Pèlerinage virtuel en Terre Sainte

Chers Amis,


L’Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem est chargé exclusivement par le Saint Père (depuis 1847) du soutien matériel, moral et spirituel du Patriarcat Latin de Jérusalem, autrement dit, le diocèse de Jérusalem. Comme toutes les entités religieuses en Orient, cela comprend non seulement les activités d’un diocèse en Europe, mais aussi toutes les œuvres sociales et sanitaires (écoles, hôpitaux, dispensaires, etc..) qui sont là-bas la condition du maintien d’une présence catholique.
Cette activité s’exerce aussi par l’organisation régulière de pèlerinages  (environ 5 par an pour la France) qui permettent non seulement de célébrer sur les lieux mêmes des événement bibliques l’histoire de la Révélation de Dieu aux hommes mais aussi de tisser des liens durables avec les communautés catholiques qui sont sur cette terre depuis la venue du Christ.


En cette période de pandémie, les pèlerinages n’ont pu s’organiser, laissant ces communautés isolées tant sur le plan économique que sur celui des liens qui leur procurent le courage dont ils ont besoin pour affronter les difficultés de leur vie quotidienne dans ces pays où ils sont minoritaires.


L’Ordre du Saint Sépulcre organise donc un pèlerinage virtuel, du 3 au 10 janvier 2021, qui vise :

  • À proposer un pèlerinage véritable, moment privilégié de visiter les lieux où se sont réellement déroulés les évènements de la Révélation ;
  • À témoigner aux communautés catholiques notre proximité et l’assurance de nos prières ;
  • À soutenir par un don la communauté des Sœurs de Taybeh. Outre que ce don est défiscalisé (un don se 100  € n’en coûte réellement que  34), le village de Taybeh est le seul village exclusivement chrétien en Terre Sainte.

Plus qu’un appel aux dons (toujours utile), cette opération est une occasion rare de toucher du doigt la présence catholique en Terre Sainte et de se rencontrer ses acteurs d’une manière privilégiée : Le programme ci-joint vous donnera le détail de ces rencontres et l’envie, je l’espère, d’y participer.
Pour tous les éléments dont vous pourriez avoir besoin pour votre publication, contactez-moi sans tarder.
Croyez en mes sentiments dévoués,

Xavier de GASSART  

Président de la Province Rennes Rouen

Tél :    + 33 685 666 347

Courriel :  x-gassart@wanadoo.fr

En cliquant ICI, obtenez le programme (en pdf)

Pourquoi célèbre-t-on l’Ascension dans la joie ?

Jésus, fils de Dieu fait homme, a pleinement assumé cette condition humaine depuis le jour de sa naissance, dans la nuit de Noël. Environ une trentaine d’années plus tard, sa présence terrestre s’achève avec l’Ascension. Pourtant, comme le mentionne saint Luc, les apôtres s’en retournent à Jérusalem « remplis de joie » et non tristes, comme on aurait pu s’y attendre. De la même manière, les chrétiens célèbrent l’Ascension dans la joie.

L’Ascension fait en effet partie de l’événement inouï de Pâques : par sa mort et sa résurrection, Jésus a sauvé l’homme qui, à sa suite, est désormais appelé à rejoindre Dieu son Père pour vivre dans la gloire céleste.

Il ne s’agit pas, bien-sûr, de rejoindre le ciel au sens du firmament, de l’espace que nous observons au-dessus de nos têtes. Il s’agit d’un espace spirituel, celui de Dieu. A propos du Ciel, le Catéchisme de l’Eglise catholique précise que « ce mystère de communion bienheureuse avec Dieu et avec tous ceux qui sont dans le Christ dépasse toute compréhension et toute représentation. L’écriture nous en parle en images : vie, lumière, paix, festin de noces, vin du royaume, maison du Père, Jérusalem céleste, paradis »…

Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous L’avez vu s’en aller vers le ciel. (Ac 1, 9-11)

Les deux hommes vêtus de blanc décrits par les Actes des Apôtres annoncent alors aux Apôtres que Jésus « reviendra de la même manière ». Et, pour le moment, ils les incitent à ne pas rester les yeux vers le ciel : ils doivent retourner à leurs responsabilités. Celles-ci leur avaient justement été indiquées par le Christ : être ses témoins par toute la terre en annonçant sa mort et sa Résurrection, en faisant connaître son enseignement, en baptisant.

L’Ascension est ainsi un envoi en mission adressé aux Apôtres comme aux hommes de tous temps. Il est l’articulation entre le désir du ciel et le service des hommes.

