1er mai : St Joseph travailleur

A cette occasion, nous vous proposons de retrouver l’homélie du pape François pour la fête de St Joseph travailleur du 1er mai 2013 (traduction de la catéchèse en italien du pape François).

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui, en ce premier mai, nous célébrons saint Joseph travailleur et nous entrons dans le mois traditionnellement consacré à la Vierge Marie. Pendant cette rencontre, je voudrais donc m’arrêter sur ces deux figures si importantes dans la vie de Jésus, dans celle de l’Église et dans la nôtre avec deux brèves réflexions : la première sur le travail, la seconde sur la contemplation de Jésus.

Dignité et importance du travail

Dignité et importance du travail

Dans son Évangile, à un des moments où Jésus retourne dans son pays, à Nazareth, et où il parle dans la synagogue, saint Matthieu souligne l’étonnement de ses compatriotes devant sa sagesse, et la question qu’ils se posent : « Celui-là n’est-il pas le fils du charpentier ? » (13, 55). Jésus entre dans notre histoire, il vient au milieu de nous, il naît de la Vierge Marie par l’opération de Dieu, mais avec la présence de saint Joseph, son père légal qui veille sur lui et lui enseigne même son travail. Jésus naît et vit dans une famille, dans la Sainte Famille, apprenant de saint Joseph le métier de charpentier, dans l’atelier de Nazareth, partageant avec lui l’effort, la fatigue, la satisfaction et même les difficultés quotidiennes.

Ceci nous rappelle la dignité et l’importance du travail. Le livre de la Genèse raconte que Dieu a créé l’homme et la femme en leur confiant la tâche de remplir la terre et de la soumettre, ce qui ne signifie pas l’exploiter, mais la cultiver et la préserver, en prendre soin par leur propre labeur (cf. Gn 1, 28 ; 2, 15). Le travail fait partie du plan d’amour de Dieu ; nous sommes appelés à cultiver et à préserver tous les biens de la création et c’est ainsi que nous participons à l’œuvre de la création ! Le travail est un élément fondamental pour la dignité d’une personne.

Pour le dire de manière imagée, le travail nous « oint » de dignité, nous remplit de dignité ; il nous rend semblables à Dieu qui a travaillé, et qui travaille, qui est toujours à l’œuvre (cf. Gn 5, 17) ; il donne la capacité de pourvoir à ses propres besoins, à ceux de sa famille, de contribuer à la croissance de sa nation. Et je pense ici aux difficultés que rencontre, dans  un certain nombre de pays, le monde du travail et de l’entreprise ; je pense à tous ceux, et ce ne sont pas seulement les jeunes, qui sont au chômage, très souvent à cause d’une conception économiste de la société qui recherche un profit égoïste, sans tenir compte des paramètres de la justice sociale.

Je désire adresser à tous une invitation à la solidarité, et aux responsables de la « res publica » un encouragement à ne rien épargner pour donner un nouvel élan à l’emploi ; cela signifie se préoccuper de la dignité de la personne ; mais surtout, je voudrais vous dire de ne pas perdre espoir ; saint Joseph aussi a connu des moments difficiles, mais il n’a pas perdu confiance et il a su les surmonter, certain que Dieu ne nous abandonne pas

Et je voudrais aussi m’adresser en particulier à vous, les jeunes, les garçons et les filles : engagez-vous dans votre devoir quotidien, à vos études, dans votre travail, dans vos relations amicales, dans le souci des autres ; votre avenir dépend aussi de la manière dont vous savez vivre ces années précieuses de votre vie. N’ayez pas peur de l’engagement, du sacrifice et regardez sans peur vers l’avenir ; entretenez l’espérance ; il y a toujours une lumière à l’horizon.
J’ajoute un mot sur une autre situation particulière de travail qui me préoccupe : je veux parler de ce que nous pourrions appeler le « travail d’esclave », le travail qui rend esclave. Tant de personnes, dans le monde, sont victimes de cette forme d’esclavage, où c’est la personne qui sert le travail, alors que ce devrait être le travail qui offre un service aux personnes, leur permettant de garder leur dignité. Je demande à tous les frères et sœurs dans la foi, et à tous les hommes et femmes de bonne volonté de faire un choix décisif contre la traite des personnes, qui englobe aussi le « travail d’esclave ».

La contemplation de Jésus

J’aborde maintenant ma seconde réflexion : dans le silence de son activité quotidienne, saint Joseph avait, avec Marie, le même et unique centre d’attention : Jésus. Pleins de zèle et de tendresse, ils accompagnent et protègent la croissance du Fils de Dieu fait homme pour nous, réfléchissant sur tout ce qui se passait. Dans les Évangiles, saint Luc souligne deux fois l’attitude de Marie, qui est aussi celle de Joseph : « Elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (2, 19 ; 51). Pour écouter le Seigneur, il faut apprendre à le contempler, à percevoir sa présence constante dans notre vie ; il faut s’arrêter pour dialoguer avec lui, lui donner de la place par la prière.

Chacun de nous, et vous aussi les jeunes, les garçons et les filles, si nombreux ce matin, nous devrions nous demander : quelle place est-ce que je donne au Seigneur ? Est-ce que je m’arrête pour dialoguer avec lui ? Depuis notre enfance, nos parents nous ont habitués à commencer et à finir la journée par une prière, pour nous apprendre à sentir que l’amitié et l’amour de Dieu nous accompagnent. Souvenons-nous plus souvent du Seigneur au cours de nos journées ! Et en ce mois de mai, je voudrais rappeler l’importance et la beauté de la prière du chapelet. Lorsque nous récitons le « Je vous salue, Marie », nous sommes amenés à contempler les mystères de Jésus, c’est-à-dire à réfléchir sur les moments importants de sa vie, pour que, comme pour Marie et pour saint Joseph, il soit au centre de nos pensées, de nos attentions et de nos actions.

