La minute liturgique

A l’occasion de l’entrée en vigueur pour l’Avent 2021 de la nouvelle traduction du Missel romain, l’Association Episcopale Liturgique pour les pays Francophones a demandé à plusieurs lecteurs venus de toute la francophonie de prêter leur voix à 52 textes, 52 « mots de la messe ».

Ces petits billets, chacun d’une minute, sont tirés de la plume du P. Olivier Windels, vicaire épiscopal et responsable des services de la Catéchèse, du Catéchuménat et de la Liturgie pour le diocèse de Liège (Belgique). Ils abordent sous un mode catéchétique les mots et expressions que nous entendons tous à la messe, mais dont nous avons parfois perdu le sens. 

L’ensemble forme comme une sorte d’impressionnisme liturgique, quand par petites touches, le mystère s’ouvre et se déploie dans sa richesse inépuisable. Le langage se veut simple, mais sans écorner la profondeur de la merveille eucharistique. Quelques passages en sont dès lors plus denses mais cette densité même est celle du trésor dont ils entendent rendre compte. La gageure était de faire tout cela en une minute !

Ces textes, sont à écouter, méditer, 

“Prions “

Le mot passe parfois inaperçu… et pourtant… Le célébrant le prononce, plusieurs fois en cours de célébration, pour inviter au recueillement, au silence.

“Par Jésus”

En célébration nos prières sont en général adressées au Père. Ce visage aimant de Dieu, c’est le Christ qui l’a fait découvrir ; c’est lui qui venant, dans la monde, nous ouvre le chemin qui conduit au Père.

“Gloire à Dieu “

Toujours le peuple de Dieu exprime sa reconnaissance pour le Seigneur, le bonheur qu’il nous promet et nous offre. C’est ce qu’exprime cet hymne de louange qui, le plus souvent, est chanté au seuil de notre prière.

«Une société qui n’accueille pas la vie cesse de vivre», avertit François

Aux côtés du président du Conseil italien Mario Draghi, le Souverain Pontife a ouvert ce 14 mai les États généraux de la natalité, une réunion consacrée à la crise démographique en Italie et dans le monde et promue par le Forum des Associations familiales. S’inquiétant d’une conjecture et de mentalités souvent défavorables à l’arrivée d’un enfant, le Pape a espéré un «printemps» fait de solidarité envers les familles
Salvatore Cernuzio, Adelaide Patrignani – Cité du Vatican

Il est encore temps de faire reculer l’hiver démographique sans précédent qui s’empare de la péninsule italienne. Les États généraux de la natalité traduisent la prise de conscience du gouvernement italien et d’acteurs de la société civile, rejoints par l’Église, face aux conséquences dramatiques que pourrait avoir la persistance de la baisse du taux natalité.

Avoir un enfant, un rêve en voie de disparition?

En ouvrant ce vendredi matin cet évènement qui s’est déroulé à quelques centaines de mètres du Vatican, dans l’Auditorium de la via della Conciliazione, le Pape François a d’abord dressé un sombre tableau de la manière dont l’arrivée d’un enfant est souvent envisagée en Italie. Celle-ci suscite un certain «désarroi dû à l’incertitude du travail», des «craintes liées aux coûts de moins en moins supportables pour élever des enfants», et même de la «tristesse» pour les femmes «qui sont découragées d’avoir des enfants au travail ou doivent cacher leur ventre». Autant de «sables mouvants qui peuvent faire couler une société», s’est inquiété le Successeur de Pierre.

Et la société italienne emprunte déjà une pente qui la précipite vers une situation alarmante. En 2020, selon les données de l’Istat, le nombre de naissances a en effet atteint son plus bas niveau depuis la fin de l’unification de l’Italie (1870) et le nombre de décès a atteint son plus haut niveau depuis la Seconde Guerre mondiale. La baisse des naissances par rapport à 2019 était de 3,8%, soit près de 16 000 naissances de moins, tandis que les décès ont augmenté de 17,6 %, soit près de 112 000 de plus qu’en 2019. Selon les dernières statistiques publiées par la Commission européenne relatives à l’année 2020, le taux de fécondité en Italie atteint à peine 1,3 enfant par femme, le taux moyen pour les 27 États membres étant de 1,55 enfant par femme. Pour rappel, le seuil de renouvellement de la population s’établit à 2,1 nouveau-nés par famille. Aucun des pays du bien-nommé «vieux continent» n’atteint ce taux, mais certains pays comme la France (1,9) ou la Suède (1,75) s’en sortent bien mieux que l’Italie.

