L’homme n’est pas excusable d’ignorer Dieu

Vingt-septième jour de Carême

Livre de l’Exode (32, 7-14)

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte. Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : “Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” »
Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. »
Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ? Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire : “C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir ; il voulait les tuer dans les montagnes et les exterminer à la surface de la terre” ? Reviens de l’ardeur de ta colère, renonce au mal que tu veux faire à ton peuple. Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : “Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.” »
Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

Psaume

Refrain: Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple.

Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.
Avec nos pères, nous avons péché,
nous avons failli et renié. R

À l’Horeb ils fabriquent un veau,
ils adorent un objet en métal :
ils échangeaient ce qui était leur gloire
pour l’image d’un taureau, d’un ruminant. R

Ils oublient le Dieu qui les sauve,
qui a fait des prodiges en Égypte,
des miracles au pays de Cham,
des actions terrifiantes sur la mer Rouge. R

Dieu a décidé de les détruire.
C’est alors que Moïse, son élu,
surgit sur la brèche, devant lui,
pour empêcher que sa fureur les extermine. R

Évangile de Jean (5, 31-47)

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ; c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! La gloire, je ne la reçois pas des hommes ; d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez ! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ? Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »

Méditons

Jésus se heurte au manque de foi de ses contemporains qui , malgré les œuvres qu’il a multipliées sous leurs yeux, ne veulent pas croire en lui. Ils ont le cœur endurci et l’intelligence bloquée. Ils prétendent croire ce que Moïse a dit mais c’est faux car s’ils croyaient Moïse ils reconnaîtraient Jésus; le Nouveau Testament étant l’accomplissement de l’Ancien. Comme le dit le livre de la sagesse, l’homme n’est pas excusable d’ignorer Dieu: « Ils sont foncièrement insensés, tous ces hommes qui sont venus à ignorer Dieu: à partir de ce qu’ils voient de bon, ils n’ont pas été capables de connaître Celui qui est, en examinant ses œuvres , ils n’ont pas reconnu l’Artisan». Ces Juifs qui s’obstinent à ne pas croire en Jésus malgré les signes qu’il accomplit ont le cœur fermé. Ils scrutent les Écritures pour y voir ce qu’ils veulent voir et entendre ce qui leur plaît. Être toujours disposé à recevoir du neuf est l’attitude du bon disciple qui se laisse enseigner. Quand nous chantons: aujourd’hui ne fermons pas notre cœur mais écoutons la voix du Seigneur, c’est pour nous éviter cette tentation constante qui nous guette. Que l’amour de Dieu nous porte à plus d’ouverture de cœur pour discerner et comprendre sa présence et les signes qu’il ne cesse de nous donner.

La vieillesse, un temps pour cultiver la sensibilité de l’âme

Le Pape a continué son cycle de catéchèses sur la vieillesse à l’occasion de l’audience générale de ce mercredi 30 mars. Un cinquième épisode dédié à la «fidélité à la visite de Dieu pour la génération future», à partir des figures de Syméon et Anne, qui accueillent le Messie dans le Temple. François a invité les personnes âgées à affiner leurs sens spirituels, alors que l’esprit du monde tend à les étouffer.

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

«Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut», s’exclame le vieux Syméon depuis le Temple de Jérusalem, où il rencontre enfin le Christ (Lc 2, 29-30). Avec Anne, ils sont «pleins de vitalité spirituelle» et nous apprennent que «la fidélité de l’attente affine les sens», a expliqué ce mercredi matin le Pape François en salle Paul VI.

Cette sensibilité, c’est l’Esprit Saint qui la façonne, a précisé le Saint-Père en indiquant l’hymne Veni Creator Spiritus.

