Accueil des reliques de Ste Bernadette

Nouveau reliquaire

Nous accueillons sur nos deux paroisses les reliques de sainte Bernadette Soubirous dans le cadre de l’année mariale dans notre diocèse le mercredi 16 février de 9h30 à 12 h simultanément dans les églises de la Tranche Sur Mer et de Moutiers-Les-Mauxfaits selon le programme ci-après

  • 9h30 Accueil avec chants suivi du chapelet
  • 10h à 11h dévotion libre
  • 11 h messe et départ des reliquaires pour Talmont Saint Hilaire

Biographie de sainte Bernadette

Bernadette Soubirous est née à Lourdes en 1844. En 1858, elle voit à dix-huit reprises la Vierge Marie, à la Grotte de Massabielle : ces Apparitions de Lourdes sont authentifiées en 1866 par l’évêque de Tarbes. La même année, Bernadette quitte Lourdes pour vivre sa vocation religieuse au sein de la communauté des sœurs de la charité de Nevers. Elle meurt en 1879 et est proclamée bienheureuse en 1925, puis sainte en 1933. Sa fête liturgique est célébrée le 16 avril dans l’Église universelle, et le 18 février en France.

Son corps est exhumé le 18 avril 1925 pour la béatification de Bernadette. Il est trouvé intact de toute corruption. On décide alors de le placer dans la chapelle des sœurs de Nevers où il est toujours visible aujourd’hui. Seuls des fragments de la 5e et de la 6e côte sont prélevés et offerts à la vénération des fidèles.

18 février 1858, 3e apparition de la Vierge : « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre. »

Le Pape François aux médias catholiques : «travaillez ensemble pour la vérité»

Le Pape François a rencontré, le 28 janvier, les membres du Consortium international des médias catholiques. Ce groupe créé en mars dernier en pleine période de pandémie, rassemble des agences de presse, scientifiques et journalistes catholiques, qui souhaitent lutter ensemble contre la désinformation sur les vaccins.

Claire Riobé – Cité du Vatican

Alors que la désinformation s’est accentuée au sujet de la pandémie de Covid-19, le Pape François appelle les journalistes, en particulier les professionnels des médias catholiques, à vérifier les faits qu’ils rapportent tout en adoptant une attitude respectueuse envers ceux qui produisent et consomment des fake news.

Lors de sa rencontre avec les membres du Consortium international des médias catholiques ce vendredi, le Pape a réfléchi sur le thème de la communication et de la vérité. Ce consortium, dirigé notamment par le réseau Aleteia, de l’agence de presse I-Media, et du média Verificat, a été créé en mars 2021 sous le site « Catholic FactChecking ».

Démasquer les fausses nouvelles

Le Pape François a tout d’abord salué l’objectif de l’organisation, en pleine période d’«infodémie», cette pandémie de fausses informations qui se propage de nos jours, et qui conduit a une déformation de la réalité basée sur la peur. 

Le groupe comprend un comité scientifique qui s’appuie sur les travaux d’experts en épidémiologie, en théologie et en bioéthique. Il souhaite démasquer les « fake news et les informations partielles ou trompeuses » concernant les vaccins Covid-19 et les questions éthiques qui y sont liées.

Le Saint-Père est ensuite revenu sur la mission des journalistes. François invite tous les professionnels des médias catholiques à continuer de vérifier les faits qu’ils rapportent et à adopter une attitude respectueuse envers ceux qui produisent et consomment des fake news. «Il ne faut jamais oublier la distinction fondamentale entre informations personnes. Les fake news doivent être réfutées, mais les personnes individuelles doivent toujours être respectées, car elles y croient souvent sans en être pleinement conscientes ou responsables», a-t-il ainsi rappelé.

Pour, et non contre

Cette approche appelle selon François les reporters chrétiens à être « de style évangélique, bâtisseur de ponts, promoteur de la paix, aussi et surtout, à la recherche de la vérité. »

Essayons donc d’être ensemble pour, et jamais contre, et au service de la vérité, demande François. Ce qui implique de rechercher ce qui favorise la communion et promeut le bien de tous, et non ce qui isole, divise et oppose en cette période de pandémie. 


24/01/2022

La 56ème journée mondiale des communications sociales aura lieu en mai 2022.

