Le pape François va nommer 21 nouveaux cardinaux

Le pape François a annoncé dimanche la tenue d’un consistoire le samedi 27 août, au cours duquel il créera 21 cardinaux, dont l’archevêque de Marseille Jean-Marc Aveline, qui deviendra ainsi le cinquième cardinal électeur français.

« Le 27 août prochain, j’organiserai un consistoire pour la nomination de nouveaux cardinaux », a déclaré le pape juste après sa traditionnelle prière dominicale, prononcée depuis la fenêtre du palais apostolique donnant sur la place Saint-Pierre. Il a ensuite énuméré les noms et titres des heureux élus.

En cas de conclave, seuls 16 d’entre eux, ceux qui sont âgés de moins de 80 ans, pourront participer à l’élection d’un nouveau pape.

Cette annonce du pape François était attendue depuis plusieurs mois car le nombre des cardinaux électeurs était tombé à 117 alors que traditionnellement il s’élève à au moins 120. Le 27 août, leur nombre devrait donc passer à 133.

Avec la nomination de l’archevêque de Marseille, âgé de 63 ans, le collège des cardinaux comptera cinq Français, puisqu’en sont déjà membres l’archevêque émérite de Paris André Vingt-Trois, l’archevêque émérite de Lyon Philippe Barbarin, l’archevêque émérite de Bordeaux Jean-Pierre Ricard, et enfin Dominique Mamberti préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique (instance juridique suprême du Vatican).

Parmi les futurs cardinaux électeurs figurent Peter Okpaleke, évêque d’Ekwulobia (Nigeria), Leonardo Ulrich Steiner, archevêque de Manaus (Brésil), Filipe Neri António Sebastião di Rosário Ferrão, archevêque de Goa et Damão (Inde), Robert Walter McElroy, évêque de San Diego (Etats-Unis) et Virgilio Do Carmo Da Silva, archevêque de Dili (Timor Oriental).

Mais aussi Oscar Cantoni, évêque de Côme (Italie), Anthony Poola, archevêque de Hyderabad (Inde), Paulo Cezar Costa, archevêque de Brasilia (Brésil), Richard Kuuia Baawobr, évêque de Wa (Ghana), William Seng Chye Goh, archevêque de Singapour, Adalberto Martinez Flores, archevêque d’Asunción (Paraguay) et Giorgio Marengo, préfet apostolique d’Oulan Bator(Mongolie).

Trois futurs cardinaux occupent des fonctions dans la Curie (gouvernement du Vatican): Arthur Roche, préfet de la Congrégation pour la Culte divin et la Discipline des sacrements, Lazzaro You Heung-sik, préfet de la congrégation pour le clergé, et Fernando Vérgez Alzaga, président du gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican.

Les cinq nouveaux cardinaux âgés de plus de 80 ans, qui ne pourront donc pas voter, sont Jorge Enrique Jiménez Carvajal, archevêque émérite de Carthagène (Colombie), Lucas Van Looy, archevêque émérite de Gand (Belgique), Arrigo Miglio, archevêque émérite de Cagliari (Sardaigne, Italie), Gianfranco Ghirlanda, professeur de théologie, et Fortunato Frezza, chanoine de Saint-Pierre.

Ce consistoire sera le huitième du pontificat du pape François.

Le Pape invite à «se salir les mains» dans les périphéries du monde

François a reçu des membres du Global Security Fund -le Fonds mondial de solidarité- avant l’audience générale du mercredi 25 mai. Il les a encouragés à la proximité avec les laissés-pour-compte de la société: trop de chrétiens ont un «cœur sali par l’égoïsme» et se comportent comme des Pharisiens a t-il déploré.


Francesca Sabatinelli – Cité du Vatican

Vivre près des périphéries, intégrer les migrants dans la société, non par charité, mais aussi pour réagir à l’hiver démographique, et s’ouvrir à une économie chrétienne, communautaire et partagée. Telles sont les indications données par le Pape lors de sa rencontre avec les dirigeants du Fonds mondial de solidarité, qui réunit des personnes religieuses qui, à Davos, où se tient le Forum économique mondial, discutent du leadership et de l’inclusion sociale des plus vulnérables.