En 2019, le président de l’Istat, Gian Carlo Blangiardo, a prévu que la population de la Péninsule passerait de 60,4 millions d’habitants actuellement à 58,3 millions en 2050. Mais il semble qu’un an après la pandémie de Covid-19, ces prévisions devront être revues encore davantage à la baisse.

Des familles éprouvées par la pandémie

Le Pape François a donc lancé un appel à «inverser» la tendance pour «remettre l’Italie en marche à partir de la vie, à partir de l’être humain». François s’est tourné en particulier vers les jeunes, souvent découragés par la situation économique et sociale au point que «seulement la moitié d’entre eux croient qu’ils pourront avoir deux enfants dans leur vie». L’Europe devient «le vieux continent non plus à cause de son histoire glorieuse, mais à cause de son âge avancé», a par ailleurs noté le Saint-Père. «Chaque année, c’est comme si une ville de plus de deux cent mille habitants disparaissait».

Le Pape a aussi évoqué la situation difficile des familles en ces mois de pandémie, en raison de bouleversements scolaires et professionnels par exemple. «Les familles ne sont pas le tissu conjonctif de l’Italie, les familles sont l’Italie», a-t-il rappelé. Beaucoup d’entre elles ont dû faire d’importants sacrifices, et se tourner vers les grands-parents, «véritables canots de sauvetage pour les familles» et «mémoire qui nous ouvre à l’avenir». «Pour que l’avenir soit bon, il faut donc prendre soin des familles, notamment des jeunes familles, assaillies par des soucis qui risquent de paralyser leurs projets de vie», a-t-il affirmé.

«Comment est-il possible qu’une femme ressente de la honte pour le plus beau cadeau que la vie puisse offrir ? Ce n’est pas la femme, mais la société qui devrait avoir honte, car une société qui n’accueille pas la vie cesse de vivre. Les enfants sont l’espoir qui donne naissance à un peuple !», s’est ensuite indigné le Souverain Pontife face à ce qu’expérimentent de nombreuses futures mères.

Un enfant, «le plus beau des cadeaux»

Toutefois le Pape ose percevoir un «printemps» à l’horizon. Un printemps qui nécessite trois attitudes de la part de ceux qui souhaitent le vivre. Retrouver d’abord la notion de «primauté du don». «Tout cadeau se reçoit, et la vie est le premier cadeau que chacun a reçu… Nous sommes appelés à la transmettre. Et un enfant est le plus beau de tous les cadeaux et passe en premier», a expliqué le Saint-Père.

Cultiver ensuite la «durabilité générationnelle». «Nous ne serons pas en mesure de nourrir la production et de protéger l’environnement si nous ne prêtons pas attention aux familles et aux enfants. La croissance durable vient d’ici», a déclaré le Souverain Pontife. «Nous ne pouvons pas suivre des modèles de croissance à courte vue, comme si pour préparer demain il suffisait de quelques ajustements hâtifs. Non, le taux de natalité dramatique et les chiffres effrayants de la pandémie appellent au changement et à la responsabilité».

L’école doit quant à elle rester «un temps privilégié de rencontre et de croissance humaine», car «pour les jeunes, il est essentiel d’entrer en contact avec des modèles élevés, qui forment le cœur autant que l’esprit». Il ne s’agit donc pas uniquement de «notes» et de «notions» à apprendre. 

François s’est également élevé contre «une gangrène pour la société et rend l’avenir insoutenable»: la mentalité consistant à croire «que s’épanouir signifie gagner de l’argent et réussir, tandis que les enfants apparaissent presque comme une diversion, qui ne doit pas entraver les aspirations personnelles».

