Pèlerinage virtuel en Terre Sainte

Chers Amis,


L’Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem est chargé exclusivement par le Saint Père (depuis 1847) du soutien matériel, moral et spirituel du Patriarcat Latin de Jérusalem, autrement dit, le diocèse de Jérusalem. Comme toutes les entités religieuses en Orient, cela comprend non seulement les activités d’un diocèse en Europe, mais aussi toutes les œuvres sociales et sanitaires (écoles, hôpitaux, dispensaires, etc..) qui sont là-bas la condition du maintien d’une présence catholique.
Cette activité s’exerce aussi par l’organisation régulière de pèlerinages  (environ 5 par an pour la France) qui permettent non seulement de célébrer sur les lieux mêmes des événement bibliques l’histoire de la Révélation de Dieu aux hommes mais aussi de tisser des liens durables avec les communautés catholiques qui sont sur cette terre depuis la venue du Christ.


En cette période de pandémie, les pèlerinages n’ont pu s’organiser, laissant ces communautés isolées tant sur le plan économique que sur celui des liens qui leur procurent le courage dont ils ont besoin pour affronter les difficultés de leur vie quotidienne dans ces pays où ils sont minoritaires.


L’Ordre du Saint Sépulcre organise donc un pèlerinage virtuel, du 3 au 10 janvier 2021, qui vise :

  • À proposer un pèlerinage véritable, moment privilégié de visiter les lieux où se sont réellement déroulés les évènements de la Révélation ;
  • À témoigner aux communautés catholiques notre proximité et l’assurance de nos prières ;
  • À soutenir par un don la communauté des Sœurs de Taybeh. Outre que ce don est défiscalisé (un don se 100  € n’en coûte réellement que  34), le village de Taybeh est le seul village exclusivement chrétien en Terre Sainte.

Plus qu’un appel aux dons (toujours utile), cette opération est une occasion rare de toucher du doigt la présence catholique en Terre Sainte et de se rencontrer ses acteurs d’une manière privilégiée : Le programme ci-joint vous donnera le détail de ces rencontres et l’envie, je l’espère, d’y participer.
Pour tous les éléments dont vous pourriez avoir besoin pour votre publication, contactez-moi sans tarder.
Croyez en mes sentiments dévoués,

Xavier de GASSART  

Président de la Province Rennes Rouen

Tél :    + 33 685 666 347

Courriel :  x-gassart@wanadoo.fr

En cliquant ICI, obtenez le programme (en pdf)

Dimanche 9 mai, 4e journée des chrétiens d’Orient

Pour sa quatrième édition, la journée des chrétiens d’Orient aura lieu le 9 mai prochain en France et en Orient. Proposée le sixième de Pâques, elle s’inscrit dans la lecture des actes des apôtres au sein de nos communautés. Lors de cette journée, nous sommes invités à la prière et à la rencontre, les uns avec les autres, dans une communion fraternelle. Et à être témoin les uns pour les autres des signes d’espérance.


Il y a un mois, lors du voyage du pape en Irak, j’ai été témoin d’une résurrection dans les cœurs et dans le peuple rassemblé en la cathédrale de Qaraqosh. Cette même cathédrale que nous avions vue, avec certains d’entre vous, vide, incendiée, dans un état de détresse incroyable et que nous avons retrouvée quatre ans plus tard, en liesse. C’est extraordinaire de voir ces forces de lumières qui triomphent, ces forces d’amour que le pape a évoquées, portées par le courage et la foi des chrétiens irakiens ainsi que de tous les chrétiens de cette région.


Nous avons vécu là un moment historique pour les chrétiens d’Irak bien sûr, mais aussi pour toute l’Église de ce XXIe siècle traversée par la mort et par la Résurrection. Ce retour à la vie a été possible et réalisée en grande partie grâce à l’amitié, au soutien financier et aux prières de l’Église de France. Avec les patriarches d’Orient, je vous en remercie.


Cette année encore, je viens confier à votre prière tous nos frères et sœurs d’Orient qui souffrent : la situation se détériore dramatiquement en Syrie, au Liban, en Arménie, au Tigrée… De là où ils sont, nos frères et sœurs d’Orient nous témoignent de leur amitié et ils seront en communion avec nous tous le 9 mai prochain.

Monseigneur Pascal GOLLNISCH
Directeur général de l’Œuvre d’Orient
Vicaire général de l’Ordinariat des catholiques orientaux en France

Comment vivre cette journée

  • Par la prière en récitant une prière, en participant à la neuvaine…
  •  Par la rencontre en participant à un évènement Facebook, en s’informant sur les Chrétiens d’Orients…
  •  Vous trouverez toutes ces propositions dans le livret ci-dessous (faire défiler les images en cliquant en bas des pages)
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Par un Motu proprio, le catéchisme va devenir un ministère de l’Église

Le Motu proprio “Antiquum ministerium” sera rendu public mardi 11 mai, a annoncé ce 5 mai la Salle de presse du Saint-Siège. Il confère au catéchisme une dimension ministérielle
Alessandro De Carolis – Cité du Vatican

En 2018 déjà, le Pape François avait évoqué la nécessité de donner au service catéchétique une dimension institutionnelle dans l’Église. Dans un message vidéo aux participants d’une conférence internationale sur le sujet, le Souverain pontife affirmait clairement que le «catéchiste est une vocation»: «’’Être’’ catéchiste, voilà la vocation, pas ‘’travailler’’ comme catéchiste».