Mariage : la reconnaissance de nullité n’est pas « un droit » pour le Pape

Recherche de la « vérité », « écoute », refus de la « manipulation »… Le pape François a dessiné l’esprit dans lequel doivent travailler les membres du Tribunal de la Rote romaine – tribunal d’appel des causes de nullité de mariage – à l’occasion de l’inauguration de l’Année judiciaire, ce 27 janvier 2022.

Aleteia Anna Kurian – publié le 27/01/22

Le Pape a rappelé ce jeudi 27 janvier devant les membres du Tribunal de la Rote romaine (tribunal d’appel des causes de nullité de mariage, ndlr) que la reconnaissance de nullité de mariage n’était pas « un droit » à tout prix. Dans son discours, il a appelé les prélats auditeurs, les vicaires judiciaires et les avocats à travailler de façon synodale dans les procès de nullité de mariage. Il s’agit de poursuivre « ensemble » le même objectif : « faire la vérité » sur une union entre un homme et une femme.

La recherche de la vérité doit caractériser « chaque étape du procès », a insisté le chef de l’Église catholique, invitant à ne pas se contenter de « réponses standard » et à être capable « d’auto-critique ». Et de donner aux magistrats l’attitude-clef à avoir : l’écoute constante. Il s’agit, en usant de temps et de patience, de « comprendre la vision et les raisons » de tous les acteurs, « presque de s’identifier à l’autre ».

Pour le pape François, ces procédures doivent favoriser « le pardon et la réconciliation entre les époux », et les faire réfléchir « sur les motifs qui les poussent à demander la déclaration de nullité du consentement matrimonial ». En outre, a-t-il ajouté, cette déclaration de nullité ne doit pas être présentée comme « l’unique objectif à atteindre » face à une crise dans le couple, et elle n’est pas « un droit » à tout prix.

La manipulation est inadmissible

François s’est élevé contre « toute altération volontaire ou manipulation des faits » en vue d’influencer le verdict. Cela n’est « pas admissible », a-t-il protesté, sortant de son texte pour donner un exemple que lui confiait un évêque un mois plus tôt, confronté à un problème de discipline grave chez un prêtre de son diocèse. L’évêque s’était entendu dire par le juge du tribunal national du pays : « Je ferai ce que vous me direz. Si vous me dites de le condamner, je le condamne ; si vous me dites de l’acquitter, je l’acquitte ». Un procès n’est pas « une négociation », « c’est le bien de l’Église et le bien des personnes qui est en jeu », s’est exclamé le Pape.

Comme il l’avait rappelé lors de ses vœux en 2021, le pontife a souligné que le juge premier des procès matrimoniaux était l’évêque. C’est en tant qu’évêque de Rome que le pape reçoit le titre de « juge universel », a-t-il souligné avant de répéter : « Le véritable juge est l’évêque pas le vicaire judiciaire ». Une mention qui n’est pas anodine en Italie, où les vicaires résistent à la réforme judiciaire lancée par le pontife argentin.

En conclusion, appelant les juges à être également des serviteurs « de la miséricorde » et à rendre une sentence « compréhensible », le pape leur a recommandé de prier. Même s’il est débordé, un juge doit avant tout « prier », et « prier deux ou trois fois plus », a-t-il lancé.

« Cela n’arrive qu’aux vieux ! » : François plaisante sur sa santé

À l’issue de l’audience générale du 26 janvier 2022, le pape François a confié avoir « un problème à la jambe droite ». « Cela n’arrive qu’aux vieux : je ne sais pas pourquoi ça m’est arrivé ! », a-t-il plaisanté, provoquant des éclats de rire dans la salle.

Aleteia Camille Dalmas – publié le 26/01/22 – mis à jour le 26/01/22

Le pape François s’est excusé à l’issue de l’audience générale du mercredi 26 janvier de ne pas être en mesure de circuler parmi les fidèles pour les saluer comme il a l’habitude de le faire. Il a confié avoir « un problème à la jambe droite ». « Cela n’arrive qu’aux vieux : je ne sais pas pourquoi ça m’est arrivé ! », a-t-il plaisanté, provoquant des éclats de rire dans la salle.

Le pontife a aussi donné quelques précisions sur le mal qui le touche à la jambe, expliquant qu’elle était « inflammée » à cause d’un problème concernant le « ligament du genou ». Après la prière finale, il a descendu les marches de l’estrade d’où il venait de délivrer ses enseignements et s’est assis sur un fauteuil, de sorte que les fidèles puissent venir le saluer.