Mieux considérer les familles

Enfin le Saint-Père a appelé à une solidarité «structurelle». «En premier lieu, il faut des politiques familiales de grande envergure et clairvoyantes: non pas fondées sur la recherche d’un consensus immédiat, mais sur la croissance du bien commun à long terme. C’est là que réside la différence entre la gestion des affaires publiques et le fait d’être un bon politicien. Il est urgent d’offrir aux jeunes des garanties d’emploi suffisamment stable, la sécurité de leur foyer, des incitations à ne pas quitter le pays», a-t-il expliqué. Il a également souhaité que les entreprises soient davantage soucieuses du bien-être des familles et non de la maximisation des profits. «C’est un défi non seulement pour l’Italie, mais aussi pour de nombreux pays, souvent riches en ressources, mais pauvres en espoir», a-t-il fait remarquer.

La solidarité doit également se décliner dans le domaine de l’information, surtout à une époque où «les rebondissements et les mots forts sont à la mode». Il s’agit donc de s’adresser aux personnes avec délicatesse, en mettant «en lumière les intérêts et les complots qui nuisent au bien commun, les manœuvres qui tournent autour de l’argent, sacrifiant les familles et les individus».

Le Pape a conclu son discours en remerciant «tous ceux qui croient en la vie humaine et en l’avenir. Parfois, vous aurez l’impression de crier dans le désert, de vous battre contre des moulins à vent. Mais allez-y, n’abandonnez pas, car il est beau de rêver le bien et de construire l’avenir. Et sans taux de natalité, il n’y a pas d’avenir», a-t-il insisté.

Semaine Laudato Si’ : sept jours pour « écouter le cri de la Terre et des pauvres »

L’année Laudato Si’, voulue par le pape François pour marquer les cinq ans de l’encyclique, se terminera lundi 24 mai, à la fin d’une « semaine Laudato Si’ », au cours de laquelle le Saint-Père invite les fidèles à être particulièrement attentifs à leur rapport à la Création.

Depuis ce dimanche 16 mai et jusqu’à lundi 24, les catholiques du monde entier sont invités à participer à la « Semaine Laudato Si’ ». Le pape François l’a rappelé ce dimanche 16 mai, à l’issue de la prière du Regina Caeli, adressée aux fidèles du monde entier. Il a expliqué que cette semaine avait pour objectif de « nous éduquer toujours plus à écouter le cri de la Terre et le cri des pauvres ». « Je remercie le Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, le Mouvement Catholique Mondial pour le Climat, Caritas Internationalis, et les nombreuses organisations adhérentes, et j’invite tous à participer », a-t-il précisé.

Plusieurs initiatives autour de Laudato Si’

Couronnement cette « année spéciale » lancée le 24 mai 2020 par le pape François, la « Semaine Laudato Si’ » est l’occasion de se préoccuper tout particulièrement des problématiques liées à la sauvegarde de la « maison commune », six ans après la publication de la fameuse encyclique du pape François. Une prière spéciale, dévoilée il y a un an par le Vatican, est à la disposition de fidèles. Les communautés catholiques du monde entier, diocèses, paroisses et autres institutions sont invités à proposer diverses initiatives en ligne au cours de la semaine.

Publiée en 2015 par le pape François, l’encyclique Laudato Si’ avait immédiatement eu un écho retentissant, tant ce plaidoyer pour une défense de la « maison commune » s’avérait prophétique. Elle avait notamment abouti à la création d’un Dicastère pour le service du développement intégral en 2016, et plus récemment à l’exhortation apostolique Querida Amazonia, dans laquelle le pape François opère une application pratique de plusieurs idées développées dans Laudato Si’

La prière du Pape François

Pèlerinage diocésain à Lourdes

En 2021, nous aurons à cœur de vous permettre de repartir à Lourdes.

Les équipes du pèlerinage diocésain, l’Hospitalité Vendéenne, sont déjà à pied d’œuvre avec beaucoup d’enthousiasme et prêtes à s’adapter à toute situation.

