La « prière des frères », qu’est-ce que c’est au juste ?

De plus en plus de paroisses ou de communautés religieuses proposent des temps de « prière des frères ». Mais qu’est-ce, au juste ? Comment se déroule-t-elle et quels sont les écueils ?

Aleteia . Mathilde de Robien – publié le 29/11/21 – mis à jour le 27/07/22

Les chrétiens connaissent bien la prière personnelle, la prière conjugale, la prière familiale, la prière communautaire… mais beaucoup moins cette prière en petit comité appelée la « prière des frères ». Pourtant, « la prière des frères vit sa mue », constate le père Baudouin Ardilllier, frère de la communauté saint Jean et curé à Avignon, « passant d’une pratique rare à une prière désirée ardemment chez beaucoup de prêtres, d’évêques et de laïcs ».

La prière des frères réunit généralement trois personnes : deux « priants », qui vont écouter et porter les intentions d’une tierce personne. Le père Ardilllier en donne une belle définition dans son livre La prière des frères(EdB) : « Etre entouré quelques instants de frères chrétiens, se confier à leur intercession auprès du Père, les entendre prier à voix haute pour soi, écouter le Saint-Esprit parler et le voir agir, voici la merveille proposée dans la prière des frères ». Une manière de vivre la fraternité par la prière.

Une antique tradition ? Une mode passagère ? Ni l’un ni l’autre. La prière des frères est pratiquée depuis de nombreuses années par les chrétiens évangéliques, et c’est le parcours Alpha qui a contribué à la répandre dans l’Eglise catholique, en l’intégrant notamment dans leur week-end sur le Saint-Esprit. Si sa pratique reste une nouveauté dans l’Eglise, elle s’appuie pleinement sur la Parole de Dieu, qui promet la miséricorde du Père et son action dans nos vies, pour peu que ses enfants lui en fassent la demande :

« Je vous le dis encore, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. En effet quand deux ou trois sont réunis en mon Nom, Je suis là au milieu d’eux » (Mt 18,19-20).

« Je vous en supplie, frères et sœurs, par notre Seigneur Jésus-Christ et par l’amour de l’Esprit, combattez avec moi en adressant à Dieu des prières en ma faveur » (Rm 15,30).

Mais c’est peut-être le texte biblique des noces de Cana qui illustre le mieux et donne tout son sens à la prière des frères : Marie intercède auprès de son fils et Dieu répond aux besoins précis de ses enfants. A l’image de Marie qui intercède pour que les jarres se remplissent de vin, le binôme de priants intercède auprès de Dieu pour leur frère. « Marie, sachant que son Fils a le pouvoir de répondre à sa demande, s’appuie sur le cœur miséricordieux de son divin fils pour venir au secours des hommes », explique le père Baudouin Ardilllier.

Le déroulement

Le déroulement

Dans un lieu propice au recueillement, le binôme et la personne qui souhaite recevoir la prière expriment dans un premier temps qui est Jésus pour lui : « Seigneur Jésus, pour moi Tu es… ». Puis le frère qui demande la prière partage une intention de prière qui lui tient à cœur pour une tierce personne ou pour une situation. Ceux qui écoutent ont une prière spontanée qui fait écho à l’intention partagée. Ensuite, les priants peuvent demander, comme Jésus à Bartimée, l’aveugle de Jéricho : « Que veux-tu que le Seigneur fasse pour toi aujourd’hui, maintenant ? » Le frère qui demande la prière exprime alors une intention de prière qui le concerne personnellement. Ceux qui écoutent peuvent imposer les mains, ou poser une main sur son épaule, en prononçant à nouveau une prière à son intention. La prière des frères se termine par une prière commune (Notre PèreJe vous salue Marie ou autre… ).

Une expérience de la fraternité spirituelle

Prier pour ses frères fait partie de la nature propre du chrétien, de son identité même. Par la grâce du baptême, les chrétiens sont enfants d’un même Père, et donc frères et sœurs. « Cette prière naît de l’amour que nous sommes appelés à avoir pour nos frères et sœurs, et de l’amour du Père pour chacun de ses enfants », souligne le père Baudouin Ardillier.