La source d’une manière d’être

La vieillesse affaiblit le corps «dans sa matérialité», mais elle peut être vécue dans l’attente de la visite de Dieu. «Aujourd’hui, nous avons plus que jamais besoin (…) d’une vieillesse dotée de sens spirituels vifs et capables de reconnaître les signes de Dieu, voire le Signe de Dieu, qui est Jésus», a déclaré l’évêque de Rome. Et cela, d’autant plus dans une société qui «cultive l’illusion d’une éternelle jeunesse», anesthésie les sens spirituels, et privilégie le plaisir.

La sensibilité de l’âme, a détaillé le Souverain Pontife, ne concerne pas seulement la pensée de Dieu ou la religion, mais aussi «la compassion et la pitié, la honte et le remord, la fidélité et le dévouement, la tendresse et notre responsabilité envers l’autre». La vieillesse est la «première victime» de cet étiolement spirituel, dont bien souvent, on ne s’aperçoit pas.  

Et le Pape François de dénoncer une «rhétorique de l’inclusion des plus fragiles» qui ne relève que du «politiquement correct», tandis que «l’esprit de la fraternité» peine à se développer concrètement.

Sortir d’un esprit de compétition 

Le Pape a également relevé le «témoignage émouvant de tant de jeunes qui honorent pleinement cette fraternité», mais regrette le «fossé» entre ces exemples de «tendresse sociale» et le conformisme ambiant qui paralyse la jeunesse.

Les personnes âgées peuvent contribuer à combler ce fossé. Il faut revenir à l’histoire de Syméon et Anne, lesquels reconnaissent dans l’Enfant Jésus le «signe certain de la visite de Dieu». Dieu qui «ne prend pas chair dans leur génération, mais dans la génération future». Les deux humbles anciens ne manifestent pourtant «pas de ressentiment ou de récrimination pour cela», seulement de l’émotion et de la consolation, car la génération suivante sera sauvée.

Ils n’apparaissent pas comme des sauveurs, mais comme les premiers témoins du salut. Un point sur lequel a insisté François : si l’on veut à tout prix être le «personnage principal», alors devient-on superficiel et perdons-nous la «sensibilité de l’Esprit».  

Ainsi, «la sensibilité spirituelle de la vieillesse est capable de briser la compétition et le conflit entre les générations de manière crédible et définitive, a expliqué le Saint-Père après avoir une nouvelle fois invité au dialogue entre les générations. «C’est bien sûr impossible pour les hommes, mais c’est possible pour Dieu. Et aujourd’hui nous en avons tant besoin !», a conclu François.

Le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion.

Vingt-sixième jour de Carême

Livre du prophète Isaïe (49, 8-15)

Ainsi parle le Seigneur : Au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut, je t’ai secouru. Je t’ai façonné, établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays, restituer les héritages dévastés et dire aux prisonniers : « Sortez » ! aux captifs des ténèbres : « Montrez-vous » ! Au long des routes, ils pourront paître ; sur les hauteurs dénudées seront leurs pâturages. Ils n’auront ni faim ni soif ; le vent brûlant et le soleil ne les frapperont plus. Lui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives. De toutes mes montagnes, je ferai un chemin, et ma route sera rehaussée.
Les voici : ils viennent de loin, les uns du nord et du couchant, les autres des terres du sud. Cieux, criez de joie ! Terre, exulte ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion.
Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas.

Psaume

Refrain: Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres. R

Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés. R

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Il est proche de ceux qui l’invoquent,
de tous ceux qui l’invoquent en vérité. R

Évangile de Jean (5, 17-30)

En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.
Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.
Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.
Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés.
Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »

Méditons

Jésus affirme sa divinité et son unité avec son Père en même temps que sa fidélité à celui-ci. Il est également dépendant de son Père qui l’aime énormément. Ce passage de l’évangile offre aux Juifs qui lui en veulent encore un autre motif de condamnation outre la violation du jour de sabbat. Rien de tout cela n’arrête Jésus dans la révélation de sa vraie identité. Il n’a pas peur des menaces. La première attitude qui nous interpelle est cette audace à ne pas avoir peur de dire la vérité sur notre identité profonde et de la manifester dans un monde où il n’est pas toujours et et partout aisé de dire haut et fort sa foi. On peut même dans les circonstances actuelles que traverse l’Église avoir honte de montrer qu’on est chrétien. Jésus nous invite à aller au-delà de tous les clichés.
« Qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car il passe de la mort à la vie ». Cette écoute de Jésus aujourd’hui dans le flot d’informations qui déferle sur nous est importante. Avons-nous un peu de temps pour nous mettre à l’écoute de la parole de Dieu et de l’entendre nous parler. Puisse la parole de Jésus que nous entendons prendre le dessus sur nos idées et influencer nos sentiments afin de nous faire passer de la mort à la vie.

En ce temps de carême, posons-nous de temps à autre pour écouter la Parole.

L’amour vaut mieux que tous les sacrifices.

Livre du prophète Ézékiel (47, 1-9. 12)

En ces jours-là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient.
L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel. L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit. L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux chevilles. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j’en avais jusqu’aux reins. Il en mesura encore mille : c’était un torrent que je ne pouvais traverser ; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager : c’était un torrent infranchissable. Alors il me dit : « As-tu vu, fils d’homme ? » Puis il me ramena au bord du torrent. Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre.

Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »

Psaume

Refrain: Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.
Quand j’ai crié vers toi, Seigneur.
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse. R

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ;
avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie. R

Et j’ai crié vers toi, Seigneur,
j’ai supplié mon Dieu.
Tu as changé mon deuil en une danse.
Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce ! R

Evangile de Jean (4, 43-54)

En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin.
Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Méditons

Il n’y a ni de jour ni d’heure ni de lieux privilégiés pour faire le bien. Le bien nous réclame en tout temps et en tout lieu et il est urgent et impératif de l’accomplir. L’amour vaut mieux que tous les sacrifices. Toute prescription qui n’est pas mue par l’amour est inhumaine et indigne de Dieu. C’est ce que Jésus veut nous en enseigner dans l’évangile de ce jour. Cela, les Juifs qui en veulent à Jésus ne l’ont pas compris. Ils restent attachés aux prescriptions de la Loi de Moïse qui doivent amener l’homme à Dieu sans le détourner de son prochain. Tant que nous vivons un angélisme qui nous déconnecte de la souffrance du monde et de nos frères, nous nous éloignons de Dieu.

Hier nous avons parlé de la parole créatrice et libératrice, c’est bien ce qui se passe encore aujourd’hui. Le récit de cet évangile lève un point théologique très important. Jésus est le sacrement du Dieu. Il n’a pas besoin des éléments de la nature pour opérer et déverser les trésors de la grâce du Père sur l’homme puisqu’il est lui-même Dieu. Peut-on faire un procès à Dieu pour lui apprendre, ce qui est bon et ce qui ne l’est pas ? Il est la Bonté même et il ne peut rien faire de mal. C’est ne pas reconnaître Dieu en Jésus qui
amènent ses détracteurs à l’épier pour le prendre au piège.


Apprends-nous, Jésus à te suivre et apprendre de toi le vrai amour.

« Heureux ceux qui croient sans avoir vu».

Vingt-quatrième jour de Carême

Livre du prophète Isaïe (65, 17-21)

Ainsi parle le Seigneur : Oui, voici : je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se souviendra plus du passé, il ne reviendra plus à l’esprit. Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin pour ce que je crée. Car je vais recréer Jérusalem, pour qu’elle soit exultation, et que son peuple devienne joie. J’exulterai en Jérusalem, je trouverai ma joie dans mon peuple. On n’y entendra plus de pleurs ni de cris. Là, plus de nourrisson emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, ne pas atteindre cent ans sera malédiction. On bâtira des maisons, on y habitera ; on plantera des vignes, on mangera leurs fruits. 

