Pourquoi un Mercredi des Cendres ?

Voir dans l’onglet « LITURGIE » les documents pour la messe du Mercredi des Cendres de Moutiers & la Tranche

Le mercredi des Cendres marque l’entrée officielle en Carême et dans le cycle pascal. Il est toujours célébré 40 jours avant le dimanche de Pâques (dimanches non compris). Les cendres qui proviennent des rameaux de l’année précédente, brûlés pour l’occasion, sont déposées sur le front des fidèles. Cette coutume de se couvrir la tête de cendres – et à l’origine de se revêtir aussi d’un sac – est une ancienne pratique pénitentielle qui remonte au peuple hébreu (Jonas 3.5-9 ; Jérémie 6.26;25- 34 ; Matthieu 1 1,21).

Peu à peu, la pénitence publique a disparu mais l’imposition des cendres a demeuré. Celles-ci sont déposées en croix sur le front du fidèle par un ministre consacré qui prononce la formule « Tu es poussière et tu redeviendras poussière » (Gn 3,19).

Si le rituel est resté le même, la réforme liturgique suivant le Concile Vatican II (1963-1965) propose une seconde formule rituelle : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1,15), qui met en valeur un aspect beaucoup plus positif du Carême.

La symbolique des cendres

Le Carême s’ouvre avec la célébration du mercredi des Cendres. Dans la Bible, les Hébreux se couvraient la tête de cendres en signe de pénitence. Ce symbole s’est imposé tardivement dans la liturgie catholique du premier jour du Carême.

Plus profondément, la cendre est indissociable de la poussière – les traducteurs grecs de la Bible emploient souvent un mot pour l’autre – renvoyant à celle d’où l’homme a été tiré avant que Dieu ne lui insuffle la vie. « Tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière », chante ainsi le psalmiste (Ps 103,29) alors que Dieu met en garde Adam : « Tu es poussière, et à la poussière tu retourneras » (Gn 3,19).

La cendre symbolise ainsi le néant de l’homme devant l’absolue transcendance du Dieu qui se révèle à Moïse à travers un buisson ardent qui, lui, ne se consume pas. Elle est donc, logiquement, l’état auquel retourne le pécheur qui se détourne de Dieu. Ainsi l’idolâtre « qui se repaît de cendre » (Is 44,20) et dont le « cœur n’est que cendre » (Sg 15,10). C’est aussi la cendre que les prophètes promettent aux pécheurs : « Sur la terre, je te réduis en cendre », prévient Ezéchiel (Ez 28,18) « les méchants (…) seront de la cendre sous la plante de vos pieds », annonce Malachie (Ml 3,21). Par analogie, c’est donc en se couvrant la tête de cendre que les pécheurs reconnaissent leur état et deviennent des pénitents : le roi de Ninive après la prédication de Jonas « se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre » (Jon 3,6).

Mais, pour la Bible, ce geste de pénitence anticipe aussi la victoire pour qui s’engage à faire confiance à Dieu. C’est le cas pour Judith qui, pour prier Dieu avant de combattre le Babylonien ­Holopherne, « répandit de la cendre sur sa tête et ne garda que le sac dont elle était vêtue » (Jdt 4,11). D’ailleurs, pour Isaïe, le Messie se manifestera en venant « consoler tous ceux qui sont en deuil » et « mettre le diadème sur leur tête au lieu de la cendre » (Is 61,3).

 Le Père Olivier de Cagny, président de la Commission de la Pastorale liturgique et sacramentelle du diocèse de Paris, nous donne quelques clés

Carême 2022: «Ne nous lassons pas de faire le bien» (Message de Carême du Pape)

Dans un message publié ce jeudi 24 février en vue du prochain temps de Carême, le Pape invite à semer le bien pour participer à la magnanimité de Dieu, car «le fruit accompli de notre vie et de nos actions est le ‘fruit pour la vie éternelle’». En ce temps de pandémie, le Saint-Père encourage à placer sa foi dans le Seigneur et, trouvant appui dans sa grâce, à renoncer au mal et à prendre le temps de pratiquer l’aumône avec joie.

Vatican News Marie Duhamel – Cité du Vatican

Actuellement, la cupidité et l’orgueil, le désir de posséder, d’accumuler et de consommer prévalent trop souvent, regrette François. Or, le Carême est un «temps propice de renouveau personnel et communautaire» qui conduit à la Pâques de Jésus-Christ mort et ressuscité ; un temps qui invite à la conversion «pour que la vie ait sa vérité et sa beauté non pas tant dans la possession que dans le don, non pas tant dans l’accumulation que dans la semence du bien et dans le partage». Dans son message pour le Carême 2022 qui s’appuie sur un extrait de la lettre de Saint Paul aux Galates (Gal 6, 9-10a), le Pape invite à ne pas se lasser de faire le bien, à semer sans perdre courage en vue d’une récolte.