Des problèmes de hanche réguliers

Le pape François souffre régulièrement de problèmes de hanche et montre certaines difficultés à marcher. En 2015, à l’occasion du voyage du pape aux États-Unis, son porte parole avait confié que le pontife bénéficiait de séances de “physiothérapie régulières” en raison de problèmes dans le mouvement de ses jambes.

Un mal qui semble l’avoir particulièrement touché ces derniers mois : le 17 janvier dernier, lors d’une audience privée accordée à des journalistes, le chef de l’Église catholique avait confié souffrir quand il se tenait debout.

Il y a quelques semaines, le pape François avait aussi – pour la seconde année consécutive – délégué la présidence de la célébration des Vêpres et du Te Deum du 31 décembre au cardinal Giovanni Battista Re, sans explication. L’année précédente, le Saint-Siège avait justifié ce choix, ainsi que l’annulation de plusieurs événements par la suite, par une « sciatique douloureuse ».

La sciatique traitée cette année

Le docteur argentin et ami du pape Nelson Castro, auteur d’un livre sur la santé des papes, s’était néanmoins montré rassurant en octobre dernier. Il avait ainsi déclaré, lors d’une conférence de presse, que la sciatique du pontife avait été traitée pendant l’année 2021. Le Pape, affirmait-il alors, est parfaitement en mesure de voyager.

L’année 2021 s’est avérée particulièrement délicate pour le pontife d’un point de vue médical. Début juillet, il a été hospitalisé pendant 10 jours après une lourde opération du côlon aboutissant à l’ablation de 33 centimètres d’intestin.

Le mal n’existe pas. (Série ThéoDom)

D’où vient le mal ? La question agite les hommes depuis toujours et surtout les croyants. En effet, si Dieu est le Créateur de l’univers, est-ce lui qui a créé le mal ?
Si c’est le lui, alors Dieu n’est pas bon. Et si ce n’est pas lui, alors il y a un autre créateur à l’origine du mal. Et alors, Dieu n’est pas le seul Créateur, le seul Seigneur tout-puissant. Cela ne fonctionne pas non plus…

Le dualisme

Il existe une réponse simple et séduisante à la question du mal : Il y aurait deux principes dans l’univers, l’un qui crée le Bien et l’autre qui crée le Mal. On peut les comprendre comme deux Êtres, un Bon Dieu et un Mauvais Dieu, ou comme deux mondes éternels du Bien et du Mauvais en perpétuel conflit : le côté obscur contre le côté lumineux.
Cette vision du monde, on l’appelle le « Manichéisme », elle existe depuis l’Antiquité. Les Manichéens disaient à la fois que le mal est le contraire du bien, c’est ce qui est nuisible, ce qui abîme le bien. Mais surtout, pour eux, le mal est quelque chose en soi, c’est une substance, créée par un Mauvais Dieu. Cette vision avait séduit Augustin dans sa jeunesse. Mais petit à petit, il l’a rejetée.
En effet, cette vision n’est pas cohérente. Si le mal est la corruption d’un bien, elle ne peut pas être quelque chose en soi.

Le mal : un parasite du bien

Il y a une dissymétrie, car le mal est un parasite du bien. Le bien et le mal ne sont pas égaux, ce ne sont pas deux forces équivalentes. Il y a une vraie dissymétrie entre les deux.
Prenons la métaphore de la lumière et des ténèbres, tant utilisée par les dualistes. La lumière, ce sont des particules ou des ondes… mais les ténèbres, c’est
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une absence de lumière, ce n’est pas quelque chose en soi.

Il y a bien une dissymétrie entre la lumière qui est quelque chose, et les ténèbres, qui sont seulement une absence de lumière.
Cette image peut nous aider à comprendre le bien et le mal. Le bien, c’est quelque chose en soi, alors que le mal, c’est une absence de bien.
Le mal ne peut pas exister seul sans résider dans quelque chose de bien. Saint Augustin dit : « Le mal n’existe que dans le bien. » Le mal, c’est un parasite du bien (Cité par saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Ia, Qu. 48, art. 3 sed contra).