Psaume

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.
Quand j’ai crié vers toi, Seigneur.
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse. R

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ;
avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie. R

Et j’ai crié vers toi, Seigneur,
j’ai supplié mon Dieu.
Tu as changé mon deuil en une danse.
Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce ! R

Evangile de Jean (4, 43-54)

En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin.
Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Méditons

L’homme à l’épreuve de la foi. «Si vous ne voyez pas des signes et des prodiges, vous ne croirez donc pas!» . Un homme cherche auprès de Jésus la guérison pour son fils malade. Sa démarche se base sur ce qu’il a entendu dire de Jésus : il guérit les malades. Il part donc à la recherche de celui-ci et lui pose sa demande. Il espère que Jésus pourrait faire quelque chose pour lui d’où son insistance.
Comme Dieu ne peut pas rester indifférent à la souffrance des hommes, Jésus prononce une parole créatrice : «Va, ton fils est vivant». Le père de l’enfant pose alors un acte de foi en n’insistant pas davantage. Il prend le chemin du retour. Sa foi en la parole de Jésus est confirmée par ses serviteurs qui viennent à sa rencontre : ton fils est vivant. Cet homme est parti de ce qu’il entendu dire de Jésus pour découvrir la foi au-delà de la guérison de son fils. Sa conversion au Christ est le grand et beau fruit de ce miracle.

Au-delà du soutien et des solutions à nos problèmes qui nous font recourir à Jésus non seulement parce nous avons appris mais parce que nous croyons, c’est à cette confiance que désormais il agit même à distance par sa parole créatrice que nous sommes appelés. « Heureux ceux qui croit sans avoir vu». Sous les espèces du pain et du vin nous croyons en sa présence réelle; par les paroles d’absolution du prêtre nous croyons en son pardon. Plus loin, nous croyons en toutes les paroles qui sont dites dans les Saintes
Écritures .
Intercédons pour tous ceux-là qui méconnaissent la puissance de guérison et de libération du Christ. Avec confiance, accrochons- nous davantage.

Partage-Prière-Pénitence

« Habiter le confessionnal » : l’invitation du pape François aux prêtres

Le pape François invite les prêtres à « habiter volontiers le confessionnal » : « accueillez, écoutez, accompagnez, en sachant que tous, mais vraiment tous ont besoin du pardon, c’est-à-dire de se sentir aimés comme enfants de Dieu le Père », a-t-il dit aux 800 clercs rassemblés.

Le pape François a reçu en audience les participants au XXXII Cours sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique, ce vendredi matin 25 mars 2022, dans la Salle Paul VI du Vatican.

L’accueil, l’écoute et l’accompagnement sont « trois dimensions essentielles du ministère du confesseur », a poursuivi le pape ; « trois visages de l’amour, auxquelles il faut ajouter la joie qui l’accompagne toujours », et à travers lesquels « l’autre se sent aimé ».

Le pardon, a encore souligné le pape, est « ce à quoi le cœur de tout homme aspire le plus profondément », c’est un « droit », a-t-il ajouté, parce que « Dieu l’a donné de manière totale et irréversible à tous les hommes disponibles pour l’accueillir, avec un cœur humble et repenti ».

Le pape a donné des conseils concrets au confesseurs, comme celui d’abandonner toute « curiosité »: « La curiosité vient du diable! »

Il a aussi insisté sur la liberté intérieure: « Le confesseur ne décide pas à la place du fidèle, il n’est pas le maître de la conscience de l’autre. Simplement, le confesseur accompagne, avec toute la prudence, le discernement et la charité dont il est capable. »

Le pape a aussi invité à ne pas « relativiser » le sceau sacramentel: la confession, du début à la fin, est sous le sceau du secret, insite le pape.

Le pape leur a raconté des anecdotes sur de bons confesseurs et puis il a annoncé qu’il devrait se confesser, demandant la prière pour cela. Effectivement, le pape s’est confessé lors de la veillée pénitentielle du soir dans la basilique Saint-Pierre avant de se mettre lui-même à entendre les confessions et pardonner.