Périphéries géographiques et existentielles

Les recevant au Vatican, le Pape leur a réaffirmé combien il aime «les gens aux frontières, aux périphéries». «Tout simplement parce que Jésus est allé aux périphéries: il y est allé pour montrer l’Évangile», a-t-il expliqué, ajoutant que ces périphéries pouvaient être géographiques, mais aussi existentielles, «parce qu’il y a des gens qui sont un peu aisés mais qui ont leur âme détruite, déchirée». Le style de Dieu, a-t-il poursuivi, est la proximité, et «beaucoup de gens ont besoin de proximité».

Ces expressions religieuses -qu’elles proviennent de congrégations ou qu’il s’agisse de chrétiens qui «s’en détachent» pour garder la foi- qui veulent avoir une âme propre, mais n’ont pas la proximité, «peut-être», explique François, «ont une âme propre, mais leur cœur est sale d’égoïsme» et «est une réédition du plus ancien pharisaïsme», a directement lancé François.

Les migrants doivent être intégrés, jamais ghettoïsés

François a abordé ensuite la question des migrants, répétant les quatre verbes fondamentaux qui s’y réfèrent: accueillir, accompagner, promouvoir et intégrer.

Rappelant la tragédie de Zaventem (l’attentat de l’aéroport de Bruxelles avec 11 morts, revendiqué par le groupe État islamique- ndlr), perpétrée par de jeunes Belges «enfants de migrants, non intégrés, ghettoïsés», François a rappelé le sens de l’intégration.

«Parce qu’un migrant non intégré est à mi-chemin, il est à mi-chemin, et il est dangereux. C’est dangereux pour lui, car il sera toujours un mendiant. C’est également dangereux pour tout le monde. S’intégrer, ne pas avoir les migrants comme un caillou dans ses chaussures, ce qui est gênant», a déclaré le Pape en improvisant.

Il faut se regarder soi-même pour comprendre les migrants, indique-t-il aussi, car «la majorité d’entre nous sont des enfants ou des petits-enfants de migrants», se référant également à lui-même. «Nous devons regarder les racines, poursuit François, et regarder aussi l’Europe, qui «a été faite par les migrants» et qui aujourd’hui «pour un développement sérieux» en a besoin :

«Il y a un hiver démographique, où il n’y a pas d’enfants, où l’avenir est de plus en plus étroit: laissez venir ces bonnes personnes, mais nous devons les intégrer! Intégrez-les. Et pour cela, je suis si reconnaissant pour ce que vous faites avec eux. Ce n’est pas de la charité, non, c’est de la fraternité», s’est exclamé le Pape.

Passer à une économie communautaire

François a ensuite évoqué l’économie, en commençant par l’engagement du Fonds mondial de solidarité, l’économie, prévient-il, doit être convertie maintenant:

«Nous devons passer de l’économie libérale à l’économie partagée, à l’économie communautaire». Nous ne pouvons pas vivre avec un modèle d’économie qui vient des libéraux et des Lumières. Nous ne pouvons pas non plus vivre avec un modèle économique issu du communisme. Nous avons besoin… d’une économie chrétienne, exhorte François.

Et le Pape d’encourager en guise de conclusion: «Allez-y, salissez-vous les mains. Prenez des risques. Et regardez tant de périphéries: l’Asie du Sud-Est, une partie de l’Afrique, une partie de l’Amérique latine. Autant de périphéries, autant, qui blessent le cœur».

Polémique : Fête des Mères ou Fête des « gens que l’on aime… »

Dimanche 29 mai : Fête des mères. le calendrier nous le rappelle. le commerce ne l’oublie pas. C’est un bon jour pour les fleuristes ou les marchands de cadeaux…Mais un mouuvement se dessine dans les écoles, le remplacement du terme par « Fête des gens qu’on aime »

Arguments avancés :

La presse nous apprenait cette semaine que, dans un nombre croissant d’écoles françaises, la Fête des mères est remplacée par une étrangement nommée «fête des gens qu’on aime». La raison donnée est souvent la même: la Fête des mères serait discriminatoire à l’endroit des enfants issus de familles monoparentales ou homoparentales, ou, plus encore, pour ceux qui seraient victimes de maltraitance parentale. Pourquoi dès lors enfermer l’amour dans une figure exclusive à laquelle tous n’auraient pas accès?

Des initiatives locales, précise-t-on au ministère de l’Éducation, qui ne délivre aucune instruction » souligne le journal Le Parisien. Le quotidien francilien y relaie ces initiatives destinées à éviter « toute souffrance aux enfants, tout malaise aux enseignants », et à considérer « tous les enfants dans leurs diversités familiales ».