La joie qui fait suite à cet événement s’explique aussi par cette annonce du Christ rapportée par Saint Matthieu (Mt 28, 20) (et lue au cours de la messe de l’Ascension) : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».

Autrement dit, le Christ est sans cesse présent auprès des hommes : même si, à la suite de l’Ascension, il n’est plus là physiquement, il l’est dans les sacrements. Il l’est également auprès de ceux qui prient, seuls ou à plusieurs : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux », avait-Il dit un jour aux apôtres (Matthieu 18, 20). Finalement, l’achèvement de sa vie terrestre permet sa présence auprès des hommes de tous temps et de tous lieux, présent dans sa Parole, présent là où deux ou trois sont réunis en son nom, présent dans ses ministres sur terre, présent dans le pain et le vin de l’eucharistie, présent dans l’affamé nourri ou le malade visité, présent dans la liturgie communautaire comme dans la prière faite dans le secret de nos chambres.

Cette fête de l’Ascension nous rejoint tous au cœur, quelle que soit notre situation. Elle se définit comme le lieu de décision qui oriente toute vie chrétienne, tendue entre le désir du ciel et le service des hommes. L’Ascension fait donc partie des événements fondateurs de la foi en Christ, d’autant plus qu’elle a donné aux hommes leur liberté : loin de s’imposer à eux, Jésus les laisse libres de croire et donc d’aimer véritablement.

L’enfer existe-t-il ?

L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. La profondeur du mal dans le monde laisse parfois entrevoir cet abîme où fait plonger le refus de Dieu. Jésus lui-même nous met en garde à de nombreuses reprises dans les Évangiles.
1. Le Nouveau Testament évoque souvent l’enfer dont Jésus lui-même parle une cinquantaine de fois dans l’Évangile : « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas » (Luc 13, 23-24). À sa suite, l’enseignement de l’Église affirme clairement et sans ambiguïté l’existence de l’enfer et son éternité. En savoir +

2. Il y a cependant une grande différence entre l’enfer et « les enfers » où Jésus « descend » après le Vendredi Saint. La descente de Jésus aux enfers est une façon de proclamer la victoire de la vie sur la mort et la délivrance de tous les justes morts avant lui que Jésus entraine par sa résurrection dans le Royaume de Dieu. En savoir +

3. La parabole du riche qui fait des festins somptueux sans voir le pauvre Lazare qui souffre à sa porte évoque l’irréversibilité du choix que nous faisons au moment de la mort : les peines de l’enfer sont immuables et Jésus en parle comme d’un feu. En savoir +

4. La miséricorde infinie de Dieu est-elle conciliable avec l’existence de telles peines éternelles ? En réalité, c’est la créature qui se ferme à l’amour de Dieu, qui le refuse librement et qui choisit son destin. Dieu ne prédestine personne à aller en enfer et il veut que tous les hommes soient sauvés, mais il a créé l’homme libre et il s’interdit d’aller à l’encontre de cette liberté. L’endurcissement dans le refus du pardon de Dieu conduit en enfer, mais c’est toute la vie qui prépare ce choix final : on peut pressentir l’existence de Dieu et même son amour et le refuser. En savoir +

5. La principale peine de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu. Le feu de l’enfer existe et Jésus en parle, mais il ne faut pas l’imaginer en un sens trop matériel. Dieu est tout à la fois justice et miséricorde, et le damné reste son enfant. Il semble bien que les peines de l’enfer soient proportionnées aux fautes de chacun. En savoir +

6. L’existence de l’enfer n’empêche mystérieusement pas les âmes d’être heureuses au Paradis. En savoir +

7. Plusieurs saints et mystiques ont fait « l’expérience de l’enfer » et la Vierge à Fatima a lancé un appel pressant à prier et à se sacrifier pour les pécheurs. Les avertissements de l’Écriture et de la Tradition sont de même de pressants appels à la responsabilité En savoir +
Mgr Dominique Le Tourneau
Chapelain de Sa Sainteté, canoniste, écrivain et poète, prêtre de la prélature de l’Opus Dei. Il enseigne au Studium de droit canonique de Lyon.

Trois conseils des Pères du désert pour les accros du boulot

On les appelle « boulomanes » ou encore « workaholic », terme inventé par le psychiatre américain Wayne Edward Oates. Mais bien avant lui, les Pères du désert incitaient déjà à redonner au travail sa juste place.