Voici notre traduction du discours du pape François prononcé en italien.

Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur!(cf. Ps 33, 9a)

Quatrième dimanche de Carême

Livre de Josué (5, 9a. 10-12)

En ces jours-là, le Seigneur dit à Josué : « Aujourd’hui, j’ai enlevé de vous le déshonneur de l’Égypte. » Les fils d’Israël campèrent à Guilgal et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois, vers le soir, dans la plaine de Jéricho. Le lendemain de la Pâque, en ce jour même, ils mangèrent les produits de cette terre : des pains sans levain et des épis grillés. À partir de ce jour, la manne cessa de tomber, puisqu’ils mangeaient des produits de la terre. Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël, qui mangèrent cette année-là ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.

Psaume

Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête ! R

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre. R

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses. R

Deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (5, 17-21)

Frères, si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.

Évangile de Luc (15, 1-3. 11-32)

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père.
Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Méditons

C e dimanche, la liturgie nous montre la grandeur de la tendresse de Dieu pour l’homme. Cela implique de la part de l’homme deux attitudes fondamentales : imiter cette tendresse de Dieu et se laisser enrober par elle. C’est cette tendresse qu’Il déploie en libérant son peuple de l’esclavage. Pendant quarante ans dans le désert, ce peuple n’a manqué de rien. Il lui a donné la manne et l’eau à boire. Ses vêtements ne se sont pas usés. Par amour, Il nous réconcilie avec Lui par le Christ alors que nous étions encore pécheurs. Il n’a pas tenu compte de nos péchés. Il ne comptabilise pas nos péchés mais il déverse continuellement sur nous, sa tendresse. Ce qui se passe dans l’évangile en est un témoignage éloquent . Le fils qui décide de se séparer de son père est l’image de l’homme qui veut vivre sans Dieu. Mais dès que ce fils prend conscience de son égarement et de sa souffrance, il revient vers son père. Celui-ci ne le renie pas. Il ne l’accuse même pas. Il ne lui demande pas des explications. Il le couvre de baisers et organise la fête de son retour.
Dieu se réjouit ainsi de la conversion de tout homme.

A notre tour, nous sommes invités à imiter la tendresse de Dieu. Comme Lui , nous avons à nourrir ceux qui sont dans le besoin. Ouvrir les yeux sur leur pauvreté et leur souffrance est un appel et un devoir. Que notre égoïsme ne nous aveugle pas. Le temps de carême est propice pour nous éveiller au don et au partage. En plus de nous occuper des autres dans leurs besoins, les lectures nous appellent à ne pas accuser les autres. Souvent nous ouvrons les yeux pour accuser les autres. Nous ne voyons que leurs défauts à l’instar du fils aîné qui ne voyait que les péchés de son jeune frère au lieu de se réjouir de son retour, vivant. Laissons tomber les accusations et les critiques. Imitons Dieu qui ne nous accuse pas malgré nos fautes et laissons-nous embrasser par sa tendresse.

Saint Paul nous invite à nous laisser réconcilier avec Dieu. Comme le fils prodigue, prenons conscience de nos égarements, de nos péchés et revenons au Seigneur qui ne veut pas du tout tenir compte de nos fautes mais veut nous couvrir d’amour et de tendresse. Le pape demande aux prêtres, le 25 mars en la fête de l’Annonciation, d’habiter le confessionnal pour accueillir la foule des pénitents qui recherchent la tendresse du Père. En lisant cela, j’ai souri en me disant: mon cher Saint père, vous n’imaginez pas la réalité à certains endroits de l’Église . En effet beaucoup ont déserté le sacrement de la tendresse de Dieu chez nous. C’est une triste réalité. Car quand on découvre la beauté de ce sacrement qui nous fait baigner dans la tendresse de Dieu on y accourt très souvent. Laissons-nous réconcilier avec Dieu.

