L’Enfant-Jésus apporte paix et joie à tous

Dans quelques jours, les catholiques fêteront Noël. Au terme de cette année, la joie de la Nativité va rayonner dans les cœurs. Cette fête de Noël est aussi l’occasion de se rendre présents aux personnes seules, en situation de fragilité pour partager la joie de la Nativité.


Jésus est né pauvre et démuni dans une mangeoire. Comment cela doit-il nous inviter à vivre cette naissance du
Sauveur ?

La pauvreté de la crèche doit, me semble-t-il, orienter notre regard vers une pauvreté bien plus grande : celle de Dieu qui se fait homme. Ce mystère de l’Incarnation est d’une pauvreté extrême lorsque nous pensons que le Dieu Créateur, Infini et Eternel s’est abaissé au point de devenir ce qu’il y a de plus faible dans notre monde : un nouveau-né. Dieu se rend si vulnérable en son Fils lorsqu’il se fait bébé, il se remet totalement en dépendance de Marie et Joseph. Et tout cela pour nous sauver.

Nous sommes donc invités à vivre cette naissance avec émerveillement, joie, amour mais aussi humilité et don de soi : la fête de la Nativité est par essence incompatible avec l’orgueil. 

Comment peut-on se rendre plus attentifs à nos frères et sœurs en situation de fragilité à l’occasion de cette fête de Noël ?

La fête de Noël célèbre l’Incarnation de Dieu qui se fait homme. Jésus-Christ, en tant qu’homme, était donné au gens de son époque et de sa région. Cette pandémie a ralenti notre dispersion dans l’espace. Peut-être pouvons-nous nous rendre plus présents, plus attentifs, à ceux qui nous sont proches : notre famille, nos voisins.

Et bien souvent, nous nous rendrons compte que les fragilités sont plus proches et plus nombreuses que nous l’aurions imaginées. Alors, nous pourrions visiter les anciens qui sont proches de chez nous, les personnes seules, de notre village, de notre quartier, et les inviter à notre table de Noël.

Aucun chrétien ne devrait passer Noël seul : là où il n’y a pas de famille, que les chrétiens soient des relais et manifestent la présence du Corps du Christ, dont tous les membres sont liés. Peut-être que nous pourrions inviter de proches voisins, des familiers pour chanter des chants de Noël autour d’un chocolat (ou d’un vin) chaud.

Propos du père Alexandre Guillaud, recueillis par Anne Detter pour CEV N°192

François: l’attention aux personnes handicapées, un objectif de civilisation

En rencontrant l’Institut séraphique d’Assise, 150 ans après sa fondation, le Pape a rappelé l’importance de toute vie humaine et en particulier celle des personnes handicapées. Que chacun, y compris les hommes politiques, prenne soin d’elles «n’est pas un geste à sens unique, mais un échange de dons», a-t-il assuré.

Tiziana Campisi – Cité du Vatican

«Toute personne humaine est précieuse, elle a une valeur qui ne dépend pas de ce qu’elle possède ou de ses capacités, mais du simple fait qu’elle est une personne, l’image de Dieu»: c’est ce qu’a rappelé le Pape François dans son discours à l’Institut séraphique d’Assise, un organisme ecclésiastique à but non lucratif qui promeut et réalise des activités de réhabilitation, pourvoit à des soins psycho-éducatifs et socio-sanitaires pour les enfants et les jeunes adultes handicapés, et qui célèbre cette année le 150e anniversaire de sa fondation.

Le Pape a été accueilli dans la salle Paul VI par des enfants assistés par l’Institut séraphique, leurs parents, des employés et volontaires, dans une ambiance très chaleureuse.