Mathilde de Robien – publié le 22/10/19 – mis à jour le 16/05/22

L’addiction au travail est une des causes de burn-out. Réduire cette addiction, c’est éloigner ce risque d’épuisement professionnel qui concerne presque deux tiers des salariés français (63%)*. Une addiction qui se traduit par « un besoin de travailler en permanence et une sensation de manque lors des interruptions de travail », expliquait le professeur Michel Lejoyeux, chef du service de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital Bichat, lors des entretiens de Bichat en 2015.

Les personnes concernées redoutent la vacuité des week-ends, sont capables de faire des kilomètres pour capter et lire leurs mails, cherchent à travailler plus, et ce au détriment de leur vie de famille, de leurs amis et de leurs loisirs. En revanche, une personne très investie dans sa vie professionnelle n’est pas nécessairement addict. Le « workaholic » ne trouve ni plaisir ni satisfaction dans son travail et son addiction a des conséquences néfastes sur sa santé et sa vie privée. Un travailleur investi lui, prend plaisir à travailler, sans pour autant ressentir de manque lorsqu’il ne travaille pas, et reste disponible envers ses proches.

Je suis accro au travail si…

Jean-Guilhem Xerri, thérapeute et psychanalyste, fournit dans son livre (Re)vivez de l’intérieur (Cerf), des repères qui doivent alerter :

  • « Vous pensez à comment vous pouvez libérer plus de temps pour travailler,
  • Vous passez beaucoup plus de temps au travail que ce qui est prévu,
  • Vous travaillez dans le but de réduire les sentiments de culpabilité, d’anxiété, d’impuissance et de déprime,
  • Vos proches vous ont déjà dit de réduire votre temps passé au travail,
  • Vous vous sentez mal dès lors que vous ne pouvez pas travailler,
  • Vous laissez de côté vos loisirs à cause de votre travail,
  • Votre travail a des répercussions négatives sur votre santé. »

Les conseils des Pères du désert

Si vous n’êtes pas loin d’être « accro », les Pères du désert donnent quelques pistes pour réduire cette « avidité qui a mal tourné », selon les mots de Jean-Guilhem Xerri. Il s’agira tout d’abord d’être lucide sur son addiction : en prendre conscience est un préalable pour pouvoir s’en prémunir. Il conviendra ensuite de pratiquer la « fuite des occasions », c’est-à-dire de limiter les risques. Ce peut être prendre un engagement un soir par semaine qui oblige à partir plus tôt du travail, ou bien laisser son portable la nuit dans une autre pièce pour éviter de lire ses mails à des heures indues.

Enfin, les Pères aimaient à redonner leur juste place aux choses et en particulier au travail. Selon eux, une activité professionnelle revêt trois fonctions : assurer sa subsistance sans vivre aux dépens des autres, prévenir l’acédie*** et aider les pauvres. Point barre. Se redire la finalité du travail se révèle être une aide précieuse pour prendre du recul et rechercher un équilibre sain entre paresse et productivisme.

Quelle insatisfaction cela révèle-t-il de soi ?

« Une avidité dit quelque chose de mon désir », souligne Jean-Guilhem Xerri. Comme toute addiction, l’addiction au travail cache un malaise plus profond, une insatisfaction ou un désir. Prendre le temps de l’identifier est une manière de se connaître, de révéler des blessures et de trouver la raison profonde d’une addiction. Certaines personnes souffrent d’un immense besoin de reconnaissance, ou de réussite, ou bien ne se sentent valorisées que par leur travail. Elles vont donc surinvestir ce lieu où elles performent, où elles ont l’impression d’être quelqu’un, d’être utile.

Une addiction au travail peut révéler aussi une peur de la solitude, de l’ennui, des angoisses : le fait d’être occupé et concentré sur son travail évite d’être seul avec ses pensées et ses émotions. Une faible image de soi peut également pousser à en faire toujours plus pour prouver qu’on mérite sa place dans l’entreprise, son salaire et le statut social qui va avec. Mais une fuite dans le travail peut aussi bien manifester un malaise au sein de son quotidien, de sa famille ou de son couple. Prendre conscience de ces déséquilibres intérieurs, que l’on cherche à compenser par le travail, est un premier pas vers la guérison.

*Selon l’enquête BPI Group/BVA « Santé et bien-être au travail des salariés français » réalisée en février 2019, presque deux tiers des salariés français (63%) se disent potentiellement concernés par le burn-out. Soit parce qu’ils en ont déjà vécu un par le passé (17%), soit parce qu’ils craignent d’en vivre un « prochainement » (12%), soit parce qu’ils pensent y être confrontés « un jour » (34%).