Le mal : une privation de bien

Plus précisément, on dit que le mal, c’est une « privation de bien » (privatio boni dans le latin d’Augustin) parce que, c’est l’absence d’un bien qui devrait être là.
Prenons une image. Un trou dans une chaussette, c’est une absence de tissu qui devrait être là. C’est une privation de bien, c’est un mal. Un trou dans le fromage, c’est normal, c’est une absence normale et attendue.
Toutes les absences ne sont pas un mal, mais le mal, c’est toujours l’absence d’un bien qui devrait être là.

Le mal, une absence réelle

Attention, ce n’est pas parce qu’on dit que le mal est une absence qu’on dit qu’il n’existe pas. On n’est pas obligé de croire que “tout est bien dans le meilleur des mondes possibles” : le mal existe et on le regrette.
Une absence peut être parfaitement réelle. Le dominicain anglais Herbert McCabe OP disait : « Si vous conduisez votre voiture du haut d’une falaise, vous n’avez rien à craindre. Ou plutôt, c’est le rien que vous devez craindre. »

Le mal dans la nature ou dans la volonté

Il y a deux sortes de mal.
1) Le mal peut avoir lieu dans la nature, on parle du mal physique. Par exemple, la souffrance, la maladie et la mort sont l’affaiblissement et finalement la disparition de la vie naturelle

2) Mais le mal peut aussi avoir lieu dans la volonté humaine, on parle alors de mal moral, ou de péché. Le péché c’est l’affaiblissement et finalement la disparition de la vie spirituelle.
Les anciens, quand ils parlent de péché, parlent d’un manque. En effet, pour parler du péché, ils utilisent un mot qui signifie rater la cible.
« tous ont péché, c’est-à-dire raté la cible, et il leur manque la gloire de Dieu. » (Romains 3, 23)

Le bien est à l’origine de tout

Et Dieu là-dedans ? Dieu est-il responsable de tous les manques dans le monde, s’il a tout créé ?
« Gardez-vous de voir en Dieu l’auteur de la substance du mal ! car n’allez pas vous figurer que le mal a une subsistance propre. La difformité ne subsiste pas, comme subsiste un animal quelconque; et on n’aura jamais sous les yeux son existence. Car le mal est la privation du bien. » (Saint Basile, Homélie Quod Deus non est auctor malorum, PG 29, 340 seq.)
Autrement dit : Dieu crée le bien. Or le mal, c’est une absence de bien. Dieu ne crée pas une absence. Donc Dieu ne crée pas le mal.

Ces réflexions philosophiques sur l’existence sont déjà présentes dans la Bible. Dans le livre de l’Exode, quand Dieu révèle son nom à Moïse sur la montagne, il dit « je suis celui qui est » (Exode 3, 14). C’est comme si Dieu disait que, par définition, il existe. C’est le nom que Jésus va reprendre et s’appliquer à lui-même (Jean 18, 5-6). Et à l’inverse, les idoles, les faux “dieux” sont des “riens”, des vanités, un souffle d’air.
« Nous savons qu’une idole n’est rien dans le monde et qu’il n’est de Dieu que le Dieu unique. » (1 Corinthiens 8, 4)
J’avoue ne pas avoir expliqué pourquoi Dieu permet le mal, ni pourquoi la Lumière n’a pas encore détruit toutes les ténèbres. On peut avoir confiance en Dieu et en sa Providence, mais le mal reste un scandale. Et en effet, on aurait dû s’y attendre. Le mal en soi est une absurdité, un non-sens, finalement inexplicable. Et pour cause: il ne vient pas de Dieu qui, lui, est à l’origine de tout sens.

frère Matthew Jarvis

En 2021, frère Matthew Jarvis étudie les Pères de l’Eglise au couvent du Saint-Nom-de-Jésus, à Lyon. Il nous vient d’Angleterre. Il a étudié la théologie à Oxford et exercé comme aumônier d’étudiant au couvent de Holy-Cross de Leicester.