Ajoutant peu après que cette «forme de service qui s’exerce dans la communauté chrétienne» devait être reconnue «comme un véritable et authentique ministère de l’Église». Cette conviction du Pape a mûri et a pris la forme du Motu proprio Antiquum ministerium qui sera présenté mardi 11 mai à 11h30, en Salle de presse du Saint-Siège, en présence de Mgr Rino Fisichella, président du conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation, et de Mgr Franz-Peter Tebartz-van Elst, délégué de ce même dicastère à la Catéchèse. 

Toucher le cœur et l’esprit des indifférents

Le Motu proprio établira donc formellement le ministère de catéchiste, développant cette dimension évangélisatrice des laïcs souhaitée par le Concile Vatican II. Un rôle auquel, avait dit François dans ce message vidéo, revient la responsabilité «d’une première annonce». «Dans un contexte d’indifférence religieuse, votre parole sera toujours une première annonce, qui va toucher le cœur et l’esprit de tant de personnes qui attendent de rencontrer le Christ», relevait alors l’évêque de Rome.  

Une dimension communautaire

C’est un service à vivre avec intensité de foi et dans une dimension communautaire, comme l’a souligné également le 31 janvier dernier l’audience aux participants à la rencontre promue par l’Office national de catéchèse de la Conférence épiscopale italienne. «C’est le moment d’être les artisans de communautés ouvertes qui savent valoriser les talents de chacun», y avait déclaré le Pape. «Le temps est venu des communautés missionnaires, libres et désintéressées, qui marchent sur les chemins des gens de notre temps, se penchant sur ceux qui sont en marge…»

Charles de Foucauld, «un saint de notre temps»

Ce lundi 3 mai, le Pape François a présidé la célébration de l’office de Tierces et un consistoire ordinaire public pour la canonisation de sept bienheureux, parmi lesquels Charles de Foucauld, béatifié en 2005. Retour sur cette figure singulière avec Vincent Feroldi, directeur du Service National pour les Relations avec les Musulmans au sein de la Conférence des évêques de France.
Entretien réalisé par Olivier Bonnel – Cité du Vatican 

Le père Vincent Feroldi, directeur du Service National pour les Relations avec les Musulmans au sein de la Conférence des évêques de France, revient sur la figure de Charles de Foucauld et sur son importance pour l’Église de France et la communauté musulmane. Entretien. 

Quels sentiments vous inspire la canonisation de Charles de Foucauld ?

Père Vincent Feroldi : La future canonisation de Charles de Foucauld est pour l’Église de France une grande joie, nous l’attendions depuis qu’il avait été déclaré bienheureux, et nous savions que la canonisation viendrait ensuite. C’est une grande joie car Charles de Foucauld est de France, né dans le Grand Est, ordonné prêtre à Viviers en Ardèche, avant de mener son beau et grand ministère en Algérie. Il est donc pour nous aujourd’hui une figure, et cette canonisation va être l’occasion pour nous tous de découvrir ou redécouvrir, d’approfondir la personne qu’est Charles de Foucauld, et qui me semble vraiment être un saint pour notre temps. En regardant toute sa vie et ce qu’il a fait avec d’autres, cela représente pour nous un vrai chemin pour la mission d’aujourd’hui

Pourquoi Charles de Foucauld est-il un saint de notre temps ?

C’est un vrai témoin de la fraternité, mais il lui a fallu du temps pour découvrir profondément ce que le Seigneur attendait de lui, c’est cela qui est très intéressant. Cette béatification va nous permettre de regarder toute la vie de Charles de Foucauld Il a été pleinement homme, mais dans une diversité, c’est également quelqu’un de passionné. Il a d’abord été militaire, puis explorateur, en particulier au Maroc, il a été dans une quête continue du sens de sa vie et du Seigneur. C’est dans cette globalité qu’il va découvrir peu à peu ce qu’attend de lui le Seigneur. Il a voulu vivre la fraternité, il était porteur de civilisation, de ce qu’était pour lui la vérité, c’est-à-dire la rencontre du Christ, et puis dans ses échecs… Je pense en particulier à 1908: il tombe très gravement malade et il découvre que finalement, lui qui était venu pour apporter le Christ aux Touaregs, ce sont les Touaregs qui vont lui apporter la vie, puisque ce sont les soins des Touaregs qui l’ont sauvé du scorbut, et il va tout à coup comprendre que le temps de Dieu ce n’est pas le temps des hommes, et ce que le Seigneur lui demande c’est finalement, «à chacun son métier», à Dieu par l’Esprit de parler au cœur de l’homme, et à lui frère Charles de vivre au quotidien cette fraternité avec ceux et celles qui sont autour de lui, donc avant tout le peuple touareg.

Au-delà de la dimension interreligieuse, la dimension missionnaire est donc très forte, que reste-t-il aujourd’hui de Charles de Foucauld ?