***acédie : Dans la théologie catholique, affection spirituelle qui atteint principalement les moines et qui se manifeste par l’ennui, le dégoût de la prière et le découragement.

La Semaine Laudato si’ : le septième anniversaire de l’encyclique du pape François

Une semaine dédiée au septième anniversaire de l’encyclique Laudato si’ (parue le 24 mai 2015) débutera ce dimanche 22 mai, indique Vatican News. Chacun des événements de cette Semaine (22-29 mai), promue par le Dicastère pour le service du développement humain intégral, est lié à un objectif particulier de Laudato si’ et aux sept domaines de la plateforme des initiatives Laudato si’.

Parmi les interventions prévues, l’une portera sur le renforcement des voix autochtones, avec la participation de Sœur Alessandra Smerilli, secrétaire du même dicastère.

Dans le programme de la Semaine : une rencontre sur le thème « Répondre au cri de la Terre » (lundi 23 mai) qui se concentra sur la nécessité de rééquilibrer les systèmes sociaux avec la nature.

Le thème du mardi 24 mai sera « Autonomiser l’ECO-munauté : embrasser les pauvres ».

L’économie écologique sera au cœur des discussions du mercredi 25 mai et du jeudi 26 ; les participants discuteront sur l’adoption de modes de vie durables.

Vendredi 27 mai, un documentaire sur Laudato si’ sera présenté en avant-première.

Le samedi soir 28 mai, la spiritualité écologique sera explorée.

Dimanche 29 mai, la semaine se conclura sur le thème de la résilience et de l’autonomisation des communautés dans le cadre du parcours synodal. Une prière aura lieu à 15 h en ce jour de clôture.

Le programme complet de la semaine Laudato si’ est disponible sur LaudatoSiWeek.org

Relire LAUDATO SI’

Marina Droujinina de Zenit.org

Des missionnaires venus de 120 pays du monde réunis à Lyon !

Du 16 mai au 23 mai, les Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) tiennent leur Assemblée générale à Lyon à l’occasion de la béatification de Pauline Jaricot, fondatrice de la Propagation de la foi. Les délégués des 120 pays où les OPM opèrent, marcheront, entre autres, sur les pas de la bienheureuse lyonnaise, béatifiée le dimanche 22 mai.

Bérengère de Portzamparc – publié le 18/05/22 – mis à jour le 18/05/22

Cette année pour leur Assemblée générale annuelle, plus de 120 délégués nationaux des OPM (Œuvres Pontificales Missionnaires) se retrouvent exceptionnellement à Lyon et non à Rome comme ils en ont l’habitude. Du 16 au 23 mai, ce sont ainsi des représentants de 120 pays où les OPM opèrent qui seront rassemblés quelques jours avant de participer à la béatification de Pauline Jaricot, leur fondatrice, le dimanche 22 mai à l’Eurexpo de Lyon. 

Sous la houlette de Mgr Giampietro Dal Toso, les participants s’attendent à un programme dense mêlant des sessions plénières, des rencontres continentales et des déplacements sur les pas de Pauline Jaricot. Les participants iront ainsi sur la colline de Fourvière pour effectuer un pèlerinage sur les traces de Pauline Jaricot, visiter la maison où elle vécut, la maison de Lorette, puis se rendront à l’église Saint-Nizier où Pauline a connu sa « seconde conversion » à l’âge de 17 ans. Une célébration eucharistique présidée par Mgr Georges Colomb, évêque de La Rochelle et directeur national des OPM en France, y a été organisée ce mercredi 18 mai. 

Au programme également, le jeudi 19 mai, une visite à Ars, où le cardinal Philippe Barbarin, archevêque émérite de Lyon, célébrera l’Eucharistie. Les participants se rendront également au grand séminaire d’Ars pour écouter les discours du recteur du séminaire sur Pauline Jaricot et du curé d’Ars et de l’archevêque Dal Toso.  Ils recevront une croix, fabriquée spécialement pour l’occasion, la reproduction de celle que Pauline reçut du saint curé d’Ars.  

Colloque ouvert au public

Pauline JARICOT

Ouvert au public, samedi 21 mai, un Colloque international, centré sur la figure de Pauline Jaricot, intitulé: « Pauline Jaricot et la mission de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples aujourd’hui » aura lieu au centre Valpré. L’occasion pour les Lyonnais de mieux découvrir la figure de la bienheureuse et de prendre conscience de son rayonnement dans le monde. 

