Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole».

Fête de l’Annonciation

Livre du prophète Isaïe (7, 10-14 ; 8, 10)

En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. »

Psaume

Refrain: Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, 
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens. R


« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. » R

J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais. R

Je n’ai pas enfoui ta justice au fond de mon cœur,
je n’ai pas caché ta fidélité, ton salut ;
j’ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée. R

Lettre aux Hébreux (10, 4-10)

Frères, il est impossible que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés. Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.

Évangile de Luc (1, 26-38)

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.

Méditons

« Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole». Comme la sainte Vierge à l’école de son Fils qui en entrant dans le monde dit : « Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté» ; nous aussi, nous sommes invités à vivre une telle disponibilité dans nos rapports avec Dieu. Ce qui est arrivé à Marie était inattendu de sa part. C’est vraiment l’inattendu de Dieu dans la vie d’une jeune fille. Même s’il faut reconnaître qu’aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années il y a là l’effet de surprise qui change radicalement le cours d’une vie .

Dans notre société, dans nos agendas, où nous programmons tout de manière minutieuse, l’inattendu de Dieu peut-il changer quelque chose à moins que cela ne s’impose à nous? Encore faut-il d’abord le reconnaître et ne pas l’assimiler à un cauchemar ou à un trouble psychiatrique . Pour rejoindre les projets de Dieu, il faut être un homme de prière et de la Parole. Si un terrain n’est pas fertile comment peut-il y germer quelque chose de bon ? Marie est issue d’une famille où Dieu est aimé, adoré et respecté.
« Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu» Si elle a trouvé grâce auprès de Dieu suite à sa prédisposition, demandons-lui de nous aider à notre tour à être proche de Dieu pour trouver grâce et miséricorde au temps voulu.

Avoir un cœur ouvert pour recevoir la nouveauté de Dieu.

Vingt et unième jour de Carême

Livre du prophète Jérémie (7, 23-28)

Ainsi parle le Seigneur : Voici l’ordre que j’ai donné à vos pères : « Écoutez ma voix : je serai votre Dieu, et vous, vous serez mon peuple ; vous suivrez tous les chemins que je vous prescris, afin que vous soyez heureux. » Mais ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont suivi les mauvais penchants de leur cœur endurci ; ils ont tourné leur dos et non leur visage. Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d’Égypte jusqu’à ce jour, j’ai envoyé vers vous, inlassablement, tous mes serviteurs les prophètes. Mais ils ne m’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont raidi leur nuque, ils ont été pires que leurs pères. Tu leur diras toutes ces paroles, et ils ne t’écouteront pas. Tu les appelleras, et ils ne te répondront pas. Alors, tu leur diras : « Voilà bien la nation qui n’a pas écouté la voix du Seigneur son Dieu, et n’a pas accepté de leçon ! La vérité s’est perdue, elle a disparu de leur bouche. » 

Psaume

Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur.

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le ! R

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit. R

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m’ont tenté et provoqué. » R

Evangile de Luc (11, 14-23)

En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration. Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement, auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »

Méditons

Avoir un cœur ouvert pour recevoir la nouveauté de Dieu. On rencontre parfois des gens qui ont un esprit fermé et qui ne veulent rien comprendre ni rien entendre. Dieu ne peut habiter un cœur pareil. Car là où Dieu habite, sa présence change complètement les lieux et les personnes. Et puisque la nature à horreur du vide, dit-on, si son Esprit n’habite pas en nous , l’esprit mauvais prend la place de façon sournoise et nous empêtre dans toutes les occupations du monde en nous éloignant progressivement de Dieu.
On perçoit qu’on a pas le temps pour Lui et cela arrive à nous paraître normal et légitime puisqu’il faut bien vivre et de toutes les façons nous donnons du temps pour les autres. Dieu a bien sa place dans nos vies ! Le temps de carême est là pour nous rappeler qu’il faut nous rapprocher de Dieu. Il n’est point besoin de hurler ou de vivre des choses bizarres pour sentir que nous ne sommes pas avec Jésus et qu’il y a une présence maléfique. Faisons le point de tout ce qui nous occupe et évaluons la place que Dieu a dans notre vie. C’est le moment favorable pour le faire. Plus nous sommes avec Dieu plus le malin s’éloigne car il ne peut supporter la présence divine.