A quelques jours de Pâques, je nous invite à faire le pas pour vivre ou redécouvrir ce sacrement de la tendresse de Dieu en devenant véritablement une nouvelle créature de Dieu comme le saint Paul dans la deuxième lecture. Des temps pour cela nous sont proposés. Alors nous chanterons : « Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur ».

Bon dimanche à toutes et à tous

« Qui s’élève sera abaissé; qui s’abaisse sera élevé»

Vingt-troisième jour de Carême

Livre du prophète Osée (6, 1-6)

Venez, retournons vers le Seigneur ! il a blessé, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous soignera. Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour : alors, nous vivrons devant sa face.
Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore ; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre.
– Que ferai-je de toi, Éphraïm ? Que ferai-je de toi, Juda ? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va. Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche : mon jugement jaillit comme la lumière. Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

Psaume

Refrain: Tu veux la fidélité, Seigneur, non le sacrifice.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense. R

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé. R

Accorde à Sion le bonheur,
relève les murs de Jérusalem.
Alors tu accepteras de justes sacrifices,
oblations et holocaustes sur ton autel. R

Évangile de Luc (18, 9-14)

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Méditons

L’ humilité devant Dieu est la condition sine qua non pour lui être agréable. Dieu est ce qui manque à l’homme tant que celui ne sera pas en Lui. Un homme rempli ou imbu de lui même ne peut jamais plaire à Dieu et de toutes les façons, il n’a pas besoin de Dieu. Il se prend pour l’artisan de sa justice et de sa charité. Or c’est Dieu qui donne à des êtres fragiles de lui ressembler et de l’adorer. C’est pour cela que sainte Thérèse de l’Enfant Jésus dit que tout est grâce. L’autosatisfaction est un péché d’orgueil. Notons que c’est l’orgueil qui amène toujours au péché ; le péché qui est un refus de l’homme de faire ce que Dieu veut pour se donner sa propre règle de conduite. Ce pharisien dont parle l’évangile de ce jour se contente de pratiques extérieures sans entrer dans une véritable relation d’amour qui lui fasse rencontrer le cœur de Dieu débordant d’amour pour reconnaître en Lui la source de tout don parfait. Il étale ses pratiques qui, en soi, ne sont pas mauvaises mais sont dénuées de vie.
A nous de nous demander si nos pratiques sont habitées par nous-mêmes dans un élan d’offrande aux autres et à Dieu ou les posons-nous pour obtenir la faveur de Dieu ? Dieu n’est pas un commerçant qui voudrait en échange de grâces nos bonnes pratiques mais Il attend de nous un amour vrai qui nous mette en route pour vivre selon ses préceptes.
L’amour et la gratuité sont indispensables pour rejoindre le cœur de Dieu. C’est en voyant la grandeur de cet amour divin que nous nous rendons compte que nous sommes loin de lui répondre convenablement.
Nous reconnaissons alors nos limites malgré nos bonnes œuvres et nous voyons notre pauvreté et notre misère. C’est alors que notre prière se fait humble devant Dieu puisque nous croyons en la grandeur de sa miséricorde.

En ce temps où l’Église nous invite à faire pénitence, penchons-nous sur nos limites et offrons-les à Dieu comme ce publicain qui est justifié par sa profonde humilité.

Assemblée Générale des « Amis de Saint Jacques »

Assemblée Générale des amis de St Jacques le jeudi 31 mars 2022 ,

Salle de la Mairie , Moutiers les Mauxfaits

Rapport d’activités, rapport financier, rapport moral et projets…

Objet de l’association

Susciter l’intérêt pour le patrimoine religieux, sa sauvegarde, son enrichissement ainsi que pour la préservation des œuvres d’art qui s’y trouvent.

La paroisse Saint Jacques du Val Graon s’étend sur 8 communes et  9 clochers.

Certaines églises recèlent des « trésors » méconnus qui ont besoin d’être entretenus. Ces bâtiments sont des témoins de l’histoire du passé et du futur de notre région.