Moins d’exclusion, plus de partage !

Les situations familiales changent de plus en plus : les foyers monoparentaux, les couples homosexuels, les familles recomposées inattendues, endeuillées ou déchirées sont le quotidien de beaucoup d’enfants.

Ça ne met jamais en joie d’imaginer qu’un enfant se sente différent des autres à cette période de l’année, sous prétexte qu’il n’est pas né dans une famille dite « normale ».

Les familles d’aujourd’hui, c’est rarement un papa, une maman et des enfants qui vivent dans un bonheur parfait.

Et cependant…

On nait tous d’une mère et on n’aime pas sa mère comme on aime « des gens » Une mère est irremplaçable qu’on en ait une, qu’on l’ait perdue, ou remplacée : c’est pareil. La mère est essentielle. On nait des entrailles de sa mère.

Les mamans sont des héroïnes du quotidien, des superstars, des magiciennes, des réservoirs à câlins… La liste de leurs qualités est longue. Nous comprenons tout à fait qu’il est très difficile d’exprimer tout son amour en quelques lignes. Que ce message soit adressé à sa propre maman, à sa belle-mère ou à une amie qui vient tout juste d’être maman…

Quand il faisait nuit, tu étais là 
Quand il faisait froid, tu étais là 
Quand j'avais faim, Quand j'avais peur 
Quand je ne croyais qu'au malheur, tu étais là.
Dans tes yeux, Maman, le ciel est toujours bleu
Et les hirondelles, à tire d'aile
S'envolent pour déposer sur ta joue 
Mes baisers d'amour
Pour toi, pour toujours.

C’est une fête ritualisée et encore très marquée. Socialement, elle a du poids. Elle reste très ancrée dans le calendrier. Toutefois, l’évolution de la société, telle que nous la connaissons pose des questions sur la parentalité….

C’est une tradition qui conseve tout son sens : « Honorer les mamans »

Neuvaine de l’Ascension à la Pentecôte

Pour la Pentecôte 2022, du 27 mai au 4 juin, Mgr Jacolin propose une neuvaine à la Vierge Marie pour accueillir l’Esprit Saint, pour devenir davantage, par toute notre vie, les témoins de la joie de l’Évangile.

La neuvaine consiste à prier durant neuf jours consécutifs (neuvaine venant du latin « novem » signifiant neuf). Cette prière a vu le jour pendant la période de neuf jours qui sépare l’Ascension de la Pentecôte. En général, il s’agit de confier à Dieu une intention ou de lui demander une grâce particulière. Dans la Bible, cette période est pour les disciples et la mère de Jésus une période d’attente qu’ils vivent dans la prière. “Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière” (Actes 1, 14) et à l’issue de laquelle ils reçoivent l’Esprit Saint.

Très populaire et encouragée par l’Église depuis le Moyen-Âge, la neuvaine fait généralement recours à l’intercession de la Vierge Marie ou d’un saint. Pour la Pentecôte 2022, Mgr Jacolin propose une neuvaine à la Vierge Marie pour accueillir l’Esprit Saint, pour devenir davantage, par toute notre vie, les témoins de la joie de l’Évangile.

Le Rocher de l’Ascension, le dernier endroit où Jésus a marché sur terre

Les quarante jours suivant sa Résurrection, Jésus est apparu à plusieurs reprises à ses disciples, avant de remonter au ciel. Une chapelle du temps des croisades se tient encore aujourd’hui sur le mont des Oliviers, et abrite la pierre sur laquelle Jésus aurait marché pour la dernière fois sur terre.

La rédaction d’Aleteia – publié le 20/05/20

« Tandis que les Apôtres le regardaient, Il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux », décrivent les Actes des apôtres. Ou encore : « Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel ». La lecture de l’Évangile de Luc indique que l’Ascension s’est probablement déroulée dans la région de Béthanie, là où Jésus avait l’habitude de se rendre. Mais c’est à Jérusalem qu’une chapelle a été construite au temps des croisades pour commémorer les derniers instants de Jésus sur terre.

