En Ukraine, évêques et cardinaux au secours des Ukrainiens

Alors que l’offensive russe se poursuit en Ukraine poussant sur les routes des centaines de milliers d’Ukrainiens, l’Église se met au service de la population. Laïcs, prêtres, religieuses et religieux mais aussi évêques et des cardinaux.

Anna Malec – Katolicka Agencja Informacyjna – publié le 07/03/22 – mis à jour le 07/03/22

Un engagement de chaque seconde à toute épreuve. Depuis le début de l’offensive menée par la Russie en Ukraine le 24 février, des centaines de prêtres, de religieux et de religieuses agissent en toute discrétion et avec une totale abnégation pour venir en aide aux Ukrainiens restés sur place ainsi qu’à ceux qui ont dû fuir. Abri, vêtements, nourriture, médicaments, écoute… Ils assurent auprès de la population un soutien essentiel. Et parmi ces bénévoles se trouvent également des évêques, indique le père Wiaczesław Hryniewicz, responsable de la Caritas en Ukraine. « À Kiev et à Kharkiv (deuxième ville d’Ukraine, ndlr), les évêques sont eux aussi volontaires et distribuent de la nourriture à la population », assure-t-il.

Cette présence des deux cardinaux est la présence non seulement du Pape mais aussi de tout le peuple chrétien.

Un service d’autant plus difficile qu’à Kharkiv, « les bureaux de la Curie et de la Caritas ont été détruits par une roquette », détaille le prêtre. À Kiev, la capitale, 37 enfants ont été admis avec leurs mères dans la communauté religieuse dans laquelle il vit, et 2.000 autres personnes ont été prises en charge. 

Aux communautés religieuses et à l’épiscopat ukrainien largement mobilisés s’ajoute aussi la présence de deux cardinaux, a annoncé le pape François ce dimanche. Le cardinal Konrad Krajewski, aumônier apostolique, et le cardinal Michael Czerny, préfet par intérim du Dicastère pour le service du développement humain intégral, se sont rendus en Ukraine ces derniers jours pour prêter assistance à la population. « Cette présence des deux cardinaux est la présence non seulement du Pape mais aussi de tout le peuple chrétien qui veut se rapprocher et dire : “La guerre est une folie ! Arrêtez-vous, s’il vous plaît ! Regardez cette cruauté !” », a expliqué François lors de l’Angelus.

« Atteindre les gens qui souffrent et leur apporter la proximité du Pape », c’est ce que le cardinal Konrad Krajewski compte faire sur place, a-t-il indiqué dans un entretien diffusé le 6 mars par Vatican News en italien. Sans calendrier ni parcours précis, il envisage de se rendre à Kiev, la capitale assiégée. Son maire, Vitali Klitschko, a récemment demandé le soutien des leaders religieux, citant notamment le pape François.

Plus de 4 millions de réfugiés ?

Les Nations unies estiment que 12 millions de personnes auront besoin d’aide en Ukraine ainsi que plus de 4 millions de réfugiés qui pourraient fuir les combats. En une semaine, un million d’Ukrainiens ont déjà trouvé refuge en Pologne, ont indiqué les autorités du pays.

« Tu jugeras ton compatriote avec justice »

cinquième jour de carême

Lecture du livre des Lévites (19, 1-2. 11-18)

Le Seigneur parla à Moïse et dit : « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël. Tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.
Vous ne volerez pas, vous ne mentirez pas, vous ne tromperez aucun de vos compatriotes. Vous ne ferez pas de faux serments par mon nom : tu profanerais le nom de ton Dieu. Je suis le Seigneur.
Tu n’exploiteras pas ton prochain, tu ne le dépouilleras pas : tu ne retiendras pas jusqu’au matin la paye du salarié. Tu ne maudiras pas un sourd, tu ne mettras pas d’obstacle devant un aveugle : tu craindras ton Dieu. Je suis le Seigneur.
Quand vous siégerez au tribunal, vous ne commettrez pas d’injustice ; tu n’avantageras pas le faible, tu ne favoriseras pas le puissant : tu jugeras ton compatriote avec justice. Tu ne répandras pas de calomnies contre quelqu’un de ton peuple, tu ne réclameras pas la mort de ton prochain. Je suis le Seigneur.
Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur. Mais tu devras réprimander ton compatriote, et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui. Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur. »

Psaume

Refrain: Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie.