S’unir à la féconde magnanimité de Dieu

Pendant le Carême, les catholiques sont appelés à répondre au don de Dieu en accueillant sa Parole pour développer une docilité prête à son action, et à devenir «des collaborateurs de Dieu». Faire du bien n’est pas «un fardeau», mais «une grâce par laquelle le Créateur nous veut activement unis à sa féconde magnanimité». Si le premier fruit du bien semé se retrouve en nous-mêmes, assure François, l’on ne voit qu’une petite partie du fruit de ce que nous semons. D’ailleurs, le Pape souligne combien semer le bien pour les autres «libère de la logique étroite du gain personnel et confère à nos actions le large souffle de la gratuitéen nous insérant dans l’horizon merveilleux des desseins bienveillants de Dieu.» En outre, précise le Saint-Père, le fruit accompli de notre vie et de nos actions est le «fruit pour la vie éternelle» (Jn 4, 36). La véritable moisson est la moisson eschatologique. Jésus utilise l’image du grain qui meurt en terre et porte du fruit pour exprimer le mystère de sa mort et de sa résurrection ; une image que reprend saint Paul.

Placer son espérance dans le Seigneur

Le Carême appelle à placer sa foi et son espérance dans le Seigneur, en effet, «face à l’amère déception de tant de rêves brisés, face à l’inquiétude devant les défis qui nous attendent, face au découragement dû à la pauvreté de nos moyens, la tentation est de se replier sur son propre égoïsme individualiste et de se réfugier dans l’indifférence aux souffrances des autres». Le Pape invite à ne pas se lasser de prier car nous avons besoin de Dieu. «Suffire à soi-même est une illusion dangereuse». Il répète qu’on ne se sauve pas seul, et que surtout personne n’est sauvé sans Dieu.

“«Si la pandémie nous a fait toucher du doigt notre fragilité personnelle et sociale, que ce Carême nous permette d’expérimenter le réconfort de la foi en Dieu sans laquelle nous ne pouvons pas tenir»”

Outre la prière, le Pape invite à ne pas se lasser d’éliminer le mal, de demander pardon dans le sacrement de la pénitence et de la réconciliation, de lutter contre la concupiscence. Une des voies qui plonge l’homme dans le péché est le risque d’addiction aux médias numériques, précise-t-il. «Le Carême est un temps propice pour contrer ces écueils et cultiver plutôt une communication humaine plus intégrale».

Pratiquer une charité concrète

François appelle également à poursuivre une charité concrète, de pratiquer «l’aumône avec joie», en prenant soin de ses proches, des frères et sœurs blessés sur le chemin de la vie. Il faut les rechercher et non les éviter ; appeler et non ignorer ceux qui veulent être entendus ; visiter et non abandonner ceux qui souffrent de la solitude. Le Pape invite à «prendre le temps d’aimer» les plus petits et les sans défense, les abandonnés et les méprisés, celui qui est victime de discrimination et de marginalisation.

“«Le jeûne prépare le terrain, la prière l’irrigue, la charité le féconde»”

Dans son message de Carême, le Pape exhorte chacun à demander à Dieu «la patience constante du cultivateur pour ne pas renoncer à faire le bien, pas à pas». Que celui qui tombe tende la main au Père qui relève toujours. En ce temps de conversion, «trouvant appui dans la grâce de Dieu et dans la communion de l’Église», le Pape invite à semer le bien, sans perdre courage . «Avec le don de la persévérance, nous obtiendrons les biens promis pour notre propre salut et celui des autres». Il invite à s’unir au Christ et à goûter d’avance la joie du Royaume des Cieux.

Le temps du Carême débutera le 2 mars prochain, avec le Mercredi des Cendres. À cette occasion, le Pape se rendra à 16h30 l’église Saint Anselme sur la colline de l’Aventin pour y présider la cérémonie pénitentielle, puis se rendra à la Basilique Sainte Sabine à 17 heures afin de célébrer la messe des Cendres.

Message du Carême 2022 du pape François

Crise en Ukraine : la force de la prière

Alors que la situation en Ukraine ne cesse de se détériorer, le pape François a annoncé ce mercredi une journée de prière et de jeûne pour l’Ukraine le 2 mars. D’autres initiatives de prière pourraient prochainement voir le jour.