Cette dimension missionnaire est justement pour nous une véritable interpellation pour comprendre ce que nous mettons derrière le mot «mission». Frère Charles au départ est porteur de ce Jésus-Christ. Il faut savoir qu’il n’a cessé d’avoir avec lui l’ostensoir, et la dimension eucharistique était pour lui ô combien importante. Il était, j’ai envie de dire, porteur de Christ. Peu à peu il va comprendre que sa mission, c’est avant tout de vivre la fraternité avec ceux et celles qui sont autour de soi, témoigner de sa joie dans le quotidien. Nous voyons que durant la fin de sa vie, c’est avant tout la figure du linguiste qui ressort, qui va recueillir la culture de l’autre, recueillir les textes, les poèmes, les chants touaregs. Et au cœur de cela, au cœur de cette attention à ceux qui sont autour de lui, il va être finalement présence d’Évangile. Cette mission dont il témoigne, c’est être porteur du Christ, porteur d’une bonne nouvelle, dans un quotidien partagé, et surtout, laisser la place à l’Esprit du Christ de faire son travail dans le cœur de chaque homme. Charles n’était pas là pour indiquer la route, mais pour permettre à chacun de rencontrer Jésus, pas nécessairement de la manière dont lui au départ l’avait imaginé, mais dans la manière dont Dieu lui seul le sait, quel est le chemin qui est bon pour chacun.

Vous êtes directeur du Service National pour les Relations avec les Musulmans au sein de la Conférence des évêques de France, que signifie cette canonisation aujourd’hui pour les Musulmans ?

Pour les musulmans, frère Charles est un marabout, un homme de Dieu, donc ils se réjouissent de voir la mise en valeur de cet homme. Ils vont finalement comme nous, avoir à découvrir qui est Charles de Foucauld, car pour beaucoup d’entre nous, c’est celui qui a vécu à l’Assekrem. Mais Charles de Foucauld, c’est l’itinéraire d’un homme dans sa complexité, et qui peu à peu, dans son désir de rencontrer Dieu, va le rencontrer, va le contempler, va l’adorer, et qui va ensuite inviter à vivre la fraternité et l’amour. Pour les musulmans de France, cela va être l’occasion de découvrir comment un chrétien en pays musulman peut vivre non seulement la rencontre avec l’autre, mais la rencontre avec Dieu dans ce qui est le chemin que Dieu a voulu pour lui. 

Extrait de l’interview

Article de Vatican News

«Sans la prière, la foi s’éteint »

« Le devoir essentiel de l’Eglise »

« Sans la foi, tout s’écroule ; et sans la prière, la foi s’éteint », a prévenu le pape François à l’audience générale de ce mercredi matin, 14 avril 2021.

« Tout dans l’Eglise naît dans la prière, et tout grandit grâce à la prière », a-t-il affirmé dans sa catéchèse en direct vidéo de la bibliothèque privée du palais apostolique.

D’ailleurs, a-t-il fait observer en italien, « quand l’ennemi, le Malin, veut combattre l’Eglise, il le fait tout d’abord en cherchant à assécher ses sources, en les empêchant de prier ». Et le pape de pointer du doigt des groupes de réforme dans l’Eglise qui vivent de « discussions » et pas suffisamment de prière. 

« Le devoir essentiel de l’Eglise, a-t-il ajouté, est de prier et d’éduquer à prier, de transmettre de génération en génération la lampe de la foi avec l’huile de la prière. »

« Si la prière cesse, a souligné le pape François, il semble pendant un moment que tout puisse continuer comme toujours, mais peu de temps après, l’Eglise s’aperçoit qu’elle est devenue comme une enveloppe vide, qu’elle a égaré son axe central, qu’elle ne possède plus la source de la chaleur et de l’amour. »

Synthèse de la catéchèse en français

Chers frères et sœurs,

L’Eglise est une grande école de prière. Bon nombre d’entre nous ont appris les premières prières sur les genoux de leurs parents ou de leurs grands-parents. Ce don que nous avons reçu dans l’enfance avec simplicité est un patrimoine très riche, et l’expérience de la prière mérite d’être approfondie toujours plus. La prière est la respiration de la foi et nous y grandissons tant que nous apprenons à prier, elle est notre force. Ainsi, fleurissent dans l’Eglise des communautés et des groupes consacrés à la prière. Ce sont des cellules vitales, pour le tissu ecclésial et pour la société, car prier et travailler en communauté fait avancer le monde.

Tout dans l’Eglise naît dans la prière, et tout grandit grâce à la prière. Les saints ont trouvé leur force dans la prière qu’ils puisent dans le « puits » inépuisable de la mère Eglise. Ils la soutiennent avec les armes de la prière. A cet effet, la lampe de la foi sera toujours allumée sur la terre tant qu’il y aura l’huile de la prière. Le devoir essentiel de l’Eglise est de prier et d’éduquer à prier, de transmettre de génération en génération la lampe de la foi avec l’huile de la prière. Sans la foi, tout s’écroule ; et sans la prière, la foi s’éteint.

C’est pourquoi l’Eglise, qui est maison et école de communion, est maison et école de prière.

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LA 58émeJOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE POUR LES VOCATIONS

Les vocations naissent dans la prière et de la prière..

Derrière toute vocation au sacerdoce ou à la vie consacrée et avant elle, il y a toujours la prière forte et intense de quelqu’un : d’une grand-mère, d’un grand-père, d’une mère, d’un père, d’une communauté…
Voilà pourquoi Jésus a dit : « Priez le maître de la moisson – c’est-à-dire Dieu le Père – d’envoyer des ouvriers à sa moisson ! » (Mt 9,38).
Les vocations naissent dans la prière et de la prière ; et elles ne peuvent persévérer et porter du fruit que dans la prière.