Centralité de la Parole de Dieu (P.Verkys)

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ

Nous arrivons à la fin de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens et la deuxième lecture de ce dimanche vient bien fort à propos pour nous faire saisir la richesse de nos différences. Cette différence s’avère nécessaire voire indispensable pour avoir le corps entier. Ainsi en va-t-il de chacun de nous dans nos différences pour construire notre
communauté, notre Église. Nous avons à intégrer cela afin de laisser tomber nos critiques envers telle ou telle personne qui ne pense pas comme nous ou qui ne fait pas comme nous ou comme nous voulons. C’est le Christ qui nous unit, c’est là l’essentiel, il nous unit par sa Parole et nous nourrit par son Corps sacrement d’unité. Et nous aimons bien chanter : « Nous formons un même Corps, nous qui avons part au même pain et Jésus-Christ est la tête de ce Corps, l’Église du Seigneur ». Nous avons le devoir de nous aimer et de faire communauté si nous nous réclamons chrétiens. Nous sommes appelés à mettre nos capacités et nos qualités au service de cette communauté. Ainsi nous pouvons réaliser notre vocation de croyant en nous conformant à la Parole de Dieu qui nous invite à l’unité : « Qu’ils soient un, comme toi et moi nous sommes un » cf Jean 17,21 . La Parole de Dieu est toujours actuelle.


Nous avons célébré ce dimanche la centralité de la Parole de Dieu qui est une parole féconde et toujours actuelle. Pour preuve la prophétie d’Isaïe prononcée des siècles avant Jésus se réalise le jour où Jésus fait la lecture au temple .Elle n’est jamais à prendre au passé. Un croyant qui conjugue la parole de Dieu au passé n’a plus rien à enseigner à ses frères. La Parole est d’une actualité toujours active. Elle a nourri des foules innombrables de personnes et continue de nourrir ceux qui s’en approchent avec foi. Elle console, elle fortifie, elle restaure et guérit les cœurs. Elle peut appliquer à toutes les situations de la vie humaine. A nous de trouver une place à la Parole dans notre vie. A propos il serait bien que notre Bible ne soit pas rangée dans une bibliothèque mais qu’elle soit à un endroit visible dans notre maison et que nous soyons fidèle à sa lecture mieux que le journal quotidien. Une chose est sûre, elle ne contient ni mensonge ni manipulation ce qui n’est pas toujours le cas des journaux.


Que la Parole nous accompagne.

Bonne semaine à tous

DIMANCHE DE LA PAROLE DE DIEU 2022, UNE PAROLE À VIVRE !

« Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique ».

dt 30,14

Dimanche 23 janvier 2022, l’Église universelle célèbre le « Dimanche de la parole de Dieu » voulu par le Pape François (Motu proprio Aperuit illis du 30 septembre 2019). Par cette initiative, François prend acte des travaux de ses deux prédécesseurs, eux-mêmes ayant déployé les souhaits du Concile Vatican II.

Parole du dimanche

  Dieu, depuis toujours, se révèle par sa parole : parole créatrice au commencement du monde ; parole d’alliance, qui relève l’humanité de ses faiblesses ; « Verbe fait chair » en Jésus-Christ pour sauver tous les hommes. « Dans cette révélation, le Dieu invisible s’adresse aux hommes en son immense amour comme à des amis, il s’entretient avec eux pour les inviter et les admettre à partager sa propre vie » (Vatican II, Dei Verbum § 2). Tout au long de l’histoire biblique, lorsque Dieu rassemble son Peuple, il lui parle : ainsi lors de la célébration de l’alliance au Sinaï (Ex 24) puis de son renouvellement (Jos 24). Et Dieu ne se contente pas de belles paroles. Sa promesse de salut est « accomplie » en Jésus (Lc 4, 21). Pierre proclame solennellement que Jésus « a les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68).

     L’Église, nouveau Peuple de Dieu, est rassemblée chaque dimanche par le Seigneur qui lui adresse sa Parole. Cette liturgie de la Parole est déjà, en elle-même, programmatique pour la mission des baptisés au cours de la semaine qui s’ouvre : la fin de toute célébration est le renvoi des « disciples missionnaires » qui seront reconnus comme disciples à l’amour qu’ils auront pour leurs frères (Jn 13, 35).