Un haut lieu de pèlerinage

Pierre où Jésus a posé le pied

Bâtie au sommet du Mont des Oliviers, la chapelle de l’Ascension demeure un lieu de pèlerinage important pour les chrétiens. C’est là que la tradition fixe la dernière apparition de Jésus avant sa montée au ciel. À l’intérieur de la chapelle se trouve le « rocher de l’Ascension », cette pierre où Jésus aurait marché pour la dernière fois. Aujourd’hui, le sanctuaire est intégré à la mosquée de l’Ascension, qui commémore pour les musulmans l’ascension de Jésus-Isa, avant-dernier prophète de Dieu selon le Coran. Bien qu’il soit sous juridiction musulmane, le sanctuaire est bien ouvert à tous les pèlerins.

Mont des Oliviers, de nos jours

Pourquoi célèbre-t-on l’Ascension dans la joie ?

Jésus, fils de Dieu fait homme, a pleinement assumé cette condition humaine depuis le jour de sa naissance, dans la nuit de Noël. Environ une trentaine d’années plus tard, sa présence terrestre s’achève avec l’Ascension. Pourtant, comme le mentionne saint Luc, les apôtres s’en retournent à Jérusalem « remplis de joie » et non tristes, comme on aurait pu s’y attendre. De la même manière, les chrétiens célèbrent l’Ascension dans la joie.

L’Ascension fait en effet partie de l’événement inouï de Pâques : par sa mort et sa résurrection, Jésus a sauvé l’homme qui, à sa suite, est désormais appelé à rejoindre Dieu son Père pour vivre dans la gloire céleste.

Il ne s’agit pas, bien-sûr, de rejoindre le ciel au sens du firmament, de l’espace que nous observons au-dessus de nos têtes. Il s’agit d’un espace spirituel, celui de Dieu. A propos du Ciel, le Catéchisme de l’Eglise catholique précise que « ce mystère de communion bienheureuse avec Dieu et avec tous ceux qui sont dans le Christ dépasse toute compréhension et toute représentation. L’écriture nous en parle en images : vie, lumière, paix, festin de noces, vin du royaume, maison du Père, Jérusalem céleste, paradis »…

Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous L’avez vu s’en aller vers le ciel. (Ac 1, 9-11)

Les deux hommes vêtus de blanc décrits par les Actes des Apôtres annoncent alors aux Apôtres que Jésus « reviendra de la même manière ». Et, pour le moment, ils les incitent à ne pas rester les yeux vers le ciel : ils doivent retourner à leurs responsabilités. Celles-ci leur avaient justement été indiquées par le Christ : être ses témoins par toute la terre en annonçant sa mort et sa Résurrection, en faisant connaître son enseignement, en baptisant.

L’Ascension est ainsi un envoi en mission adressé aux Apôtres comme aux hommes de tous temps. Il est l’articulation entre le désir du ciel et le service des hommes.

La joie qui fait suite à cet événement s’explique aussi par cette annonce du Christ rapportée par Saint Matthieu (Mt 28, 20) (et lue au cours de la messe de l’Ascension) : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».

Autrement dit, le Christ est sans cesse présent auprès des hommes : même si, à la suite de l’Ascension, il n’est plus là physiquement, il l’est dans les sacrements. Il l’est également auprès de ceux qui prient, seuls ou à plusieurs : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux », avait-Il dit un jour aux apôtres (Matthieu 18, 20). Finalement, l’achèvement de sa vie terrestre permet sa présence auprès des hommes de tous temps et de tous lieux, présent dans sa Parole, présent là où deux ou trois sont réunis en son nom, présent dans ses ministres sur terre, présent dans le pain et le vin de l’eucharistie, présent dans l’affamé nourri ou le malade visité, présent dans la liturgie communautaire comme dans la prière faite dans le secret de nos chambres.

Cette fête de l’Ascension nous rejoint tous au cœur, quelle que soit notre situation. Elle se définit comme le lieu de décision qui oriente toute vie chrétienne, tendue entre le désir du ciel et le service des hommes. L’Ascension fait donc partie des événements fondateurs de la foi en Christ, d’autant plus qu’elle a donné aux hommes leur liberté : loin de s’imposer à eux, Jésus les laisse libres de croire et donc d’aimer véritablement.

L’enfer existe-t-il ?