Pape François (Journée mondiale de prière pour les vocations – 2013)

Le message du pape

Saint Joseph: le songe de la vocation

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Journée de la terre: «Nous n’avons plus le temps d’attendre»

A l’occasion de la journée de la terre célébrée chaque année le 22 avril, le Pape François a enregistré un message vidéo dans lequel il invite à agir avec efficacité contre la destruction de la planète.

Vatican News

Le Pape François a enregistré un bref message en espagnol à l’occasion du sommet des chefs d’État sur le climat organisé en visioconférence sous la conduite du président américain Joe Biden. Saluant une initiative qui lui semble «heureuse» dans le cadre de la préparation de la COP26 de Glasgow en novembre prochain, le Pape souligne surtout qu’elle doit pousser les responsables politiques à «prendre en charge le soin de la nature, de ce don que nous avons reçu et que nous devons soigner, cultiver et faire progresser».

Le contexte de crise post-pandémique, dont, comme toute crise, nous ne sortirons pas comme avant mais «meilleurs ou pires», accentue cette responsabilité. «Notre souci est de faire en sorte que l’environnement soit plus propre, plus pur et préservé. Et de prendre soin de la nature pour qu’elle puisse prendre soin de nous. Je vous souhaite de réussir dans cette belle décision de vous rencontrer, d’aller de l’avant et je vous accompagne», conclut le Pape François.

L’urgence de la conversion écologique

Célébrée le 22 avril depuis 1970, la Journée de la Terre est une nouvelle occasion pour rappeler l’urgence climatique et mobiliser pour protéger la planète. Dans un autre message vidéo, le Pape François revient sur la nécessaire conversion écologique à chacun est appelé et rappelle combien la pandémie de Covid-19 s’est rajoutée à la crise écologique. Ces «deux catastrophes mondiales» explique le Saint-Père, nous montrent qu’il n’y a pas de temps à perdre face à ces défis. «Si nous n’en sortons pas meilleurs, nous sommes sur la voie de l’autodestruction» avertit-il dans ce message.
Voici la retranscription complète de ce message vidéo:

«Frères et sœurs,

En cette commémoration de la Journée de la Terre, il est toujours bon de se rappeler des choses que nous nous sommes dites pour qu’elles ne tombent pas dans l’oubli. Depuis quelque temps, nous sommes de plus en plus conscients que la nature mérite d’être protégée, ne serait-ce que parce que les interactions de l’homme avec la biodiversité de Dieu doivent se faire avec le plus grand soin et le plus grand respect: prendre soin de la biodiversité, prendre soin de la nature. Et tout cela dans cette pandémie, nous avons appris tellement plus. Cette pandémie nous a également montré ce qui se passe lorsque le monde s’arrête, fait une pause, ne serait-ce que pour quelques mois. Et l’impact que cela a sur la nature et le changement climatique, avec une force, d’une manière tristement positive, n’est-ce pas, c’est-à-dire que cela fait des dégâts.  
Et cela nous montre que la nature globale a besoin de nos vies sur cette planète.  Elle nous concerne tous, même si c’est sous des formes très différentes et sans équivoque; elle nous en apprend donc aussi davantage sur ce que nous devons faire pour créer une planète juste, équitable et écologiquement sûre

En bref, la pandémie de Covid nous a appris cette interdépendance, ce partage de la planète. Et les deux catastrophes mondiales, le Covid et le climat, montrent que nous n’avons plus le temps d’attendre.  Que le temps presse et que, comme l’a montré le Covid-19, oui nous avons les moyens de faire face à cette perte. Nous en avons les moyens. Il est temps d’agir, nous sommes à la limite.

Je voudrais répéter un vieux dicton espagnol: “Dieu pardonne toujours, nous les hommes pardonnons de temps en temps, la nature ne pardonne plus“. Et lorsque cette destruction de la nature est déclenchée, il est très difficile de l’arrêter. Mais nous sommes toujours dans le temps. Et nous serons plus résilients si nous travaillons ensemble plutôt que seuls. L’adversité que nous vivons avec la pandémie, et que nous ressentons déjà dans le changement climatique, doit nous inciter, nous pousser à l’innovation, à l’invention, à la recherche de nouvelles voies. On ne sort pas d’une crise de la même façon, on en sort meilleur ou pire. Tel est le défi, et si nous n’en sortons pas meilleurs, nous sommes sur la voie de l’autodestruction. 

Puissiez-vous tous, et je me joins également à vous, [lancer] un appel à tous les dirigeants du monde pour qu’ils agissent avec courage, qu’ils agissent avec justice et qu’ils disent toujours la vérité aux gens, afin que les gens sachent comment se protéger de la destruction de la planète, comment protéger la planète de la destruction que nous déclenchons très souvent. 

Merci pour ce que vous faites, merci pour les bonnes intentions, merci pour le rassemblement de tous et la prospérité pour tous.»

Le Curé d’Ars, patron des curés….

