Octobre, mois du Rosaire

Le Rosaire prend sa source au iveme siècle, où l’AVE MARIA est composée pour honorer la Mère de Dieu. Il semblerait que le Rosaire soit né dans l’ordre de Saint Benoît et que, par la suite, les dominicains en aient répandu la dévotion.

Le Rosaire est une oraison traditionnelle des catholiques qui cherchent à honorer la Sainte Vierge. L’usage du chapelet est historiquement constaté au milieu du XHIe siècle. Les psaumes étaient alors chantés en latin dans tout l’occident, notamment  par les moines cisterciens. Frères ou sœurs convers ne sachant ni lire ni écrire, récitaient des Pater en même nombre que les psaumes de chaque office.

Saluer Marie cinquante fois, c’était un peu lui offrir une couronne de roses, un petit chapeau : un « chapelet ».

Il y avait tout d’abord 15 mystères qui évoquaient les instants Joyeux, Douloureux et Glorieux de la vie de Jésus et de Marie, puis en 2002, Saint Jean-Paul II ajouta les mystères Lumineux qui permettent de méditer sur la vie de Jésus.

Le Rosaire exerce sur celui qui prie une action pacificatrice qui le dispose à recevoir cette paix véritable qui est un don spécial du Ressuscité

Par ailleurs, c’est la Sainte Vierge elle-même, qui lors de ses apparitions sur terre, a encouragé tout le monde à dire cette prière. «Dîtes le Rosaire tous les jours pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre. » demanda-t-elle le 13 mai 1917 en sa première apparition à Fatima, où elle se présenta comme la « Dame du Rosaire. »

Reprenez avec confiance te chapelet entre vos mains.

Comment réciter le chapelet ?

On commence par le Signe de croix puis, on redit notre foi avec la prière du Je Crois en Dieu Sur le Premier grain, on dit le Notre Père puis sur les trois grains suivants, trois « Je vous salue, Marie et le Gloire au Père ,hommage d’amour et d’adoration à la Trinité.

On médite alors, avec Marie, un événement de la vie du Christ (les mystères qui évoquent des moments de grande joie, de souffrance ou de gloire de la vie du Christ) ou éventuellement à l’aide d’un extrait de l’Écriture Sainte) en récitant : un Notre Père,dix  « Je vous salue Marie suivis du Gloire au Père qui termine chaque dizaine.

On répète cette série 5 fois en suivant les grains sur le chapelet.

A l’intérieur de chaque mystère, on peut ajouter au nom de Jésus une brève méditation (ou clausule) en rapport avec le mystère médité.

Le Rosaire, c’est la récitation de quatre chapelets

d’après l’article du bulletin paroissial n° 150, J Marionneau

La Bible et ses symboles : le feu, la force incandescente

Le feu, élément naturel, acquiert rapidement, tant dans la religion juive que par la suite chrétienne, une place importante. Symbole ambivalent du bien comme du mal, cette force naturelle incandescente sera rapidement intégrée dans les premiers rites des Hébreux au titre de la toute-puissance divine.

Philippe-Emmanuel Krautter – Publié le 28/09/21

Le feu représente dès les premiers temps du judaïsme pour les Hébreux la force divine. Aussi n’est-il pas étonnant que ce signe soit rapidement intégré en des rites de plus en plus nombreux et précis, une manière d’honorer Celui par qui cet élément a été rendu possible. Ainsi, à l’image du Buisson ardent ou de l’Horeb enflammé, user du feu lors des fêtes religieuses permet de louer ce que Dieu fit pour son peuple. Les psaumes n’hésitent pas à rappeler ces premiers rituels, signes de leur importance dans la religion juive tel l’encens consumé par le feu : « Que ma prière devant toi s’élève comme un encens, et mes mains, comme l’offrande du soir ». (Ps 140) En effet, dès le Livre de l’Exode, une succession de rites sacrificiels se met en place accordant au feu une place première, élément intermédiaire entre les hommes et Dieu :

« Tu feras approcher le taureau devant la tente de la Rencontre ; Aaron et ses fils imposeront la main sur sa tête, et tu l’immoleras devant le Seigneur, à l’entrée de la tente de la Rencontre. Tu prendras le sang du taureau et tu en mettras avec ton doigt sur les cornes de l’autel. Puis tu répandras le sang à la base de l’autel. Tu prendras toute la graisse qui enveloppe les entrailles ainsi que le lobe du foie, les deux rognons et la graisse qui les entoure, et tu les feras fumer sur l’autel. Mais tu brûleras hors du camp la chair du taureau, la peau et les excréments. C’est un sacrifice pour la faute. (Ex 29, 10-14) Ce passage biblique montre combien le feu peut être ambivalent, moyen d’élever des prières à Dieu tout comme élément purificateur de ce qui est impur.