Aleteia Agnès Pinard Legry – publié le 23/02/22

La prière, ultime recours dans la crise ukrainienne ? Au lendemain de la reconnaissance par la Russie de l’indépendance des territoires séparatistes de l’Ukraine et alors que Vladimir Poutine a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi le lancement d’une opération militaire en Ukraine, le pape François a décidé ce mercredi 23 février une journée de prière et de jeûne le 2 mars, date qui marque l’entrée en Carême avec le Mercredi des cendres. « À l’absurdité diabolique de la violence, nous répondons par les armes de Dieu, par la prière et le jeûne », a-t-il indiqué lors de l’audience générale. « Que la Reine de la paix préserve le monde de la folie de la guerre. 

Il s’agit de la deuxième journée de prière pour la paix en Ukraine en à peine quelques semaines que convoque François (la précédente avait eu lieu le 26 janvier, ndlr). D’après un ancien ambassadeur cité par le journal italien Il Fatto Quotidiano, « à part l’Union européenne, seul le pape François peut imposer la paix à Poutine ».

Ces armes de Dieu que sont la prière et le jeûne, François n’est pas le seul à les convoquer. Déjà les jours précédents plusieurs paroisses ont mis en place différentes initiatives afin de prier pour la paix en Ukraine. Dans la paroisse de Sautron (diocèse de Nantes), un chapelet était organisé le 21 février pour la paix en Ukraine et que la Vierge Marie « envoie son Esprit sur les responsables politiques. » Le mouvement des Jeunes pour la Paix de Sant’Egidio a quant à lui organisé un flashmob samedi dernier pour appeler à la paix en Ukraine. De nombreuses paroisses ont d’ores et déjà inclus dans leur prière universelle une intention toute particulière pour l’Ukraine.

Les gestes de paix naissent de la vie de personnes qui nourrissent en elles des attitudes constantes de paix. Ce sont des fruits de l’esprit et du cœur des artisans de paix.

L’Église catholique a l’habitude de prier pour la paix. « La paix n’est pas tant une question de structures que de personnes. Il est certain que les structures et les procédures de paix – juridiques, politiques et économiques – sont nécessaires et, par bonheur, elles sont souvent présentes », rappelait avec justesse Jean Paul II en 2003 dans son message pour la journée mondiale de la paix. « Toutefois, elles ne sont que le fruit de la sagesse et de l’expérience accumulées au long de l’histoire à travers d’innombrables gestes de paix, posés par des hommes et des femmes qui ont su garder espoir sans jamais céder au découragement. Les gestes de paix naissent de la vie de personnes qui nourrissent en elles des attitudes constantes de paix. Ce sont des fruits de l’esprit et du cœur des artisans de paix. »

Alors qu’un sommet des dirigeants des 27 pays de l’Union européenne se tient ce jeudi 24 février à Bruxelles, afin de définir une approche et des actions collectives après la décision de la Russie de reconnaître l’indépendance des régions de Donetsk et de Lougansk et de violer l’intégrité territoriale de l’Ukraine, prier pour la paix, chez soi, en paroisse ou en communauté, est un moyen, pour les fidèles, de s’impliquer personnellement et spirituellement dans ce conflit en se faisant serviteur de paix.

Fraternité Saint-Pierre: feu vert pour l’usage du missel de 1962

La mise en œuvre de Traditionis custodes

Le pape François confirme l’autorisation de l’usage des livres liturgiques de 1962 (Missel de S. Jean XXIII), accordée à la Fraternité Saint-Pierre, dans un décret en date du 11 février 2022, en la fête de Notre Dame de Lourdes.

Ce décret s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du motu proprio Traditionis custodes, dont nous avons publié une traduction, avec la traduction de la lettre du pape aux évêques, le 16 juillet 2021.

« Il vous appartient donc d’autoriser dans vos Eglises, en tant qu’Ordinaires locaux, l’usage du Missel Romain de 1962, en appliquant les normes de ce motu proprio », « Traditionis Custodes », écrit le pape François aux évêques du monde entier.

En même temps, le pape recommande que les groupes liés à la liturgie selon le missel édité par Jean XXIII n’excluent pas la « légitimité » de la réforme liturgique, les « écrits du Concile Vatican II » ni le « magistère pontifical ». Dans un entretien à Radio Cope, que nous avons publié le 1er septembre 2021, le pape a parlé, dans ce sens, de « bi-ritualisme ».

En dehors des églises de la Fraternité, le pape souligne que les prêtres doivent demander l’autorisation aux évêques du lieu, … qui sont « Traditionis custodes ».

Le pape recommande aussi la mise ne œuvre des recommandations de son motu proprio.

Décret du Pape François confirmant l’usage des livres liturgiques de 1962 

Le Saint-Père François, concède à tous et à chacun des membres de la Société de vie apostolique « Fraternité Saint-Pierre », fondée le 18 juillet 1988 et déclarée « de droit pontifical » par le Saint-Siège, la faculté de célébrer le sacrifice de la Messe, d’administrer les sacrements et les autres rites sacrés, et de s’acquitter de l’Office Divin, selon les éditions typiques des livres liturgiques en vigueur en l’année 1962, c’est à dire le Missel, le Rituel, le Pontifical et le Bréviaire Romain.