Au presbytère d’Ars, un vieux prêtre meurt à 73 ans. Il était né en 1786, près de Lyon, dans une famille de cultivateurs qui, une nuit, avait abrité le saint mendiant Benoît Labre. C’est un enfant de la Révolution : sa famille cache des prêtres durant la Terreur. Sa vocation tardive, encouragée par un prêtre réfractaire, Charles Balley, est contrariée : jugé debilissimus (très faible) en latin, exclu du grand séminaire, il est incorporé en 1809 dans l’armée d’Espagne ; il déserte, se réfugie dans les monts du Forez. Ordonné prêtre à Grenoble en août 1815 (l’année de Waterloo), il est nommé vicaire d’Écully auprès de M. Balley puis en 1818, à 32 ans, curé d’Ars en Dombes qu’il desservira 41 ans.

M. Vianney est un prêtre de la Restauration. « Lorsque M. Vianney fit son entrée dans la paroisse », rapporte le fermier Guillaume Villier, « il nous parut d’abord plein de bonté, de gaîté et d’affabilité ; mais jamais nous ne l’aurions cru si profondément vertueux. Nous remarquâmes qu’il allait souvent à l’église et qu’il y restait longtemps. Le bruit ne tarda pas à se répandre qu’il menait une vie très austère. Il n’avait point de servante, n’allait point dîner au château comme son prédécesseur, n’allait pas visiter ses confrères et ne les recevait pas chez lui. Ce qui nous frappait aussi beaucoup, c’est qu’on s’aperçut tout d’abord qu’il ne gardait rien ; nous nous disions : notre curé n’est pas comme les autres ».La conversion du village d’Ars passe par la ferveur religieuse et la lutte contre les « abus », cabaret, bal, travail du dimanche. En 1823, il entraîne les habitants, par la rivière de Saône, au sanctuaire lyonnais de Notre-Dame de Fourvière : « Mes frères, Ars n’est plus Ars ».

Cette pastorale collective se mue en destin individuel. Le « saint curé » est appelé à prêcher et confesser aux alentours. Il devient après 1830 le « missionnaire immobile » qui accueille dans son église des milliers de pèlerins, 30 000 sans doute dès 1834, 60 000 dans les années 1850, venus à pied, à cheval, en chariot, en diligence, bientôt en train. Ars est alors, avant Lourdes, le premier sanctuaire français. Sa réputation grandit, fondée sur sa piété, son austérité, des bruits de « diableries » et de miracles. Onze heures par jour en hiver, jusqu’à dix-sept heures en été, il confesse et réconcilie avec Dieu et avec l’Église. « C’est le péché », dit-il, « qui rend malheureux ». Il passe pour un voyant et (par l’entremise de sa « petite sainte » Philomène) pour un guérisseur : pour un saint vivant qu’on vient consulter. Épuisé, il tentera par deux fois (1843, 1853) de fuir pour « pleurer sa pauvre vie ». Il mourra curé.

Patron de tous les curés

 A Ars, Un séminaire a été ouvert en 1986, qui forme les futurs prêtres à l’école de “Monsieur Vianney”. Car, Là où les saints passent, Dieu passe avec eux !

Pie X le proclame bienheureux en 1905 ; Pie XI en fait un saint en 1925. En 1959, Jean XXIII, qui avait assisté à sa béatification, lui consacre une encyclique très personnelle. Le 6 octobre 1986, Jean-Paul II se rend à Ars pour l’honorer comme « modèle extraordinaire de vie et de service sacerdotal ». Le curé d’Ars est devenu curé universel.

Visite virtuelle du sanctuaire d’Ars

Journée mondiale de prière pour les vocations

Depuis plus de 50 ans – à l’initiative de la France qui fut la première à créer un Service national des vocations en 1959 et à suggérer au pape Paul VI d’instaurer une Journée Mondiale de prière pour les vocations – la journée du 4ème dimanche de Pâques rappelle l’importance de prier pour les vocations. Elle est par conséquent une journée mobile dans le calendrier.C’est une journée d’invitation à la réflexion : quand on parle de vocation, on parle de ce qui touche l’être humain au plus intime de sa liberté. C’est aussi une journée d’invitation à la prière : pour qu’une liberté humaine découvre son chemin, elle a besoin d’être éclairée et stimulée. C’est le rôle du Saint Esprit.

Message pour la 58e Journée mondiale de prière pour les vocations

Chers frères et sœurs !

St Joseph. Sculpture du XXe s. Autel secondaire de la Cathédrale Saint Eunan, Letterkeny, Donegal, Irlande.

Le 8 décembre dernier, à l’occasion du 150ème anniversaire de la proclamation de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle, a commencé l’année spéciale qui lui est consacrée. (cf. Décret de la Pénitencerie Apostolique, 8 décembre 2020). Pour ma part, j’ai écrit la Lettre apostolique Patris corde, dans le but d’« accroître l’amour envers ce grand Saint ». Il s’agit en effet d’une figure extraordinaire, en même temps « si proche de la condition humaine de chacun de nous ». Saint Joseph n’impressionnait pas, il n’était pas doté de charismes particuliers, il n’apparaissait pas exceptionnel aux yeux de celui qui le rencontrait. Il n’était pas célèbre et ne se faisait même pas remarquer : les Évangiles ne rapportent même pas une de ses paroles. Pourtant, à travers sa vie ordinaire, il a réalisé quelque chose d’extraordinaire aux yeux de Dieu.