Ouvrons notre cœur à la Parole de Dieu et son Esprit. Que rien ne parvienne à le fermer.

« Vous garderez mes décrets, vous les mettrez en pratique »

Vingtième jour de Carême

Livre du Deutéronome (4, 1. 5-9)

Moïse disait au peuple : « Maintenant, Israël, écoute les décrets et les ordonnances que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique. Ainsi vous vivrez, vous entrerez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne le Seigneur, le Dieu de vos pères. Voyez, je vous enseigne les décrets et les ordonnances que le Seigneur mon Dieu m’a donnés pour vous, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays où vous allez entrer pour en prendre possession. Vous les garderez, vous les mettrez en pratique ; ils seront votre sagesse et votre intelligence aux yeux de tous les peuples. Quand ceux-ci entendront parler de tous ces décrets, ils s’écrieront : “Il n’y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation !” Quelle est en effet la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l’invoquons ? Et quelle est la grande nation dont les décrets et les ordonnances soient aussi justes que toute cette Loi que je vous donne aujourd’hui ? Mais prends garde à toi : garde-toi de jamais oublier ce que tes yeux ont vu ; ne le laisse pas sortir de ton cœur un seul jour. Enseigne-le à tes fils, et aux fils de tes fils. » 

Psaume

Refrain: Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! Célèbre ton Dieu, ô Sion !

Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !
Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants. R

Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.
Il étale une toison de neige,
il sème une poussière de givre. R

Il révèle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;
nul autre n’a connu ses volontés. R

Evangile de Matthieu (5, 17-19)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

Méditons

« Apprends-moi, Seigneur, tes commandements que je les observe de tout cœur ». Un peuple sans loi est un peuple sans direction et sans avenir. Dieu ayant voulu donner un avenir à son peuple, lui a donné des préceptes à vivre pour son bonheur. Le psalmiste dit que les commandements du Seigneur sont justes et vraiment équitables, ils réjouissent le cœur . Les lois ne réjouissent que le cœur du sage, celui qui découvre leur pertinence, leur justesse.

C’est à cause de leur pertinence et de leur sagesse que Jésus dit qu’il n’est pas venu abolir la Loi ni l’enseignement des prophètes. Ils sont édictés pour notre salut ; et enseigner autre chose à quelqu’un c’est le précipiter vers sa ruine. Des questions se posent : Connaissons-nous les commandements du Seigneur ; ne serait-ce que les dix commandements donnés à Moïse ? Quel rapport avons-nous avec ces
commandements ? Sont-ils surannés ? Les observons-nous de tout cœur ? En pensant à certains courants idéologiques qui veulent la réécriture des Saintes Écritures pour les remettre au goût du jour je me dis que notre humanité veut tout simplement se libérer des préceptes du Seigneur pour se forger ses propres règles qui vont l’enliser dans le péché. Comme le veut Nietzsche c’est proclamé la mort du Dieu immortel et se fabriquer ses propres dieux.

Je nous propose aujourd’hui de revisiter les dix commandements donnés à Moïse :


• Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras par-dessus tout.
• Tu prononceras le nom de Dieu avec respect.
• Tu sanctifieras le jour du Seigneur.
• Tu honoreras ton père et ta mère.
• Tu ne tueras point.
• Tu ne commettras pas d’adultère.
• Tu ne voleras pas.
• Tu ne mentiras pas.
• Tu n’auras pas de désir impur.
• Tu ne désireras pas injustement le bien des autres.

Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu.