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples. R

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard. R

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables. R

Accueille les paroles de ma bouche,
le murmure de mon cœur ;
qu’ils parviennent devant toi,
Seigneur, mon rocher, mon défenseur ! R

Évangile de Matthieu (23,31-46)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”  Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Méditons

« Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » Ps 84,11
Les lectures de ce cinquième jour de carême focalisent notre attention sur l’amour du prochain. Cet amour dans la première lecture passe par la justice et la vérité dans notre relation avec les autres. Il ne peut avoir d’amour sans justice et vérité qui garantissent une paix profonde et une harmonie communautaire et sociale. L’amour dépasse le simple don de telle ou telle chose dans ce cas. Il devient tout mon comportement en face de l’autre et de la société.
Si le temps de carême nous invite à nous rapprocher de Dieu, c’est surtout pour l’imiter dans son amour. La première lecture nous dit que tu aimeras ton prochain comme toi-même et Jésus, lui nous invite à un plus : « aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés » Jn 13,34. Si la mesure d’aimer est d’aimer sans mesure , je crois pour ma part qu’il faut un supplément d’âme qui nous fasse transcender ce que nous pourrions déplorer chez les autres . Cela dépasse notre seule volonté et il faut en demander la grâce dans la prière. Seigneur, accorde-nous la grâce de nous décentrer de nous-mêmes pour donner aux
autres bien au-delà de leur caractère qui pourrait quelquefois nous choquer ou ne pas nous plaire.
Aujourd’hui je fais l’effort de poser au moins un des gestes d’amour proposés dans cet évangile.

Bon début de semaine et excellente journée à tous

« Sois avec moi, Seigneur, dans mon épreuve. » Premier dimanche de Carême

Lecture du livre du Deutéronome (26, 4-10)

Moïse disait au peuple : Lorsque tu présenteras les prémices de tes récoltes, le prêtre recevra de tes mains la corbeille et la déposera devant l’autel du Seigneur ton Dieu. Tu prononceras ces paroles devant le Seigneur ton Dieu : « Mon père était un Araméen nomade, qui descendit en Égypte : il y vécut en immigré avec son petit clan. C’est là qu’il est devenu une grande nation, puissante et nombreuse. Les Égyptiens nous ont maltraités, et réduits à la pauvreté ; ils nous ont imposé un dur esclavage. Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix, il a vu que nous étions dans la misère, la peine et l’oppression. Le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte à main forte et à bras étendu, par des actions terrifiantes, des signes et des prodiges. Il nous a conduits dans ce lieu et nous a donné ce pays, un pays ruisselant de lait et de miel.
Et maintenant voici que j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné, Seigneur. »

Psaume

Refrain: Sois avec moi, Seigneur, dans mon épreuve.

Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut
et repose à l’ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : « Mon refuge,
mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! » R

Le malheur ne pourra te toucher,
ni le danger, approcher de ta demeure :
il donne mission à ses anges
de te garder sur tous tes chemins. R

Ils te porteront sur leurs mains
pour que ton pied ne heurte les pierres ;
tu marcheras sur la vipère et le scorpion,
tu écraseras le lion et le Dragon. R

« Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre ;
je le défends, car il connaît mon nom.
Il m’appelle, et moi, je lui réponds ;
je suis avec lui dans son épreuve. » R

Lettre de saint Paul apôtre aux Romains (10, 8-13)

Frères, que dit l’Écriture ? Tout près de toi est la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons. En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut. En effet, l’Écriture dit : Quiconque met en lui sa foi ne connaîtra pas la honte. Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent. En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

Évangile de Luc (4, 1-13)

En ce temps-là, après son baptême, Jésus, rempli d’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Le diable lui dit alors : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain. »
Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte. »
Puis le diable le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi, à ses anges, l’ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui fit cette réponse : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé.