Dimanche de la Parole

     Vatican II a permis à l’Église de redécouvrir la sacramentalité de la Parole de Dieu : lorsque celle-ci est proclamée, le Christ est présent (cf. Sacrosanctum Concilium § 7). Prenant appui sur les Pères des premiers siècles (en particulier Saint Jérôme), l’Église prit conscience des « deux Tables » auxquelles le Seigneur nous invite à la messe, Table de la Parole et Table de l’Eucharistie. Alors que Saint Jean-Paul II avait convoqué un Synode des évêques sur l’Eucharistie (octobre 2005), Benoît XVI convoqua un nouveau Synode des évêques, sur la Parole de Dieu (octobre 2008). L’Exhortation apostolique post-synodale Verbum Domini (30 septembre 2010) affirme clairement cette sacramentalité de la Parole (§ 56). À son tour, François a voulu aider les baptisés à mieux « comprendre l’inépuisable richesse qui provient de ce dialogue constant de Dieu avec son peuple » (Lettre apostolique Misericordia et misera § 7, 20 novembre 2016, conclusion du Jubilé de la miséricorde) et souhaité pour cela qu’un « dimanche (soit) entièrement consacré à la Parole de Dieu ».

     François a fixé ce « Dimanche de la Parole de Dieu » au IIIè dimanche du temps ordinaire (cf. Aperuit illis § 3 , soulignant la « valeur œcuménique » de ce dimanche), et ce n’est pas un hasard : tandis que, chaque année (A, B, ou C), le 2ème dimanche du temps ordinaire a un Évangile qui prolonge l’Épiphanie (extrait de St Jean), c’est au 3ème dimanche que commence la lecture de l’Évangile de l’année en cours (Luc, en 2022, année C) : ce Dimanche inaugure la mission du Fils, mission qui nous est aujourd’hui confiée.

Parole à vivre

  Célébrer le Dimanche de la Parole, c’est le « vivre comme un jour solennel », valoriser « la valeur normative que possède la parole de Dieu », soigner sa proclamation et adapter l’homélie. C’est aussi inviter à « prier avec la sainte Écriture » (lectio divina) et comprendre que cela « débouche nécessairement sur des gestes et des œuvres concrètes de charité » précise le Pape. Auditeurs de la Parole, nous avons la responsabilité d’en être de bons messagers, en annonçant sa douceur, en pratiquant la miséricorde, le partage, la solidarité.

     Puisse le Dimanche de la parole nous donner faim de cette Parole et la rendre de plus en plus féconde en nos vies et dans nos missions. Par l’Esprit Saint, elle est source d’espérance et de joie.

Nom

Docteur en théologie, Michèle Clavier a été professeur titulaire de théologie sacramentaire et liturgie à l’Université catholique de Lille. Responsable-adjointe du Service diocésain de Pastorale liturgique et sacramentelle de Bordeaux, elle a publié des articles et ouvrages de vulgarisation (sur les sacrements, sur le dimanche). Elle collabore aux revues liturgiques Les Cahiers de Prions en Église et Prions en Église ainsi qu’au quotidien La Croix. ». Auteur de : Le Dimanche de la Parole, Bayard Éditions, 2020.

 (Aperuit Illis, 5). La lettre du pape

Parents – enfants, l’urgence de parler de l’amour

« L’enfant ne peut pas grandir, s’il n’est pas planté dans l’amour » 

Aujourd’hui, les jeunes savent beaucoup de choses sur la sexualité. Ils évoluent dans une civilisation de l’image où la pornographie est présente sur de nombreux supports dont l’accès est facilité par internet. Les parents ont un rôle important à jouer pour leur parler du véritable amour, celui qui fait grandir dans le respect de soi et d’autrui.

« Il faut réapproprier la mission des parents, face à leurs enfants, sur la question de l’éducation sexuelle, sans heurter leur sensibilité » développe Inès Pellissié du Rausas* dans l’exposé concret qu’elle a donné à des parents visiblement à l’écoute et désireux de vivre pleinement leur mission éducative. Aujourd’hui, parler d’amour peut paraître délicat. Une chose complexe due à l’évolution des mœurs et des nouveaux comportements transgressifs d’enfants de plus en plus jeunes. Cela nécessite davantage d’écoute, d’accessibilité et de délicatesse de la part des parents.

Face aux contenus glauques, violents et pornographiques accessibles par le biais d’Internet et des interfaces médiatiques, il est impératif de parler aux enfants d’une sexualité humaine, respectueuse de chacun car « un enfant averti saura situer comme sale ce qui est sale, et il sera moins abîmé » explique la conférencière.