Ils peuvent user de cette faculté dans les églises et oratoires propres ; partout ailleurs, ils n’en useront qu’avec le consentement de l’ordinaire du lieu, sauf pour la célébration de la Messe privée.

Sans préjudice de ce qui a été dit ci-dessus, le Saint-Père suggère que, dans la mesure du possible, les dispositions du motu proprio Traditionis Custodes soient également prises en compte.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 11 février, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, de l’an 2022, neuvième année de mon pontificat.

François

Suivant l’agence Zenit.org

Pour l’élection présidentielle, les évêques de France appellent à ne pas faire le choix de la peur

Dans un document publié ce 18 janvier 2022 intitulé « L’espérance ne déçoit pas », la Conférence des évêques de France dévoile sa position sur les enjeux de l’élection présidentielle, à trois mois du premier tour.

C’est désormais une tradition qui semble ancrée : à la veille de chaque élection présidentielle, le conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF) propose un grand texte sur les enjeux du vote. Ainsi, L’Espérance ne déçoit pas, publié le 18 janvier, relève de cet exercice. Exercice qui, du reste, n’est pas des plus faciles car les rédacteurs doivent prendre en compte plusieurs paramètres.

Le premier est la diversité du vote des catholiques : au premier tour de 2017, par exemple, ils avaient été 14 % à voter pour Jean-Luc Mélenchon, 4 % pour Benoît Hamon, 22 % pour Emmanuel Macron, 28 % pour François Fillon – un chiffre qui montait à 46 % chez les pratiquants –, 6 % pour Nicolas Dupont-Aignan, et 22 % pour Marine Le Pen – 15 % chez les pratiquants (sondage iFop pour La Croix et Pèlerin). Les évêques, eux-mêmes très divers, savent donc qu’ils s’adressent à des communautés fortement éclatées – pour ne pas dire divisées – en termes de sensibilités politiques.

Une position d’humilité dans le débat qui s’ouvre

Une position d’humilité dans le débat qui s’ouvre

Le deuxième paramètre est l’affaiblissement de la légitimité de la parole institutionnelle et de son pouvoir prescripteur, dans un contexte français marqué par une laïcité forte et parfois mal digérée, et ces dernières années par la critique du cléricalisme et le scandale des abus.

Le texte publié ce 18 janvier par la CEF commence d’ailleurs par des précautions oratoires assez significatives, précisant que c’est avec « humilité » que l’Église catholique intervient dans le débat qui s’ouvre.

Les évêques, qui ont reconnu la responsabilité institutionnelle de l’Église au regard des victimes d’abus commis en son sein et la dimension systémique du problème lors de leur assemblée plénière 2021, semblent plus que jamais prudents quant au ton employé : « Notre Église a failli, écrivent-ils. C’est bien conscient de cette situation que le Conseil permanent de la CEF ose néanmoins partager la présente réflexion car Celui en qui nous croyons nous invite a lui rendre témoignage, au-delà même des fautes et des péchés que nous reconnaissons. »

L’interpellation des consciences

L’interpellation des consciences

Apporter matière à réflexion sans jeter de l’huile sur le feu de communautés déjà divisées, ni cléricaliser le débat – qui accepterait que des évêques lui disent pour qui voter ? –, telle est la ligne que s’est fixée le conseil permanent de la CEF. Ainsi, ceux qui s’attendraient à des consignes de vote ou à des prises de position directes « contre » tel ou tel candidat en seront pour leurs frais.

Pas plus qu’en 2006 (Qu’as-tu fait de ton frère ?ou en 2016 (Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique), l’institution ne se positionne sur le plan partisan. Elle se situe davantage sur le terrain de l’interpellation des consciences, préférant soulever des questions à se poser avant d’aller mettre son bulletin dans l’urne – car si le vote blanc est respecté, l’absentéisme est fustigé comme un manquement à la responsabilité de chacun à l’égard de tous.

Ce parti pris, qui renvoie chaque évêque à la responsabilité notamment de se positionner – ou pas – pour ou contre tel ou tel parti, en particulier le Front national, comme cela s’était passé dans l’entre-deux tours en 2017, leur a déjà valu bon nombre de critiques – on se souvient de l’éditorial du quotidien Le Monde, « La faute morale de l’Église catholique », à la veille du scrutin qui avait vu s’affronter Macron et Le Pen lors de la dernière présidentielle.