Méditons

Ce dimanche qui est le premier de notre temps de carême nous présente le combat spirituel à partir de celui de Jésus, le Fils de Dieu Lui-même. Mais avant de parler du combat spirituel qui caractérise le temps de carême, je voudrais d’abord au regard de la première lecture parler de la spiritualité de l’action de grâce. La spiritualité de l’action de grâce découle de la ferme conviction que tout est grâce comme le dit sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes est un pur don gratuit de Dieu. Et comment ne pas rendre grâce du fait même de savoir qu’exister en tant que personne est un don gratuit ! Nous sommes voulus par Dieu gratuitement. Nous ne sommes pas créés par nécessité pour Dieu . C’est pourquoi notre propre respiration devrait être une permanente action de grâce. Nous sommes heureux de vivre et d’exister. Mais plus loin ce que nous avons est aussi un don de Dieu , nous l’avons grâce à sa bénédiction, sa protection. C’est pourquoi comme dans la première lecture nous sommes invités à donner les prémices de ce que nous avons au Seigneur. Là se pose la question de savoir si nous donnons spontanément et généreusement à Dieu ? Parfois, reconnaissons-le, nous sommes avares envers Dieu alors que comme le dit saint Paul : « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifier comme si tu ne l’avais pas reçu ? »1Co 4,7. Dans les Saintes Écritures abondent les exemples sur le fait que de donner à Dieu est source de bénédiction. Siracide dit par exemple : « L’eau éteint les flammes, l’aumône remet les péchés » Si 3,30 et le livre de Tobie de renchérir : « L’aumône sauve de la mort et elle purifie de tout péché. Ceux qui sont l’aumône sont rassasiés de jours » Tb 12,9 . Quand je donne à Dieu je sécurise mes biens. « Donnez plutôt en aumône ce que vous avez et tout le reste sera pur pour vous » Luc 11,41. Donner ou ne ne pas donner est aussi quelques fois un lieu de combat. C’est un combat contre l’égoïsme. Le combat spirituel ne peut pas se mener sans la prière. Pour plus d’efficacité, il faut ajouter le jeûne selon nos possibilités physiques, sachant que le jeûne n’est pas seulement une question de privation de nourriture. Jésus a réussi à passer les différentes tentations parce que déjà préparé par ces quarante jours où il vécu une forte intimité avec le Père. Toute tentation du diable est de nous couper de l’amour du Père. Jésus lui a chaque opposé les Saintes Écritures . « L’homme ne vit pas seulement de pain ». A Chaque fois Jésus lui cite ce que dit Dieu . Pour ne pas nous laisser ballotter à tous vents par des courants d’idées qui peuvent nous éloigner de Dieu ou ternir, embrouiller notre jugement, nous avons absolument besoin d’une claire connaissance des Saintes Écritures . Elles sont une force dans l’épreuve. La Parole réconforte, réchauffe et revitalise. Elle nous permet de ne pas accepter de fausses ou de semi-vérités. Elle fait vivre tout simplement.

Bon dimanche et du courage dans l’application dans nos résolutions de Carême

Montre-moi ton chemin, Seigneur, que je marche suivant ta vérité. (Ps 85, 11a)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur : si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais. Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t’appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les chemins ».

Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant mon jour saint, si tu nommes « délices » le sabbat et déclares « glorieux » le jour saint du Seigneur, si tu le glorifies, en évitant démarches, affaires et pourparlers, alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je te ferai chevaucher sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre l’héritage de Jacob ton père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé

Psaume

Montre-moi ton chemin, Seigneur, que je marche suivant ta vérité.

Écoute, Seigneur, réponds-moi,
car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu,
sauve ton serviteur qui s’appuie sur toi. R

Prends pitié de moi, Seigneur,
toi que j’appelle chaque jour.
Seigneur, réjouis ton serviteur :
vers toi, j’élève mon âme ! R

Toi qui es bon et qui pardonnes,
plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,
écoute ma prière, Seigneur,
entends ma voix qui te supplie. R

Évangile selon Saint Luc

En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait.
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

Méditons

La miséricorde de Dieu vient au devant de tout pécheur. Cette leçon évangélique devrait retenir notre attention. Dans toute rupture de relation avec Dieu, il est le premier à en souffrir, c’est pourquoi il est toujours le premier à prendre l’initiative d’aller à la rencontre de l’homme qui s’éloigne. Il allume dans nos cœurs le désir de retrouver la paix, la sérénité, la sécurité. Ne restons pas sourds à son appel . Fort heureusement à plusieurs reprises dans la liturgie du temps de carême revient cette célèbre invitation : « Aujourd’hui ne fermons pas notre cœur mais écoutons la voix du Seigneur ». « Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent ». Cette parole de Jésus nous concerne tous car d’une manière ou d’une autre nous sommes des pécheurs. Si l’Église est une assemblée d’élus , elle l’est au titre d’hommes et de femmes pécheurs appelés à la sainteté . Dieu n’abandonne jamais définitivement le pécheur que parfois nous avons, nous, définitivement classé. Il nous arrive parfois de désespérer de la conversion de tel ou tel proche. Non , rien n’est fini pour l’amour de Dieu même jusqu’au dernier moment. En ce temps de grâce, laissons-nous saisir par la miséricorde divine et prions pour tout homme que nous pensons peut-être pécheur invétéré.