Cette association se veut non cultuelle, mais culturelle. Elle ne concerne pas seulement les chrétiens, mais tous ceux qui sont attachés à ce patrimoine historique.

Elle veut répertorier, entretenir, restaurer, mettre en valeur, faire découvrir le patrimoine religieux des 9 clochers de la Paroisse St Jacques et proposer des évènements culturels en lien avec ce patrimoine : conférences, concerts, débats, échanges, visites…

Contact :

amisdesaintjacques.85540@gmail.com
Tél : 06 85 18 27 13

 

Le Pape au Forum Mondial de l’Eau : le monde a soif de paix

Le 9e Forum Mondial de l’Eau s’est ouvert à Dakar (Sénégal) ce 21 mars, autour du thème «La sécurité de l’eau pour la paix et le développement». Le monde «a une grave dette sociale envers les pauvres qui n’ont pas accès à l’eau potable», y réaffirme cette semaine le Pape François, par la voix du cardinal Secrétaire d’Etat, Pietro Parolin.

Claire Riobé – Cité du Vatican

C’est un des thèmes chers au pontificat de François. L’accès à l’eau potable, qui est directement lié au droit de chacun à la vie, est enraciné dans la dignité inaliénable de la personne humaine, et constitue une condition pour l’exercice des autres droits humains. L’eau est ainsi un «héritage commun» de l’humanité, dont il convient d’assurer la destination universelle pour chaque génération, ne cesse de répéter le Saint-Père.

Des paroles que relaient cette semaine le cardinal Secrétaire d’Etat Pietro Parolin, au premier jour du 9e Forum Mondial de l’Eau, organisé cette année dans la capitale Sénégal. Dans un discours qu’il a lui-même rédigé, et lu par le représentant du Saint-Siège sur place, le cardinal Michael Czerny, le cardinal Pietro Parolin attire l’attention des dirigeants sur les profonds défis que représentent, en 2022, la gestion de l’eau pour notre humanité.

Une responsabilité partagée

L’eau, insiste-t-il, est une ressource encore trop peu appréhendée comme un bien commun à échelle internationale. «On ne saurait considérer (l’eau) simplement comme un bien privé, générateur de profit mercantile et sujet aux lois du marché», exprime-t-il. Par conséquent, le monde a «une grave dette sociale envers les pauvres qui n’ont pas accès à l’eau potable», mais aussi envers tous ceux «pour qui les sources d’eau potable traditionnelles ont été polluées au point de les rendre dangereuses, détruites par les armes et rendues inutilisables, ou encore taries suite à une mauvaise gestion forestière.»

L’eau, motif de «rencontre et de collaboration» ?

Pietro Parolin a ensuite lancé un appel à tous les responsables et dirigeants politiques et économiques, afin «qu’ils aient à cœur de servir dignement le bien commun, avec détermination, intégrité et dans un esprit de coopération.» Coopération d’autant plus importante dans les nombreuses régions du monde où coulent des eaux douces transfrontalières. Dans ces lieux, l’absence de frontières «justes» et «équitables» établies entre Etats pèse particulièrement sur les populations, a-t-il noté. Mentionnant les fleuves du Nil, du Niger et du Sénégal, le cardinal Secrétaire d’Etat a invité les dirigeants présents au Forum à faire de l’eau «un symbole d’accueil et de bénédiction, un motif de rencontre et de collaboration qui fasse grandir la confiance mutuelle et la fraternité». 

«Rappelons qu’à l’origine de celle que nous appelons la nature dans son sens cosmique, il y a un dessein d’amour et de vérité [, et que] le monde n’est pas le fruit d’une nécessité quelconque, d’un destin aveugle ou du hasard», a-t-il enfin souligné. Gérer l’eau de façon durable, avec des institutions efficaces et solidaires, ne constitue donc pas seulement une contribution à la paix mais «est aussi une façon de reconnaitre ce don de la création qui nous est confié pour qu’ensemble nous en prenions soin».