La vie vaut toujours la peine d’être vécue

Prenant la parole, le Pape a rappelé sa visite de l’établissement le 4 octobre 2013 et le fondateur, saint Ludovico da Casoria, qui, inspiré par les soins affectueux de saint François pour les malades et les marginaux, voulait établir un Institut pour les aveugles et les sourds-muets. Le Souverain Pontife a souligné que «si le handicap ou la maladie rendent la vie plus difficile, elle n’en est pas moins digne d’être vécue, et vécue pleinement»:

«Il est important de considérer la personne handicapée comme l’une des nôtres, qui doit être au centre de nos soins et de nos préoccupations, mais aussi au centre de l’attention de tous et de la politique. C’est un objectif de civilisation. En adoptant ce principe, nous nous rendons compte que la personne handicapée ne fait pas que recevoir, elle donne aussi. La sollicitude n’est pas un geste à sens unique, mais un échange de dons»

Aider les personnes les plus démunies

Pour le Souverain pontife, il s’agit d’un principe qui s’applique à tous, car il est dans la «conscience, et nous fait sentir notre condition d’unité entre tous les êtres humains». C’est ce «lien de fraternité» dont parle François dans l’encyclique Fratelli tutti, signée à Assise:

«Il est donc nécessaire que nous prenions pleinement conscience de ce principe et que nous en développions les conséquences, même lorsqu’il s’agit de distribuer la richesse commune, afin qu’il n’arrive pas que ceux qui ont le plus besoin d’aide en soient privés

La solidarité des personnes et la contribution des institutions

La pensée de François va également aux «nombreuses structures» qui assurent des services tels que ceux offerts par l’Institut séraphique, qui «luttent parfois pour survivre ou pour rendre au mieux leurs services» et pour lesquelles «la solidarité de nombreuses personnes est nécessaire»:

«Mais l’État et l’administration publique doivent faire leur part. Nous ne pouvons pas laisser seules tant de familles obligées de lutter pour soutenir leurs enfants en difficulté», sans savoir ce que l’avenir leur réserve.

À la fin de son discours, le Pape s’est longuement entretenu avec les jeunes patients de l’Institut séraphique, leurs parents, les religieux, le personnel de l’Institut et toutes les personnes présentes dans la salle Paul VI. À l’occasion de son 52e anniversaire de sacerdoce, plusieurs cadeaux lui par ailleurs ont été remis.

Prier pour les catéchistes

Dans la dernière vidéo du Pape de cette année 2021, le Pape François centre son message sur le ministère, la mission et la vocation des catéchistes, en rendant grâce pour leur enthousiasme à transmettre la foi. Il les encourage à annoncer l’Evangile avec des langages et des chemins nouveaux.

En ce mois de décembre, le Saint Père centre son message sur les catéchistes, dont il reconnaît le travail en tant que mission authentique et ministère au service de la mission de l’Eglise. Le Pape indique qu’il s’agit véritablement d’une vocation, puisque « être catéchiste », c’est « être » catéchiste et non pas « travailler comme » catéchiste. En ces temps où le monde est éprouvé par de nombreux bouleversements, François rend grâce pour l’enthousiasme des baptisés qui transmettent la foi avec joie et sans relâche et il les encourage à continuer à annoncer l’Evangile «par leur vie, en douceur, avec un nouveau langage et en ouvrant de nouveaux chemins». 

Voici en intégralité les paroles du Pape François:

«Les catéchistes exercent une mission irremplaçable dans la transmission et l’approfondissement de la foi.  

Le ministère laïc de catéchiste est une vocation : c’est une mission. « Être catéchiste », c’est « être » catéchiste et non pas « travailler comme » catéchiste. C’est toute une manière d’être et nous avons besoin de bons catéchistes qui soient à la fois accompagnateurs et pédagogues. 

Nous avons besoin de personnes créatives qui annoncent l’Évangile, et ne le font ni en sourdine ni en trompette, mais par leur vie, en douceur, avec un nouveau langage et en ouvrant de nouveaux chemins.

Dans tant de diocèses, sur tant de continents, l’évangélisation repose principalement sur les catéchistes. 

Rendons grâce aux catéchistes, hommes et femmes, pour l’enthousiasme profond avec lequel ils vivent leur mission au service de l’Église. 

