C’est moi, le Seigneur ton Dieu,écoute ma voix.

Lecture du livre du prophète Osée

Ainsi parle le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes. Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres. Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains : “Tu es notre Dieu”, car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. »

Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban. Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban.
Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban. Éphraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit. Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits : les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent

Psaume

 R/ C’est moi, le Seigneur ton Dieu,
 écoute ma voix.

 J’entends des mots qui m’étaient inconnus :
 « J’ai ôté le poids qui chargeait ses épaules ;
 ses mains ont déposé le fardeau.
 Quand tu criais sous l’oppression, je t’ai sauvé.

 « Je répondais, caché dans l’orage,
 je t’éprouvais près des eaux de Mériba.
 Écoute, je t’adjure, ô mon peuple ;
 vas-tu m’écouter, Israël ?

 « Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux,
 tu ne serviras aucun dieu étranger.
 C’est moi, le Seigneur ton Dieu,
 qui t’ai fait monter de la terre d’Égypte !

 « Ah ! Si mon peuple m’écoutait,
 Israël, s’il allait sur mes chemins !
 Je le nourrirais de la fleur du froment,
 je le rassasierais avec le miel du rocher ! » 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »
Et personne n’osait plus l’interroger.

Méditons

Le premier commandement, le plus grand est l’amour de Dieu sans condition et sans égal. Dieu premier aimé et premier servi. En relisant l’évangile avec référence à la première lecture on comprend qu’il faut éviter toute idolatrie qui est un grave péché qui nous retire l’amour de Dieu. Ne comptons que sur Dieu et non sur nos richesses, nos qualités ou tout autre chose qui sont aujourd’hui nos idoles. Non seulement que ces idoles détournent de l’amour de Dieu mais elles nous détournent aussi de l’amour de nos frères en nous plongeant dans l’égoïsme.

Dans le langage courant et la pratique de beaucoup de chrétiens on semble oublier que l’amour de Dieu précède celui des frères et sœurs . Finalement l’évangile est réduit chez de braves gens à l’amour des autres tout simplement. Danger ! Car c’est insuffisant.

Je mets Dieu au centre de mes préoccupations