Je veux la fidélité, non le sacrifice

Lecture du livre du prophète Osée

Venez, retournons vers le Seigneur ! il a blessé, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous soignera. Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour : alors, nous vivrons devant sa face. Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore ; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. – Que ferai-je de toi, Éphraïm ? Que ferai-je de toi, Juda ? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va. Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche : mon jugement jaillit comme la lumière. Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes

Psaume

  R/ Tu veux la fidélité, Seigneur,
 non le sacrifice. 

 Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
 selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
 Lave-moi tout entier de ma faute,
 purifie-moi de mon offense.

 Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
 tu n’acceptes pas d’holocauste.
 Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
 tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

 Accorde à Sion le bonheur,
 relève les murs de Jérusalem.
 Alors tu accepteras de justes sacrifices,
 oblations et holocaustes sur ton autel. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Méditons

             Le salut ne vient pas de nos actes, il est un don gratuit de Dieu. Certaines personnes prétendent s’acheter le ciel à force de grands sacrifices ou de grands dons sans entrer véritablement dans l’amour de Dieu qui donne le salut gracieusement. Cela ne veut pas dire qu’il faudra croiser les bras pour aller au ciel ! Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite nous dit Jésus. Comme le dit saint Augustin « Dieu qui nous a créés sans nous ne peut pas nous sauver sans nous ». Avec humilité essayons d’aller à la rencontre de la miséricorde de Dieu car tout homme est pécheur et ne pas le reconnaître est le plus grave. Nul ne peut entrer au paradis s’il n’accueille humblement la miséricorde de Dieu.

  Comme le stipule le psaume 50 ‘’j’étais pécheur dès le sein de ma mère’’. Tous efforts spirituels sans l’humilité perdent leur valeur.


Dans ma prière de ce jour je dis devant Dieu ma petitesse et je demande pardon
pour mes péchés d’orgueil.