Prions pour les catéchistes, appelés à annoncer la Parole de Dieu : qu’ils en témoignent avec courage et créativité, avec la force de l’Esprit Saint, avec joie et en grande paix».

L’Immaculée Conception, Marie sauvée avant le Christ ?

Thomas-Marie : L’Église enseigne que Marie n’a pas été touchée par le péché originel. Et pourtant, elle en a été sauvée par avance. Ça ne veut rien dire. Comment peut-on être sauvé d’un péché qu’on n’a jamais commis ?

Marie-Olivier : Effectivement il y a un problème. Définissons d’abord le péché originel. Le péché originel est un péché spécial. Il a deux sens. (1) C’est un péché commis par Adam et Eve qui se séparent de Dieu aux origines de l’histoire humaine. (2) De plus, ce péché abîme leur nature humaine. Et ils vont transmettre cette blessure à leur descendance. Désormais de générations en générations les hommes vont naître avec une nature humaine en défaut de sainteté, privée de Dieu.

Thomas-Marie : Merci pour la précision, mais vous n’avez pas répondu à l’objection. Contrairement à nous Marie naît sans le péché originel. Elle n’a pas cette nature humaine en défaut de sainteté. Elle n’est délivrée de rien du tout.

Marie-Olivier : Si, le salut pour Marie qui la délivre du péché originel est encore un vrai salut. C’est un salut par mode de préservation. Ça veut dire que Marie est préservée du péché. En elle, la nature humaine est intacte.

Thomas-Marie : Tu n’as pas un exemple ?

Marie-Olivier : Ok. Prenons un exemple. Imaginons qu’il y ait une pierre sur le chemin. Soit je tombe, je me blesse, et je suis guéri de la blessure et finalement en pleine forme : c’est la manière dont les hommes sont généralement sauvés. Soit je suis en plein forme parce que la pierre a été enlevée et que je ne suis pas tombé. C’est la manière dont la Vierge est sauvée. La passion du Christ nous guérit de nos blessures alors qu’elle préserve la Vierge de ses blessures. Cela n’empêche qu’elle soit vraiment sauvée. Si la grâce de Dieu ne l’avait pas préservée du péché, Marie comme tous les hommes serait née avec le péché originel.

Thomas-Marie : Ok admettons. Mais, il reste un problème. Comment Marie peut-elle être sauvée par un événement qui n’a pas encore eu lieu ? En effet c’est la passion du Christ qui est la cause du salut. Or le Christ n’est pas encore né, il n’est pas encore mort et il n’est pas encore ressuscité, que déjà Marie est sauvée. Je veux bien qu’elle soit sainte, mais ce n’est pas grâce à la passion de Jésus.

Marie-Olivier : C’est une forte objection ! C’est bien la passion de Jésus qui sauve tous les hommes. Il n’y a pas d’exception possible. Comment Marie peut-elle être sauvée par la passion du Christ, alors qu’elle n’a pas encore eu lieu ? La réponse consiste à imaginer que la passion de Jésus soit rétroactive. C’est-à-dire qu’elle peut agir avant d’exister. Alors on dira que c’est en prévision des mérites du Christ et de sa passion à venir que Marie a été sauvée.

Thomas-Marie : Je le concède. Mais, en ce cas, rien d’extraordinaire ! Rien d’unique ! Il n’y a pas que Marie qui est sauvée comme ça ! Regardez tous les justes de l’Ancien Testament ! Bien avant la naissance, la mort et la résurrection du Christ, qu’ils ont d’ailleurs prophétisés, les patriarches ou les prophètes ont été sauvés en vertu de la passion de Jésus à venir. Je pense à Abraham, Moïse, Elie, et enfin à Jean-Baptiste.