Une prière qui répond aussi à la triple vocation de chaque baptisé, appelé à être « prêtre, prophète et roi ». Prêtre, c’est celui qui œuvre à la sanctification de ses frères. Il intercède pour eux, il prie pour eux. Prophète, c’est celui qui annonce la Parole sous l’impulsion de l’Esprit Saint. Roi, c’est celui qui est au service, en priant par exemple avec et pour l’autre.

Les écueils à éviter

Il existe néanmoins un certain nombre d’écueils concernant les priants. Il est important qu’ils demeurent de « simples serviteurs », à l’image des serviteurs de saint Luc (Lc 17,10). Ils sont invités, et formés, à se décentrer d’eux-mêmes le temps de la prière (et pendant un temps de préparation) afin de rester attentifs à leur frère. Ils mettent de côté leur quotidien, leurs propres soucis, afin d’être présents à l’autre et de pouvoir le porter vraiment dans la prière.

Ne se dit pas priant qui veut ! Attention à ne pas confondre prière des frères et accompagnement spirituel. « Cette confusion est facile à faire, si le priant pense devoir aider lui-même la personne. Il peut être tenté de diriger, de conseiller », souligne le père Ardillier. Mais l’enjeu consiste ici à prier et à laisser Dieu faire à travers l’Esprit Saint. Il peut arriver qu’un priant soit en quête d’une paternité spirituelle. Mais la prière des frères n’est pas le lieu pour cela.

Il est également important de ne pas chercher à s’immiscer dans la vie d’autrui. Une personne peut parfois demander la prière sans exprimer de raisons particulières. Les priants n’ont pas besoin de savoir ce qu’elle vit précisément. L’Esprit Saint le sait et cela est suffisant.

Autre confusion possible, celle entre empathie et hypersensibilité. L’hypersensibilité est l’empathie poussée à l’excès. « On peut passer assez facilement de l’empathie à l’écoute de sa sensibilité comme seule clé de compréhension, et finalement tomber dans l’hypersensibilité », alerte le père Ardillier. « L’un des signes en est l’impact trop important que les douleurs psychiques ou physiques des personnes peuvent avoir sur nous ». « La compassion, rappelle le prêtre avignonnais, c’est pleurer avec l’autre, pâtir, c’est porter pour l’autre. Jésus a voulu porter lui-même les poids de nos souffrances, ne cherchons pas à prendre sa place ! ».

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

Avec la conversion du cœur, c’est le monde qui commence à changer

Confesseur exceptionnel, le curé d’Ars a consacré l’essentiel de son ministère à guider les cœurs des pénitents sur le chemin de la conversion.

Pour peu que l’on connaisse l’histoire des saints, on sait que le curé d’Ars a été un confesseur exceptionnel : exceptionnel par le nombre des heures passées à célébrer ce sacrement ; exceptionnel par l’acuité de son regard qui allait jusqu’à percer le secret des consciences ; exceptionnel par le rayonnement de sa sainteté vers laquelle affluaient les foules en attente.
Pas moins de cinq confessionnaux en service, chaque jour, dans cette minuscule église de village. Dès deux heures du matin, les files de pénitents se pressaient… jusqu’au soir. Pendant près de trente ans, ce fut l’essentiel du ministère de ce curé.

Au-delà de « l’exploit » physique et moral, la pastorale de Jean-Marie Vianney dit quelque chose de profond sur la nature du prêtre. Le prêtre fait passer les hommes en Dieu. Non seulement, il « montre le chemin du ciel » comme le disait le jeune prêtre nouvellement nommé à Ars au petit berger qui lui indiquait le village perdu dans le brouillard , mais il apporte les moyens de tenir la route et de poursuivre dans la bonne direction. Le prêtre, d’une certaine façon, travaille au service d’une « agence de voyage » ! Bernanos écrivait que l’on « peut parfaitement imaginer l’Église ainsi qu’une vaste entreprise de transport, de transport au paradis, pourquoi pas ? Eh bien, je le demande, que deviendrions-nous sans les saints qui organisent le trafic ? » (Les prédestinés).