Alors malgré les incertitudes du moment, n’ayons pas peur de nous inscrire dans des projets de pèlerinages. Mettons plus que jamais, notre espérance dans le Seigneur qui nous redit : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi ». (Jn 14, 6)

Pour le service des pèlerinages
François Garnier, directeur

Année de la famille : »les jeunes sont en attente qu’on leur redise la grandeur du don véritable dans le mariage. »


Depuis le 19 mars, nous sommes entrés dans l’Année « Famille – Amoris Laetitia« , une belle occasion, à la suite du pape, pour redire que le couple et la famille sont des dons de Dieu, une Bonne nouvelle pour le monde. Une icône de la sainte famille va parcourir notre diocèse pour faire prier les familles. Cette pastorale de la famille est en mutation, les familles elles-mêmes sont amenées à y prendre une place plus forte, plus impliquée. L’abbé Bidaud nous redit aussi que « les jeunes sont en attente qu’on leur redise la grandeur du don véritable dans le mariage. »

Le jour de l’Ascension, l’Église a-t-elle perdu la tête ?

En montant au Ciel, Jésus quitte la terre, mais demeure plus présent que jamais. L’Église se transforme en ascenseur théologal… où nous n’y sommes pas seuls.

ALETEIA, Fr. Jean-Thomas de Beauregard, op – Publié le 12/05/21

Dans la nuit, au détour d’un bois, un cavalier passe au grand galop. Le cheval, comme fou, se cabre, rue à gauche, puis à droite, perdu et furieux. Le cavalier… n’a pas de tête. La tête a été arrachée du corps. Ce n’est pas Sleepy Hollow (1999), film d’horreur gothique, c’est l’Église après l’Ascension. Le corps de l’Église a vu sa tête, le Christ, lui être arrachée violemment quelques jours après la Résurrection. Jésus est monté au Ciel, l’Église a perdu la tête ! Le corps peut-il survivre longtemps à cette absence réelle ? Ne risque-t-il pas d’errer dans la nuit du péché sans plus savoir où aller ?

« Je vous envoie l’Esprit-Saint »

L’Église est « un seul corps, un seul Esprit », parce qu’elle a pour tête « un seul Seigneur », Jésus-Christ (Eph 4, 4). Mais qu’arrive-t-il à ce corps uni par « une seule foi, un seul baptême » (Eph 4, 5) dès lors que sa tête n’est plus visible, qu’elle a disparu dans les nuées ? Certes, Jésus avait prévenu : « Il vous est bon que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le Paraclet ne viendra pas vers vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai » (Jn 16, 7). Jésus ne laisse pas orphelin son corps qui est l’Église, puisqu’il lui donne son Esprit-Saint comme âme de ce corps. Il laisse aussi l’Évangile et les sacrements, les ministères et les charismes.

Jésus donne son Esprit-Saint à l’Église. Comme âme du corps, l’Esprit-Saint donne la vie à ce corps qu’est l’Église. Mais l’Église reçoit-elle l’Esprit-Saint comme un héritage ? En principe, l’héritage n’est perçu par les héritiers qu’à la mort de celui qui les a choisis comme héritiers. Or Jésus ressuscité est plus vivant que jamais ! Et s’il n’est plus visible en sa chair, il est bien présent à son Église ! Ni l’Esprit-Saint ni l’Église n’ont pour mission de tenir lieu du Christ absent, de suppléer son absence. L’Esprit-Saint anime l’Église pour qu’elle proclame la présence glorieuse du Christ ressuscité.

Plus présent que jamais

À bien des égards, Jésus n’a même jamais été plus présent à son Église que depuis qu’il est monté au Ciel : la fin de sa présence locale en un point précis du globe lui permet d’être présent efficacement partout sur la terre. C’est tout le paradoxe. Jésus ressuscité et assis dans les cieux à la droite du Père, intercède pour nous plus efficacement que jamais. Ainsi que l’écrivait saint Maxime de Turin : « Le Seigneur a refleuri lorsqu’il est ressuscité du tombeau, mais il fructifie lorsqu’il monte au ciel. » Et dans l’Eucharistie, son absence réelle devient présence réelle, plus puissante que jamais ! Le cri du psalmiste au temps de l’Ancien Testament : « Je n’ai de pain que mes larmes, la nuit, le jour, moi qui tout le jour, entends dire : où est-il ton Dieu ? » (Ps 42) n’a plus lieu d’être. Où est-il notre Dieu ? Au Ciel, mais également au milieu de nous. Ce ne sont pas nos larmes que nous mangeons à défaut de pain : nous mangeons le pain véritable changé à la messe en corps du Christ sous l’action de l’Esprit, nous buvons le sang de l’Alliance versé pour nous sur la Croix, et c’est ainsi que le Christ est au milieu de nous. Et c’est ainsi que le corps mystique s’édifie.