Que ce quatrième jour de carême nous fasse découvrir la grandeur de l’amour de Jésus pour nous .

Que cet amour excite le nôtre pour lui.
Seigneur donne-nous une grande soif de Toi.

« Est-ce là le jeûne qui me plaît ? » (Is 58, 1-9a) (Père Verkys)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que s’élève ta voix comme le cor ! Dénonce à mon peuple sa révolte, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu, ils me demandent des ordonnances justes, ils voudraient que Dieu soit proche : « Quand nous jeûnons, pourquoi ne le vois-tu pas ? Quand nous faisons pénitence, pourquoi ne le sais-tu pas ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien faire vos affaires, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poing sauvages. Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. Est-ce là le jeûne qui me plaît, un jour où l’homme se rabaisse ? S’agit-il de courber la tête comme un roseau, de coucher sur le sac et la cendre ? Appelles-tu cela un jeûne, un jour agréable au Seigneur ?Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »

Psaume

R/ Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. »

Méditons

Le jeûne est loin d’être du masochisme comme certains courants anti-chrétiens ont voulu à une époque le faire croire. Nous jeûnons pour creuser en nous la soif et la faim de Dieu , pour chasser nos appétits terrestres et les mettre au second plan.

Jésus est l’époux de son peuple et il donne sa vie pour son épouse. Le temps de sa présence avec les disciples, ceux-ci ne pouvaient donc pas jeûner car ils l’ont reconnu comme le Sauveur attendu. C’est le moment de la joie , heureux ceux qui ont vécu en sa présence. Après qu’il ait été élevé au plus haut des cieux, l’Église qui attend son retour dans la gloire peut alors jeûner. C’est pourquoi nous jeûnons encore même si le Christ toujours est présent parmi nous. Ce n’est pas encore le face-à-face. Nous l’attendons.
Notre jeûne creuse en nous la soif et la faim de Dieu. C’est un dépouillement de tout ce qui dans notre vie « vole » la priorité pour Dieu. Le jeûne nous permet de faire le vide et de demander aussi pardon pour nos péchés qui nous empêchent de vivre pleinement le cœur à cœur avec le Tout-Autre.

Courage à tous , ensemble cheminons dans la foi.

Belle Journée

Communiqué de l’association « Vendée-Ukraine »

 Vous vous rappelez sans doute des spectacles de danse donnés par les P’tits souliers d’Ukraine ou Orpheus ( hommes ukrainiens) qui sont venus chanter dans nos églises. L’Association Vendée Ukraine nous a envoyé des nouvelles de leur pays et nous demande de l’aide. Prenez le temps de lire le document joint

.Bonne lecture et merci de votre soutien pour nos amis ukrainiens.

Cordialement

Jacqueline et Bernard Martineau

Accueil des Ukrainiens en Pologne par la Caritas Pologne

Le volume de l’aide fournie par Caritas Pologne à ses organisations sœurs en Ukraine – la Caritas catholique romaine SPES et la Caritas catholique grecque Ukraine – est en augmentation. Caritas aide également les réfugiés ukrainiens qui atteignent la Pologne.

Immédiatement après le début de l’invasion russe en Ukraine, Caritas Pologne a décidé de faire un don de 100 000 PLN à la Caritas ukrainienne. Ce montant a ensuite été augmenté de 100 000 euros.

  • Cet argent est nécessaire de toute urgence pour répondre aux besoins fondamentaux sur le terrain en Ukraine. Des milliers de personnes quittent leurs maisons et fuient la guerre. Grâce à l’expérience que nous avons acquise en coopérant avec des partenaires ukrainiens et grâce à la générosité sans précédent des Polonais, nous pouvons réagir immédiatement – explique le père Marcin Iżycki, directeur de Caritas Pologne.