Jean-Marie Vianney a su très tôt, avec une évidence jamais remise en cause, que le champ de bataille où se livrent les combats les plus décisifs, c’est le cœur humainVaticanII rappelait opportunément, dans Gaudium et Spes, que « les déséquilibres qui travaillent le monde sont liés à un déséquilibre plus fondamental qui prend racine dans le cœur de l’homme ». C’est là, dans l’intériorité du cœur humain, que doit agir la grâce du sacrement. Par lui, la conscience est mise sur le chemin de la conversion.

Aujourd’hui, plus que de la « confession », on parle du « sacrement de la miséricorde », sans doute sous l’influence du message de sœur Faustine. Cette religieuse est morte en 1938, c’est-à-dire au carrefour des deux idéologies totalitaires du XXe siècle. La violence se déchaînait alors à un degré inouï. Si Dieu a providentiellement permis que ce message, si ancré dans l’Évangile, soit rappelé à ce moment précis de l’histoire, c’est sans doute pour indiquer que la miséricorde est le seul rempart opposable au mystère du mal. Elle donne un coup d’arrêt à sa propagation. Le sacrement dépose cette grâce dans le cœur qui demande pardon.

Jean-Marie Vianney avait saisi que l’expérience faite, par le pénitent, de la miséricorde de Dieu le mettait en profondeur sur le chemin de la conversion. Avec la conversion du cœur, c’est le monde qui commence à changer !
À Ars, c’est tout le village qui a changé !

Mgr Guy Bagnard

Évêque émérite de Belley-Ars

Jean-Marie Vianney, dit le Curé d’Ars ou le saint Curé d’Ars, né le 8 mai 1786 à Dardilly (près de Lyon), et mort le 4 août 1859 à Ars-sur-Formans (Ain)

le Pape invite à prier pour les petits et moyens entrepreneurs

Pour ce mois d’août, l’intention de prière du Pape François est dédiée aux petits et moyens entrepreneurs du monde entier, durement touchés ces derniers mois par la crise socio-économique.

Cette intention de prière est présentée par La Vidéo du Pape, à travers le Réseau Mondial de Prière du Pape. François invite ainsi toute l’Eglise à prier «pour que les petits et moyens entrepreneurs, durement touchés par la crise économique et sociale, puissent trouver les moyens nécessaires à la poursuite de leur activité, au service des communautés où ils vivent». Selon les données de la Banque mondiale pour 2021, une entreprise sur quatre dans le monde a perdu la moitié de son chiffre d’affaires, en raison de la pandémie.

Voici la transcription des paroles du Saint-Père

 la suite de la pandémie et des guerres, le monde est confronté à une grave crise socio-économique. Mais nous ne nous en rendons pas encore parfaitement compte ! Parmi les plus durement touchés se trouvent les petits et moyens entrepreneurs. Ceux qui travaillent dans les commerces, l’artisanat, le nettoyage, les transports et tant d’autres secteurs encore. Ceux qui ne figurent pas sur les listes des plus riches et des plus puissants et qui, malgré les difficultés, créent des emplois tout en assumant leurs responsabilités sociales. Ceux qui investissent dans le bien commun au lieu de cacher leur argent dans des paradis fiscaux.

Tous consacrent une énorme capacité créative à changer le cours des choses en partant du bas, d’où surgit toujours la meilleure créativité. Avec du courage, des efforts et des sacrifices, ils investissent dans la vie, générant du bien-être, des opportunités et du travail. Prions pour que les petits et moyens entrepreneurs, durement touchés par la crise économique et sociale, puissent trouver les moyens nécessaires à la poursuite de leur activité, au service des communautés où ils vivent.

A la rencontre des personnes âgées et/ou isolées (La Boissière)

C’est lors de la rencontre du Père VERKYS avec les différents clochers de la Paroisse, le 6 octobre 2021 à la Boissière, en pleine pandémie, que l’idée a germé d’aller à la rencontre des personnes âgées, isolées (ou en couple). Dans ce temps de confinement, ces personnes qui recevaient parfois peu de visites, en étaient encore davantage frustrées.

Un groupe de 4 volontaires s’est constitué et a listé les personnes qui pourraient être visitées. Une sorte de S E M de façon informelle.

Une première liste de 13 personnes a été établie. Bien sûr, il nous a fallu les prévenir et leur demander si elles acceptaient. Des rendez-vous ont alors été pris entre le 5 avril et le 2 juin.