Ce serait beau si, en particulier en ce mois de mai, on récitait ensemble en famille, entre amis, dans la paroisse, le chapelet ou une autre prière à Jésus et à la Vierge Marie ! La prière dite ensemble est un moment précieux qui affermit encore davantage la vie de famille, l’amitié. Apprenons à prier plus souvent en famille et comme une famille !

Aumônerie Dominique Savio

Chers frères et sœurs, demandons à saint Joseph et à la Vierge Marie de nous enseigner à être fidèles à nos engagements quotidiens, à vivre notre foi dans nos activités de chaque jour et donner plus de place au Seigneur dans notre vie, à nous arrêter pour contempler son visage. Merci.

Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

Pèlerinage interdiocésain à St Laurent-sur-Sèvre 

Le 1er mai 2022, les 5 diocèses des Pays-de-la-Loire reprennent la route vers St Laurent-sur-Sèvre pour les vocations. Une journée festive, avec marche, temps de partage, prière et enseignements, à laquelle tous les fidèles Vendéens sont conviés ! Vivre ensemble cette journée pour tous, petits et grands, en famille, en paroisse, avec les évêques, sur les pas d’un grand apôtre des vocations : Saint Louis-Marie-Grignion-de-Montfort, évangélisateur de l’Ouest.

Après le très beau succès lors de la première édition du pèlerinage pour les vocations organisée le 1er mai 2019 par les 5 diocèses des Pays-de-la-Loire, les diocèses de la région repartent pour St Laurent-sur-Sèvre en 2022 !

La deuxième édition aurait dû avoir lieu en 2021 mais pour des raisons d’organisation avec les conditions sanitaires, il était impossible de pouvoir accueillir les pèlerins à la basilique.

Rendez-vous le dimanche 1er mai 2022 pour une grande journée sur les pas d’un grand apôtre des vocations : St Louis-Marie Grignion de Montfort, évangélisateur de l’Ouest. Vivons ensemble cette journée pour tous, petits et grands, en famille, en paroisse, avec nos évêques.

Prêtrise, vie religieuse, mariage chrétien, vie consacrée : il est urgent d’en parler, de prier pour les vocations et de promouvoir une culture vocationnelle dans l’Eglise

Le matin chaque groupe diocésain marchera vers Saint-Laurent-sur-Sèvre. Les pèlerins de tous les diocèses se réuniront à la mi-journée pour une après-midi de rencontres, d’enseignement et une célébration commune en fin d’après-midi.

Le pape François démonte le cliché de la « belle-mère »

Improvisant un passage de sa catéchèse sur la figure de la belle-mère lors de l’audience générale du 27 avril, le pape François a invité gendres et belles-filles à soigner les relations avec leur belle-mère, à l’opposé des clichés répandus.

I.Media – publié le 27/04/22 – mis à jour le 27/04/22

« La tendance au pessimisme des personnes âgées doit être contrebalancée par l’enthousiasme affectueux des jeunes », a déclaré le pape François à l’audience générale du 27 avril 2022, qu’il a présidée sur la place Saint-Pierre, malgré ses douleurs au genou qui l’ont contraint à annuler des rendez-vous ces derniers jours. Improvisant un passage de sa catéchèse sur la figure de la belle-mère, il a invité gendres et belles-filles à soigner les relations avec leur belle-mère, à l’opposé des clichés répandus.

Le Pape a pris appui sur le livre de Ruth, un « joyau de la Bible », qui célèbre « la puissance et la poésie » des liens familiaux, à l’encontre des préjugés « entre belle-mère et belle-fille ». Aujourd’hui, a-t-il souligné en s’adressant aux milliers de pèlerins, « la belle-mère est un personnage mythique ». « Je ne dis pas que nous la pensons comme le diable, a ajouté le pontife, mais nous en avons une mauvaise image. Il y a le sentiment diffus que plus la belle-mère est loin, mieux c’est. »

À l’encontre de ces lieux communs, le chef de l’Église catholique a invité les couples à rendre leurs belles-mères « heureuses » : la belle-mère est « la mère de ton mari, la mère de ta femme […]. Parfois elles sont un peu spéciales, mais elles ont donné la maternité à ton conjoint, elles t’ont tout donné », a-t-il insisté.

François a aussi demandé aux belles-mères de corriger leurs défauts, pointant du doigt le principal selon lui : la médisance. « Attention à votre langue, leur a-t-il lancé, la langue est un des pires péchés des belles-mères. »

Je ne peux pas rester debout longtemps.

Les liens familiaux entre générations peuvent « apporter une force d’amour inimaginable » et surmonter « des fractures insurmontables », a affirmé le Pape dans sa méditation inscrite dans son cycle de catéchèses sur la vieillesse. En conclusion, l’évêque de Rome a encouragé les jeunes à s’ouvrir « à la gratitude pour ce qu’ils ont reçu », et les personnes âgées à « relancer leur avenir ».

Au terme de la rencontre, le pape François s’est excusé de devoir rester assis pour les salutations : « Ce genou n’en finit pas de guérir et je ne peux pas rester debout longtemps », a-t-il expliqué. La veille, le pontife de 85 ans avait dû annuler ses audiences de la journée pour rester au repos. Il est cependant arrivé ce matin en papamobile, pour un bain de foule sur la place, comme mercredi dernier.