Mais la démarche est totalement assumée. Interrogé au micro d’Europe 1 sur une éventuelle prise de position de l’Église contre les partis « extrêmes » (à gauche comme à droite), Matthieu Rougé, évêque de Nanterre et membre du conseil permanent, a ainsi déclaré qu’il pensait que ce n’était pas sur ce « registre » qu’il pensait « important » pour l’Église de se situer aujourd’hui, mais bien davantage de « parler du fond des choses », car c’était cela qui, selon lui, permettrait « d’éviter les outrances ».

Voir la suite (clic)

L’espérance ne déçoit pas (analyse)

Choisir le saint patron de la nouvelle paroisse.

Chères paroissiennes et chers paroissiens


Les nouvelles paroisses sont constituées . Notre évêque veut nous impliquer dans le choix du nom
du saint parton de notre nouvelle paroisse qui a pour clochers ceux de nos deux anciennes paroisses.
Vous trouverez ci-dessous des pistes pour nous aider dans nos propositions

Des pistes pour créer un nom de paroisse

Associer au nom de la commune centre, le nom d’un sainte ou d’une sainte, ou la Vierge Marie, le Sacré Cœur …
A noter les communes centres qui sont déjà des « saints » : Saint Jean de Monts ; Saint Gilles Croix de vie ; Saint Fulgent ; Sainte Hermine ; Talmont Saint Hilaire ; Saint Laurent sur Sèvre

Des lieux ont déjà des noms repérables : Saint Philbert de Noirmoutier ; Saint Amand de l’Ile d’Yeu ; Notre Dame de Luçon, Le Sacré Cœur, Saint louis.

Pour les paroisses concernées, avec le Copil ou bien les équipes pastorales ou les conseils pastoraux, vous êtes invités à donner, avant le 10 mars, trois noms possibles, associant la commune centre et une figure de Sainteté. Celapermettra d’éclairer le choix que pourra faire le Père Evêque.


Quelques propositions ! Il peut y en avoir bien d’autres ! Sainte Thérèse / Sainte Bernadette / Marie Louise Trichet / Mère Térésa Saint Joseph / Saint Paul / Saint Pierre / Saint François / Saint Martin/ Saint Henri Dorie / Saint Charles de Foucault / Bienheureux Antoine Chevrier Sainte Faustine / Bienheureux Marcel Callot / Sainte Anne / Sainte Cécile Saint Jean Baptiste  / Sainte Bakhita / Saint Jean Paul II / Saint Jean XXIII /Père Baudouin / Père Monnereau / Pères Baudouin et Monnereau /Saint Louis Marie Grignon de Montfort / Saint Benoît Labre / Sainte Blandine Saint Irénée / Saint François Xavier / Bienheureux Pierre Claverie / Saint Albert Hurtado / Notre Dame de Lourdes / Saint Benoît / . . .

A noter que chaque église, chaque clocher garde son propre nom associé souvent à une figure de Sainteté ou à Marie.

« Le célibat des prêtres est un don que l’Église latine conserve »

« Sans amis et sans prière, le célibat peut devenir un poids insupportable », a reconnu le pape François en ouvrant, le 17 février 2022, le symposium sur le sacerdoce organisé au Vatican par le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, tout en assurant qu’il est « un don que l’Église latine conserve ».

I.Media – publié le 17/02/22 – mis à jour le 17/02/22

Devant environ 500 participants rassemblés ce jeudi en Salle Paul VI au Vatican, le pape François a développé une méditation sur les quatre « proximités » que le prêtre est appelé à cultiver : avec Dieu, avec l’évêque, entre prêtres, et avec le peuple : « Le célibat est un don que l’Église latine conserve, mais il est un don qui, pour être vécu comme  sanctification, nécessite des relations saines, des rapports d’estime véritable qui trouvent leurs racines dans le Christ. Sans amis et sans prière, le célibat peut devenir un poids insupportable et un contre témoignage à la beauté même du sacerdoce », a averti François dans un discours qui a duré environ une heure.

« Le drame de la solitude, du sentiment d’être seul, se consume dans de nombreux presbytères », a déploré le chef de l’Église catholique, exhortant les prêtres à intensifier leurs liens de fraternité. François a donc invité à un ressaisissement spirituel et fraternel plus qu’à une révision des règles, dans un contexte de remise en cause du célibat sacerdotal dans certains pays. En Allemagne, au début du mois de février, le chemin synodal a voté une motion en faveur de l’ordination d’hommes mariés. Une proposition qui avait également été votée par les Pères synodaux lors du Synode sur l’Amazonie, en octobre 2019.