Le feu de Dieu

Le symbole du feu est si puissant chez les Hébreux que le sanctuaire lui-même possédait l’un des éléments le plus importants aux yeux des juifs : le feu sacré. Un feu qui dès lors ne devait jamais s’éteindre ainsi que le prescrit le Lévitique dans l’Ancien Testament :

« Le feu, sur l’autel, restera allumé, il ne s’éteindra pas. Chaque matin le prêtre l’alimentera en bois. Il y disposera l’holocauste et y fera fumer les graisses des sacrifices de paix. Un feu perpétuel brûlera sur l’autel, il ne s’éteindra pas ». (Lv 6, 5-6)

Ce feu perpétuel rappelle aux hommes la présence divine dans la pureté de cette incandescence sans pour autant être lui-même divinisé ainsi que le firent de nombreuses religions païennes antiques tel le culte de Moloch livrant au feu de jeunes enfants… Signe de la présence divine, le feu sacré peut dès lors dans certaines circonstances être l’objet de manifestations extraordinaires :

« Un feu sortit de devant le Seigneur et dévora l’holocauste et les graisses sur l’autel. Le peuple vit cela, tous crièrent de joie et tombèrent face contre terre ». (Lv 9, 24)

L’Esprit saint

Le Nouveau Testament reprendra cet héritage du feu sacré. Jésus lui-même usera de ce puissant symbole : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » (Lc 12, 49). Si le feu sacré du Nouveau Testament est de nouveau un feu purificateur, celui-ci ne se réalise plus, cependant, sous la forme d’holocaustes et de sacrifices de bêtes, mais par la Parole et grâce au sacrifice ultime du Christ. Ce glissement des rites sacrificiels — du sang des bêtes au sang du Christ — dans le Nouveau Testament sera souligné et largement développé au XXe siècle par le philosophe René Girard. Jean le Baptiste reconnaissait baptiser par l’eau mais souligna très tôt : « Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit saint et le feu » (Mt 3, 11). 

Ce même Esprit saint se manifestera d’ailleurs par le feu, et plus précisément selon les Écritures sous la forme de langues de feu :

« Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit » (Ac 2, 3-4)

Le feu confère ainsi aux disciples du Christ une force incomparable, celle de partager la Parole divine au plus grand nombre, une force incandescente dépassant tous les antiques sacrifices.

Proximité du Pape François avec les évêques français en visite ad limina

Au terme de leur visite ad limina au Vatican, les évêques français du 2e groupe (provinces de Paris, Lyon et Clermont-Ferrand) ont rencontré ce jeudi matin le Pape François. L’occasion d’aborder très librement avec le Saint-Père de nombreux sujets et d’obtenir de sa part des éclaircissements sur des questions parfois délicates comme l’application du motu proprio Traditionis custodes ou les abus sur mineurs.

Xavier Sartre – Cité du Vatican

Deux heures et demi d’entretien, de questions réponses entre le Pape François et les évêques, sans filtre et sans cérémonie. «Ce qui intéresse le Pape c’est de discuter avec nous» constate Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, frappé par la «proximité» du Saint-Père lors de ce «temps fraternel et paternel». Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon, apprécie «l’équilibre» entre ce qui est de la responsabilité du Pape et ce qui est de celle des évêques : «cela, c’est à vous de trouver la réponse», précise-t-il.

C’est le cas notamment dans l’application du motu proprio Traditionis custodes sur le rite ancien qui restreint l’usage de la messe selon le missel de 1962. «Le Pape veut rappeler l’unité de l’Église et combattre une idéologie» affirme Mgr Aupetit qui explique que François, par exemple, ne voit pas d’inconvénient à ce que le même prêtre célèbre la messe selon les deux rites dans une paroisse de Paris, comme c’est le cas depuis de nombreuses années. «Les décisions ne seront pas toutes les mêmes selon les diocèses, mais sur les lignes directrices, le Pape a été très clair» poursuit-il.

Une clarté appréciée par Mgr de Germay : «cela m’a éclairé» précisant que le Pape avait lancé un processus et que «tout ne pouvait pas être réglé en quelques clics»«Le rôle de l’évêque est valorisé et reconnu. Je me sens rassuré et serein» reconnait Mgr François Kalist, archevêque de Clermont-Ferrand.

Intégrer les migrants

Même sentiment concernant la question des migrants sur laquelle le Saint-Père revient souvent depuis le début de son pontificat. «Il nous renvoie toujours au parti-pris de l’Évangile et à son impératif : accueillir les frères qui souffrent. Le Pape nous le rappelle de manière très rigoureuse» souligne Mgr Kalist. Et sur ce thème, la position de François n’est pas de «l’idéologie» mais le fruit de ce qu’il connaît directement.