Dix-septième jour de carême

Deuxième livre des Rois (5, 1-15a)

En ces jours-là, Naaman, général de l’armée du roi d’Aram, était un homme de grande valeur et hautement estimé par son maître, car c’est par lui que le Seigneur avait donné la victoire au royaume d’Aram. Or, ce vaillant guerrier était lépreux. Des Araméens, au cours d’une expédition en terre d’Israël, avaient fait prisonnière une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman. Elle dit à sa maîtresse : « Ah ! si mon maître s’adressait au prophète qui est à Samarie, celui-ci le délivrerait de sa lèpre. » Naaman alla auprès du roi et lui dit : « Voilà ce que la jeune fille d’Israël a déclaré. » Le roi d’Aram lui répondit : « Va, mets-toi en route. J’envoie une lettre au roi d’Israël. »
Naaman partit donc ; il emportait dix lingots d’argent, six mille pièces d’or et dix vêtements de fête. Il remit la lettre au roi d’Israël. Celle-ci portait : « En même temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le délivres de sa lèpre. » Quand le roi d’Israël lut ce message, il déchira ses vêtements et s’écria : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ? Ce roi m’envoie un homme pour que je le délivre de sa lèpre ! Vous le voyez bien : c’est une provocation ! » Quand Élisée, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire : « Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Que cet homme vienne à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. »

Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée. Élisée envoya un messager lui dire : « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifié. » Naaman se mit en colère et s’éloigna en disant : « Je m’étais dit : Sûrement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu ; puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade et guérira ma lèpre. Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Si je m’y baignais, est-ce que je ne serais pas purifié ? » Il tourna bride et partit en colère. Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui dire : « Père ! Si le prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifié.” » Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole de l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié ! Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! »

Psaume

Refrain: Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant.

Comme un cerf altéré
cherche l’eau vive,
ainsi mon âme te cherche,
toi, mon Dieu. R

Mon âme a soif de Dieu,
le Dieu vivant ;
quand pourrai-je m’avancer,
paraître face à Dieu ? R

Envoie ta lumière et ta vérité :
qu’elles guident mes pas
et me conduisent à ta montagne sainte,
jusqu’en ta demeure. R

J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu,
vers Dieu qui est toute ma joie ;
je te rendrai grâce avec ma harpe,
Dieu, mon Dieu ! R

Évangile de Luc (4, 24-30)

Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin

Méditons

Approchons-nous de Dieu chaque jour avec un cœur toujours nouveau pour recevoir la nouveauté qu’il veut nous donner. « Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays ». Cela est vrai sous tous les cieux. Tout simplement parce qu’on le connaît dans ses racines ; on se dit qu’il est comme nous. Nous sommes tous héritiers d’une même histoire, d’une même culture. Il ne peut rien nous apprendre de nouveau. Si cela peut être vrai sur le plan humain, avec Dieu c’est tout autre chose. Ayant choisi le mode de l’humilité, c’est souvent dans ce qui semble banal qu’il se révèle et se donne. Nous avons pour exemple tous les sacrements dans l’Église dont les éléments ne sont pas des choses extraordinaires mais les signes de tous les jours auxquels nous très habitués. Nous avons ainsi l’eau , le vin, le pain, l’huile et de simples gestes mais qui sont pourtant des vecteurs de grâces divines infinies. Jésus a dit et répété que si nous ne devenons pas petits nous ne pouvons entrer dans le royaume de Dieu. Si nous perdons toute capacité d’humilité, d’étonnement, de questionnement et d’émerveillement devant les petits signes de Dieu tous les jours, il nous sera difficile de bénéficier de tout ce qu’il veut nous donner.

Les grâces de Dieu se communiquent tous les jours par milliers et par myriades. Seuls ceux qui ont le cœur ouvert et une disposition permanente d’esprit en profitent. Dieu se révèle aux petits et aux humbles.

Donne- nous, Seigneur, de ne jamais devenir les habitués de tes signes et tes grâces ni de ta présence.

Bonne semaine à toutes et à tous

Le Seigneur est tendresse et pitié

Troisième dimanche de Carême

Livre de l’Exode (3, 1-8a. 10. 13-15)

En ces jours-là, Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb. L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne se consume-t‑il pas ? » Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! » Dieu dit alors : « N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! » Et il déclara : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu. Le Seigneur dit : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays ruisselant de lait et de miel. Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. » Moïse répondit à Dieu : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai : “Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.” Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? » Dieu dit à Moïse : « Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS.” » Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est LE SEIGNEUR, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob.” C’est là mon nom pour toujours, c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge. »

Psaume

Refrain: Le Seigneur est tendresse et pitié.