Les visites, d’une durée d’environ une heure, ont permis à chacun de faire tout d’abord la connaissance du Père VERKYS (depuis un certain temps ils ne peuvent plus assister à la messe dominicale de la paroisse). Notre curé s’est très rapidement mis à l’écoute des personnes rencontrées et de leurs souhaits.

Chacune et chacun à sa façon, d’une manière simple et sincère a rappelé les souvenirs d’antan. Il y avait la messe tous les dimanches. Le curé venait visiter les vieux. Les grandes fêtes étaient marquées par une assistance très nombreuse. Oui, dans l’temps c’était mieux. Etc… » a-t-on entendu.

Quelques remarques sont à relever :

  • – « Cela m’a permis de faire mes Pâques, a évoqué avec une réelle satisfaction, un retraité. Autrefois j’étais assidu à la messe du dimanche et surtout à Noël et à Pâques »
  • – « Maintenant, je ne peux plus me déplacer pour aller à la messe, mais je la regarde à la télé et cette démarche me réconforte a exprimé, une autre personne »
  • – Une dame de 92 ans, malgré des soucis de santé, accepte que sa maison fasse office « de relais » pour recevoir des dons, en général des vêtements, qui sont ensuite dispatchés à des personnes en difficulté. C’est sa façon de pratiquer la charité.
  • – Autre souvenir d’une personne assidue au pèlerinage de Bourgenay, mais ne conduisant plus :

« Hélas je suis contrainte de rester à la maison alors qu’avant je ne manquais jamais le pèlerinage »

En conclusion, cette démarche a donné lieu à beaucoup d’attention, beaucoup d’échanges, d’écoute. Ce fut l’occasion de demander des messes et pour la grande majorité de recevoir la communion. Cette démarche s’effectue déjà par des laïcs mais la communion reçue par le prêtre prend une autre dimension.

Le Père Verkys a proposé de les revoir seul ou accompagné.

C’est dans cette optique, que les perspectives de la rentrée peuvent s’envisager. Le groupe reste motivé. Il suffira de s’aligner sur l’agenda de notre curé et de reprendre notre bâton de pèlerins, pour arpenter le territoire de la commune et peut-être étendre à d’autres personnes cette démarche.

Des membres du clocher de La Boissière

Article paru dans le Bulletin paroissial n°160 d’Août 2022

Guillaume Warmuz, l’ancien footballeur qui a répondu à l’appel de Dieu

Gardien de but emblématique du RC Lens dans les années 1990, le footballeur Guillaume Warmuz a vécu une puissante conversion à la fin de sa carrière professionnelle, après avoir expérimenté une vie de prière à plusieurs reprises, suite à des blessures. Il est aujourd’hui Oblat bénédictin et aumônier dans des maisons de retraite.

Timothée Dhellemmes – publié le 17/06/21 – mis à jour le 01/08/22

Tout a commencé en 1996, suite à une terrible rupture des ligaments. Alors qu’il s’apprête à subir une troisième opération aux genoux à cause de cette blessure délicate, Guillaume Warmuz, gardien incontestable du RC Lens, se souvient avoir traversé un grand « vide existentiel », comme il le raconte à Aleteia. « À la veille de mon opération, le chirurgien me dit : “peut-être que tu ne joueras plus jamais au football”. Je me suis mis à pleurer comme un enfant et à demander à Dieu de m’aider concrètement pour que je puisse continuer ma carrière », souffle-t-il. L’homme de 26 ans, qui avait suivi enfant le catéchisme sans jamais y prêter trop attention, s’apprête alors à entamer un long chemin de conversion, en parallèle de sa brillante carrière sur les terrains.

La confession qui a fait basculé sa vie

Face à l’épreuve de la blessure qui l’empêche de jouer pendant de longs mois, Guillaume Warmuz décide de s’en remettre à Dieu. Pour la première fois, il se met à prier de manière régulière. Puis, lorsqu’il retrouve le chemin des terrains, il continue de prier, sans pour autant renouer pleinement avec l’Église. Mais dix ans plus tard, la Providence le remet une nouvelle fois sur les rails de la foi catholique.

Si mon opération se passe bien, j’irai me confesser !