Mgr Laurent Ulrich nommé archevêque de Paris

Prêtre de l’archidiocèse de Dijon, et archevêque de Lille depuis 2008, Mgr Laurent Ulrich a été nommé ce mardi 26 avril archevêque de Paris par le Pape François. Il succède à Mgr Aupetit, qui avait remis sa démission du gouvernement pastoral de l’archidiocèse de Paris au Souverain Pontife, lequel l’avait acceptée le 2 décembre dernier.

Adelaide Patrignani – Cité du Vatican

C’est un homme d’Église expérimenté qui arrive à la tête de l’archidiocèse de Paris, bien qu’il n’ait encore jamais été au service de l’Église de la capitale.

Débuts en Bourgogne

Mgr Laurent Ulrich a vu le jour le 7 septembre 1951 à Dijon, capitale bourguignonne. Son père était inspecteur d’assurances. Titulaire de deux maîtrises – une première en philosophie et une deuxième en théologie, obtenue à l’université catholique de Lyon, sur le thème «annonce de la foi dans le monde moderne» – Laurent Ulrich est ordonné prêtre le 2 décembre 1979 pour l’archidiocèse de Dijon.

Après son ordination, il devient prêtre stagiaire en paroisse à la Croix-Rousse à Lyon, puis revient dans son diocèse où il exerce divers ministères à Beaune, en paroisse et en aumônerie de collèges et lycée. En 1983, il devient délégué diocésain au diaconat permanent, et en 1984, il est nommé doyen-adjoint de Beaune-ville.

En 1985, il est nommé vicaire épiscopal de l’archidiocèse de Dijon, avant d’en devenir vicaire général, tout en étant délégué à l’apostolat des laïcs, de 1990 à 2000.

Déjà 22 ans d’épiscopat

Le 6 juin 2000, Jean-Paul II le nomme archevêque de Chambéry, évêque de Maurienne et Tarentaise. Son ordination épiscopale a lieu le 10 septembre 2000. Parmi ses consécrateurs, le cardinal Louis-Marie Billé, archevêque de Lyon.

En novembre 2007, il est élu vice-président de la Conférence des évêques de France. Il avait auparavant exercé la fonction de président de la Commission financière et du Conseil pour les affaires économiques, sociales et juridiques au sein de la CEF, et de membre du comité pour l’information et la communication. Il préside par ailleurs le conseil d’orientation de RCF (Radios Chrétiennes francophones), entre 2004 et 2008.

Le 1er février 2008, Benoît XVI le nomme archevêque-évêque de Lille. Il prend la succession de Mgr Gérard Defois en étant officiellement installé le 30 mars 2008 en la cathédrale Notre-Dame de la Treille, et devient le premier archevêque métropolitain de Lille. Au sein de l’archidiocèse lillois, il est président de l’enseignement catholique et chancelier de l’Université catholique de Lille.

De 2013 à 2019, Mgr Ulrich est président du Comité Études & Projets à la CEF. En juillet 2019, il devient président du Conseil pour l’Enseignement catholique. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le 12 mai 2017. Sa devise épiscopale est “La joie de croire”.

Un désir: «manifester l’amitié du Christ»

Au micro de nos confrères de RCF Hauts-de-France, Mgr Ulrich a réagi à l’annonce de sa nomination: «Ça a été la surprise complète, confie-t-il. J’ai manifesté tout de suite devant le nonce une grande surprise, un étonnement, une façon de dire un peu «non». J’ai intérieurement bataillé spirituellement parce que je me disais que ce n’est pas fait pour moi et que je ne suis pas l’homme de la situation. J’ai déjà quelques années à l’actif, et donc imaginez-vous que c’est le quatrième diocèse que je sers. C’est une gymnastique. Mon ministère d’évêque à Paris va être un ministère qui veut manifester l’amitié du Christ, assure Mgr Ulrich. Alors je ne sais pas si je parviendrai à le montrer avec mes qualités et mes défauts. Je ne sais pas si je saurai vraiment illustrer cela, mais c’est ma volonté profonde de considérer les Parisiens comme mes amis. Je n’ai jamais visé de poste, je n’ai jamais eu d’autres ambitions que de faire ce que l’Église m’a demandé», explique le nouvel archevêque de Paris, dont l’installation aura lieu le lundi 23 mai prochain, à 18h30, en l’église Saint-Sulpice (Paris 6e).

Les diocésains de Lille pourront quant à eux le remercier et rendre grâce lors de la messe du rassemblement «Tous en chœur avec Jésus» – initiative pour les familles -, le 12 juin 2022 à 15h30 au Parc des sports de Roubaix.

Dix-huit siècles d’Histoire

30e archevêque et 142e évêque de Paris, Mgr Ulrich succède à Mgr Michel Aupetit. Nommé archevêque de Paris en 2017, ce dernier a remis sa démission du gouvernement pastoral de l’archidiocèse au Pape François qui l’a acceptée le 2 décembre dernier.

Le diocèse était administré, depuis le 2 décembre 2021, par Mgr Georges Pontier, archevêque émérite de Marseille, en tant qu’administrateur apostolique. Il a été assisté par les évêques auxiliaires Mgr Thibault Verny et Mgr Philippe Marsset.

L’archevêque de Paris est l’un des 23 archevêques de France.