Dieu voit le cœur (cf. 1 S 16, 17) et en saint Joseph, il a reconnu un cœur de père, capable de donner et de susciter la vie dans le quotidien. C’est à cela que tendent les vocations : susciter et régénérer des vies chaque jour. Le Seigneur désire modeler des cœurs de pères, des cœurs de mères : des cœurs ouverts, capables de grands élans, généreux dans le don de soi, compatissants en réconfortant les angoisses et fermes pour renforcer les espérances. C’est de cela que le sacerdoce et la vie consacrée ont besoin, aujourd’hui de manière particulière, en des temps marqués par des fragilités et des souffrances dues aussi à la pandémie, qui a suscité des incertitudes et des peurs concernant l’avenir et le sens même de la vie. Saint Joseph vient à notre rencontre avec sa douceur, comme un saint de la porte d’à côté; en même temps, son témoignage fort peut nous orienter sur le chemin.

Saint Joseph nous suggère trois paroles-clé pour la vocation de chacun. La première est rêve. Tout le monde dans la vie rêve de se réaliser. Et il est juste de nourrir de grandes attentes, des attentes élevées que des objectifs éphémères – comme le succès, l’argent et le plaisir – ne parviennent pas à satisfaire. En effet, si nous demandions aux personnes d’exprimer en un seul mot le rêve de leur vie, il ne serait pas difficile d’imaginer la réponse : “amour”. C’est l’amour qui donne sens à la vie, parce qu’il en révèle le mystère. En effet, la vie, on ne l’a que si on la donne, on ne possède vraiment que si on donne pleinement. Saint Joseph a beaucoup à nous dire à ce sujet, parce que, à travers les rêves que Dieu lui a inspirés, il a fait de son existence un don.

Les Évangiles racontent quatre songes (cf. Mt 1, 20 ; 2, 13.19.22). C’étaient des appels divins, mais ils ne furent pas faciles à accueillir. Après chaque songe, Joseph a dû changer ses plans et se remettre en cause, sacrifiant ses projets pour satisfaire ceux, mystérieux, de Dieu. Il a fait confiance jusqu’au bout. Mais nous pouvons nous demander : “Qu’était un rêve nocturne pour y placer tant de confiance ?”. Bien que l’on y prêtât beaucoup d’attention dans le passé, ce n’était quand même pas grand-chose face à la réalité concrète de la vie. Pourtant saint Joseph se laissa guider par ses songes sans hésiter. Pourquoi ? Parce que son coeur était orienté vers Dieu, il était déjà disposé à son égard.

Sa vigilante “oreille intérieure” n’avait besoin que d’un petit signe pour reconnaître la voix. Cela vaut également pour les appels qui nous sont adressés : Dieu n’aime pas se révéler de manière spectaculaire, en forçant notre liberté. Il nous transmet ses projets avec douceur; il ne nous foudroie pas avec des visions éclatantes, mais il s’adresse avec délicatesse à notre intériorité, en se faisant intime à nous et en nous parlant à travers nos pensées et nos sentiments. Et ainsi, comme il le fit avec saint Joseph, il nous propose des objectifs élevés et surprenants.

Les songes, en effet, ont conduit Joseph dans des aventures qu’il n’aurait jamais imaginées. Le premier déstabilisa ses fiançailles, mais le rendit père du Messie ; le second le fit fuir en Egypte, mais il sauva la vie de sa famille. Après le troisième, qui annonçait le retour dans sa patrie, le quatrième lui fit encore changer ses plans, le ramenant à Nazareth, là même où Jésus allait commencer l’annonce du Règne de Dieu. Dans tous ces bouleversements, le courage de suivre la volonté de Dieu se révéla donc vainqueur. Il en est ainsi de la vocation : l’appel divin pousse toujours à sortir, à se donner, à aller plus loin. Il n’y a pas de foi sans risque. C’est seulement en s’abandonnant avec confiance à la grâce, mettant de côté ses propres programmes et son propre confort, qu’on dit vraiment “oui” à Dieu. Et chaque “oui” porte du fruit, parce qu’il adhère à un dessein plus grand, dont nous n’apercevons que des détails, mais que l’Artiste divin connaît et porte en avant, pour faire de chaque vie un chef-d’oeuvre. En ce sens, saint Joseph représente une icône exemplaire de l’accueil des projets de Dieu. Mais le sien est un accueil actif : jamais défaitiste ou qui abandonne, il « n’est pas un homme passivement résigné. Il est fortement et courageusement engagé » (Patris corde, n. 4). Puisse-t-il aider chacun, particulièrement les jeunes en discernement, à réaliser les rêves de Dieu pour eux ; puisse-t-il inspirer l’initiative courageuse de dire “oui” au Seigneur, qui toujours surprend et jamais ne déçoit !

