Aller à la messe en semaine ? Pourquoi pas…

Aller à la messe le dimanche, cela va de soi, pour un chrétien, un catholique qui prend au sérieux sa foi. Il sait que le dimanche est le jour du Seigneur, le jour de l’Eglise, le Seigneur des jours. Mais aller à la messe en semaine, c’est décider de vivre une autre relation avec le Seigneur, avec son Eglise… dans la même volonté de vivre de plus en plus de Jésus, mort et ressuscité !

Les personnes sont souvent surprises de découvrir qu’un prêtre n’est pas « obligé » de célébrer la messe tous les jours. De fait, au moment de son ordination diaconale, le futur prêtre ne s’engage pas tant à célébrer le saint Sacrifice de la messe chaque jour qu’à prier l’office divin (le chant des psaumes qui rythme et sanctifie la journée).

Ceci dit, le prêtre cherche à s’unir de plus en plus au Christ Bon Pasteur… pour devenir sur cette terre un autre Christ. Alors, oui, il est beau et bon [et fortement recommandé ! ndlr] pour un prêtre de célébrer la messe chaque jour ! C’est bien dans la sainte Eucharistie que peut s’accomplir cette parole de saint Paul : « ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20).

De plus, quand des fidèles, des amis du Christ cherchent à faire la volonté de Dieu, à devenir des membres vivants du Corps du Christ qu’est l’Eglise, quand des intentions de prière sont confiées, alors, la célébration de la messe est une source de joie, de grâce et une mission essentielle.

La messe est la source et le sommet de la vie chrétienne et de la mission de l’Eglise, comme l’enseigne à plusieurs reprises le concile Vatican II.

Pourquoi ?
Le grand saint Jean-Paul II a répondu : parce que la messe, l’eucharistie, c’est Jésus, le Fils de Dieu qui a donné sa vie sur la croix pour le salut du monde ! La messe, la sainte Eucharistie, ce n’est pas quelque chose, c’est Quelqu’un !

Écoutons saint Jean Paul II:

L’Église vit de l’Eucharistie. Cette vérité n’exprime pas seulement une expérience quotidienne de foi, mais elle comporte en synthèse le cœur du mystère de l’Église. Dans la joie, elle fait l’expérience, sous de multiples formes, de la continuelle réalisation de la promesse : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20).Mais, dans l’Eucharistie, par la transformation du pain et du vin en corps et sang du Seigneur, elle jouit de cette présence avec une intensité unique. Depuis que, à la Pentecôte, l’Église, peuple de la Nouvelle Alliance, a commencé son pèlerinage vers la patrie céleste, le divin Sacrement a continué à marquer ses journées, les remplissant d’espérance confiante. À juste titre, le Concile Vatican II a proclamé que le Sacrifice eucharistique est source et sommet de toute la vie chrétienne. La très sainte Eucharistie contient en effet l’ensemble des biens spirituels de l’Église, à savoir le Christ lui-même, notre Pâque, le pain vivant, qui par sa chair, vivifiée par l’Esprit Saint et vivifiante, procure la vie aux hommes. C’est pourquoi l’Église a le regard constamment fixé sur son Seigneur, présent dans le Sacrement de l’autel, dans lequel elle découvre la pleine manifestation de son immense amour.(encyclique, Ecclesia de Eucharistia, §1-2, 2003).


Le but de la vie chrétienne (ou de la sainteté, c’est la même réalité) est parfaitement exprimé dans ces versets de saint Paul : ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi. Aussi, ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi (Ga 2,20).

Comment alors ne pas s’approcher de la sainte Eucharistie, qui est l’offrande du sacrifice d’amour du Christ, pour vivre dans la foi, dans un échange de regard d’amour avec le Christ qui nous a tant aimés pour vivre et agir à la manière de Jésus et pour recevoir la force d’être Apôtre ?  

Saint Louis et Zélie MARTIN, paroissiens assidus, se rendaient chaque matin à la messe des ouvriers à 05h30 !

Ils furent aussi à l’origine de l’Adoration nocturne dans leur paroisse.

Quand madame Martin fut décédée, Louis continua à Lisieux de pratiquer tous les jours.

(Extrait d’un article du Père J. Payre trouvé sur internet)

Après les Laudes (à 8h), le Père Verkys célèbre une messe, à 8h30 dans l’église du Givre, sauf avis contraire annoncé à la messe du dimanche