Marie-Olivier : J’accorde ce point. Les justes de l’Ancien Testament ont été sauvé par avance, comme Marie, en prévision du Christ à venir. Mais, il faut rappeler ce que je disais au début : pour Marie, il y a une différence qui la rend unique dans l’histoire de l’humanité. Non seulement Marie est sauvée par anticipation, avant que la passion de Jésus ait lieu, mais encore par préservation : Marie est préservée de toute atteinte du péché. On dit bien qu’elle est l’Immaculée Conception. Qu’elle est immaculée dans sa conception même, dès le commencement de sa vie intra-utérine. Marie jouit d’un privilège unique dans l’histoire des hommes. Elle seule est préservée de tout péché par une grâce spéciale de Dieu. C’est donc d’une manière plus sublime que Marie est sauvée, par mode de préservation et d’anticipation. Dès le premier instant de sa conception l’Immaculée est sainte. C’est ce qu’elle dit à Lourdes à Bernadette : « Je suis l’Immaculée Conception ».

frère Marie-Ollivier Guillou

Le frère Marie-Ollivier Guillou est dominicain depuis 10 ans. Professeur de théologie et aumônier militaire, il partage son temps entre l’enseignement, la prédication de retraite, et la mission auprès des marins d’état. Il a publié plusieurs ouvrages consacrés à la théologie et la spiritualité.

frère Thomas-Marie Gillet

Frère Thomas-Marie Gillet est dominicain de la Province de France. Après une expérience au Pérou, et quelques années au couvent de Lille, en 2021 frère Thomas-Marie vit au couvent de Tours, d’où il continue ses études sur Jean Chrysostome

Vous avez dit maternité spirituelle ?

Qui est ma mère ? […] Celui qui fait la volonté de mon Père, celui-là est pour moi une mère.

Évangile selon Saint Matthieu chapitre 12, verset 50

Marie a dû être surprise d’entendre de son fils que d’autres pouvaient être sa mère. Après tout, c’est bien elle qui l’a porté et nourri. Elle qui a veillé sur lui et l’a éduqué. Alors qui d’autre pourrait être sa mère ? 

S’il s’agit de la maternité physique, évidemment, personne d’autre que Marie ne peut se dire mère de Dieu. Mais Jésus parle d’une autre maternité qui est d’ordre spirituel et le fait naître dans le cœur des croyants. 

Jésus aime et veut avoir besoin de nous pour accomplir son œuvre de Salut. Ainsi, il lui plaît de passer par un intermédiaire pour venir faire sa demeure dans une âme. N’est-ce pas d’ailleurs ce qui se passe lorsque nous faisons connaître le Christ à quelqu’un ? Dans connaître, il y a naître et dans connaissance, il y a naissance. Par l’annonce de Jésus Christ, peut s’opérer la naissance du Christ dans une âme. C’est le processus que décrit saint Paul dans la lettre aux Romains : la foi naît de ce que l’on entend et comment entendre si personne ne parle ? 

Ainsi, en annonçant la Bonne Nouvelle et en témoignant de notre foi, nous devenons mère du Christ pour ceux qui entendent et accueillent cette parole. 

La maternité spirituelle accompagne aussi tout le processus de croissance de la vie divine. Par la prière, les petites attentions, les sacrifices, nous permettons au Christ de croître toujours plus dans l’âme dont il a fait sa demeure. C’est ce que j’essaie de faire chaque jour auprès des enfants et des jeunes de nos établissements scolaires. C’est un vrai travail d’enfantement, long et difficile, parfois douloureux, mais tellement beau !

Sœur Marie-Lys Nuville de la Communauté de Toulouse, est la supérieure générale de la congrégation enseignante des Dominicaines du Saint-Nom de Jésus. Elle vit à Toulouse.

L’éducation, grande victime de la pandémie de Covid-19

Selon un rapport publié ce mardi par la Banque mondiale, l’Unesco et l’Unicef, la pandémie de Covid-19 a de graves effets sur l’éducation des enfants, avec des répercussions économiques sur le long terme. Les pays les plus pauvres et les filles sont les plus touchés, et les inégalités préexistantes sont accentuées.