Pour autant, il reste contre-nature que la tête soit séparée du corps, fût-ce seulement quant à la visibilité charnelle. Si Jésus est présent au milieu de nous sur la terre, alors même qu’il est remonté au Ciel, il reste que cette situation n’est pas normale, ou plutôt qu’elle est provisoire. Là où la tête — le Christ — est entré — le Ciel —, le corps — l’Église — doit entrer tout entière. Jésus est le premier de cordée, la locomotive qui doit tirer les wagons jusqu’en gare de la Jérusalem céleste sous le regard médusé des vaches. La liturgie du jour nous en instruit dans la collecte : « Il nous a précédés dans la gloire auprès de toi [Père], et c’est là que nous vivons en espérance » et dans la préface : « Il [Jésus] ne s’évade pas de notre condition humaine, mais en entrant le premier dans le Royaume, il donne aux membres de son corps l’espérance de le rejoindre un jour. »

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Sans amour pas de vie et sans amour pas de foi (P Verkys)

Chers frères et sœurs dans le Christ ,

Les lectures de ce dimanche nous ont invités à l’amour : un amour total sans limite, un
amour gratuit qui conduise à l’amitié. L’amour est une exigence évangélique
L’amour auquel nous invite les Écritures est un amour total sans réserve et sans limite ni
dans l’espace, ni dans le temps. C’est un amour oblatif qui brise les frontières de la
sensibilité et du «moi égoïste » et les frontières physiques érigées par des puissances qui
dirigent le monde pour se protégées contre d’éventuels envahissement des peuples pour la
plupart préalablement pillés.
Sans nous transporter au-delà des frontières, je voudrais nous interpeler sur notre manière
de vivre cet amour entre nous membres d’une même communauté. Le constat est assez
triste que même entre fidèles d’une même communauté, nous ne nous connaissons et nous
ne faisons pas assez d’efforts pour nous connaître. C’est très bon d’aider les pauvres ou
des gens fragiles mais sans aimer ceux que nous cotoyons, les frères et sœurs d’une même
communauté, riches ou pauvres, nous faisons une fuite en avantet ,nous nous trompons
largement. Je voudrais nous inviter à nous engager à faire communauté. C’est d’abord ce
que le Seigneur attend de nous. N’ayons pas peur les uns des autres et apprenons à nous
découvrir en évitant les jugements et les critiques, tant de choses qui minent nos
communautés paroissiales.
Là-dessus, mon rêve est que nous formions de petites communautés avec les frères
et sœurs de la même rue ou par zones délimitées pour apprendre à nous soutenir à vire
véritablement notre foi. La gratuité de l’amour vient du fait que nous n’aimons seulement
ceux qui nous aiment.
C’est Dieu qui le premier nous a aimés alors que nous étions encore pécheurs. Cette
gratuité réside dans le fait d’aimer sans condition préalable et sans rien attendre en retour.
C’est une école qui se vit auprès de Jésus qui nous apprend à aimer comme lui. La seule
décision ou le désir de le faire ne suffisent pas il faut en demander la grâce ; c’est un
amour qui va au-delà de l’humanitaire fruit de l’humanisme. Cet amour charité découle du
cœur du Christ où nous puisons les énergies nécessaires pour aimer envers et contre tout
pour aimer au-delà de nos propres capacités : se donner sans compter. « Il n’y a pas de
plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». De cet amour naît l’amitié.
« Je ne vous appelle plus serviteurs…. Mais des amis car tout ce que j’ai appris
de mon Père, je vous l’ai fait connaïtre ». Toutes les méfiances tombent et la confiance est
totale. C’est à cette confiance que nous sommes appelés. Sans passer la première étape de
rapprochement entre nous la confiance ne naîtra jamais et nous ne nous ouvrirons pas les
uns aux autres. J’espère compter sur chacun pour bâtir nos communautés et notre paroisse.