Après une expérience d’un an dans le club anglais d’Arsenal, puis deux ans passés à Dortmund, en Allemagne, Guillaume Warmuz s’engage avec l’AS Monaco. Las, une nouvelle blessure vient à nouveau le briser dans son élan. « Si mon opération se passe bien, j’irai me confesser ! », se promet-il, sur un coup de tête. Quelques semaines plus tard, le portier monégasque découvre par hasard le sanctuaire marial Notre-Dame de Laghet, sur les hauteurs de Monaco. Il décide de se confesser. Dix ans après avoir commencé à renouer avec la foi, Guillaume Warmuz rencontre une nouvelle fois le Christ dans la prière. « Ma vie a basculé ce jour-là… J’ai décidé de vivre pleinement des sacrements de l’Église », raconte-t-il.

Une retraite chez les bénédictins

Après sa retraite sportive en 2007, l’ancien gardien de football s’inscrit à une retraite, spirituelle cette fois-ci, chez les bénédictins de l’abbaye de Flavigny, en Côte-d’Or. Bouleversé, il décide de s’y engager comme Oblat, pour « vivre de la règle de saint Benoît dans le monde ». « Ma première vocation reste d’être engagé comme époux et d’avoir un devoir d’état vis-à-vis de ma famille, rappelle-t-il. Mais dans un deuxième temps, nous participons avec ma femme, Isabelle, aux bonnes œuvres matérielles et spirituelles du monastère ». Aumônier dans les Ephad, Guillaume Warmuz s’occupe essentiellement de visiter les résidents, de leur apporter la communion et de les mettre en lien avec un prêtre lorsqu’ils en ont le désir.

Hormis cet engagement, l’ancien portier garde toujours un pied dans le monde du ballon rond, en organisant notamment des stages de formation pour la jeune génération. De quoi avoir une vie bien remplie… mais aussi comblée. « Non pas parce que c’est un activisme, mais par la richesse d’échange entre ce que je peux donner, mais surtout ce que je reçois des personnes, et l’aide concrète que l’on peut leur apporter ».

Ce que l’on sait de l’enfance de Jésus

Jésus occupe une place essentielle au cœur du Nouveau Testament dès sa naissance. Cependant, si la Nativité de l’Enfant Jésus est bien connue, les détails sur son enfance sont plus parcimonieux dans les Évangiles.

Philippe-Emmanuel Krautter – publié le 10/05/22

Une naissance rayonnante. La naissance de l’Enfant Jésus, dont le récit est rapporté par deux des Évangiles, celui de Matthieu et de Luc, demeure probablement l’une des naissances les plus connues au monde. À la fois pour son humilité dans le cadre d’une étable à l’écart de tout alors que toutes les auberges étaient combles et pour le merveilleux de la scène sous la lumière céleste et les trompettes des anges. Matthieu précise que Jésus est né en Judée, à Bethléem précisément, alors que Luc mentionne que l’Enfant Jésus est né dans une étable et la pauvreté d’une mangeoire :

 « Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem » (Mt 2, 1).

« Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune » (Lc 2, 7).

Mais, les deux évangélistes ne sont guère prolixes et ne mentionnent rien d’autre sur cette naissance de l’Enfant Jésus. Cependant, si des éléments comme l’âne et le bœuf furent, certes, ajoutés à cette scène étonnante de la Nativité plus tardivement, déjà pointe le trait caractéristique du message de cette nouvelle foi : c’est parmi les plus humbles et les plus démunis – un enfant – que le Sauveur apparaît, une humilité qui sera déterminante dans la suite de la vie de Jésus.

Une petite enfance à peine évoquée

De même, les évangélistes ne s’étendent pas sur les toutes premières années de Jésus. Luc rapporte cependant ce rituel auquel tout premier-né juif  est soumis selon la Loi de Moïse : « Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur« . (Lc 2, 22-23)

C’est à l’occasion de ce rite classique qu’un évènement unique survient lorsque sous l’action de l’Esprit Saint un saint homme du nom de Syméon reconnaît dans le jeune enfant le Messie annoncé par l’Ancien Testament : « Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » (Lc 2, 21-32). Les parents de Jésus ne comprirent pas immédiatement cette annonce prophétique qui préfigure son destin dès les premiers temps de l’enfance de Jésus. 