La tradition rapporte que le diocèse de Paris fut créé au 3e siècle, vers l’an 250, par saint Denis, qui en est devenu le saint patron, avec sainte Geneviève. Le diocèse de Paris, auparavant suffragant de l’archevêché de Sens, est élevé au rang d’archidiocèse le 20 octobre 1622. Le titre de duc de Saint-Cloud, attaché à celui de pair de France, a été créé en 1674 pour les archevêques. Le siège archiépiscopal est temporairement aboli pendant la Révolution française entre 1793 et 1798. Le siège actuel de l’archevêché est à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

En 2019, l’archidiocèse de Paris comptait une centaine de paroisses, 492 prêtres incardinés, 126 diacres permanents, 67 séminaristes en formation pour le diocèse, 473 prêtres membres d’instituts religieux, 179 religieux non prêtres et 1 351 religieuses.

Regina coeli: comme Thomas, oser l’aventure de la foi

Dans le commentaire de l’Evangile de ce 24 avril, lors de la prière du Regina Coeli, le Pape François est revenu sur l’exemple de Thomas. Il a en particulier encouragé tous les chrétiens à ne pas avoir peur des crises qu’ils traversent parfois dans leur vie de foi.

Claire Riobé – Cité du Vatican

Au dernier jour de l’Octave de Pâques, ce 24 avril, l’Évangile revient sur la première et la deuxième apparition du Seigneur ressuscité aux disciples. Le Pape François a, à cette occasion, médité sur la figure de Thomas, apôtre à l’écart de sa communauté, et traversé par des doutes. 

Thomas «nous représente tous», a expliqué François. En effet, tout comme le disciple incrédule, nous aussi avons parfois du mal à croire que «Jésus est réellement ressuscité, qu’il nous accompagne et qu’il est le Seigneur de nos vies sans l’avoir vu ou touché».Nous aimerions parfois que le Christ nous donne un signe plus évident de sa présence et de son amour, a exprimé le Saint-Père

La foi, une aventure «faite d’ombre et de lumière »

Mais nous ne devrions pas avoir honte des doutes qui émergent parfois au cœur de notre vie de foi, a continué le Pape François, devant la foule réunie place Saint-Pierre. En nous racontant l’histoire de Thomas, l’Évangile nous montre que le Seigneur ne cherche pas des chrétiens parfaits, qui ne doutent jamais et affichent toujours une foi sûre. «Non, l’aventure de la foi, comme pour Thomas, est faite d’ombre et de lumière. Si non, quel genre de foi serait-ce ? Elle connaît des moments de consolation, d’élan et d’enthousiasme, mais aussi de lassitude, de désorientation, de doute et d’obscurité», a exprimé le Souverain pontife.

Face à l’absence et au cheminement de Thomas, qui est souvent également le nôtre, quelle est l’attitude de Jésus ? Il «n’abandonne pas, il ne se lasse pas de nous, il n’a pas peur de nos crises et de nos faiblesses. Il revient toujours (…) et non pas avec des signes puissants qui nous feraient nous sentir petits et inadaptés, mais avec ses plaies, signes de son amour qui a épousé nos fragilités.»

Oser retourner vers le Seigneur

C’est en particulier lorsque nous éprouvons de la fatigue ou des moments de crise que Jésus souhaite revenir pour être avec nous, a affirmé depuis la Loggia François. Le Seigneur attend seulement que nous le cherchions, que nous l’invoquions, voire, comme Thomas, que nous protestions en lui présentant nos besoins et notre incrédulité.

«Une foi imparfaite mais humble, qui revient toujours à Jésus, est meilleure qu’une foi forte mais présomptueuse, qui nous rend fiers et arrogants.»”

«Pensons donc à la dernière fois où, lors d’un moment difficile (…) nous nous sommes refermés sur nous-mêmes (…) laissant Jésus à l’extérieur de la maison. Et promettons-nous la prochaine fois, dans notre fatigue, de rechercher Jésus, de retourner vers lui, vers son pardon (…). Ainsi, nous deviendrons également capables de compassion, d’approcher sans rigidité ni préjugés les plaies des autres», a invité le Saint-Père, avant de saluer les groupes de fidèles présents, et de lancer un appel à la paix en Ukraine et au Cameroun.

La Mission et la Miséricorde (P.Verkys)

Chaque année le deuxième de Pâques est celui de la Divine Miséricorde. Ainsi en a décidé le saint pape Jean Paul II depuis l’an 2000. La première célébration eut lieu le 22 avril 2001.

La mission en elle même est une grande œuvre de miséricorde: «De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie.» La mission du Christ est de montrer l’amour de Dieu au monde. Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a envoyé son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. Dire aux hommes combien bien Dieu les aime , telle est la mission de l’Église et de tout baptisé. Annoncer l’évangile devrait commencer par là : révéler l’amour de Dieu aux autres par notre rayonnement de cet amour et l’annonce explicite que tout homme un bien-aimé du Père. C’est en découvrant Dieu et son grand amour que l’homme peut se rendre compte de ses péchés et chercher à s’en débarrasser et vivre purement dans la grâce. Se convertir non par peur de l’enfer mais par la découverte du grand amour de Dieu qui veut nous conduire par ses préceptes au grand et véritable bonheur. C’est une grosse erreur que de commencer l’annonce de l’évangile par des mises en garde.