Bien sûr, toutes les délégations, ainsi que les 13.000 personnes attendues, assisteront au point d’orgue de la semaine que constitue dimanche 22 mai la messe de béatification de Pauline Jaricot, présidée par  le Cardinal Luis Antonio Tagle. L’Assemblée générale des OPM se conclura à Lyon, le lendemain avec une dernière session plénière puis une messe d’action de grâce pour la béatification de la Bienheureuse Pauline Jaricot, présidée par Mgr Edwin Mulandu, Évêque du diocèse de Mpika (Zambie) et directeur national des OPM localement. 

À l’occasion de l’ouverture de ces travaux de l’Assemblée générale, le pape François a adressé un message aux Œuvres pontificales missionnaires. « Vous êtes donc venus à Lyon parce que c’est là, il y a 200 ans, qu’une jeune femme de 23 ans, Pauline Marie Jaricot, a eu le courage de fonder une Œuvre pour soutenir l’activité missionnaire de l’Église ; quelques années plus tard, elle a créé le “Rosaire vivant”, une organisation dédiée à la prière et au partage des offrandes », a-t-il écrit. « Chers frères et sœurs qui composez l’Assemblée générale des OPM, je vous souhaite de marcher dans le sillon tracé par cette grande femme missionnaire, en vous laissant inspirer par sa foi concrète, son courage audacieux et sa créativité généreuse ».

En partenariat avec

Pauline Jaricot : Ses dernières volontés

Nigeria : une étudiante chrétienne lapidée et brûlée vive

L’horreur au Nigeria. Une étudiante chrétienne a été lapidée puis brûlée vive pour avoir, selon ses meurtriers, blasphémé. Le drame a eu lieu au nord-ouest du pays, dans l’État de Sokoto, où la charia est appliquée parallèlement au droit commun.

Bérengère Dommaigné – publié le 13/05/22 – mis à jour le 13/05/22

« Des étudiants musulmans dans le nord-ouest du Nigeria ont tué par lapidation une étudiante chrétienne, puis brûlé son corps, après l’avoir accusée de blasphème contre le prophète Mahomet », a indiqué jeudi 12 mai  la police locale de l’État de Sokoto, où la charia s’applique parallèlement au droit commun, comme dans d’autres États du nord musulman conservateur du Nigeria.

Des dizaines d’étudiants de l’école Shehu Shagari sont devenus furieux à la lecture d’un commentaire posté sur les réseaux sociaux par Déborah Samuel, une de leurs comparses chrétienne, le considérant comme offensant à l’égard du prophète Mahomet, a indiqué dans un communiqué Sanusi Abubakar, le porte-parole de la police de Sokoto. « Les étudiants l’ont sortie de force de la pièce où elle avait été mise en sécurité par les responsables éducatifs, l’ont tuée et ont brûlé le bâtiment », a ajouté ce porte-parole.

Une épouvantable vidéo de la scène, partagée sur les réseaux sociaux, montre l’étudiante morte, vêtue d’une robe rose, allongée face contre terre parmi des dizaines de pierres jetées par ses poursuivants. On y voit également une foule fouettant le corps tout en criant des insultes avant d’empiler des pneus usés sur le corps et d’y mettre le feu au cri de « Allah Akbar ». La police a indiqué que tous les suspects identifiés sur cette vidéo seraient arrêtés, et le gouvernement local a ordonné la fermeture immédiate de l’école afin de déterminer « les causes anciennes et immédiates » de cette affaire.

Les chrétiens pris en étau

La charia a été instaurée en 2000 dans douze États du nord nigérian. Ces tribunaux islamiques, qui fonctionnent parallèlement au système judiciaire étatique, ont déjà prononcé des condamnations à mort pour adultère, blasphème ou homosexualité, sans qu’aucune exécution n’ait eu lieu jusqu’à présent. Les chrétiens se retrouvent pris en étau par les sectes islamistes qui imposent la charia et des groupes terroristes. D’après plusieurs sources, depuis 2015, ils sont plus de 12.000 à avoir été assassinés. Si de nombreuses ONG ont quitté les zones dangereuses, l’Église catholique et ses institutions se retrouvent souvent les seules alternatives fiables pour apporter de l’aide aux populations sur le terrain.


Le christianisme est la religion dont les membres souffrent le plus de persécutions à travers le monde, estime l’association protestante Portes ouvertes dans son rapport annuel publié début janvier.

Le constat est partagé par l’Aide à l’Église en détresse (AED), un organisme humanitaire catholique dont le rapport 2012, paru en octobre dernier, souligne que 75% des cas d’atteintes à la liberté religieuse dans le monde concernent les chrétiens.

