Chrétiens, «nous ne devons pas avoir honte de pleurer»

Les larmes «sont un signe de la compassion de Dieu», a déclaré le Pape François, ce samedi 23 avril, à l’occasion d’une rencontre avec un groupe de la communauté italienne de Notre-Dame des Larmes. Le sanctuaire marial, situé dans la région de Bergame (nord de Italie), fête cette année ses 500 ans.

Aleteia Claire Riobé – Cité du Vatican

Le sanctuaire de Notre-Dame des larmes («Madonna delle Lacrime») est situé dans la ville de Treviglio, en Italie. La rencontre avec des membres de la communauté mariale, ce 23 avril au matin, a été l’occasion pour le Saint-Père de méditer le rôle et l’importance des larmes pour les chrétiens. 

«Les larmes de Marie sont le reflet des larmes de Jésus», que nous connaissons à travers deux épisodes des Évangiles, a noté François au cours de la rencontre. Si sur la tombe de son ami Lazare puis devant Jérusalem, le Christ a versé des larmes de tristesse, «nous pouvons imaginer qu’il a également pleuré de joie», considère François, à la vue des petits ou des gens humbles qui accueillaient l’Évangile avec enthousiasme.

Les larmes de Marie, elles, ont été transformées par la grâce du Christ, tout comme le reste de sa vie. Lorsque la Vierge pleure, «ses larmes sont un signe de la compassion de Dieu, de la douleur du Christ pour nos péchés et pour le mal qui afflige l’humanité», a dit le Saint-Père

Les larmes sont un don

Pour les chrétiens, les larmes du Christ et de Marie apprennent à ne pas avoir honte de ses propres larmes. «Non, nous ne devons pas avoir honte de pleurer ; au contraire, les saints nous enseignent que les larmes sont un don, parfois une grâce, un repentir, une libération du cœur», indique François.Pleurer permet de s’ouvrir, de «briser la coquille d’un ego fermé sur lui-même». S’ouvrir ainsi à Dieuet accepter de partager nos larmes avec ceux qui nous entourent, nous aide à «nous laisser toucher par les blessures de ceux que nous rencontrons sur le chemin».

Les larmes apparaissent comme un don dans la mesure où elles nous apprennent à partager, à «savoir accueillir, savoir se réjouir avec ceux qui se réjouissent et pleurer avec ceux qui pleurent», considère le Souverain pontife.

A l’exemple de Marie, nous sommes tous invités à suivre Jésus et à «laisser son Esprit modeler nos sentiments, nos désirs, nos plans et nos actions selon le cœur de Dieu», a conclu le Successeur de Pierre devant les membres du sanctuaire de Notre-Dame des Larmes.