Parmi les docteurs de la Loi…

Seul l’épisode de la montée au Temple vers l’âge de 12 ans narre un moment de l’enfance de Jésus, fils de Dieu. Alors que Luc souligne que Jésus grandissait et était rempli de sagesse, la grâce de Dieu qui était sur lui se manifesta par un premier événement témoignant de son prochain rôle messianique. Chaque année, ses parents se rendent à Jérusalem pour la Pâque. Alors que Jésus avait douze ans, ils firent ce pèlerinage suivant la coutume. Mais à cette occasion, au moment du retour, les parents perdent  de vue leur enfant. Ce n’est qu’après trois jours de recherches éperdues et angoissées qu’ils le retrouvent  au Temple assis au milieu des docteurs de la Loi : « …tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses » (Lc 2, 47)

Au plus près de son Père

À un âge où habituellement un enfant écoute sagement les paroles des docteurs de la Loi, Jésus préfigure déjà la parole qu’il incarnera avec rayonnement plus tard à l’âge adulte. Mais ses parents, tout angoissés par leur peur bien compréhensible, ne prêtent pas attention à cela et demandent à leur enfant : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » et Jésus de leur répondre une parole encore plus incompréhensible pour eux : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ?« . 

Ces courts éléments rapportés par les Évangiles suffisent cependant à nous faire comprendre que la courte vie de Jésus adulte sur terre sera placée sous le signe du respect non seulement à ses parents mais plus encore à son Père qui est aux cieux. L’importance de la Parole partagée et incarnée par cet enfant de la Bible en constitue l’un des traits essentiels.

Le message du pape aux jeunes qui se rendent à Medjugorje 

Le pape François a envoyé un message stimulant aux jeunes participants de la ‘Mladifest’, une rencontre annuelle de prière pour jeunes qui se déroule du 1er au 6 août dans le célèbre sanctuaire de Medjugorje, en Bosnie-Herzégovine.

I.Media – publié le 02/08/22 – mis à jour le 03/08/22

« Avec un cœur ouvert, allez vers [Dieu], prenez Son joug et apprenez de Lui. Allez vers le Maître pour devenir ses disciples et les héritiers de sa promesse de paix », déclare le pape François dans un message envoyé en italien et croate le 2 août 2022 aux participants de la ‘Mladifest’, une rencontre annuelle de prière pour jeunes qui se déroule du 1er au 6 août dans le célèbre sanctuaire de Medjugorje, en Bosnie-Herzégovine.

Le thème du pèlerinage cette année est ‘Apprenez de moi et vous trouverez la paix’, tiré de l’évangile de Matthieu (Mt 11, 28-30). En évoquant ce passage, le pape François a assuré aux jeunes que « le Seigneur ne réserve pas ces paroles seulement aux apôtres ou à certains de ses amis, mais il les adresse à tous ceux qui sont fatigués et opprimés ».

C’est une invitation à bouger, à ne pas rester immobile, figé et effrayé devant la vie, et à s’en remettre à Lui.

« C’est une invitation à bouger, à ne pas rester immobile, figé et effrayé devant la vie, et à s’en remettre à Lui », a continué François. « Il ne suffit pas de sortir de soi, il faut aussi savoir où aller, car il y a tant de buts trompeurs qui promettent un avenir meilleur, mais qui nous laissent dans la solitude d’avant », a ajouté le chef de l’Église catholique, soulignant que Jésus leur demande de marcher vers lui.

Le pape François a mis en évidence que le « remède aux blessures de l’humanité » est « l’amour fraternel » basé sur l’amour de Dieu. Cependant il a mis en garde que « pour apprendre, il faut d’abord être humble et reconnaître sa propre ignorance et son orgueil, qui nous font penser que nous pouvons tout faire par nous-mêmes et avec nos propres forces ».

« Bien-aimés, n’ayez pas peur, allez vers Lui avec tout ce que vous portez dans votre cœur, Il est le seul Seigneur qui offre le vrai rafraîchissement et la vraie paix », a affirmé le Pape en appelant les jeunes à suivre l’exemple de Marie et de se confier à elle. Il signe le message, daté du 16 juillet, jour de la solennité de Notre Dame du Mont-Carmel, en la Basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome.