Repas, provisions sèches, lits

Selon la Caritas ukrainienne, ses bureaux dans les régions qui ne sont pas actuellement attaquées se préparent à accueillir les personnes déplacées à l’intérieur du pays en provenance des régions de l’Ukraine touchées par la guerre. Ainsi, par exemple, avec l’aide de bénévoles, Caritas Ivano-Frankivsk a collecté 750 colis alimentaires, 214 kits d’hygiène et 374 kits de détergents dans les premiers jours de la crise. L’équipe de Caritas Lviv a fait le plein de produits pour préparer des colis alimentaires et des repas chauds. Caritas Tarnopol a déployé 50 lits pour les personnes déplacées à l’intérieur du pays. Caritas Kolomyja fournit une assistance aux personnes dans le besoin, notamment un soutien psychologique par téléphone. Caritas Zaporozhye a apporté des couvertures et des kits de base à une ville modulaire du district de Kommunarsky, où les premières personnes déplacées sont placées.

C’est pour de telles activités que Caritas ukrainienne peut utiliser les fonds reçus de la Pologne. Et dans de nombreux endroits, la situation est carrément dramatique.

  • À Mariupol, les produits, les médicaments, l’eau et les produits d’hygiène viennent à manquer. Personne ne sait ce qui se passera demain ou dans une heure ! Une partie du personnel de Caritas Mariupol a été évacuée à Zaporizhia pour y poursuivre l’aide humanitaire, les autres restent à Mariupol pour apporter l’aide ici. Veuillez prier pour l’Ukraine ! – Le père Rostyslav Spryniuk, directeur de Caritas Mariupol, tire la sonnette d’alarme.

Une réponse massive des Polonais

La plupart des réfugiés qui fuient l’Ukraine pour échapper à l’agression russe se retrouvent en Pologne. Les chiffres changent d’heure en heure, mais nous parlons déjà de centaines de milliers de personnes, principalement des femmes et des enfants, parce que les hommes restent pour défendre leur pays. Pour beaucoup d’entre eux, le premier endroit où ils reçoivent de l’aide est la gare de Przemyśl.

  • La première nuit était terrifiante. Il n’y avait pas de lumière, nous nous sommes habillés, les choses les plus importantes étaient rangées près de la sortie. Si une sirène retentissait, nous étions toujours prêts à nous réfugier dans un abri anti-bombes, c’était une expérience terrible – dit Maria, une éducatrice de Tarnopol, qui est venue en Pologne avec ses trois enfants.
  • L’armée russe bombarde les villes où se trouvent des aéroports et des unités militaires. Non loin de notre ville se trouvait un aéroport, qui a été bombardé pendant la nuit », rapporte Inna, une employée de bureau de la région de Ternopil, qui est également venue en Pologne avec ses trois enfants.

Dans la station, Caritas de l’archidiocèse de Przemyśl coordonne l’aide aux réfugiés, en coopération avec le gouverneur.

  • Nous leur donnons des repas, un abri et des couvertures chaudes« , explique le père Paweł Konieczny, directeur adjoint de Caritas Przemysl. Il ajoute que les réfugiés qui arrivent en Pologne sont immédiatement mis en contact avec des bénévoles, également à Korczowa et Medyka où fonctionnent des points d’enregistrement. – Ces personnes sont protégées, elles reçoivent également un repas chaud, des provisions sèches, des produits hygiéniques et cosmétiques – assure le Père Konieczny. – Nous organisons également un soutien aux mères : garde d’enfants, animations diverses – afin que les femmes puissent se reposer un peu », ajoute le prêtre.

Justyna, qui travaille au restaurant Perła Przemyśla géré par la Caritas de l’archidiocèse de Przemyśl, sert les clients du restaurant, mais maintenant elle aide les réfugiés : elle leur donne de la soupe chaude et leur parle.

  • Quelque part au fond de notre esprit, nous pensons que chacun d’entre nous pourrait être un tel réfugié, alors nous l’aidons. Nous sommes des mères, nous avons des enfants, des familles, cela peut arriver à n’importe laquelle d’entre nous », partage-t-elle.

Tout le monde sur le pont

Dans la quasi-totalité de la Pologne, les Caritas diocésaines fonctionnent en état d’alerte, collectant de la nourriture, fournissant un hébergement et divers types d’aide (par exemple, la Caritas de Kalisz organise une aide juridique). Les Caritas locales livrent également des produits à la frontière, par exemple, Caritas Archidiecezji Przemyskiej envoie un bus avec plusieurs milliers de sandwichs, de l’eau et des jus de fruits tous les matins et soirs. Les gardes-frontières informent des besoins actuels, tels que des bandages, de la nourriture, des soupes, des lits de camp, des palettes avec de l’eau – tout cela est livré à la frontière plusieurs fois par jour. En outre, une équipe de volontaires est partie de Varsovie pour se rendre à la frontière afin de mettre en place des points d’aide d’urgence et de participer aux activités de ceux qui sont déjà opérationnels grâce à la coopération de différents partenaires.