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits ! R

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse. R

Le Seigneur fait œuvre de justice,
il défend le droit des opprimés.
Il révèle ses desseins à Moïse,
aux enfants d’Israël ses hauts faits. R

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour.
Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint. R

Lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (10, 1-6. 10-12)

Frères, je ne voudrais pas vous laisser ignorer que, lors de la sortie d’Égypte, nos pères étaient tous sous la protection de la nuée, et que tous ont passé à travers la mer. Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême dans la nuée et dans la mer ; tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ; tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ; car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher, c’était le Christ. Cependant, la plupart n’ont pas su plaire à Dieu : leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert. Ces événements devaient nous servir d’exemple, pour nous empêcher de désirer ce qui est mal comme l’ont fait ces gens-là. Cessez de récriminer comme l’ont fait certains d’entre eux : ils ont été exterminés. Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple, et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir, nous qui nous trouvons à la fin des temps. Ainsi donc, celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber.

Évangile de Luc (13, 1-9)

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »
Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?” Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t‑il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »

Méditons

En ce troisième dimanche de carême la conversion est la thème central de notre liturgie. Cet appel à la conversion est motivé par la tendresse éternelle de Dieu qui veut libérer l’homme du joug de l’esclavage du péché et lui donner sa vie. Cette conversion nécessite une confiance absolue en Dieu qui ne veut pas notre mal. Il ne fait pas advenir le malheur pour punir l’homme.
Cette tendresse de Dieu est clairement mise en relief dans la première lecture:« J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays,vers un pays, ruisselant de lait et de miel ». Mais face à la tendresse débordante de Dieu l’homme n’a pas toujours su faire confiance pour se laisser conduire. Pour preuve, dans le désert beaucoup d’entre les fils d’Israël ont récriminé contre Moïse et contre Dieu. Cela a conduit à la mort bien de gens comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture de ce jour. Pour tourner dos au passé il faut résolument faire confiance en l’avenir. Ce passé d’esclavage duquel Dieu a voulu arracher son peuple a été regretté par certains qui n’ont pas assez fait confiance en Dieu dans les épreuves du désert : « Pourquoi nous laisser mourir dans le désert, l’Égypte manquerait-elle de tombeaux pour notre sépulture ? » Si saint Paul donne la désobéissance de ces gens en exemple aux Corinthiens c’est pour les inviter à faire confiance en Dieu qui les appelle à abandonner leurs comportements du passé. Car sans confiance en Dieu, en sa Parole et en ses promesses, on ne perçoit pas ce qu’on gagne en abandonnant nos péchés qui sont parfois nos lieux de confort, de plaisir et de sécurité.
L’urgence de la conversion réside dans le fait que même si Dieu n’autorise pas les catastrophes naturelles ou la méchanceté des hommes pour châtier , ceux-ci vont nous emporter en l’état s’ils adviennent. D’où se convertir aujourd’hui est nécessaire et urgent. Et même si ceci ou cela arrive, je serai en paix. Notre première conversion réside dans la confiance absolue en Dieu.


Seigneur donne-nous de te faire assez confiance pour suivre le chemin que Tu nous traces.

Bon et joyeux dimanche Abbé Verkys NONVIGNON, curé,

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante.

Seizième jour de carême

Lecture du deuxième livre de Samuel (7, 4-5a. 12-14a. 16)

Cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan : « Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. »

Psaume

Refrain: Sa dynastie, sans fin subsistera.

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux. R

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges. R

« Il me dira : Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. » R

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (4, 13. 16-18. 22)

Frères, ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi. Voilà pourquoi on devient héritier par la foi : c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous. C’est bien ce qui est écrit : J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole : Telle sera la descendance que tu auras ! Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste.

