Père Pedro : « À force d’être pressés, nous ne voyons même plus les pauvres »

Le père Pedro Opeka est une véritable icône à Madagascar, où l’association Akamasoa qu’il a fondée il y a 30 ans a sorti près de 25.000 familles de la misère. De passage à Paris, il répond à quatre questions existentielles sur la pauvreté.

Aleteia.org Timothée Dhellemmes – Publié le 10/06/21

« Mon bureau, c’est la rue », a l’habitude de répéter le père Pedro Opeka, 73 ans et missionnaire lazariste à Madagascar depuis 1970. En périphérie de la capitale Antananarivo, il a créé Akamasoa, une véritable ville des pauvres, où résident près de 25.000 familles, qui ont pu reconstruire leur vie grâce à son action.

L’expression de la présence de Dieu au milieu de son peuple pauvre.

Nominé à six reprises pour le prix Nobel de la paix, le père Pedro avait accueilli le pape François à Akamasoa en septembre 2019, pour une visite pontificale qui avait bouleversé les habitants. « Akamasoa est “l’expression de la présence de Dieu au milieu de son peuple pauvre” », avait notamment déclaré le pontife argentin. Dans ce pays où neuf habitants sur dix vivent sous le seuil de pauvreté, le pape François avait exhorté les habitants à ne « jamais baisser les bras devant les effets néfastes de la pauvreté ».

Au cours de son passage à Paris où il cherche des financements pour son association, le père Pedro a répondu aux questions d’Aleteia. « Que faire quand on croise un pauvre dans la rue ? », « Est-ce vraiment possible d’être charitable chaque jour ? », « Pourquoi Dieu permet-il la pauvreté ? », « Quelles sont les vertus de la sobriété ? ». Découvrez notre entretien en vidéo.