Le texte a été traduit avec Deepl pro à partir d’un article de la Caritas de Pologne

Jean-Claude Hervé

2° jour de carême (P.Verkys)

Lecture du livre du Deutéronome (30, 15-20)

Moïse disait au peuple : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession. Mais si tu détournes ton cœur, si tu n’obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir, je vous le déclare aujourd’hui : certainement vous périrez, vous ne vivrez pas de longs jours sur la terre dont vous allez prendre possession quand vous aurez passé le Jourdain. Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. » 

Psaume

Refrain: Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur.

Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit ! R

Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants. R

Mais ils sont comme la paille balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra. R

Evangile

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »

Méditons

Le carême, temps de grâce est un chemin de choix de vie que Dieu nous propose. Et cela Moïse nous le dit clairement dans la première lecture. La vie, la véritable vie c’est de ne pas s’éloigner de Dieu, non de ne pas être libre mais plutôt d’avoir Dieu pour boussole pour ne pas s’écarter du chemin du bonheur véritable car celui que le monde nous propose n’est que pour un moment . Dieu nous propose un bonheur éternel… Toutefois le choix de la vie, nous avertit Jésus, ne nous dispense pas des épreuves existentielles. Il ne nous souhaite pas les épreuves mais il nous demande de les accepter quand elles arrivent et si nous nous gardons en sa présence, Il nous aidera à les porter. Les épreuves dans la vie ne veulent pas dire que Dieu n’existe pas .

  Plusieurs s’éloignent de Dieu parce qu’ils ont connu de dures épreuves et ce faisant ils s’éloignent de la vie promise. Dans nos épreuves, tournons-nous vers Dieu et offrons-les lui pour qu’Il les assouplisse et les porte avec nous. Se faire aider sous un poids lourd soulage toujours. C’est ça la vie. En refusant l’aide par mon éloignement non seulement que je me fais du mal mais je grandis dans l’égoïsme qui m’éloigne de la vie éternelle car je refuse ma croix. Accepter sa croix n’est pas de la résignation mais une preuve de réalisme qui me permet  de mieux porter ma croix. Puisque personne ne choisit la croix, n’est-ce pas là que nous ne pouvons pas tout déterminer par nous-même et que nous avons besoin d’un plus fort que nous ?  Offrons nos croix au Seigneur.

     Que Dieu nous donne la grâce d’accepter la croix quand elle arrive et nous aide à la porter en sa présence puisque nous sommes sûrs qu’Il ne peut jamais nous laisser seul. La vie est un don.

            Le salut est dans la persévérance. Courage pour ce deuxième jour de carême

Premier jour de Carême (Père Verkys)

Chers frères et sœurs bien aimés,

Nous entamons ce mercredi 2 mars une marche de quarante jours qui nous conduit vers
Pâques.
Quarante jours pour nous aider à prendre conscience de la nécessité de changer de vie. Le
carême nous rappelle notre fragilité et nous appelle à nous tourner vers Dieu pour être
sauvé. C’est la question du salut qui est au cœur du carême, salut par la pénitence en me
détournant de tout ce qui me détourne ordinairement de Dieu, salut par la prière en
invoquant le secours et la grâce de Dieu pour mener notre vie sous son regard, salut par le
partage pour imiter Dieu dans son amour pour nous.


Comme dit dans la prière d’ouverture de ce mercredi des cendres : « Accorde-nous ,
Seigneur de savoir commencer saintement par le jeûne l’entraînement au combat spirituel :
que nos privations nous rendent plus forts pour luter contre l’esprit du mal
», le carême est
un temps d’efforts spirituels qui fait appel à notre volonté et à notre foi en Dieu. Vécu avec
foi, le carême nous sanctifie , nous rapproche de Dieu et nous fait grandir dans la foi. C’est
un temps de véritables grâces si nous nous y appliquons sans baisser les bras après les
premiers jours.

Dans l’évangile de ce mercredi la discrétion est fortement soulignée : « Ton Père qui voit ce que tu fais dans le secret te le revaudra ». Cela suppose que pour bien vivre notre carême nous avons forcément besoin d’une bonne dose d’humilité.


Que Dieu nous la donne aujourd’hui et toujours

,Abbé Verkys NONVIGNON, curé