Évangile de Matthieu (1, 16. 18-21. 24a)

Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.
Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit

Méditons

Aujourd’hui où nous fêtons saint Joseph au cœur de notre carême, méditons sur son silence. Il a su garder beaucoup de choses dans son cœur comme Marie son épouse l’a fait. Tout n’est pas rationnel et tout ne peut pas l’être. C’est normal de chercher à comprendre. Toutefois il faut savoir s’arrêter et
avouer quand ça nous dépasse. C’est ne pas reconnaître ses limites qui plonge l’homme dans l’orgueil et ferme la porte à toute possibilité d’accueillir Dieu dans sa vie.
Joseph nous apprend qu’il faut savoir prendre du recul devant certaines choses de la vie qui nous surprennent ou bouleversent notre vie ou nos calculs. En tant que croyant les offrir au Seigneur et demander sa lumière. Dans l’acte de Joseph d’écouter ce que l’ange lui a dit se trouvent cumuler les vertus d’humilité, d’obéissance, de sagesse et de foi. La foi nous amène au-delà de la raison et
nous établit dans l’abandon dans une totale ouverture à Dieu et à sa volonté. Seigneur, dans société où le bruit est omniprésent, donne-nous de savoir nous retirer dans le silence pour t’écouter, te rencontrer.

Bonne fête de saint Joseph

Souvenez-vous des merveilles que le Seigneur a faites. (104, 5a)

Quinzième jour de Carême

Livre de la Genèse (37, 3-4. 12-13a. 17b-28)

Israël, c’est-à-dire Jacob, aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu’il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu’il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité.
Les frères de Joseph étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père. Israël dit à Joseph : « Tes frères ne gardent-ils pas le troupeau à Sichem ? Va donc les trouver de ma part ! » Joseph les trouva à Dotane. Ceux-ci l’aperçurent de loin et, avant qu’il arrive près d’eux, ils complotèrent de le faire mourir. Ils se dirent l’un à l’autre : « Voici l’expert en songes qui arrive ! C’est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! » Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. » Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais ne portez pas la main sur lui. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père.
Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, la tunique de grand prix qu’il portait, ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau. Ils s’assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe qu’ils allaient livrer en Égypte. Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre propre chair. » Ses frères l’écoutèrent. Des marchands madianites qui passaient par là retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Égypte.

Psaume

Cherchez le Seigneur et sa puissance,
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis. R

Il appela sur le pays la famine,
le privant de toute ressource.
Mais devant eux il envoya un homme,
Joseph, qui fut vendu comme esclave. R

On lui met aux pieds des entraves,
on lui passe des fers au cou ;
il souffrait pour la parole du Seigneur,
jusqu’au jour où s’accomplit sa prédiction. R

Le roi ordonne qu’il soit relâché,
le maître des peuples, qu’il soit libéré.
Il fait de lui le chef de sa maison,
le maître de tous ses biens. R

Évangile de Matthieu (21, 33-43. 45-46)

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »
En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

Méditons

Le plan de salut de Dieu pour l’humanité va se réaliser envers et contre tout. La vigne c’est le peuple de Dieu, les vignerons se sont les responsables. L’héritier c’est Jésus Lui-même. Les fruits que Dieu, Maître de la vigne attend, ce sont des fruits de sainteté, de justice, de paix et d’amour. Mais les responsables à qui Jésus s’adressait n’ont pas œuvré pour que grandisse la sainteté du peuple de Dieu. Ils enseignent des préceptes humains à la place de l’authentique message du salut ; ils tirent simplement profit du peuple et cela n’est pas seulement au temps de Jésus. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le Père l’a envoyé.
Puisque le message de Jésus contrecarre leurs intérêts, ils cherchent à le tuer. C’est cela que Jésus annonce. Mais Il les prévient .Dieu n’abandonnera pas son peuple dans leurs mains. Sans Jésus le royaume de Dieu ne peut se construire. Les disciples qui l’ont compris prendront la relève et en son nom ils annonceront le message de salut non seulement au peuple juif mais à toutes les nations. Et alors beaucoup verront le salut de Dieu.