Les deux associations s’accordent également sur la cause de ces persécutions, qu’elles attribuent notamment à la montée en puissance de l’islamisme radical dans de nombreux pays.

Huit des dix pays où la situation des chrétiens est la plus problématique sont des pays à majorité musulmane, note le rapport de Portes ouvertes, qui estime que « le Printemps arabe s’est transformé en hiver arabe pour les chrétiens »

Braderie du Secours Catholique

Les recettes des ventes et manifestations organisées par le Secours catholique permettent à l’association caritative de venir en aide aux personnes rencontrant des soucis moraux, comme la solitude ou des difficultés financières, les empêchant de se nourrir ou de se vêtir dignement.

Jeudi 12 novembre 2020, le Secours Catholique, publiait son rapport annuel sur l’état de la pauvreté en France,

La sainteté consiste en «beaucoup d’amour quotidien» rappelle François

Le Pape François a célébré ce dimanche 15 mai la messe pour la canonisation de dix bienheureux. Devant près de 50 000 fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre et aux alentours, il a exhorté à se laisser aimer par le Christ et à aimer comme lui, non par des actions héroïques, mais dans le service et le don de soi-même. Les nouveaux saints en témoignent et invitent chaque baptisé à le vivre, selon sa vocation propre.

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Une place Saint-Pierre fourmillant de groupes arrivés progressivement depuis le lever du jour. Des banderoles agitées dans un air presqu’aussi chaud qu’un mois d’été. Des centaines de prêtres, et des autorités politiques venues de divers pays. Il y a longtemps que l’on avait pas connu cette atmosphère d’effervescence aux abords de la basilique pétrinienne: la dernière messe de canonisation avait été célébrée en octobre 2019, quelques mois avant que la pandémie de covid-19 ne vienne imposer ses mesures de restriction.

Des dizaines de milliers pèlerins ont assisté ce matin à la cérémonie, qui s’est déroulée sous un franc soleil.

Le rite de canonisation des dix bienheureux – cinq religieux et religieuses italiens, un laïc indien, un carme néerlandais, Titus Brandsma, et trois français, Charles de Foucauld, César de Bus et Marie Rivier – s’est déroulé, comme le veut la liturgie, au début de la messe: chant du Veni Creator, Petitio (demande formelle de canonisation adressée par le préfet de la Congrégation pour la cause des saints, le cardinal Marcello Semeraro, au Pape François), litanie des saints, formule de canonisation prononcée par le Saint-Père, suivie du chant de l’Alléluia et du Gloria.

Notre identité: «aimés de Dieu»

Une fois les dix saints inscrits officiellement au «registre des saints», la messe s’est poursuivie avec la liturgie de la Parole, en suivant les lectures de ce 5e dimanche de Pâques. Dans l’Évangile, issu de saint Jean (13, 31-33a., 34-35), Jésus prononce son «commandement de l’amour»: «Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres». Un verset commenté par le Saint-Père dans son homélie.

Tout d’abord, a expliqué François, le Seigneur nous a aimés «jusqu’au bout, jusqu’au don total de lui-même», et cela même à l’heure où Judas l’a trahis. Et «dans l’obscurité et les tempêtes de la vie, c’est cela l’essentiel : Dieu nous aime». C’est là «notre identité» et «notre force: aimés de Dieu», a ajouté le Souverain Pontife.  

Qu’est-ce que la sainteté?

Cette certitude de «l’amour inconditionnel et gratuit de Dieu, que nous n’avons pas mérité» est centrale, a souligné le Pape. «Au début de notre être chrétien, il n’y a pas de doctrines ni d’œuvres, mais l’émerveillement de nous découvrir aimés, avant toute réponse de notre part». Un amour gratuit qui est aussi l’essentiel de la sainteté, contrairement à l’idée que l’on peut s’en faire.

Et François de décrire une sainteté conçue comme un idéal fait «d’héroïsme personnel», un «objectif inaccessible» coupé «de la vie quotidienne». Non, devenir saint, «c’est avant tout se laisser transfigurer par la puissance de l’amour de Dieu. N’oublions pas la primauté de Dieu sur le moi (…), de l’Esprit sur la chair, de la grâce sur les œuvres», a déclaré le Souverain Pontife, regrettant que l’on donne souvent «plus d’importance au moi» et à la chair.

Une force qui transfigure

Cet amour reçu de Dieu «est la force qui transforme notre vie : il dilate notre cœur et nous prédispose à aimer», a poursuivi le Pape, commentant la deuxième partie du verset johannique. 