Vatican News


Il y a d’abord un chiffre qui donne le vertige : 17 000 milliards de dollars, soit 14 % du PIB mondial. C’est le montant des revenus qui risquent d’être perdus par la génération des étudiants d’aujourd’hui tout au long de la vie en valeur actuelle, selon les estimations de la Banque mondiale, de l’Unesco et de l’Unicef dans ce rapport produit dans le cadre de la mission «rétablir l’éducation en 2021» et qui présente trois priorités : ramener tous les enfants à l’école, récupérer les pertes d’apprentissage et préparer et soutenir les enseignants.

Principale cause de ces pertes : la fermeture des écoles liées à la pandémie de Covid-19. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, la part des enfants affectés par la pauvreté des apprentissages passe de 53 % avant la pandémie à 70 %, l’enseignement à distance ne parvenant pas dans la grande majorité des cas à suppléer l’absence de cours en présence. Les mathématiques et la lecture sont les plus touchées.

Autre effet : l’exacerbation des inégalités dans l’éducation. Selon l’étude, les enfants issus de ménages à faible revenu, les enfants handicapés et les filles ont été moins susceptibles d’accéder à l’apprentissage à distance que leurs pairs, à cause du manque d’ordinateurs, d’électricité, de réseau internet et des discriminations et aux normes de genre. Les plus jeunes ont davantage pâti que leurs ainés de la fermeture de leurs établissements. Les filles en particulier ont perdu rapidement la protection que les écoles et l’apprentissage offrent à leur bien-être et à leurs chances dans la vie. Elles sont aussi plus exposées au travail des enfants, à la violence sexiste, au mariage précoce et à la grossesse

Pour remédier à cette situation, il faut que les États investissent davantage, or moins de 3 % des plans de relance des gouvernements ont été alloués à l’éducation. Pour le rapport, la réouverture des écoles doit rester une priorité absolue et urgente à l’échelle mondiale pour endiguer et inverser les pertes d’apprentissage. Les programmes doivent avoir pour but de consolider le programme d’enseignement, de prolonger le temps d’instruction, et d’améliorer l’efficacité de l’apprentissage.

Il vient, il est là, en Lui la joie de notre cœur. (P.Verkys)

Avent et Noël, deux grands moments que nous vivons en ce mois de décembre. Celui que nous attendons est déjà là, parmi nous. Comment vivre ces différents moments sans tomber dans une routine spirituelle ? Comment attendre l’hôte intérieur ? Nous sommes là dans « un déjà et un pas encore ». Nous sommes appelés à vivre un Avent toujours nouveau, bien qu’il se répète tous les ans. C’est un moment de grâce qui creuse en nous le désir de Dieu : le voir, le contempler, l’embrasser. Sans ce désir de voir Dieu et vivre de son amour, notre Avent sera sans saveur et sans ferveur. Que le Seigneur lui-même creuse en nous le désir de le voir !

 Les textes liturgiques des tout prochains jours vont nous y conduire. Essayons de les méditer au quotidien pour réveiller en nous la ferveur de l’amour de Dieu. Comme de bons époux qui ne vieillissent jamais l’un pour l’autre, laissons la Parole creuser en nous la soif de Dieu : « Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi mon Dieu » Ps 41

Nous ne pouvons pas vivre l’Avent sans nos yeux tournés vers le retour glorieux du Christ car s’il est venu et qu’il vient à nous, chaque fois, dans l’Eucharistie, les sacrements et aussi dans les autres, il reviendra dans sa gloire et toute chair verra le salut de Dieu. Toute la problématique du désir se joue dans le désir jamais assouvi de la découverte de la profondeur de l’amour de Dieu, que nous ne pouvons rejoindre qu’en sortant de nos schémas intellectuels et des idées reçues sur Dieu et la religion et rentrer dans une relation du « cœur à cœur ».

C’est ce cœur à cœur qui nous fera vivre chaque Noël avec une joie renouvelée. Chaque Noël et chaque jour, car il s’est donné et il ne cesse de se donner en permanence. Nous pouvons alors vivre Noël non seulement comme une fête des enfants et de la famille mais surtout comme une fête de l’amour de Dieu qui visite et rachète son peuple.