Aujourd’hui, cherchons-nous à faire avec Jésus où sans Lui ? Quand ses propos nous dérangent, que faisons-nous ? Sommes-nous prêts à le laisser nous transformer ou bien nous nous livrons à nos propres instincts pour parvenir à nos fins ? Laissons-le nous aider à porter des fruits de sainteté pour notre salut et celui de nos frères. Ne faisons jamais barrage à la Parole de Dieu qui nous appelle et nous interpelle.

Que Dieu nous entende.

Chemin de croix au Givre et à la Jonchère à 15 heures.

Histoire de Joseph racontée aux pour enfants

Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur

Quatorzième jour de carême

Livre du prophète Jérémie (17, 5-10)

Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée, inhabitable.
Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit.
Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme, il est incurable. Qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses actes.

Psaume

Refrain: Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur.

Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit ! R

Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants. R

Mais ils sont comme la paille balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra. R

Évangile de Luc (16, 19-31)

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

Méditons

L’évangile de ce jour nous montre le malheur de l’indifférent devant la misère des autres. Le partage dont il est question pendant ce temps de carême est fort mis en relief pour jouir à la fin de notre passage sur la terre de l’amitié éternelle de Dieu. Ce qui a condamné cet homme riche c’est son indifférence devant la misère de son frère. Le mal c’est aussi le bien que nous n’avons pas fait et que nous aurions dû faire parce que nous le pouvions. Un de mes professeurs disait : « Le grenier du riche devrait être le ventre des pauvres » Si notre richesse n’est que pour nous-mêmes et nos plus proches sans que les pauvres aient leur part, nous sommes les plus à plaindre.

Que Dieu nous rende sensibles à la misère des autres

Le Pape consacrera la Russie et l’Ukraine au Cœur Immaculé de Marie

La consécration aura lieu le vendredi 25 mars pendant la célébration de la pénitence que le Pape François présidera à 17 heures dans la basilique Saint-Pierre. Le même acte, le même jour, sera accompli à Fatima par le cardinal Krajewski, aumônier pontifical, en tant qu’envoyé du Pape.

Aleteia

C’est le vendredi 25 mars, que le Pape François consacrera la Russie et l’Ukraine au Cœur Immaculé de Marie. C’est ce qu’a annoncé le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni. Le jour de la fête de l’Annonciation du Seigneur a été choisi pour cette consécration.

Lors de l’apparition du 13 juillet 1917 à Fatima, la Vierge avait demandé la consécration de la Russie à son cœur immaculé, déclarant que si cette demande n’était pas accordée, la Russie répandrait «ses erreurs dans le monde entier, favorisant les guerres et la persécution de l’Église»«Les bons, avait-elle ajouté, seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites». Après les apparitions de Fatima, il y a eu divers actes de consécration au Cœur Immaculé de Marie : Pie XII, le 31 octobre 1942, consacra le monde entier et, le 7 juillet 1952, consacra les peuples de Russie au Cœur Immaculé de Marie dans la lettre apostolique Sacro vergente anno :

“De même qu’il y a quelques années, nous avons consacré le monde entier au Cœur Immaculé de la Vierge Mère de Dieu, nous consacrons aujourd’hui, de manière toute particulière, tous les peuples de Russie à ce même Cœur Immaculé.”

Le 21 novembre 1964, Paul VI a renouvelé la consécration de la Russie au Cœur Immaculé en présence des Pères du Concile Vatican II. Le Pape Jean-Paul II a composé une prière pour ce qu’il a appelé un «acte de consécration» qui devait être célébré dans la basilique Sainte-Marie-Majeure le 7 juin 1981, en la solennité de la Pentecôte. Voici le texte :

«O Mère des hommes et des peuples, Tu connais toutes leurs souffrances et leurs espérances, Tu as un sentiment maternel pour toutes les luttes entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres qui secouent le monde, accueille notre cri adressé dans l’Esprit Saint directement à Ton cœur et embrasse avec l’amour de la Mère et de la Servante du Seigneur ceux qui attendent le plus cette étreinte, et avec ceux dont Tu attends la confiance de façon particulière. Prends sous Ta protection maternelle toute la famille humaine, que nous Te confions, ô Mère, avec un amour affectueux. Que le temps de la paix et de la liberté, le temps de la vérité, de la justice et de l’espoir s’approche pour tous.»