L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. La profondeur du mal dans le monde laisse parfois entrevoir cet abîme où fait plonger le refus de Dieu. Jésus lui-même nous met en garde à de nombreuses reprises dans les Évangiles.
1. Le Nouveau Testament évoque souvent l’enfer dont Jésus lui-même parle une cinquantaine de fois dans l’Évangile : « Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas » (Luc 13, 23-24). À sa suite, l’enseignement de l’Église affirme clairement et sans ambiguïté l’existence de l’enfer et son éternité. En savoir +

2. Il y a cependant une grande différence entre l’enfer et « les enfers » où Jésus « descend » après le Vendredi Saint. La descente de Jésus aux enfers est une façon de proclamer la victoire de la vie sur la mort et la délivrance de tous les justes morts avant lui que Jésus entraine par sa résurrection dans le Royaume de Dieu. En savoir +

3. La parabole du riche qui fait des festins somptueux sans voir le pauvre Lazare qui souffre à sa porte évoque l’irréversibilité du choix que nous faisons au moment de la mort : les peines de l’enfer sont immuables et Jésus en parle comme d’un feu. En savoir +

4. La miséricorde infinie de Dieu est-elle conciliable avec l’existence de telles peines éternelles ? En réalité, c’est la créature qui se ferme à l’amour de Dieu, qui le refuse librement et qui choisit son destin. Dieu ne prédestine personne à aller en enfer et il veut que tous les hommes soient sauvés, mais il a créé l’homme libre et il s’interdit d’aller à l’encontre de cette liberté. L’endurcissement dans le refus du pardon de Dieu conduit en enfer, mais c’est toute la vie qui prépare ce choix final : on peut pressentir l’existence de Dieu et même son amour et le refuser. En savoir +

5. La principale peine de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu. Le feu de l’enfer existe et Jésus en parle, mais il ne faut pas l’imaginer en un sens trop matériel. Dieu est tout à la fois justice et miséricorde, et le damné reste son enfant. Il semble bien que les peines de l’enfer soient proportionnées aux fautes de chacun. En savoir +

6. L’existence de l’enfer n’empêche mystérieusement pas les âmes d’être heureuses au Paradis. En savoir +

7. Plusieurs saints et mystiques ont fait « l’expérience de l’enfer » et la Vierge à Fatima a lancé un appel pressant à prier et à se sacrifier pour les pécheurs. Les avertissements de l’Écriture et de la Tradition sont de même de pressants appels à la responsabilité En savoir +
Mgr Dominique Le Tourneau
Chapelain de Sa Sainteté, canoniste, écrivain et poète, prêtre de la prélature de l’Opus Dei. Il enseigne au Studium de droit canonique de Lyon.

Trois conseils des Pères du désert pour les accros du boulot

On les appelle « boulomanes » ou encore « workaholic », terme inventé par le psychiatre américain Wayne Edward Oates. Mais bien avant lui, les Pères du désert incitaient déjà à redonner au travail sa juste place.

Mathilde de Robien – publié le 22/10/19 – mis à jour le 16/05/22

L’addiction au travail est une des causes de burn-out. Réduire cette addiction, c’est éloigner ce risque d’épuisement professionnel qui concerne presque deux tiers des salariés français (63%)*. Une addiction qui se traduit par « un besoin de travailler en permanence et une sensation de manque lors des interruptions de travail », expliquait le professeur Michel Lejoyeux, chef du service de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital Bichat, lors des entretiens de Bichat en 2015.

Les personnes concernées redoutent la vacuité des week-ends, sont capables de faire des kilomètres pour capter et lire leurs mails, cherchent à travailler plus, et ce au détriment de leur vie de famille, de leurs amis et de leurs loisirs. En revanche, une personne très investie dans sa vie professionnelle n’est pas nécessairement addict. Le « workaholic » ne trouve ni plaisir ni satisfaction dans son travail et son addiction a des conséquences néfastes sur sa santé et sa vie privée. Un travailleur investi lui, prend plaisir à travailler, sans pour autant ressentir de manque lorsqu’il ne travaille pas, et reste disponible envers ses proches.