Une seconde parole marque l’itinéraire de saint Joseph et de la vocation : service. Des Evangiles ressort la manière dont il a vécu en tout pour les autres et jamais pour lui-même. Le Peuple saint de Dieu l’appelle très chaste époux, révélant ainsi sa capacité à aimer sans rien retenir pour lui. En libérant l’amour de toute possession, il s’ouvrit en effet à un service encore plus fécond : son soin aimant a traversé les générations, sa garde attentive l’a rendu patron de l’Eglise. Il est aussi le patron de la bonne mort, lui qui a su incarner le sens oblatif de la vie. Son service et ses sacrifices ont été possibles, mais seulement parce qu’ils étaient soutenus par un amour plus grand : « Toute vraie vocation naît du don de soi qui est la maturation du simple sacrifice. Ce type de maturité est demandé aussi dans le sacerdoce et dans la vie consacrée. Là où une vocation matrimoniale, célibataire ou virginale n’arrive pas à la maturation du don de soi en s’arrêtant seulement à la logique du sacrifice, alors, au lieu de se faire signe de la beauté et de la joie de l’amour elle risque d’exprimer malheur, tristesse et frustration » (ibid., n. 7).
Le service, expression concrète du don de soi, ne fut pas seulement pour saint Joseph un idéal élevé, mais il devint une règle de vie quotidienne. Il s’employa à trouver et à aménager un logement où faire naître Jésus; il se prodigua pour le défendre de la fureur d’Hérode en organisant un voyage rapide en Égypte; il s’empressa de retourner à Jérusalem à la recherche de Jésus perdu; il entretint sa famille en travaillant, même en terre étrangère. Il s’adapta, en somme, aux diverses circonstances avec l’attitude de celui qui ne perd pas courage si la vie ne va pas comme il veut : avec la disponibilité de celui qui vit pour servir. Dans cet esprit, Joseph accueillit les nombreux et souvent imprévus voyages de la vie : de Nazareth à Bethléem pour le recensement, puis en Égypte et encore à Nazareth, et chaque année à Jérusalem, bien disposé chaque fois à aller à la rencontre de circonstances nouvelles, sans se plaindre de ce qui arrivait, prêt à aider pour régler les situations. On peut dire qu’il a été la main tendue du Père céleste à son Fils sur la terre. Il ne peut donc qu’être un modèle pour toutes les vocations, qui sont appelées à ceci : être les mains laborieuses du Père pour ses fils et ses filles.

J’aime penser alors à saint Joseph, gardien de Jésus et de l’Eglise, comme gardien des vocations. De sa disponibilité à servir provient en effet, son soin dans la garde. « Il se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte » (Mt 2, 14), dit l’Evangile, indiquant sa promptitude et son dévouement pour sa famille. Il ne perdit pas de temps à réfléchir sur ce qui n’allait pas, pour ne pas se dérober à celui qui lui était confié. Ce soin attentif et attentionné est le signe d’une vocation réussie. C’est le témoignage d’une vie touchée par l’amour de Dieu. Quel bel exemple de vie chrétienne nous offrons lorsque nous ne poursuivons pas obstinément nos ambitions et que nous ne nous laissons pas paralyser par nos nostalgies, mais que nous prenons soin de ce que le Seigneur, à travers l’Eglise, nous confie ! Alors Dieu répand son Esprit, sa créativité, sur nous; et il opère des merveilles, comme en Joseph.

En plus de l’appel de Dieu – qui réalise nos plus grands rêves – et de notre réponse – qui se réalise dans le service disponible et dans le soin attentif -, il y a un troisième aspect qui traverse la vie de saint Joseph et la vocation chrétienne, en rythmant le quotidien : la fidélité. Joseph est l’« homme juste » (Mt 1, 19), qui, dans le silence actif de chaque jour, persévère dans l’adhésion à Dieu et à ses plans. Dans un moment particulièrement difficile, il se met à “considérer toutes les choses” (cf. v. 20). Il médite, pondère : il ne se laisse pas dominer par la hâte, ne cède pas à la tentation de prendre des décisions hâtives, ne suit pas l’instinct et ne vit pas dans l’immédiat. Il cultive tout dans la patience. Il sait que l’existence ne s’édifie que sur une adhésion continue aux grands choix. Cela correspond à la douceur laborieuse et constante avec laquelle il a exercé l’humble métier de charpentier (cf. Mt 13, 55), pour lequel il n’inspira pas les chroniques du temps, mais le quotidien de chaque père, de chaque travailleur, de chaque chrétien au long des siècles. Parce que la vocation, tout comme la vie, mûrit seulement à travers la fidélité de chaque jour.

Comment s’alimente cette fidélité ? A la lumière de la fidélité de Dieu. Les premières paroles que saint Joseph s’est entendu adresser en songe furent l’invitation à ne pas avoir peur, parce que Dieu est fidèle à ses promesses : « Joseph, fils de David, ne crains pas » (Mt 1, 20). Ne crains pas : ce sont les paroles que le Seigneur t’adresse aussi, chère sœur, et cher frère, quand, malgré les incertitudes et les hésitations, tu ressens comme ne pouvant plus être différé le désir de lui donner ta vie. Ce sont les mots qu’il te répète quand, là où tu te trouves, peut-être au milieu d’épreuves et d’incompréhensions, tu luttes pour suivre chaque jour sa volonté. Ce sont les paroles que tu redécouvres lorsque, sur le chemin de l’appel, tu retournes au premier amour. Ce sont les paroles qui, comme un refrain, accompagnent celui qui dit oui à Dieu par sa vie comme saint Joseph : dans la fidélité de chaque jour.