« Ces moments où les parents parlent d’intimité avec leurs enfants sont des moments qui font grandir la relation». Il est donc nécessaire que les parents instaurent un dialogue avec leurs jeunes adolescents pour leur donner des outils qui les aident à découvrir la beauté de leur corps fait pour aimer,  dans leur masculinité ou leur féminité.

Adeline Dougados – article paru dans Catholiques en Vendée N°141 – Mars 2016
Voir l’article sur le site du Diocèse

« L’Espérance ne déçoit pas »

Alors que la campagne électorale 2022 démarre, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France publie “L’espérance ne déçoit pas”. Les dix évêques proposent aux citoyens, aux catholiques et à ceux qui voudront bien le lire, quelques repères de discernement sur la vie sociale et politique. L’Église souhaite avec humilité contribuer à la réflexion qui alimentera les débats nécessaires au vote de la prochaine Présidence de la République.

La Direction de la communication de la Conférence des évêques de France propose dans ce dossier des éclairages pour nous emparer de ce texte. Chaque semaine, un épisode sonore vient nous aider à nous poser les bonnes questions sur les enjeux sociaux et politiques du débat électoral 2022.

Le document de réflexion et de discernement s’inscrit dans le sillage des textes publiés au seuil des années électorales précédentes : Qu’as-tu fait de ton frère ? (2006), Un vote pour quelle société (2011), Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique (2016). Le texte sortira le 20 janvier. Il est d’ores et déjà disponible en précommande, en ligne.

Avec humilité et détermination, les membres du Conseil permanent veulent attirer l’attention des candidats, des catholiques et de tous les citoyens sur ce qu’implique le choix de vivre en société, le respect inconditionnel de toute vie humaine, l’authentique promotion de la liberté et l’écologie intégrale. Ils manifestent ainsi à quel point les religions ne sont pas une menace pour la société mais peuvent au contraire contribuer à sa vitalité et à sa paix.

  64 pages, 4,90 €

JOB. Pourquoi le mal ?

Dans la Bible, le livre de Job nous invite à réfléchir à la question du juste confronté au malheur. Comment un homme bon, père de famille, entouré d’amis peut-il être aussi éprouvé ? Tout le livre nous montre son attitude avec ses proches et même avec Dieu pour nous interroger sur l’origine du mal.

Catherine Vialle, professeur d’Ancien Testament à la faculté de théologie de l’Université Catholique de Lille, nous résume ce livre de sagesse, avec une exceptionnelle clarté. Elle présente les grandes tensions qui traversent le livre : aucun mal ne peut remettre en cause l’immense bonté et la toute puissance de Dieu.

Le mal : une énigme pour le monothéisme

Cette question se pose quand le peuple d’Israël passe peu à peu du polythéisme au monothéisme. En effet, tant qu’il y a plusieurs dieux, les maux qui nous accablent peuvent être interprétés comme la conséquence de conflits qui opposent telles ou telles divinités entre elles. Ou encore, tel malheur est attribuable au caprice ou à la colère d’une divinité que l’on aurait offensée, même sans le vouloir.

A partir du moment où l’on passe d’une multitude de dieux à un dieu unique, et que ce dieu est reconnu comme un dieu juste et bon, ayant créé un monde juste et harmonieux, comment expliquer la présence du mal qui touche les innocents ? Est-ce que, finalement, ce dieu n’est pas si juste ou si bon que cela ? Les réponses ne sont pas simples, c’est le moins que l’on puisse dire.

Le livre de Job

Rédigé entre le Ve et le IVe siècle av. J.-C, le livre de Job tente d’apporter des éléments de réponse. Il met en scène un homme, un certain Job, présenté d’emblée comme un juste.

« Il y avait, au pays de Outsç, un homme du nom de Job. Il était, cet homme, intègre et droit, craignait Dieu et s’écartait du mal » (Job 1, 1).

Job n’est pas un hébreu, on ne sait pas vraiment où il habite. Il peut être n’importe qui, n’importe où. Mais quelqu’un de juste.

Dieu et Satan

est décrit un peu à la manière d’une divinité antique, un Zeus ou un Jupiter qui siège au milieu de sa cour.

« Le jour advint où les Fils de Dieu se rendaient à l’audience du Seigneur. L’Adversaire vint aussi parmi eux. Le Seigneur dit à l’Adversaire : ‘‘D’où viens-tu ?’’

