Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
— Acclamons la Parole de Dieu.
Nous disions hier que l’amour de nos ennemis est la perfection dans l’amour. C’est à cela que l’évangile d’aujourd’hui nous presse. Si tu veux être disciple du Christ c’est la conversion non négociable qui t’est demandée. Jésus ne veut pas de nous des chrétiens à peu près: «Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait».
Nous sommes donc invités à ne par faire de distinction entre les hommes mais que notre amour s’étende à tous. J’ai souvent dit que l’antipathie naturelle ne doit pas exister dans le vocabulaire du chrétien. Ce sont des excuses que le diable insinue dans notre esprit pour que nous restions dans le péché. Le cœur humain est fait pour aimer et il se porterait beaucoup mieux si la haine et mépris n’y trouvaient pas leur place. Nous n’avons qu’aujourd’hui pour aimer. Les fruits de l’amour profitent beaucoup mieux à celui qui en vit et le bonheur que l’amour laisse n’est en rien comparable à l’effort qu’il demande.