Je voudrais nous exhorter, en félicitant les grands-parents et les parents qui le font déjà, à nous engager tous à tous les niveaux dans l’œuvre de l’évangélisation tant dans nos familles que dans les écoles, les groupes de marcheurs et diverses associations. La tâche n’est pas facile, je le sais, nous avons l’Esprit avec nous chaque fois que nous nous y essayons. Quand nous sommes imprégnés de l’amour de Dieu, nous ne pouvons que chercher à en témoigner. L’amour de Dieu c’est sa miséricorde qui s’étend d’âge en âge.

Cette miséricorde est plus grande que nos péchés et les couvre tous sans exception. C’est pourquoi nous n’avons rien à craindre. Il nous faut aller boire à la source de la Miséricorde de Dieu qui en nous lavant nous rend ardents à faire le bien. Bien de gens ont peur d’aller se confesser ou hésitent ou ne veulent pas. C’est une perte énorme car la miséricorde de Dieu est gratuite. Dieu ne nous demande pas des comptes et ne nous punit pas. Il ne nous arrache rien mais il veut tout nous donner. La seule chose que la miséricorde divine exige de nous c’est que nous soyons aussi miséricordieux . Être miséricordieux par l’accueil, la promptitude à pardonner et à donner et aussi par le fait d’éviter de juger et de rejeter.

Bonne semaine

Chrétiens, «nous ne devons pas avoir honte de pleurer»

Les larmes «sont un signe de la compassion de Dieu», a déclaré le Pape François, ce samedi 23 avril, à l’occasion d’une rencontre avec un groupe de la communauté italienne de Notre-Dame des Larmes. Le sanctuaire marial, situé dans la région de Bergame (nord de Italie), fête cette année ses 500 ans.

Aleteia Claire Riobé – Cité du Vatican

Le sanctuaire de Notre-Dame des larmes («Madonna delle Lacrime») est situé dans la ville de Treviglio, en Italie. La rencontre avec des membres de la communauté mariale, ce 23 avril au matin, a été l’occasion pour le Saint-Père de méditer le rôle et l’importance des larmes pour les chrétiens. 

«Les larmes de Marie sont le reflet des larmes de Jésus», que nous connaissons à travers deux épisodes des Évangiles, a noté François au cours de la rencontre. Si sur la tombe de son ami Lazare puis devant Jérusalem, le Christ a versé des larmes de tristesse, «nous pouvons imaginer qu’il a également pleuré de joie», considère François, à la vue des petits ou des gens humbles qui accueillaient l’Évangile avec enthousiasme.

Les larmes de Marie, elles, ont été transformées par la grâce du Christ, tout comme le reste de sa vie. Lorsque la Vierge pleure, «ses larmes sont un signe de la compassion de Dieu, de la douleur du Christ pour nos péchés et pour le mal qui afflige l’humanité», a dit le Saint-Père

Les larmes sont un don

Pour les chrétiens, les larmes du Christ et de Marie apprennent à ne pas avoir honte de ses propres larmes. «Non, nous ne devons pas avoir honte de pleurer ; au contraire, les saints nous enseignent que les larmes sont un don, parfois une grâce, un repentir, une libération du cœur», indique François.Pleurer permet de s’ouvrir, de «briser la coquille d’un ego fermé sur lui-même». S’ouvrir ainsi à Dieuet accepter de partager nos larmes avec ceux qui nous entourent, nous aide à «nous laisser toucher par les blessures de ceux que nous rencontrons sur le chemin».

Les larmes apparaissent comme un don dans la mesure où elles nous apprennent à partager, à «savoir accueillir, savoir se réjouir avec ceux qui se réjouissent et pleurer avec ceux qui pleurent», considère le Souverain pontife.

A l’exemple de Marie, nous sommes tous invités à suivre Jésus et à «laisser son Esprit modeler nos sentiments, nos désirs, nos plans et nos actions selon le cœur de Dieu», a conclu le Successeur de Pierre devant les membres du sanctuaire de Notre-Dame des Larmes.

Fête de Miséricorde Divine (24/04/2022)

La fête de la Miséricorde est célébrée le premier dimanche après Pâques ou le deuxième dimanche de Pâques, appelé actuellement Dimanche de la Divine Miséricorde.

  • Croire, le 15/04/2014 à 18:34  Modifié le 09/04/2021 à 10:41

Cette fête a été instituée en 1985, tout d’abord pour l’Archidiocèse de Cracovie par son pasteur, Mgr le Cardinal Franciszek Macharski, puis célébrée dans quelques autres diocèses de Pologne. Dix ans plus tard, en 1995, le Saint Père Jean Paul II l’a étendue sur tous les diocèses de Pologne, à la demande expresse de l’Épiscopat de Pologne. Le 30 avril 2000, le deuxième dimanche de Pâques et le jour de la canonisation de sainte Faustine à Rome, le Souverain Pontife Jean Paul II l’a instituée pour l’Église universelle.

Qui est l’auteur de cette fête ?