Notre neuvaine à l’Esprit Saint

Le jour de la Pentecôte, les apôtres ont reçu l’Esprit saint. Mais qui est-il ? Une personne, qui agit depuis l’origine du monde dans l’espace et dans le temps, comme l’explique Mgr Perrier, évêque émérite de Tarbes et Lourdes.

Mgr Jacques Perrier, 

La Pentecôte a son origine dans le peuple juif. Bien avant Jésus-Christ, de nombreux croyants venaient en pèlerinage vers le temple de Jérusalem. Ils venaient remercier Dieu pour tous ses dons : la terre, la loi de l’alliance et les promesses des prophètes. Lors de la fête, célébrée cinquante jours après la résurrection de Jésus, les apôtres découvrent que Dieu donne aussi Jésus comme sauveur et l’Esprit saint comme source de vie nouvelle. Ils découvrent que cet Esprit n’est pas seulement une lumière, une force, une conviction… mais une Personne.

Dans la Bible, on parlait de l’Esprit depuis longtemps. Mais les croyants ne savaient pas encore qu’il est une personne. Ils ne savaient pas que Dieu est une communauté de trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Aujourd’hui, nous voyons l’Esprit saint au cœur de la communauté divine et au cœur de la communauté humaine. L’Esprit saint est vraiment le champion du travail incognito puisque, bien avant même d’être connu, il agissait déjà.

N’était-il pas là déjà, planant sur le chaos, participant avec enthousiasme à la création de la terre et du ciel ? N’était-il pas là, humblement, dans les groupes de déportés-exilés, qui méditaient les promesses de Yahveh ?

beenhere

Notre neuvaine à l’Esprit Saint

Cette neuvaine est proposée par le Père Verkys NONVIGNON à tous les paroissiens à dire en communion du 14 au 22 mai à midi. 

L’Esprit saint était là aussi, précisant son nom, lorsque Marie disait oui à l’annonce de l’ange et que se réalisait dans son corps la merveille des merveilles, l’union heureuse de la divinité et de l’humanité dans la personne de Jésus. Il était là sur Jésus qui portait la Bonne Nouvelle et vivait sa passion. Il était là toujours lorsque Jésus, au soir de Pâques, soufflait sur ses apôtres pour leur confier une mission de pardon et de paix. Il était là, bousculant les apôtres, les précédant sur les routes de toutes les nations.

Découverte de l’Esprit saint au fil de l’histoire

Ainsi, progressivement, au long de l’histoire, nous avons découvert le nom et l’œuvre de l’Esprit saint. Le concile Vatican II l’a écrit clairement : «Puisque le Christ est mort pour tous, et que la vocation dernière de l’homme est vraiment unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associés au mystère pascal». (L’Église dans le monde de ce temps, n°22).

Les témoignages de la présence et de l’action de l’Esprit saint sont nombreux. Des hommes, des femmes, des jeunes et des enfants reconnaissent en eux un dynamisme qui les étonne. Un médecin octogénaire, qui ne venait jamais à l’église, confiait : «Plus j’avance dans la vie et plus je suis persuadé que les êtres humains, pour vivre mieux, n’ont pas seulement besoin de médicaments et de fortifiants, mais d’amour et de convictions spirituelles.» Une jeune veuve témoignait : «Je n’aurais jamais pensé être capable de supporter un tel deuil. Je crois maintenant aux forces spirituelles.»

Ce mot «spirituel» exprime sans doute les possibilités de la conscience, mais n’exprime-t-il pas aussi les fruits de l’Esprit saint ? Une fillette confiait à sa mère : «Maman, je crois que j’ai déjà reçu le Saint-Esprit, parce que j’ai tout le temps envie de bien faire !» Un confirmand, qui se trouvait dans une situation familiale douloureuse, écrivait à son évêque : «Je ne sais pas trop où je vais, mais je vois la confirmation comme un aspirateur à brouillard !» Il avait sa manière à lui de dire que l’Esprit saint sait souffler et aspirer, car il est aussi l’Esprit consolateur !