Cette fidélité est le secret de la joie. Dans la maison de Nazareth, dit une hymne liturgique, il y avait « une joie limpide ». C’était la joie quotidienne et transparente de la simplicité, la joie qu’éprouve celui qui garde ce qui compte : la proximité fidèle à Dieu et au prochain. Comme il serait beau si la même atmosphère simple et radieuse, sobre et pleine d’espérance, imprégnait nos séminaires, nos instituts religieux, nos maisons paroissiales ! C’est la joie que je vous souhaite, frères et sœurs, qui avec générosité avez fait de Dieu le rêve de votre vie, pour le servir dans les frères et dans les sœurs qui vous sont confiés, à travers une fidélité qui est déjà en soi témoignage, à une époque marquée par des choix passagers et des émotions qui disparaissent sans laisser la joie. Que saint Joseph, gardien des vocations, vous accompagne avec un cœur de père !

Rome, Saint Jean de Latran, 19 mars 2021, Fête de Saint Joseph
FRANÇOIS

Les prêtres diocésains : donner le Christ aux hommes

La vocation du sacerdoce est de se donner tout entier au Christ pour conduire les hommes vers Dieu. Voici quelques repères fondamentaux sur ce qu’est la vocation des prêtres diocésains.

Les prêtres n’ont qu’une vocation mais trois missions essentielles :

  • La première est d’annoncer la Parole de Dieu, afin qu’elle éclaire et transforme la vie de leurs contemporains.
    Ils remplissent cette tâche par la prédication, la catéchèse, l’accueil des personnes, le dialogue et le témoignage de leur vie au quotidien.
  • La deuxième est de donner les sacrements, au nom du Christ : eucharistie, baptême, réconciliation, onction des malades et mariage.
  • Enfin, la troisième est de rassembler la communauté des chrétiens dans l’unité et guider le peuple de Dieu pour qu’il soit, au milieu du monde, le signe visible de la présence

Concrètement

Les prêtres diocésains donnent leur vie pour un diocèse – c’est-à-dire une communauté chrétienne gouvernée par un évêque. C’est leur vocation : servir la foi dans cet endroit particulier. C’est l’évêque qui confie aux prêtres ses missions, après un entretien personnel. Chaque prêtre déploie ensuite son ministère – c’est-à-dire son service – selon ses talents et ses initiatives, dans un esprit d’obéissance et de travail collectif. Outre la liturgie et les sacrements, au quotidien dans leur paroisse, les prêtres accomplissent ainsi de multiples services : aumônerie de jeunes ou d’hôpital, accompagnateur d’un groupe scout, enseignant, responsable de telle ou telle activité…

On peut avoir l’impression que les prêtres d’aujourd’hui sont débordés d’activités. En fait, ils cherchent à avoir une vie saine (prière, repos, sport, culture) tout en vivant leur amour de l’Église à travers les célébrations, rencontres, réunions…
Leur fatigue est remplie de joie !

Tous les prêtres ne sont pas diocésains : certains sont appelés au sacerdoce au sein d’une congrégation religieuse. Prêtres religieux ou diocésains, l’Église ne peut vivre sans hommes qui se décident au sacerdoce.
Leur célibat signifie le don total d’eux-mêmes au Christ et les rend disponibles sans partage à la vie de l’Église.

Et l’évêque ?

L’évêque, comme successeur des apôtres, est celui qui reçoit la plénitude du sacrement de l’ordre. Les prêtres sont ses collaborateurs. Ils sont appelés et ordonnés par lui en vue du ministère sacerdotal pour le service du peuple de Dieu. C’est de lui qu’ils reçoivent leur mission.

En bref

Au cœur du prêtre, trois grands désirs :

  • la soif de témoigner du Christ, de l’Évangile et de transmettre la foi,
  • le désir de s’unir au Christ dans la prière et l’eucharistie, d’intercéder pour tous les hommes et de leur donner le pardon de Dieu,
  • le désir de rassembler les hommes dans l’unité de l’Église et dans l’amour de Dieu.

Père Bernard Maës

Parler de Dieu, ça rend heureux !

Parler de Dieu, ce n’est pas facile. Nous ne trouvons pas toujours les mots pour le désigner, pour le faire connaître ou même pour le prier.

C’est pourquoi, ThéoDom propose une nouvelle série pour nous aider à parler de Dieu.

Dieu nous dépasse, il est au delà de nos pauvres mots humains : pouvons-nous alors en dire quelque chose ? Bien sûr ! Car Dieu s’est révélé par sa Création, par ses prophètes, par ses miracles… et en son Fils. Nous pouvons effleurer Dieu grâce à la raison et toucher son mystère grâce à la foi qu’il nous donne.

Pour cette série, vous allez rencontrer des frères et soeurs dominicains de Bordeaux, qui ont le goût de la théologie et qui aiment parler de Dieu.

Dès le 25 avril, vous recevrez chaque semaine 2 mails avec 2 vidéos et les petits quizz que vous appréciez tant.

Nous sommes heureux de vous retrouver pour cette nouvelle série et nous vous gardons dans nos prières.

frère Emmanuel Dumont
Responsable des formations en ligne ThéoDom

Le programme de la série

Dieu nous laisse sans voix :

  • Peut-on parler de Dieu ?
  • Dans la Bible, qui est Dieu ?

Foi et raison :

  • Les chemins de la connaissance de Dieu
  • Les miracles nous aident-ils à croire ?

Dieu est :

  • Dieu, celui qui est…
  • Dieu change-t-il ?

L’intimité de Dieu :

  • La Trinité se révèle
  • Dieu est miséricordieux ou juste ?

Le cœur du mystère chrétien :

  • En Dieu, 1 = 3
  • La Trinité, c’est biblique ?

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