Gare au « fonctionnalisme »

Gare au « fonctionnalisme »

Le pape a préféré se pencher sur le chemin de sainteté que les prêtres sont appelés à vivre et a insisté sur l’importance d’une relation personnelle avec Dieu. « De nombreuses crises sacerdotales ont pour origine une vie de prière pauvre », a averti le pape argentin. Sans la prière, le prêtre n’est « qu’un travailleur fatigué qui ne jouit pas des bienfaits des amis du Seigneur ». Il a par ailleurs dénoncé les « commérages », évoquant notamment son étonnement face aux enquêtes sur la sélection des futurs évêques, quand il ressent la jalousie de certains prêtres vis-à-vis de leurs confrères. « L’envie est une maladie du sacerdoce », s’est attristé le pape François.

Les prêtres ne doivent pas devenir des « clercs d’état » ou des « professionnels du sacré », mais des hommes courageux, capables de s’arrêter près de ceux qui sont blessés pour leur tendre la main.
Pape François

Les prêtres ne doivent pas devenir des « clercs d’état » ou des « professionnels du sacré », mais « des hommes courageux, capables de s’arrêter près de ceux qui sont blessés pour leur tendre la main », a insisté le pape. Il a ironisé sur cette expression française “Monsieur l’abbé”, qui semble faire du prêtre un notable inaccessible, et il a mis au contraire en avant l’exemple du curé d’Ars. « Le cléricalisme est une perversion parce qu’il se forme sur des “éloignements”. Quand je pense au cléricalisme, je pense aussi à la cléricalisation du laïcat : cette promotion d’une petite élite qui, autour du prêtre, finit aussi  par dénaturer sa mission fondamentale », a averti le pape.

Ne pas se réfugier dans le passé

Le pape a souligné l’importance de la proximité entre les prêtres et leur évêque, précisant que « l’obéissance n’est pas un attribut disciplinaire mais la caractéristique la plus  profonde des liens qui nous unissent dans la communion ». « Cette obéissance peut aussi être confrontation, écoute et, dans certains cas, tension », a reconnu l’évêque de Rome.

Sans les citer nommément, le pape s’est élevé à la fois contre la tentation traditionaliste, en dénonçant « la recherche de formes codifiées, très souvent ancrées dans le passé, qui  nous “garantissent” une sorte de protection contre les risques en nous réfugiant dans un monde et dans une société qui n’existent plus », et contre la tentation progressiste, qui pousse à trop se fier à « la dernière nouveauté, méprisant ainsi la sagesse des années ».

Sa propre traversée du désert

Revenant sur son expérience personnelle de plus de 50 ans de sacerdoce, le pape François, ordonné en 1969, a rendu hommage aux « prêtres qui, par leur vie et leur témoignage, m’ont montré depuis mon enfance ce qui donne forme au visage du Bon Pasteur ». Il a aussi évoqué « ces frères prêtres » qu’il a dû accompagner « parce qu’ils avaient perdu le feu du premier amour et que leur ministère était devenu stérile, répétitif et vide de sens ».

« Je suis passé moi même par diverses conditions et phases, et, en “ruminant” les motions de l’Esprit, j’ai constaté que dans certaines situations, y compris dans les moments d’épreuve, de difficulté et de désolation, lorsque je vivais et partageais le vécu, d’une certaine manière, la paix demeurait », a confié le pape, semblant faire allusion à sa propre traversée du désert, lorsqu’il fut contraint à une mise en retrait entre la perte de sa charge de provincial des jésuites d’Argentine, en 1979, et son ordination comme évêque auxiliaire de Buenos Aires, en 1992

A l’écoute du Père Verkys

Chers frères et sœurs bien-aimés,


Ce dimanche qui est le dimanche de la Santé nous avons eu une pensée particulière pour
toutes les personnes malades ou en situation de fragilité ainsi que le personnel soignant et
celles et ceux qui s’occupent des personnes en dehors de tout cadre institutionnel.


Dans mon homélie j’ai insisté sur la confiance en Dieu et la résurrection de la chair. Le
prophète Jérémie pourrait nous étonner par le ton qu’il a utilisé: «Maudit soit l’homme qui
met sa foi dans un mortel
» C’est en fait un avertissement et non une malédiction. Nous
pouvons bien sûr nous appuyer sur ceux que nous aimons et qui sont dignes de confiance
mais il ne faut pas que notre cœur se détourne du Seigneur. Nous retrouvons le même
avertissement dans l’évangile quand Jésus dit: « Mais quel malheur pour vous, les riches,
car vous avez votre consolation
». C‘est un appel aussi à ne pas mettre sa confiance dans
sa richesse ou ses avoirs de toutes sortes mais plutôt dans le Seigneur. Cela pour deux
raisons fondamentales. Les biens sont éphémères, on peut les perdre d’un moment à l’autre
pour plusieurs raisons. Un mortel peut trahir et s’en aller ou il peut tout simplement mourir
. En ce moment que devient-on ? On perd tout espoir , on se dit que la vie n’a pas de sens
et l’on s’abîme dans la dépression ou dans un découragement total. Or , quand on compte
beaucoup plus sur Dieu que tout autre chose, on implore son secours et sa grâce pour se
relever et aller plus loin, pour reconstruire. Son secours ne manque jamais à ceux qui
l’invoquent avec confiance. Dans le cas d’un frère ou d’un ami de confiance que l’on perd,
l’espérance de la résurrection nous relève. Le psaume illustre cela fort bien. L’homme qui
met sa foi dans le Seigneur «est comme un arbre planté près d’un ruisseau qui donne du
fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt, tout ce qu’il entreprend réussira
. Dieu
est éternel, il ne peut pas trahir . Son amour pour l’homme est éternel. Il poursuit l’homme
de son amour. Plus on met sa confiance dans le Seigneur, mieux on éprouve sa présence et
son réconfort. Mettre sa confiance en Dieu mais pas pour cette vie seulement mais aussi
pour la vie éternelle.