Redonnons à Noël sa place en mettant Jésus plus au cœur la fête.

Fructueux et saint Avent à tous ! Joyeux et beau Noël !

Abbé Verkys NONVIGNON, curé

Le pape François a accepté la démission de Mgr Aupetit « mais sur l’autel de l’hypocrisie »

Dans l’avion ce 6 décembre pour son retour de Grèce, le Pape François a regretté la démission de l’archevèque de Paris Michel Aupetit parce que “sa réputation a été atteinte” par les “commérages”.

Mgr Michel Aupetit “ne peut plus gouverner” car “sa réputation a été atteinte” par les “commérages”, a estimé ce lundi 6 décembre le pape François lors d’une conférence de presse, quelques jours après avoir accepté la démission de l’archevêque de Paris.

“Quand la rumeur grandit, grandit, grandit et atteint la réputation d’un homme, celui-ci ne peut plus gouverner (…) Et c’est une injustice. C’est pourquoi j’ai accepté la démission de Mgr Aupetit, non pas sur l’autel de la vérité mais sur celui de l’hypocrisie”, a déclaré le pape aux journalistes à bord de l’avion au retour de son voyage en Grèce.

“Je me demande: mais qu’a donc fait Aupetit de si grave pour remettre sa démission? Si on ne connaît pas l’accusation, on ne peut pas condamner”, a déclaré le pape, invitant les journalistes à “enquêter”. “C’est dangereux de condamner. Qui l’a condamné? L’opinion publique, les rumeurs? Mais qu’a-t-il fait? Nous n’en savons rien”, a-t-il ajouté.

Le pape a cependant évoqué “un manquement” de la part de Mgr Aupetit “au sixième commandement” (“Tu ne commettras pas d’adultère”, ndlr), “pas total mais des petites caresses et des massages qu’il faisait à sa secrétaire”.

″Ça, c’est un péché. Mais ce n’est pas le péché le plus grave car les péchés de la chair ne sont pas les plus graves. (…) Ainsi, Mgr Aupetit est pécheur. Comme je le suis, comme l’a été Pierre, l’évêque sur lequel le Christ a fondé son Église”, a-t-il déclaré.

Article HUFFPOST, RELIGION 06/12/2021 17:23 CET

Pape François : « Arrêtons ce naufrage de civilisation ! »

Depuis l’île de Lesbos, point d’orgue de sa visite en Grèce, le pape François a dénoncé un véritable « naufrage de civilisation », le 5 décembre 2021. Dans un discours dense aux mots pesants, sur les rivages de la Méditerranée, le pontife a craint que la Mare nostrum ne devienne une Mare mortuum. « C’est Dieu que l’on offense », a-t-il lancé en exhortant à surmonter « l’indifférence qui tue ».

I.Media – publié le 05/12/21 – mis à jour le 05/12/21

« Chères sœurs, chers frères, je suis de nouveau là pour vous rencontrer. Je suis venu vous dire que je suis proche de vous. Je suis là pour voir vos visages, pour vous regarder dans les yeux », a d’emblée confié le pape François aux réfugiés, sous une tente surplombant le nouveau camp construit après l’incendie de celui de Moria en 2020. Arrivé sur l’île de Lesbos ce dimanche 5 décembre, Il venait de passer un long moment au milieu des habitants, pressés derrière des barrières, visiblement très émus et enthousiastes de la présence de l’homme en blanc qui a tenu à leur rendre visite au quatrième jour de son 35e voyage international à Chypre et en Grèce.

Cinq ans après sa première visite (2016) sur cette île de la Mer Égée, au milieu des conteneurs cubiques abritant 2.200 personnes au total, le pontife a constaté que la migration est toujours « un problème mondial, une crise humanitaire qui nous concerne tous ». « Des personnes et des vies humaines, sont en jeu ! », a-t-il alerté . Et de déplorer des conditions « indignes de l’homme », où les migrants ne peuvent « entrevoir de solutions ». 