L’Esprit saint agit dans l’espace et le temps

L’Esprit saint agit dans l’espace et le temps

Le Concile Vatican II insiste beaucoup sur l’action de l’Esprit saint dans l’espace et le temps. Jean-Paul II nous l’indique aussi dans son encyclique sur La Mission du Rédempteur (n°28) : «La présence et l’activité de l’Esprit saint ne concernent pas seulement les individus, mais la société et l’histoire, les peuples, les cultures et les religions. En effet, l’Esprit saint se trouve à l’origine des idéaux nobles et des initiatives bonnes de l’humanité en marche. Par une providence admirable, il conduit le cours du temps et rénove la face de la terre !»

L’histoire avance avec ses échecs et ses réussites. Dans toutes les situations, des personnes et des groupes choisissent la non-violence, cherchent la justice, vivent la gratuité, servent les plus souffrants et gardent une espérance forte. Une certitude bouscule l’histoire : la vie ne peut pas perdre, puisque Dieu s’engage avec nous. «L’espérance ne trompe pas, car l’Amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit saint qui nous a été donné.» (Romains 5, 5).

Vaccin anti-covid : le pape demande « la levée temporaire » des brevets

Message au concert Vax Live

Le pape François demande « la levée temporaire du droit de propriété intellectuelle », pour assurer « l’accès universel au vaccin » anti-covid, dans un message vidéo à l’occasion du concert « Vax Live », ce 8 mai 2021. Il appelle aussi à « l’inventivité » pour sortir de la crise sociale et sanitaire.

Organisé par le festival de musique Global Citizen pour soutenir la distribution équitable des vaccins, l’événement verra la participation de personnalités de la culture, telles les chanteuses Selena Gomez et Jennifer Lopez, ou les acteurs Ben Affleck et Sean Penn, sous le patronnage du prince Harry et de Meghan Markle.

Au fil de son message en espagnol, le pape souhaite « une guérison à la racine, qui soigne la cause du mal et ne se limite pas seulement aux symptômes ». Et de dénoncer « le virus de l’individualisme », ainsi que ses « variantes » : le nationalisme fermé, ou encore « mettre les lois du marché ou de propriété intellectuelle au-dessus des lois de l’amour et de la santé de l’humanité ».

Le pape déplore aussi « une économie malade, qui permet que quelques personnes très riches… possèdent plus que tout le reste de l’humanité, et que les modèles de production et de consommation détruisent la planète ». « Chaque injustice sociale, chaque marginalisation de quelqu’un dans la pauvreté ou dans la misère a aussi des conséquences sur l’environnement », insiste-t-il.

Voici notre traduction de ce message.

Message du pape François 

Chers jeunes en âge et en esprit,

Recevez un salut cordial de ce vieux monsieur, qui ne danse pas ni ne chante comme vous, mais qui croit comme vous que l’injustice et le mal ne sont pas invincibles. Le coronavirus a causé des morts et des souffrances, en conditionnant notre vie à tous, spécialement celle des plus vulnérables. Je vous prie de ne pas oublier les plus vulnérables. N’oubliez pas les limites. En outre, la pandémie a contribué à empirer les crises sociales et environnementales déjà existantes, comme vous nous le rappelez sans cesse, vous les jeunes. Et vous faites bien de nous le rappeler.

Face à tant d’obscurité et d’incertitude il faut de la lumière et de l’espérance. Nous avons besoin de chemins de guérison et de salut. Et je me réfère à une guérison à la racine, qui soigne la cause du mal et ne se limite pas seulement aux symptômes. Dans ces racines malades nous trouvons le virus de l’individualisme, qui ne nous rend pas plus libres ni plus égaux, ni plus frères, mais plutôt qui nous transforme en des personnes indifférentes à la souffrance des autres. Une des variantes de ce virus est le nationalisme fermé, qui empêche, par exemple, un internationalisme des vaccins. L’une des autres variantes consiste à mettre les lois du marché ou de propriété intellectuelle au-dessus des lois de l’amour et de la santé de l’humanité. Une autre variante revient à croire et à susciter une économie malade, qui permet que quelques personnes très riches – quelques personnes très riches – possèdent plus que tout le reste de l’humanité, et que les modèles de production et de consommation détruisent la planète, notre “maison commune”.