La résurrection est le point central de foi chrétienne. Dans la revue « Le monde des
religions » il a été noté que un peu plus d’un sur deux de Français catholiques croient en la
résurrection de Jésus-Christ et une minorité seulement qui croit en notre propre
résurrection. Saint Paul dit clairement que nous sommes les plus à plaindre et que notre foi
ne sert à rien si nous ne croyons en la résurrection de la chair. C’est un article important de
notre confession de foi. Ailleurs dans l’épître aux Romains il écrit : « Si l’Esprit de Celui
qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité Jésus-Christ
d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en
vous » Rm 8,11.
Qui ressuscitera ? Tous les hommes qui sont morts : « ceux qui ont fait le
bien ressusciteront pour la vie, ceux qui ont fait le mal pour la damnation » Jn 5,29
Mais
comment ? Le Christ est ressuscité avec son propre corps. De même en Lui, « tous
ressusciteront avec leur propre corps qu’ils ont maintenant »
selon le concile de Latran
mais ce corps sera transfiguré en corps spirituel cf 1 Co 15,44. Nous allons ressusciter
incorruptibles car Dieu nous a créés pour l’immortalité. Nous le verrons face à face. C’est
le but de notre foi.

Les Béatitudes, un message ancré dans le réel

L’aumônier de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris commente l’Évangile du Sermon sur la montagne (Lc 6, 17.20-26). Le message des Béatitudes est un ancrage dans le quotidien, avec ses joies et ses peines : Jésus assume tout et nous invite à regarder vers le Ciel, notre ligne d’arrivée.

Gaëtan de Bodard – publié le 12/02/22

Ces trois dernières semaines, nous avons vu Jésus prêcher dans des conditions bien différentes : d’abord à Nazareth où cela a bien failli mal se terminer pour Lui. Il s’en est fallu de peu pour que Sa carrière de prédicateur ne s’arrête là… Dimanche dernier, Jésus enseigne sur le bord du lac dans un premier temps, puis depuis la barque de Simon-Pierre. L’idée est bien trouvée : l’eau porte le son et cela permet à la foule qui se presse sur la grève de ne rien perdre des paroles du Seigneur. Aujourd’hui, la configuration est encore différente. Nous sommes sans doute quelques semaines après l’appel des premiers disciples auquel nous avons assisté la semaine dernière.

Entretemps, la petite troupe s’est étoffée : Jésus après une nuit de prières en montagne — qui est le lieu où, symboliquement, la terre et le ciel se rejoignent — a désigné ceux qui, parmi les disciples fidèles, vont former le collège des Douze. Ils viennent tout juste d’être nommés et certains d’entre eux sont encore sous le coup de la surprise. Jésus leur laisse à peine le temps de digérer la nouvelle : Le voilà qui descend jusqu’à un plateau, une étendue plane au-dessus du lac de Tibériade où la foule est rassemblée. Il faut dire que le bouche à oreille a plutôt bien fonctionné : entre cet enseignement accessible à tous, à la fois exigeant et bienveillant, et ces premiers miracles qui frappent les esprits, le rabbi de Nazareth a le vent en poupe. Sont présents là, à L’attendre, « un grand nombre de Ses disciples » (mais aussi « une grande multitude de gens » (Lc 6, 17) aux provenances très diverses.

Jésus ne vend pas du rêve, un discours suave et détaché de la réalité : avec Lui, c’est un ancrage dans le réel, dans le quotidien, avec ses joies et ses peines.