« De parcourir la terre, répondit-il, et d’y rôder. »

Et le Seigneur lui demanda : ‘‘As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’a pas son pareil sur terre. C’est un homme intègre et droit qui craint Dieu et s’écarte du mal.’’

Mais l’adversaire répliqua au Seigneur : ‘‘Est-ce pour rien que Job craint Dieu ? Ne l’as-tu pas protégé d’un enclos, lui, sa maison et tout ce qu’il possède ? Tu as béni ses entreprises, et ses troupeaux pullulent dans le pays. Mais veuille étendre ta main et touche à tout ce qu’il possède. Je parie qu’il te maudira en face !’’

Alors le Seigneur dit à l’Adversaire : ‘‘Soit ! Tous ses biens sont en ton pouvoir. Evite seulement de porter la main sur lui.’’» (Job 1,6-12)

Le mot hébreu qui est traduit par l’Adversaire dans la Traduction Œcuménique de la Bible est le mot « satan », qui signifie d’abord « adversaire, accusateur ». Ici, il s’agit d’une sorte d’esprit mauvais qui espionne et accomplit les basses besognes, avec la permission de Dieu. Le Satan dit à Dieu à peu près ceci : « Ce n’est pas difficile d’honorer Dieu quand tout va bien ». Dieu permet alors au Satan de mettre Job à l’épreuve.

Les malheurs de Job

Cela va se faire en deux temps. D’abord, Job perd ses enfants et tous ses biens. Sa réaction est la suivante :

« Le Seigneur a donné, le Seigneur a ôté : Que le nom du Seigneur soit béni ! En tout cela, Job ne pécha pas. Il n’imputa rien d’indigne à Dieu » (Job 1, 21-22).

Les premiers mots de Job ne sont pas « le Seigneur a ôté » mais bien « le Seigneur a donné ». Même dans ces circonstances terribles, Job s’ouvre d’abord à la reconnaissance du don. Il se remet totalement entre les mains de Dieu. Le narrateur commente en disant que Job ne pèche pas. De son point de vue, Job a raison de parler ainsi.

Après les biens et la famille de Job, le Satan s’en prend à sa personne. Il lui envoie une maladie qui le rend impur puisqu’il s’installe parmi les cendres, là où on dépose les immondices, hors du village. Et pourtant, il persiste dans la remise de soi à Dieu :

« Si nous accueillons le bonheur comme un don de Dieu, comment ne pas accepter de même le malheur » (Job 2, 10).



Quatre explications du mal

Au total, face au scandale du mal qui touche l’innocent, quatre tentatives de réponse sont proposées par le livre de Job. Mais toutes ne se valent pas :

1) Il n’y a pas de justice en ce bas monde. C’est le chaos qui règne en maître. Les impies s’enrichissent tandis que les justes souffrent sans raison. C’est le point de vue des impies que dénoncent à de nombreuses reprises les amis de Job.

2) Dieu est juste et gouverne un monde juste. Dans un tel monde, le méchant est forcément puni et le juste récompensé par le succès et une longue vie heureuse. S’il arrive malheur à Job, c’est qu’il est forcément coupable. C’est le point de vue des trois amis. On appelle ça la théologie de la rétribution : et justement le livre de Job n’est pas d’accord avec cette façon de voir. Le livre de Job passe du temps sur ce sujet, parce que c’est l’explication la plus commune à l’époque et peut-être encore aujourd’hui.

3) La souffrance est une épreuve pour la foi. C’est le point de vue du prologue, repris dans une certaine mesure par Elihu. Ce point de vue n’est pas réfuté. Il a donc quelque chose de juste. De fait, il peut être bon de traverser la souffrance comme une épreuve.

4) Les desseins de Dieu ne sont pas accessibles à l’être humain. Ils le dépassent. Celui-ci doit l’accepter, comme Job qui n’aura jamais d’explication à sa souffrance mais s’incline devant la grandeur de Dieu. Face au malheur innocent, il reste à s’en remettre à Dieu dans la confiance, même si on n’y comprend rien, malgré la nuit obscure. C’est l’attitude de Job, cautionnée par Dieu.

Finalement, si le livre de Job ne donne pas vraiment d’explication satisfaisante à la question de l’origine du mal, il donne des clés pour traverser la souffrance : le courage dans l’épreuve et la remise confiante entre les mains d’un Dieu juste en définitive, même si son projet nous échappe en grande partie.