Tout cela est interconnecté. Chaque injustice sociale, chaque marginalisation de quelqu’un dans la pauvreté ou dans la misère a aussi des conséquences sur l’environnement. Nature et personnes, nous sommes unies. Que Dieu Créateur insuffle dans nos coeurs un esprit nouveau et généreux pour abandonner nos individualismes et promouvoir le bien commun : un esprit de justice qui nous mobilise pour assurer l’accès universel au vaccin et la levée temporaire du droit de propriété intellectuelle; un esprit de communion qui nous permette de générer un modèle économique différent, plus inclusif, plus juste, plus durable.

Il est clair que nous sommes en train de vivre une crise. La pandémie nous a tous mis en crise, mais n’oubliez pas que nous ne sortons pas d’une crise à l’identique, nous en sortons soit meilleurs soit pires. Le problème est d’avoir l’inventivité de chercher des chemins qui soient meilleurs.

Que Dieu, médecin et sauveur de tous, réconforte les personnes souffrantes, qu’il accueille dans son royaume ceux qui nous ont déjà quittés. Et je prie Dieu aussi pour nous, pèlerins sur la terre, afin qu’il nous accorde le don d’une nouvelle fraternité, d’une solidarité universelle, et afin que nous puissions reconnaître le bien et la beauté qu’il a semés en chacun de nous, afin de renforcer nos liens d’unité, de projets communs, d’espérances partagées.

Merci pour votre effort, merci pour tous ce que vous ferez. Et je vous demande s’il vous plaît de ne pas oublier de prier pour moi. Merci.

Traduction de Zenit, Anne Kurian-Montabone

Dimanche 9 mai, 4e journée des chrétiens d’Orient

Pour sa quatrième édition, la journée des chrétiens d’Orient aura lieu le 9 mai prochain en France et en Orient. Proposée le sixième de Pâques, elle s’inscrit dans la lecture des actes des apôtres au sein de nos communautés. Lors de cette journée, nous sommes invités à la prière et à la rencontre, les uns avec les autres, dans une communion fraternelle. Et à être témoin les uns pour les autres des signes d’espérance.


Il y a un mois, lors du voyage du pape en Irak, j’ai été témoin d’une résurrection dans les cœurs et dans le peuple rassemblé en la cathédrale de Qaraqosh. Cette même cathédrale que nous avions vue, avec certains d’entre vous, vide, incendiée, dans un état de détresse incroyable et que nous avons retrouvée quatre ans plus tard, en liesse. C’est extraordinaire de voir ces forces de lumières qui triomphent, ces forces d’amour que le pape a évoquées, portées par le courage et la foi des chrétiens irakiens ainsi que de tous les chrétiens de cette région.


Nous avons vécu là un moment historique pour les chrétiens d’Irak bien sûr, mais aussi pour toute l’Église de ce XXIe siècle traversée par la mort et par la Résurrection. Ce retour à la vie a été possible et réalisée en grande partie grâce à l’amitié, au soutien financier et aux prières de l’Église de France. Avec les patriarches d’Orient, je vous en remercie.


Cette année encore, je viens confier à votre prière tous nos frères et sœurs d’Orient qui souffrent : la situation se détériore dramatiquement en Syrie, au Liban, en Arménie, au Tigrée… De là où ils sont, nos frères et sœurs d’Orient nous témoignent de leur amitié et ils seront en communion avec nous tous le 9 mai prochain.

Monseigneur Pascal GOLLNISCH
Directeur général de l’Œuvre d’Orient
Vicaire général de l’Ordinariat des catholiques orientaux en France

Comment vivre cette journée

  • Par la prière en récitant une prière, en participant à la neuvaine…
  •  Par la rencontre en participant à un évènement Facebook, en s’informant sur les Chrétiens d’Orients…
  •  Vous trouverez toutes ces propositions dans le livret ci-dessous (faire défiler les images en cliquant en bas des pages)
2021_05_09_journee_chretiens_d_orient_livret