– Le Seigneur Jésus ! Il dit à Sœur Faustine : Je désire que le premier dimanche après Pâques soit la fête de la Miséricorde (P. J. 299). Je désire que la fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces (P. J. 699). Jésus parlait de cette fête à Sœur Faustine dans plusieurs révélations. Il en a indiqué la date dans le calendrier liturgique de l’Église. Il en a expliqué la motivation et le rôle à remplir. Il a instruit l’Église sur la façon de la préparer et célébrer, et surtout Il a donné de grandes promesses dont la plus insolite est celle « d’une totale rémission de ses fautes et de leurs châtiments » à « qui s’approchera, ce jour-là de la Source de Vie » (cf. P. J. 300). Il faut donc recevoir pendant la fête de la Divine Miséricorde la sainte Communion après une bonne confession, c’est-à-dire sans avoir d’attache au moindre péché, et en toute confiance en la Miséricorde Divine et la miséricorde envers autrui. Jésus dit : toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition (cf. P. J. 699). La grâce de la fête – explique l’abbé prof. Ignace Różycki – dépasse la grâce de l’indulgence plénière. Citons ses paroles : La grâce de l’indulgence plénière consiste en la rémission des seuls châtiments temporaires dûs pour avoir commis des péchés, mais elle ne remet jamais les fautes elles-mêmes. La grâce absolument extraordinaire (de cette fête) dépasse aussi toutes les grâces des 6 saints sacrements (sept, hormis le baptême), parce que la rémission de toutes les fautes et peines est uniquement la grâce sacramentelle du saint baptême. Or, le Christ a promis ici la rémission des fautes et peines en fonction de la sainte Communion reçue le jour de la fête de la Miséricorde, c’est-à-dire qu’il Il l’a élevée au rang d’un « second baptême. » Comment se préparer à la fête de la Divine Miséricorde ? – Par une neuvaine qui consiste à réciter le Chapelet à la Miséricorde Divine pendant 9 jours consécutifs, à partir du Vendredi Saint. Jésus insista : Dis, ma fille, que la fête de la Miséricorde a jailli de mes entrailles pour la consolation du monde entier (P. J. 1517).

Et encore…

La fête de la Miséricorde est une pratique prépondérante de toute la Dévotion à la Miséricorde Divine, vu les promesses particulières qu’elle contient et la place qu’elle occupe dans la liturgie de l’Eglise. Jésus en parlait à Soeur Faustine pour la première fois au couvent de Płock, au mois de février 1931, lors de sa première apparition concernant la peinture du tableau. Il lui dit alors : Je désire qu’il y ait une fête de la Miséricorde. Je veux que cette image que tu peindras avec un pinceau, soit solennellement bénie le premier dimanche après Pâques ; ce dimanche doit être la fête de la Miséricorde (P. J. 49). Le Seigneur réitérait la demande les années suivantes, dans d’autres révélations à Soeur Faustine, en précisant non seulement la date, mais aussi la raison et la façon de célébrer la fête.

Que le Seigneur ait choisi le premier dimanche après Pâques comme date de la célébration de la fête de la Miséricorde, n’est pas un hasard, on y trouve un profond fondement théologique : en ce jour se termine l’Octave de Pâques qui clôt la célébration du Mystère Pascal de Jésus-Christ. Or, cette période montre plus que tous les autres Temps de l’Année liturgique le mystère de la Divine Miséricorde, révélé pleinement dans la Passion, mort et Résurrection du Christ. L’institution de la fête de la Divine Miséricorde à proximité de la liturgie de la Passion, la mort et la Résurrection du Seigneur fait mieux voir d’où jaillit la source de tous ces mystères, à savoir la Miséricorde Divine. L’Oeuvre de notre Rédemption est impensable sans la Miséricorde de Dieu. Soeur Faustine a bien perçu ce lien qui existe entre le salut et la Miséricorde : Je comprends maintenant que l’œuvre de la rédemption est unie à cette oeuvre de la miséricorde que le Seigneur exige (P. J. 89).

Quelles étaient les raisons en faveur de l’institution de la fête de la Divine Miséricorde dans le calendrier liturgique de l’Eglise universelle ? Ecoutons Jésus nous le dire : Les âmes périssent malgré mon amère passion. Je leur offre une dernière planche de salut, c’est la fête de ma Miséricorde. Si elles n’adorent pas ma miséricorde, elles périront pour l’éternité (P. J. 965). L’ultime planche de salut pour le monde est le recours à la Miséricorde de Dieu. Cependant, pour le faire, il faut la détecter, tout d’abord, cette planche, donc connaître Dieu dans son mystère de Miséricorde et s’adresser à Lui avec confiance. L’institution d’une fête à part, celle de la Divine Miséricorde favorise la connaissance de Dieu riche en miséricorde : tout notre être se tourne en ce jour-là comme spontanément vers Lui, vers sa Miséricorde, cet attribut majeur de Dieu pour l’honorer, lui faire confiance et l’obtenir à son tour.

Cette fête doit être précédée d’une neuvaine, à commencer le Vendredi Saint, et qui consiste à réciter 9 jours de suite le Chapelet à la Divine Miséricorde. Jésus promit à Soeur Faustine d’accorder de grandes grâces au cours de cette neuvaine : Pendant cette neuvaine j’accorderai aux âmes toutes sortes de grâces (P. J. 796). On diffuse aussi largement une neuvaine à la Divine Miséricorde qui est insérée dans le « Petit Journal » de Soeur Faustine ; elle consiste à amener chaque jour à Dieu un groupe d’âmes différent (cf. P. J. 1209 et ss.) ; on peut la faire par piété également. Cependant, c’est la neuvaine de Chapelets à la Miséricorde Divine qui compte comme préparation de la fête de la Miséricorde, conformément au souhait de Jésus.

Le jour même de la fête, en ce premier dimanche après Pâques, le tableau de la Miséricorde doit être solennellement béni par des prêtres et exposé à la vénération publique des fidèles. Des prêtres doivent prêcher en ce jour l’infinie Miséricorde de Dieu, en suscitant ainsi une grande confiance dans les âmes. Quant aux fidèles, ils devraient participer aux cérémonies le coeur pur (en état de grâce sanctifiante), pleins de confiance en Dieu et de miséricorde envers le prochain. Jésus dit : Oui, le premier dimanche après Pâques est la fête de la Miséricorde, mais il doit y avoir aussi l’action; et j’exige qu’on honore ma miséricorde en célébrant solennellement cette fête et en honorant cette image qui a été peinte (P. J. 742).