Voici donc le public, l’assemblée, devant qui Jésus va S’exprimer. Autant le dire tout de suite, Son enseignement a eu tellement de retentissement, a eu un tel succès, qu’il lui a été accolé une double épithète : le Discours sur la montagne et le Discours des béatitudes. Jésus S’exprime comme un véritable enseignant, tel un communicant doué, un pédagogue efficace. Il sait que les gens devant Lui vont tâcher de mémoriser Son propos. C’est l’habitude en ce pays où l’oralité tient une place prépondérante et où le récit et la façon de parler et de poser les mots sont si importants. Jésus va jouer d’une part sur la répétition de l’adjectif « heureux » puis Il va l’opposer ensuite à son contraire « malheureux ». Ainsi quand Ses auditeurs se répéteront Ses paroles, les transmettront à leurs proches, il leur sera plus facile de dérouler l’enseignement entendu. 

Les pauvres ne s’y trompent pas

Dans les autres techniques employées, Jésus va aussi Se servir de l’effet de surprise : « “Heureux, vous les pauvres ; heureux, vous les affamés ; heureux, vous qui pleurez ; heureux, vous qui êtes persécutés” ! Hum, j’ai dû mal écouter : cela n’a pas de sens ! » La foule, qui était toute oreille, elle, ne s’y trompe pas : ce message est pour elle. Les pauvres, ils sont là, au milieu de la foule ! Ainsi que ceux qui ne mangent pas à leur faim tous les jours ! Tout comme ceux qui souffrent à en pleurer ou ceux qui sont montrés du doigt, moqués et ostracisés. Ce message, il est pour eux. Et il leur apporte une véritable espérance ! Avec Jésus, les événements prennent une autre dimension : Il leur donne un sens. Et nous qui connaissons la fin de l’aventure, nous savons que cette souffrance, ces pleurs, cette ignominie, Jésus va les assumer sur la croix, dans Sa passion. 

Ceux qui ont dû être bien secoués à l’écoute de ce message, ce sont les tout nouveaux apôtres, encore sous emballage, encore sous garantie. Alors qu’ils rêvaient peut-être de première place, d’honneur et de gloire, d’accueil délirant et triomphal, le discours des béatitudes a dû fissurer leur enthousiasme. C’est cela le programme de Jésus ? Elles sont là Ses promesses ? Pauvreté, faim, larmes et persécution ? Gloups ! Nous ne sommes pas loin des paroles terribles de Winston Churchill devant la Chambre des communes le 13 mai 1940, dans la situation périlleuse dans laquelle se trouvait l’Angleterre isolée, au début de la deuxième guerre mondiale : I have nothing to offer but blood, toil, tears and sweat. « Je n’ai rien d’autre à vous offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur. » 

Un ancrage dans le réel

Jésus ne vend pas du rêve, un discours suave et détaché de la réalité : avec Lui, c’est un ancrage dans le réel, dans le quotidien, avec ses joies et ses peines. Il assume le tout et nous invite à regarder vers le Ciel, qui est notre espérance, notre but, notre ligne d’arrivée ! Là, au paradis, plongés dans cet amour qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer, nous goûterons cette joie éternelle qui transcendera les difficultés, les peines, les souffrances que nous aurons assumées en ce bas-monde, portées avec Jésus et offertes pour le salut des âmes. Oui, à travers ce discours, Jésus donne du sens à notre vie, que nous soyons disciple à Son écoute ou apôtre choisi pour servir. Alors, écoutons-Le attentivement et tâchons, avec Sa grâce, de mettre en application Son enseignement, chemin véritable du bonheur.

Servir son prochain en visitant les malades

A l’occasion de la fête de Notre Dame de Lourdes, le 11 février, du dimanche de la Santé, le 13 février, et l’arrivée des reliques de Ste Bernadette dans notre diocèse pour quelques jours, nous faisons un focus avec Mgr Jacolin sur l’accompagnement des malades et l’appel à la sainteté de chacun.

Servir son prochain : voilà ce à quoi Jésus nous appelle. « Lorsque l’on visite un malade, c’est Jésus que l’on visite » explique notre évêque en citant Jésus dans les évangiles. Alors que nous apprêtons à accueillir les reliques de Ste Bernadette dans notre diocèse pour l’année Mariale, c’est l’occasion de rappeler que « tous le monde est appelé à la sainteté » et que celle-ci peut s’exprimer dans le service des plus fragiles.

Les hospitaliers, qui se rendront à Lourdes du 9 au 13 avril, le vivent particulièrement. Mgr Jacolin invite précisément les « jeunes professionnels, étudiants et même lycéens » à s’engager bénévolement dans l’Hospitalité Vendéenne, et permettre ainsi à de nombreux malades de vivre ce pèlerinage.

Le Dimanche de la Santé permet également à notre évêque de revenir sur le sacrement des malades. A la fois une aide spirituelle pour celui qui le reçoit mais aussi un soutien pour ceux qui l’accompagne. Accompagner les malades : « une expérience de Foi qui nous fait grandir dans la Foi, l’espérance et la charité » conclue Mgr Jacolin.

Interview de Mgr Jacolin