Il ne s’agit pas seulement d’imiter l’amour de Jésus, mais d’aimer en raison de cet amour «qui nous guérit et nous transforme», qui rend capable d’«accomplir des gestes d’amour dans chaque situation». L’équation est simple: «Tout comme je suis aimé, je peux aimer». 

Vivre cet amour signifie «servir et donner sa vie».

“[«Servir, c’est-à-dire ne pas faire passer ses propres intérêts en premier ; (…) partager les charismes et les dons que Dieu nous a donnés. Se demander concrètement : « qu’est-ce que je fais pour les autres ? » (…) et vivre le quotidien dans un esprit de service, avec amour et sans clameur, sans rien revendiquer».]”

Donner sa vie ne désigne pas une réalité matérielle mais «se donner soi-même», «toucher et regarder la chair du Christ qui souffre dans nos frères et sœurs», a décrit l’évêque de Rome, avant de résumer: «La sainteté n’est pas faite de quelques gestes héroïques, mais de beaucoup d’amour quotidien». Selon son propre état de vie,il faut «toujours regarder Jésus dans les autres», a-t-il encore indiqué.

L’incroyable succès de la prière d’abandon de Charles de Foucauld

Connue par tous les profils de croyants, la prière d’abandon de Charles de Foucauld a acquis une dimension universelle. Mais comment expliquer un tel succès ?

Claire Guigou – publié le 12/05/22 Aleteia

Quelque 2,5 millions. C’est le nombre de vues sur YouTube de « Mon Père, je m’abandonne à toi ». De quoi rendre jaloux un certain nombre d’influenceurs ! Le succès de ce chant composé par des membres de la communauté de l’Emmanuel en 2002 témoigne du rayonnement incontestable de l’acte d’abandon du frère Charles. « Même si ce titre me semble ancien, j’ai vraiment plaisir à l’entonner souvent dans des groupes de prière », confie Blandine, 20 ans. « Pour moi, il s’agit d’un des seuls chants catholiques qui mentionne vraiment cet aspect de la vie du chrétien qu’est l’abandon ». À l’aube des grands choix de sa vie, la jeune étudiante aime aussi réciter la prière de Charles « par petits bouts ». Pour elle, ce texte met en lumière ce qui est le plus important pour un chrétien : « faire la volonté de Dieu » et « abandonner en confiance son avenir ».

« Nous avons tous besoin de faire confiance en quelqu’un qui nous aime ! », constate frère Gilles du Monastère de Saint-Agnès au Canada. De l’autre côté de l’Atlantique, ce religieux est tous les jours témoin des bienfaits de la prière du frère universel sur les jeunes en difficultés et victimes d’addictions. Beaucoup ont manqué d’une figure paternelle et trouvent, en récitant ce texte, la joie de se confier au Père céleste. Le frère Gilles a lui-même vécu une véritable guérison de sa relation avec son propre père grâce à cette prière. « J’avais une colère énorme contre mon père. Un jour, j’ai demandé à mon prieur d’aller le voir. J’ai pu comprendre certains de ses comportements. La prière d’abandon m’a aidé à faire un lien avec mon père, elle m’a permis de poser un geste, de pardonner ! », se remémore-t-il. 

Une prière sans âge 

« Je crois que si cette prière marque autant c’est qu’elle parle du cœur de l’Évangile », analyse pour sa part sœur Dominica Pascal. Se sentant appelée à rejoindre la communauté des Petites sœurs de Jésus, la future religieuse est confrontée à de nombreux combats liés à son tempérament. La prière d’abandon lui permet finalement de retrouver la paix. « Tout est rentré dans l’ordre et je suis une religieuse très heureuse aujourd’hui », résume-t-elle

En mission à Aix-en-Provence, elle observe que la récitation de l’acte d’abandon touche toutes les nationalités, les classes sociales ou états de vie. « C’est une prière sans âge devenue universelle », s’émerveille-t-elle. Le constat est le même chez les moines de l’abbaye Notre-Dame des Neiges – lieu intimement lié à Charles de Foucauld – qui voient passer de nombreux groupes. Tandis que les moines ont l’habitude de réciter ce texte quotidiennement, ils ont la joie d’observer les plus jeunes – scouts, familles ou couples – s’en emparer.