La fête de la Miséricorde est non seulement un jour de gloire de Dieu de Miséricordes, mais aussi le jour d’immenses grâces. Puisque le Seigneur Jésus lui-même l’avait promis ! La plus grande promesse consiste en la rémission complète des fautes et peines. Jésus dit : Toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition (P. J. 699). « Cette grâce – explique l’abbé prof. Ignace Różycki – est plus grande que l’indulgence plénière qui consiste en la rémission des seuls châtiments temporaires dûs pour avoir commis des péchés, mais elle ne remet jamais les fautes elles-mêmes. La grâce absolument extraordinaire (de la fête) dépasse aussi toutes les grâces des 6 saints sacrements (sept, hormis le baptême), parce que la rémission de toutes les fautes et peines est uniquement la grâce sacramentelle du saint baptême. Or, le Christ a promis ici la rémission des fautes et peines en fonction de la sainte Communion reçue le jour de la fête de la Miséricorde, c’est-à-dire qu’Il l’a élevée au rang d’un « second baptême ». Il est évident que la sainte Communion doit être reçue en la fête de la Miséricorde non seulement dignement, mais aussi en esprit de la Dévotion à la Miséricorde pour pouvoir effacer pleinement les fautes et les peines de qui communie. » Pour mettre les choses au point, précisons encore une chose : il n’est pas obligatoire de se confesser le jour de la fête de la Miséricorde ; on peut se confesser avant la fête. Ce qui est important, c’est qu’on communie ce jour-là (et à chaque fois qu’on s’approche de la Table eucharistique !) en état de grâce sanctifiante, en abhorrant le moindre péché. Il faut en plus avoir cet esprit de confiance et d’abandon à Dieu, et de miséricorde à l’égard des autres. Notre âme préparée de la sorte, nous pouvons espérer se réaliser dans notre vie les grandes promesses du Christ données pour la fête de la Divine Miséricorde.

Le Seigneur a dit qu’en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces;qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate (P. J. 699). Aussi tout le monde, même ceux qui ne pratiquaient pas jusqu’alors la Dévotion à la Miséricorde Divine, peuvent-ils se tourner avec foi en Dieu, en ce jour, et puiser à toutes les promesses du Christ données pour la fête. Ses promesses concernent et les grâces du salut et des bienfaits temporels : il n’est pas de limites, on peut tout demander à Dieu et tout obtenir de sa Miséricorde, pourvu qu’on prie avec confiance et qu’on soumette sa volonté à la volonté divine. Lui, ne désire pas uniquement notre bien temporel, mais notre salut éternel obtenu par Son Fils au prix de la mort sur la Croix. Si nous Lui demandons les grâces du salut, nous pouvons être sûrs d’agir selon Sa volonté. Répétons-le avec force, à titre de conclusion : le jour de la fête de la Miséricorde Divine toutes les grâces et bienfaits sont accessibles à tous les hommes, pourvu qu’ils mettent leur confiance en Dieu.

Combien de fois Jésus est-il apparu après la Résurrection ?

Jésus est apparu plusieurs fois après la Résurrection. Ce chiffre pourrait vous surprendre !

Philip Kosloski – publié le 13/04/18 – mis à jour le 20/04/22

Après la Résurrection, Jésus est resté sur terre pendant quarante jours au cours desquels il est apparu plusieurs fois à ses disciples. Combien, nous ne le savons pas précisément, car comme il est dit dans l’Évangile de Jean : « Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. » (Jn 20, 30)

Cependant, les Évangiles nous rapportent tout de même un certain nombre de ces apparitions. Ainsi, dans la Bible, il est mentionné que Jésus est apparu dix fois dans son corps glorieux avant son Ascension.

Apparition à Marie-Madeleine

Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » (Jn 20, 16-17)

Apparition aux femmes revenant du tombeau

Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » (Mt 28, 8-10)

Apparition sur le chemin d’Emmaüs

Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. (Lc 24, 13-15)

Apparition à St Pierre

« Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » (Lc 24, 34)

Apparition aux disciples en l’absence de Thomas

Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » (Lc 24, 36)

Apparition aux disciples en présence de Thomas

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (Jn 20, 26-29)

Apparition à sept disciples

Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. (Jn 21, 1-2)

Apparition à cinq cents disciples

[…] Ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort […] (1 Co 15, 6)

Apparition à St Jacques et aux apôtres

[…] Ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. (1 Co 15, 7)

Apparition juste avant l’Ascension

Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ; et, levant les mains, il les bénit. Or, tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et il était emporté au ciel. Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie. Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu. (Lc 24, 50-53)

Canonisation de Charles de Foucauld : des membres de sa famille seront présents

Quelque 350 membres de la famille de Charles de Foucauld seront présents à sa canonisation à Rome le 15 mai.

I.Media – publié le 19/04/22 – mis à jour le 19/04/22

Avec des esclaves rachetés

Le futur saint Charles de Foucauld (1858-1916) a laissé derrière lui une grande famille spirituelle. Mais le prêtre ermite français avait aussi une famille de sang, dont 350 membres seront présents à sa canonisation le 15 mai 2022 à Rome. IMedia s’est entretenu avec deux descendants qui se confient sur leur lien avec leur aïeul hors du commun.  