Alors que « tout paraît terriblement bloqué lorsqu’il s’agit de la question migratoire », le chef de l’Église catholique a secoué le continent européen, appelant à ne pas faire reposer la responsabilité sur quelques pays comme la Grèce : « Ce pays, comme d’autres, est encore en difficulté, et […] certains en Europe persistent à traiter le problème comme une affaire qui ne les concerne pas », a-t-il martelé.

Le courage d’éprouver de la honte

« Regardons le visage des enfants », a exhorté le pape François dans son discours prononcé en italien et traduit simultanément en six langues. « Ayons le courage, a-t-il poursuivi, d’éprouver de la honte devant eux, qui sont innocents et représentent l’avenir. Ne fuyons pas trop vite les images crues de leurs petits corps gisants sur les plages. »

Ne permettons pas que la mare nostrum se transforme en une désolante mare mortuum.

Le pontife s’est inquiété que la Méditerranée ne devienne « un cimetière froid sans pierres tombales », « un miroir de la mort ». Il a alors lancé un cri : « Ne permettons pas que la mare nostrum se transforme en une désolante mare mortuum. […] Ne laissons pas cette “mer des souvenirs” devenir la “mer de l’oubli”. Je vous en prie, arrêtons ce naufrage de civilisation ! »

« C’est Dieu que l’on offense, a affirmé le pape François, en méprisant l’homme créé à son image, en le laissant à la merci des vagues, dans le clapotis de l’indifférence. »

Repli sur soi, nationalismes, la liste noire du Pape

Exhortant à surmonter les « ghettoïsations », le Pape a particulièrement fustigé le repli sur soi pour se préserver soi-même. « Ce n’est pas en élevant des barrières que l’on résout les problèmes », a-t-il averti, invitant à surmonter « la paralysie de la peur » et « le désintérêt cynique qui, avec ses gants de velours, condamne à mort ceux qui sont en marge ».

Et le pontife de s’élever à nouveau contre les discours nationalistes qui diffusent « la peur de l’autre », mettant au défi les politiques de parler « avec la même vigueur de l’exploitation des pauvres, des guerres oubliées et souvent largement financées, des accords économiques conclus aux dépens des populations, des manœuvres secrètes pour le trafic et le commerce des armes ».

« Je prie Dieu […]. Et je prie aussi l’homme, tous les hommes : surmontons la paralysie de la peur, l’indifférence qui tue, le désintérêt cynique », a dit également l’évêque de Rome, soulignant combien les migrants étaient des « victimes » payant les conséquences de situations qu’ils n’avaient pas choisies et utilisées pour la propagande politique. 

Juste avant son discours, le pape avait écouté des témoignages, dont celui de Christian Tango Mukaya, arrivé de République démocratique du Congo depuis un an. Ce père de trois enfants s’est dit en recherche « d’un lieu et d’un abri sur, de paix, de la survie de [sa] famille ». 

Pourquoi Marie a-t-elle été choisie par Dieu ?

Marie est choisie entre toutes les femmes. Le Seigneur a fait pour elle des merveilles ! Dieu va naitre d’elle ! 

Mais pourquoi Marie, pourquoi elle ? 

Cette élection nous instruit avec délicatesse sur le choix de Dieu, son projet pour chaque femme, chaque homme. 

Avec profondeur et finesse, sœur Anne Lécu, médecin en prison et le jeune philosophe Martin Steffens nous suggèrent dans un dialogue étonnant comment Marie nous aide à accueillir Jésus chez nous : « Elle nous apprend à prendre soin de Dieu en nous. » 

Bonne écoute ! 

Le frère Philippe du couvent de Lille est aumônier national des Associations Familiales Catholiques (AFC), éditeur aux Editions du Cerf, responsable d’Avent dans la ville et de Dimanche dans la ville.