D’abord d’une méditation

Il faut dire que lorsque frère Charles écrit ces mots, il ne puise pas seulement dans sa propre histoire mais médite sur la vie du Christ. « On parle souvent de ‘la prière d’abandon de Charles de Foucauld’. Mais il s’agit d’abord d’une méditation de Charles sur la Passion du Christ ; c’est la prière même de Jésus à son Père », rappelle Hubert de Blic, l’un des descendants du futur saints. Si l’on en vient aujourd’hui à croire que le texte a été légué directement par son auteur, ce n’est en effet pas tout à fait exact. L’acte d’abandon est tiré des ‘méditations sur l’Évangile au sujet des principales vertus’, l’un des écrits spirituels de Charles. « Quand on dit cette prière non pas du bout des lèvres mais dans un cœur à cœur avec son Créateur, cela emmène loin, c’est une folie », souffle Hubert de Blic.

Il faut croire que cette radicalité répond à la soif de nos contemporains puisque les écrits liés à cette prière continuent de rencontrer un franc succès. À peine trois semaines après la sortie d’un hors-série proposant une neuvaine à Charles de Foucauld, le directeur marketing de Magnificat recense plus de 5.000 commandes. Même s’il est trop tôt pour tirer des conclusions hâtives sur les ventes, Dieudonné de Lavenne affirme qu’il y a « un véritable intérêt pour le sujet de Charles de Foucauld et sa prière d’abandon ». Enfoui dans le désert de son vivant, Charles de Foucauld est aujourd’hui en première ligne au rayon de nos librairies religieuses pour nous enseigner sa voie de l’abandon.

Concert avec les Aurelius Sängerknaben

Qui sont Les Aurelius Sängerknaben

Les Aurelius Sängerknaben (chœur de jeunes garçons) viennent d’Allemagne pour offrir un concert le 11 juin.
Les Aurelius Sängerknaben (chœur de jeunes garçons) viennent d’Allemagne pour vous proposer un concert. Leur nom vient du premier saint patron du monastère d’Hirsau, à Calw, qui a été construit au VIIIème siècle. Ce monastère, aujourd’hui en ruines, était l’une des plus grandes abbayes des pays germaniques. Fondé en 1983 par Hans-Jörg Kalmbach, ce chœur est aujourd’hui reconnu mondialement.
De nombreux chefs d’orchestre et de chœur ont travaillé avec les jeunes : Pierre Boulez, Carl S. Clair, ou encore Claudio Abbado, mais également des ensembles : Chicago Symphony Orchestra, Orchestre Philharmonique de Vienne, Orchestre Symphonie de la Radio de Stuttgart, ou encore la Staatskapelle Berlin. Les solistes chantent régulièrement des rôles d’enfants dans divers opéras en Allemagne, et en Europe (La flûte enchantée, The turn of the Screw de Benjamin Britten, le Tannhäuser de Wagner dans diverses villes telles que Paris (opéra Bastille), Berlin, Vienne, Frankfort, etc.
Sous la direction de Bernhard Kugler, leur chef de chœur, les jeunes nous proposent de les écouter le 11 juin 2022.

Pourquoi viennent-ils en Vendée?

Moutiers les Mauxfaits est jumelé avec Althengstett (dans le Baden- Württemberg) depuis 2013. L’école de musique la plus proche d’Althengstett se situant à Calw, Clarisse (moutierroise) a travaillé avec eux plusieurs étés. Lançant l’idée de venir donner un concert à Moutiers, ce projet s’est construit et réalisé en 2017

En Mai 2016, le directeur de la Musikschule de Calw, Mr Kerkau est venu avec un petit groupe
d’Althengstetter visiter et repérer des églises donnant la possibilité d’offrir ces concerts. En 2017, ils ont donné 3 concerts dans 3 églises de leur choix en particulier Moutiers avec une église à l’acoustique extraordinaire : 42 jeunes garçons de 10 à 20 ans nous ont emporté par le chant. Leur répertoire principalement religieux, d’une excellente qualité nous a enchantés.

Ils devaient revenir en 2020 mais le COVID est passé par là, Ils reprennent leurs activités et ont fait la demande pour venir donner 2 concerts en Vendée en juin 2022.

C’est un magnifique événement musical et vocal qui sera offert aux Moutierrois et Vendéens avec ces
jeunes. Merci de faire bon accueil aux Aurelius !

Le Comité de Jumelage de Moutiers les Mauxfaits avec la commune organise leur accueil …. , accueil en familles puis un programme de visites sur la côte (la mer est si loin pour eux !)
Pour les recevoir, le Comité de Jumelage recherche une vingtaine de familles d’accueil. Merci de se faire connaître en téléphonant au 06 04 47 24 11 ou en écrivant à jumelage.moutiers85@gmail.com
Les jeunes ont des activités dans la journée en groupe, ils prennent leurs dîners et petits déjeuners en famille.