« J’aimais très tendrement ce que le bon Dieu m’avait laissé de famille… Une famille qui faisait tout mon bonheur… Une famille adorée », écrivait Charles de Foucauld qui, orphelin, avait d’autant plus conscience des liens familiaux. Les générations se sont succédé jusqu’à Anne de Blic, qui est aujourd’hui l’arrière-petite-fille de Marie – l’unique sœur de Charles de Foucauld – et la petite-fille de Charles de Blic, neveu et filleul de celui que tout le monde appelait « oncle Charles ».  

Avec le temps, comme maillon d’une chaîne familiale, j’ai développé un attachement profond à nos racines qui sont exceptionnelles à travers cet homme.

C’est Anne qui a hérité des lettres que le saint a échangées avec sa parentèle. « Il y a environ 300 lettres, il écrivait énormément », explique celle qui en a hérité avec un brin d’appréhension, pour ensuite découvrir un patrimoine « très précieux ». « Avec le temps, comme maillon d’une chaîne familiale, j’ai développé un attachement profond à nos racines qui sont exceptionnelles à travers cet homme », confie-t-elle. Étudiées par le Petit Frère de l’Évangile Xavier Gufflet, toutes ces missives écrites entre 1893 et 1916 ont fait l’objet d’une publication.  

Anne de Blic est également dépositaire d’un certain nombre d’objets qui lui appartenaient et qui ont pu marquer sa vie, notamment un crucifix, sa timbale de collégien, et son sextant avec lequel il est parti à la découverte du Maroc. Après être entré déguisé en juif dans le pays alors interdit aux Français, Charles de Foucauld en a dessiné la topographie. Son livre Reconnaissance au Maroc, qu’il publia à son retour, connut un grand succès.  

La prière d’abandon du père de Foucauld

« J’ai l’impression d’être née en parlant de Charles de Foucauld », plaisante Anne de Blic, qui ressent la « présence très forte » de son aïeul imprégnant la famille. « On peut ressentir un mélange d’admiration », confie-t-elle, « avec la conscience d’avoir une chance incroyable de descendre d’un tel homme. Mais on aussi la tentation de se demander si l’on va être à la hauteur… ce qui est une impasse. Chacun est qui il est. »

Anne de Blic se sent particulièrement touchée par son « humilité » et son « abandon ». « Pour moi sa prière d’abandon est extraordinaire, cela va très loin sur un plan spirituel et psychologique », explique la psychothérapeute. « Lorsqu’on est pris par une vague dans l’océan Atlantique, la réaction “normale” est de se battre contre le courant. Or c’est épuisant et l’on se noie. Au contraire si l’on se laisse aller, le courant va nous ramener plus loin sur le rivage. C’est le symbole de la confiance et de l’abandon dans la Foi, que vivait Charles de Foucauld : dans l’épreuve, ne pas entrer dans la panique mais faire confiance ».  

Une spiritualité vivante

« Charles de Foucauld, c’était quelqu’un dont on parlait, il y avait des liens familiaux forts », se souvient pour sa part Damien de Blic, maître de conférences en science politique à Paris VIII, lui-même apparenté à la famille de Raymond de Blic, époux de Marie et beau-frère du bienheureux. « Marie a passé beaucoup de temps dans la maison de mes arrière-grands-parents à Grasse, rapporte-t-il. On avait chez nous des plaques photographiques qui représentaient le père de Foucauld. J’ai reçu assez tôt un Évangile qu’il avait dédicacé à mon grand-père et que j’ai toujours chez moi. Nous avons aussi son memento mori et des échanges épistolaires. »

L’universitaire s’est intéressé assez tôt à la figure de Charles de Foucauld. Il se dit surtout inspiré par la perpétuation de son œuvre à travers les congrégations fondées sur sa spiritualité. « Au cours de ma vie, j’ai eu l’occasion de réaliser l’extraordinaire travail que font ces communautés », poursuit Damien de Blic. « J’ai connu notamment trois frères dans le sud de l’Inde au Tamil Nadu, des personnes très humbles qui faisaient un vrai travail d’inculturation du christianisme. Ils réalisaient un service social discret mais très important – ils avaient réussi à éliminer la polio dans leur région. J’ai aussi rencontré trois sœurs vivant dans les quartiers nord de Marseille, exemplaires de cette spiritualité. » « Pour moi le père de Foucauld, c’est aussi tout ce visage du christianisme tourné vers les plus pauvres, avec souvent une dimension de dialogue interreligieux », conclut-il.

Un carré familial place Saint-Pierre

Quelque 350 membres de la famille, descendants à divers niveaux, seront présents à la canonisation que célèbrera le pape François place Saint-Pierre, dans un carré réservé. Organisé avec les Petites sœurs de Jésus de Trefontane, le programme prévoit une veillée de prière Saint-Louis-des-Français le 14 mai au soir, une messe d’action de grâces à Saint-Jean-de-Latran le 16 mai au matin, ainsi qu’un one-man-show sur la vie du néo-saint. 

Pour Anne de Blic, coordonnatrice du rassemblement familial, la canonisation du « Frère universel » revêt un caractère très actuel. L’ermite de Tamanrasset, qui vivait chez les Touaregs, « était très proche des musulmans, mais il ne voulait pas les convertir, il voulait donner l’exemple d’une vie chrétienne tournée vers Dieu », souligne-t-elle. Cela a « du sens pour aujourd’hui »