diocèse
Marche vers Saint-Laurent-sur-Sèvre (5-6 km)
10h00 – 11h30 : Accueil et activités pour les non-marcheurs à Saint-Laurent (Centre Sagesse)
11h30 – 13h45 : Apéritif et pique-nique à la Sagesse
Récupération des véhicules sur les itinéraires de marche

APRÈS-MIDI : tous les diocèses ensemble

14h00 – 16h30 : Ateliers enfants – Chez les pères Montfortains par tranche d’âge de 5 à 17 ans – Garderie pour les 0-4 ans
14h00 – 15h45 : Ateliers adultes – Adoration et confession – Sagesse (Conférences sur les questions vocationnelles, complémentarité des vocations, questions éducatives, stands, adoration…)
16h00 – 16h45 : Table ronde « Vocations : tous concernés ? » à la basilique
17h00 – 18h30 : Messe basilique – Messe grande chapelle des sœurs – Sagesse

POURQUOI UN TEL PÈLERINAGE ?

Le 1er mai 2019, les cinq diocèses de la région Pays-de-Loire : Luçon, Nantes, Angers, Laval et Le Mans inauguraient le premier pèlerinage des vocations à Saint-Laurent-sur-Sèvre (85).
Il s’agissait d’une journée pour tous, en famille, en paroisse, avec les évêques, sur les pas du grand apôtre des vocations : saint Louis-Marie-Grignion-de-Montfort, évangélisateur de l’Ouest. Afin de renouveler la démarche de prière et de promotion de la vocation -particulièrement des vocations spécifiques – dans l’Eglise.

Une seconde édition eu lieu en 2022, sur le même principe.
Puis en 2023, c’est le sanctuaire de Pontchâteau qui a accueilli l’événement devenu pour l’occasion « Pèlerinage provincial » puisque cette année-là, les diocèses de Rennes, Saint-Brieuc, Quimper-et-Léon et Vannes y ont également pris part

Pour l’édition 2024, toujours le 1er mai, retour aux sources : les diocèses ligériens se retrouvent de nouveau à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en région Pays-de-Loire ; tandis que les diocèses de la région Bretagne feront une démarche similaire au sanctuaire de ND de Toutes-Aides à Querrien, La Prénessaye (22).

Reportage pélé 2002

Votre enfant prépare sa première communion ? Aidez-le à votre façon !–

L’exemplarité, aller à l’adoration, regarder des dessins animés sur l’Eucharistie, offrir un livre… Voici des suggestions concrètes pour aider un enfant à préparer sa première communion.

Cecilia Pigg – publié le 16/04/24

Les premières communions approchent à grands pas et peut-être que cette année, votre enfant sera concerné par cette grande fête où il recevra le corps du Christ pour la première fois. Vous souhaitez tout préparer dans les moindres détails, mais encore plus, vous souhaitez préparer son cœur à ce grand évènement, pour que cette journée reste gravée dans sa mémoire à jamais. Comment le préparer au mieux ? Voici quelques idées.

1. L’EXEMPLARITÉ 

Votre exemple est le moyen le plus convaincant de montrer à votre enfant l’importance de l’Eucharistie. Si l’enfant comprend que pour vous, aller à la messe et recevoir Jésus est fondamental, ce le sera pour lui aussi. Allez donc à la messe ensemble, parlez-lui de l’Eucharistie, de comment Jésus est véritablement présent dans le Saint Sacrement et de ce que cela signifie pour vous. Partagez aussi les souvenirs de votre propre première communion et expliquez-lui également ce que vous auriez aimé savoir à l’époque.

2. L’ADORATION

Pensez également à aller à l’adoration ensemble. Trouvez une chapelle où le Saint Sacrement est exposé et où vous pourrez adorer ensemble, ou une adoration animée dans le cadre d’un groupe de prière. Passer du temps devant Jésus Eucharistie transforme toute vie. Expliquez aussi à votre enfant votre expérience personnelle, transmettez-lui à quel point l’adoration est importante dans votre vie et à quel point elle est désirable pour vous. Aidez votre enfant à avoir une relation personnelle avec le Seigneur, véritablement présent devant Lui, dans le Saint Sacrement.   

3. DES DESSINS ANIMÉS 

Vous pouvez aussi regarder des dessins animés sur l’Eucharistie. Dans la catéchèse de Frère François, disponible sur le site de Saje, plusieurs épisodes comme celui sur la communion (ép. n°3) et celui sur la messe (ép. n° 2) expliquent ce sacrement avec des mots simples et sont un excellent moyen de préparer son enfant à la première communion. Vous pouvez également visionner en famille Le Grand Miracle, un dessin animé qui raconte l’histoire de trois personnes, conduites mystérieusement par leur ange gardien à la messe, et qui vivront la liturgie comme jamais auparavant.

4. DES LIVRES DÉDIÉS

De nombreux saints concevaient un amour particulier pour l’Eucharistie. Raconter la vie ou offrir des livres sur lex bienheureux Imelda Lambertini, Joan Roig Diggle ou encore Carlo Acutis est une bonne manière de sensibiliser un enfant sur le mystère de l’eucharistie. D’autres livres sont spécialement conçus pour accompagner un enfant qui se prépare à la première communion. Le livre de ma communion, récemment édité chez Mame, aide à comprendre ce que signifie être ami avec Jésus, et comment faire grandir sa relation avec lui. Le jour de ma première communion (Mame) rassemble les réponses de Benoît XVI à des questions d’enfants sur la communion. Enfin, les amateurs de mangas se laisseront séduire par Miko et les 5 trésors de la communion (Mame), et découvriront ainsi tous les trésors que recèle la communion.