Je suis accro au travail si…

Jean-Guilhem Xerri, thérapeute et psychanalyste, fournit dans son livre (Re)vivez de l’intérieur (Cerf), des repères qui doivent alerter :

  • « Vous pensez à comment vous pouvez libérer plus de temps pour travailler,
  • Vous passez beaucoup plus de temps au travail que ce qui est prévu,
  • Vous travaillez dans le but de réduire les sentiments de culpabilité, d’anxiété, d’impuissance et de déprime,
  • Vos proches vous ont déjà dit de réduire votre temps passé au travail,
  • Vous vous sentez mal dès lors que vous ne pouvez pas travailler,
  • Vous laissez de côté vos loisirs à cause de votre travail,
  • Votre travail a des répercussions négatives sur votre santé. »

Les conseils des Pères du désert

Si vous n’êtes pas loin d’être « accro », les Pères du désert donnent quelques pistes pour réduire cette « avidité qui a mal tourné », selon les mots de Jean-Guilhem Xerri. Il s’agira tout d’abord d’être lucide sur son addiction : en prendre conscience est un préalable pour pouvoir s’en prémunir. Il conviendra ensuite de pratiquer la « fuite des occasions », c’est-à-dire de limiter les risques. Ce peut être prendre un engagement un soir par semaine qui oblige à partir plus tôt du travail, ou bien laisser son portable la nuit dans une autre pièce pour éviter de lire ses mails à des heures indues.

Enfin, les Pères aimaient à redonner leur juste place aux choses et en particulier au travail. Selon eux, une activité professionnelle revêt trois fonctions : assurer sa subsistance sans vivre aux dépens des autres, prévenir l’acédie*** et aider les pauvres. Point barre. Se redire la finalité du travail se révèle être une aide précieuse pour prendre du recul et rechercher un équilibre sain entre paresse et productivisme.

Quelle insatisfaction cela révèle-t-il de soi ?

« Une avidité dit quelque chose de mon désir », souligne Jean-Guilhem Xerri. Comme toute addiction, l’addiction au travail cache un malaise plus profond, une insatisfaction ou un désir. Prendre le temps de l’identifier est une manière de se connaître, de révéler des blessures et de trouver la raison profonde d’une addiction. Certaines personnes souffrent d’un immense besoin de reconnaissance, ou de réussite, ou bien ne se sentent valorisées que par leur travail. Elles vont donc surinvestir ce lieu où elles performent, où elles ont l’impression d’être quelqu’un, d’être utile.

Une addiction au travail peut révéler aussi une peur de la solitude, de l’ennui, des angoisses : le fait d’être occupé et concentré sur son travail évite d’être seul avec ses pensées et ses émotions. Une faible image de soi peut également pousser à en faire toujours plus pour prouver qu’on mérite sa place dans l’entreprise, son salaire et le statut social qui va avec. Mais une fuite dans le travail peut aussi bien manifester un malaise au sein de son quotidien, de sa famille ou de son couple. Prendre conscience de ces déséquilibres intérieurs, que l’on cherche à compenser par le travail, est un premier pas vers la guérison.

*Selon l’enquête BPI Group/BVA « Santé et bien-être au travail des salariés français » réalisée en février 2019, presque deux tiers des salariés français (63%) se disent potentiellement concernés par le burn-out. Soit parce qu’ils en ont déjà vécu un par le passé (17%), soit parce qu’ils craignent d’en vivre un « prochainement » (12%), soit parce qu’ils pensent y être confrontés « un jour » (34%).

***acédie : Dans la théologie catholique, affection spirituelle qui atteint principalement les moines et qui se manifeste par l’ennui, le dégoût de la prière et le découragement.

La Semaine Laudato si’ : le septième anniversaire de l’encyclique du pape François

Une semaine dédiée au septième anniversaire de l’encyclique Laudato si’ (parue le 24 mai 2015) débutera ce dimanche 22 mai, indique Vatican News. Chacun des événements de cette Semaine (22-29 mai), promue par le Dicastère pour le service du développement humain intégral, est lié à un objectif particulier de Laudato si’ et aux sept domaines de la plateforme des initiatives Laudato si’.

Parmi les interventions prévues, l’une portera sur le renforcement des voix autochtones, avec la participation de Sœur Alessandra Smerilli, secrétaire du même dicastère.

Dans le programme de la Semaine : une rencontre sur le thème « Répondre au cri de la Terre » (lundi 23 mai) qui se concentra sur la nécessité de rééquilibrer les systèmes sociaux avec la nature.

Le thème du mardi 24 mai sera « Autonomiser l’ECO-munauté : embrasser les pauvres ».

L’économie écologique sera au cœur des discussions du mercredi 25 mai et du jeudi 26 ; les participants discuteront sur l’adoption de modes de vie durables.

Vendredi 27 mai, un documentaire sur Laudato si’ sera présenté en avant-première.

Le samedi soir 28 mai, la spiritualité écologique sera explorée.