Le sanctuaire de Medjugorje

Longtemps regardé avec méfiance par le Saint-Siège, le sanctuaire de Medjugorje connaît une meilleure réputation depuis que le pape François y a autorisé les pèlerinages le 12 mai 2019, reconnaissant le « fait spirituel et pastoral » que représente le lieu pour de nombreux catholiques. 

Pour autant, les apparitions mariales qui font la célébrité du lieu n’ont pour l’heure jamais été reconnues par l’Église et de nombreuses zones d’ombres demeurent. Selon un livre, publié en décembre 2021, aucun miracle n’a été officiellement reconnu à Medjugorje. L’ex-prêtre Tomislav Vlasic, accompagnant des voyants, a par ailleurs été excommunié le 23 octobre 2020. 

Néanmoins, ce haut lieu de spiritualité populaire attire toujours d’immenses foules du monde entier chaque année, en particulier en provenance d’Italie et d’Europe de l’Est. Selon le site de ‘Mladifest’ cette année sera le 33e Festival des Jeunes – la première ayant eu lieu en 1989 – et doit rassembler environ 50.000 jeunes

Jubilés des Pères Demonchy et Martineau

60 et 50 ans de sacerdoce. Merci !

Le 3 Juillet, la communauté paroissiale a fêté les jubilés des Pères Robert Martineau et Guy Demonchy. L’église d’Angles était pleine et de nombreux paroissiens et amis ont voulu accompagner les deux prêtres jubilaires. A la sortie de la messe et lors du verre de l’amitié, ce fut le temps de retrouvailles avec des visages connus et côtoyés régulièrement et d’autres qui avaient croisé le parcours des deux prêtres.
Je reprends quelques expressions du père Guy pour mieux nous remémorer leur vie et leur vocation. « Nous sommes prêtres diocésains ». Oui, ils ont fait le choix d’être ancrés dans leur diocèse, une terre vendéenne à plusieurs visages.
« Notre ministère de prêtres diocésains a goût et saveur de l’Église qui est en Vendée ». Le prêtre épouse la vie de celles et de ceux vers qui il est envoyé, en tenant compte des réalités territoriales, sociales, professionnelles et culturelles qui sont la figure vivante et bigarrée de notre département.
Devant l’ampleur de la tâche, Guy se sent relié à ceux qu’il a croisés et qui l’ont soutenu dans la prière : « Un moine martyr à Tibérine, les communautés carmélitaines et contemplatives, les missionnaires de la Plaine ». Oui, le prêtre vit et avance avec tous ces liens qui le relient à Dieu et à tous ses frères.
Il insiste aussi sur ce « Compagnonnage laïcs-prêtre ». Dans notre environnement local, dans notre nouvelle paroisse, le prêtre compte sur des laïcs engagés dans tel ou tel service. L’éventail est large. A chacun de voir le domaine où il se sent le plus à l’aise. Et si un appel nous est lancé, avant un « non » instinctif, pourquoi ne pas prendre le temps de réfléchir à mon engagement de baptisé, choisi et envoyé par Dieu

Puis Guy dit son admiration à notre encontre : « Les liens qui nous unissent, la fidélité de votre présence, votre esprit de service, celui de nos eucharisties, votre ténacité à persévérer dans tous vos engagements, votre charité sans cesse inventive auprès des plus précaires, et de tant de personnes qui ont besoin d’être secourues, et de trouver auprès de vous un peu de leur dignité oubliée ».
Enfin, Guy forme 3 vœux : « Que le Seigneur nous donne jusqu’au bout la grâce de le servir, prions pour que le maître de la moisson appelle de nouveaux ouvriers, que nos communautés paroissiales ne disparaissent pas de la carte de l’Église diocésaine de Vendée ».

Roland Dreillard, diacre

Remerciements du Père Robert Martineau

Chers paroissiens,
Vous étiez nombreux à participer à la messe d’action de grâce pour mes 60 ans de sacerdoce, je vous en remercie de tout coeur. Je sais que plusieurs parmi vous n’ont pas pu être présents et m’ont accompagné de leurs prières ou de leurs pensées, qu’ils en soient, eux aussi, remerciés.
Union dans la prière.

Père Robert Martineau

Article tiré du bulletin paroissial n° 160 d’août 2022