Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera
Méditons
Le temps du carême est le moment favorable où nous demandons la miséricorde de Dieu. Dans ce passage d’évangile, la fin est très importante autant que la prière elle-même : « Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas
aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »
Malheureusement, il nous arrive de garder des rancunes et de nous dire quand même chrétiens. A mon avis, c’est très grave de vivre avec de la rancune ou de la haine. Dieu étant amour et nous ayant créés à son image et sa ressemblance, nous ne devons pas trouver des excuses pour justifier une haine ou des
rancœurs.
Le pardon est une exigence spirituelle qui nous plonge en retour dans l’amour de Dieu. Ne prenons pas les paroles du Christ à la légère. Ne nous fermons pas le paradis. Notre refus d’aimer ou de pardonner est un mal que nous nous infligeons nous-mêmes et devant lequel la miséricorde et la bonté de Dieu resteront impuissantes. En d’autres termes, c’est un refus du salut alors que nous aurons fait beaucoup de belles choses.