Dimanche 29 mai, la semaine se conclura sur le thème de la résilience et de l’autonomisation des communautés dans le cadre du parcours synodal. Une prière aura lieu à 15 h en ce jour de clôture.

Le programme complet de la semaine Laudato si’ est disponible sur LaudatoSiWeek.org

Relire LAUDATO SI’

Marina Droujinina de Zenit.org

Des missionnaires venus de 120 pays du monde réunis à Lyon !

Du 16 mai au 23 mai, les Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) tiennent leur Assemblée générale à Lyon à l’occasion de la béatification de Pauline Jaricot, fondatrice de la Propagation de la foi. Les délégués des 120 pays où les OPM opèrent, marcheront, entre autres, sur les pas de la bienheureuse lyonnaise, béatifiée le dimanche 22 mai.

Bérengère de Portzamparc – publié le 18/05/22 – mis à jour le 18/05/22

Cette année pour leur Assemblée générale annuelle, plus de 120 délégués nationaux des OPM (Œuvres Pontificales Missionnaires) se retrouvent exceptionnellement à Lyon et non à Rome comme ils en ont l’habitude. Du 16 au 23 mai, ce sont ainsi des représentants de 120 pays où les OPM opèrent qui seront rassemblés quelques jours avant de participer à la béatification de Pauline Jaricot, leur fondatrice, le dimanche 22 mai à l’Eurexpo de Lyon. 

Sous la houlette de Mgr Giampietro Dal Toso, les participants s’attendent à un programme dense mêlant des sessions plénières, des rencontres continentales et des déplacements sur les pas de Pauline Jaricot. Les participants iront ainsi sur la colline de Fourvière pour effectuer un pèlerinage sur les traces de Pauline Jaricot, visiter la maison où elle vécut, la maison de Lorette, puis se rendront à l’église Saint-Nizier où Pauline a connu sa « seconde conversion » à l’âge de 17 ans. Une célébration eucharistique présidée par Mgr Georges Colomb, évêque de La Rochelle et directeur national des OPM en France, y a été organisée ce mercredi 18 mai. 

Au programme également, le jeudi 19 mai, une visite à Ars, où le cardinal Philippe Barbarin, archevêque émérite de Lyon, célébrera l’Eucharistie. Les participants se rendront également au grand séminaire d’Ars pour écouter les discours du recteur du séminaire sur Pauline Jaricot et du curé d’Ars et de l’archevêque Dal Toso.  Ils recevront une croix, fabriquée spécialement pour l’occasion, la reproduction de celle que Pauline reçut du saint curé d’Ars.  

Colloque ouvert au public

Pauline JARICOT

Ouvert au public, samedi 21 mai, un Colloque international, centré sur la figure de Pauline Jaricot, intitulé: « Pauline Jaricot et la mission de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples aujourd’hui » aura lieu au centre Valpré. L’occasion pour les Lyonnais de mieux découvrir la figure de la bienheureuse et de prendre conscience de son rayonnement dans le monde. 

Bien sûr, toutes les délégations, ainsi que les 13.000 personnes attendues, assisteront au point d’orgue de la semaine que constitue dimanche 22 mai la messe de béatification de Pauline Jaricot, présidée par  le Cardinal Luis Antonio Tagle. L’Assemblée générale des OPM se conclura à Lyon, le lendemain avec une dernière session plénière puis une messe d’action de grâce pour la béatification de la Bienheureuse Pauline Jaricot, présidée par Mgr Edwin Mulandu, Évêque du diocèse de Mpika (Zambie) et directeur national des OPM localement. 

À l’occasion de l’ouverture de ces travaux de l’Assemblée générale, le pape François a adressé un message aux Œuvres pontificales missionnaires. « Vous êtes donc venus à Lyon parce que c’est là, il y a 200 ans, qu’une jeune femme de 23 ans, Pauline Marie Jaricot, a eu le courage de fonder une Œuvre pour soutenir l’activité missionnaire de l’Église ; quelques années plus tard, elle a créé le “Rosaire vivant”, une organisation dédiée à la prière et au partage des offrandes », a-t-il écrit. « Chers frères et sœurs qui composez l’Assemblée générale des OPM, je vous souhaite de marcher dans le sillon tracé par cette grande femme missionnaire, en vous laissant inspirer par sa foi concrète, son courage audacieux et sa créativité généreuse ».

En partenariat avec

Pauline Jaricot : Ses dernières volontés