Jean-Paul II et la consécration de 1984

Ensuite, pour répondre plus complètement aux demandes de la Vierge, il a voulu expliciter au cours de l’Année Sainte de la Rédemption l’acte de mandatement du 7 juin 1981, répété à Fatima le 13 mai 1982. En mémoire du Fiat prononcé par Marie au moment de l’Annonciation, le 25 mars 1984, place Saint-Pierre, en union spirituelle avec tous les évêques du monde, préalablement «convoqués», Jean-Paul II a confié tous les peuples au Cœur Immaculé de Marie :

«C’est pourquoi, ô Mère des hommes et des peuples, Toi qui connais toutes leurs souffrances et leurs espérances, Toi qui ressens de façon maternelle toutes les luttes entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres, qui secouent le monde contemporain, accueille notre cri que, poussés par l’Esprit Saint, nous adressons directement à Ton Cœur : embrasse avec l’amour d’une Mère et d’une Servante du Seigneur, ce monde humain qui est le nôtre et que nous Te confions et consacrons, pleins de sollicitude pour le destin terrestre et éternel des hommes et des peuples. De manière spéciale, nous te confions et te consacrons les hommes et les nations qui ont particulièrement besoin de cette confiscation et de cette consécration.»

En juin 2000, le Saint-Siège a révélé la troisième partie du secret de Fatima et l’archevêque de l’époque, Mgr Tarcisio Bertone, secrétaire de la congrégation pour la Doctrine de la Foi, a rappelé que sœur Lucie, dans une lettre de 1989, avait personnellement confirmé que cet acte de consécration solennel et universel correspondait à ce que voulait la Vierge : «Oui, cela a été fait, écrivait la voyante, comme l’avait demandé la Vierge, le 25 mars 1984».

« Je suis sûr de toi, Seigneur »

Treizième jour de Carême

Livre du prophète Jérémie (18, 18-20)

Mes ennemis ont dit : « Allons, montons un complot contre Jérémie. La loi ne va pas disparaître par manque de prêtre, ni le conseil, par manque de sage, ni la parole, par manque de prophète. Allons, attaquons-le par notre langue, ne faisons pas attention à toutes ses paroles. »Mais toi, Seigneur, fais attention à moi, écoute ce que disent mes adversaires. Comment peut-on rendre le mal pour le bien ? Ils ont creusé une fosse pour me perdre. Souviens-toi que je me suis tenu en ta présence pour te parler en leur faveur, pour détourner d’eux ta colère.

Psaume

Refrain: Sauve-moi, mon Dieu, par ton amour.

Tu m’arraches au filet qu’ils m’ont tendu ;
oui, c’est toi mon abri.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité. R

J’entends les calomnies de la foule :
de tous côtés c’est l’épouvante.
Ils ont tenu conseil contre moi,
ils s’accordent pour m’ôter la vie. R

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s’acharnent. R

Évangile de Matthieu (20, 17-28)

En ce temps-là, Jésus, montant à Jérusalem, prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. »
Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Méditons

Jésus annonce sa passion-mort-résurrection à ses disciples. Comme par négation de cette annonce apparaît la demande de la mère de Jacques et de Jean : que ceux-ci siègent à la gauche et à la droite de Jésus dans son royaume. Dans sa réponse Jésus leur montre que ce n’est pas cela l’essentiel. L’essentiel réside dans le fait de l’imiter, de mettre leurs pas dans ses pas, de devenir serviteur comme lui. La place de grandeur passe par le service et l’humilité. C’est ce que Jésus veut nous enseigner. En ce temps de carême qui nous mène à Pâques Jésus nous entraîne sur le chemin qu’il a lui-même emprunté, celui de l’humilité et du service. La récompense est certaine mais le labeur n’est pas facile ; il faut s’y engager comme Jésus qui, résolument, prend le chemin de Jérusalem. Dans le service de nos frères, nous pouvons rencontrer des difficultés et peut-être même des souffrances.

Que le Seigneur nous donne le courage et la grâce de persévérer.