Mgr Aupetit ajoute que le Saint-Père a insisté sur le fait qu’il était «nécessaire d’intégrer les migrants», des propos importants dans la mesure où le Pape ne le dit pas souvent. «La clé est vraiment l’intégration», poursuit Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris. «Il n’a pas dit “que la France accueille tous les migrants qui veulent entrer“, non, il a dit que c’est à chaque gouvernant de déterminer à quel degré le pays est capable d’intégrer les personnes en migration qui arrivent chez lui. Il a fait appel à notre responsabilité à nous en tant que pasteurs mais aussi à nos gouvernants».

Abus : faire la vérité

À quelques jours de la remise du rapport Sauvé sur les abus commis au sein de l’Église de France, le 5 octobre, la question des abus n’a pas été ignorée. «L’important pour le Pape c’est de faire la vérité, il faut accepté qu’il y a du péché dans l’Église» rapporte l’archevêque de Paris. «Il faut voir ce qui dans le fonctionnement de l’Église peut conduire à ces comportements» ajoute le primat des Gaules. Et quand le Pape parle d’abus, il pense à toutes les formes d’abus, précise l’archevêque de Clermont-Ferrand. «C’est à une conversion de l’Église que le Pape appelle» poursuit-il.

Autre dossier d’actualité, le synode sur la synodalité dont le processus doit être lancé au niveau diocésain en octobre. «“Il faut se méfier des contrefaçons“, a-t-il mis en garde, rapporte Mgr de Germay. L’idée du Pape est de se mettre à l’écoute de tous, y compris ceux à qui on ne donne pas la parole, comme les pauvres. On doit se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint ensemble, c’est cela le changement». Ce synode et le chemin qui y mène doivent être ainsi l’occasion «d’exercer un discernement dans l’Esprit Saint, doivent être l’occasion d’une ouverture du peuple de Dieu à l’imprévu» rebondit Mgr Kalist, qui regrette toutefois une certaine «disparité» entre «les ambitions qui sont louables et la réalité» : «quatre mois c’est insuffisant» considère-t-il.

Entretien avec Mgr Jachiet, évêque auxiliaire de Paris sur la rencontre avec le Pape

D’humilité et de conversion. (P.Verkys)

Chers frères et sœurs en Jésus,

Si dimanche dernier, nous avons parlé de réalisme et d’accueil, aujourd’hui nous parlons d’humilité et de conversion. Sans la première, la deuxième n’est pas possible. Nous rencontrons l’humilité chez Moïse dans la première lecture. Il se réjouit que d’autres personnes aient part au même Esprit que lui. L’humilité de Moïse laisse la place pour que d’autres qui ont reçu des grâces les manifestent au profit de la communauté. Car les grâces que Dieu nous a faites ne sont pas pour nous seuls mais aussi pour les autres, la communauté. L’humilité nous permet aussi de reconnaître la loi de Dieu et de nous y engager au lieu de nous fier à nos propres désirs ou notre jugement personnel. Cette loi forme notre conscience et nous en réjouissons.


C’est cette même humilité qui est requise pour le riche afin qu’il n’écrase pas le pauvre. Mieux qu’il partage ses richesses avec lui. C’est à un effort de conversion permanente que sont appelés les riches pour éviter la géhenne dont parle Jésus dans l’Évangile. Jésus ne veut pas que nous nous mutilions mais quand il parle de main ou de pied qui entraîne au péché à couper ou de l’œil à arracher, il parle bien de la conversion. Sans la conversion nul ne peut aller au ciel. Ayons le courage de distinguer où se trouvent nos péchés pour nous y arracher . Que la grâce de Dieu nous éclaire et nous fortifie pour une conversion engagée.

Bonne semaine

Angélus : le Pape demande aux chrétiens ne de pas se considérer comme une élite

Lors de l’Angélus de ce dimanche 26 septembre 2021, le Pape François a commenté l’Évangile du Jour en avertissant les chrétiens sur leur risque de fermeture, à l’image des disciples de Jésus qui avaient empêché un homme de chasser les démons car il ne faisait pas partie de leur groupe.

«Au lieu de diviser les gens entre bons et mauvais, nous sommes tous appelés à veiller sur notre propre cœur, de peur de succomber au mal et de scandaliser les autres», a expliqué le Pape en évoquant la colère de Jésus face à l’attitude fermée des disciples qui voulaient «empêcher une bonne œuvre simplement parce que la personne qui l’a faite n’appartient pas à leur groupe».

Dans cet extrait de l’Évangile, les disciples semblent «croire qu’ils sont les seuls autorisés à travailler pour le Royaume de Dieu. Mais en procédant ainsi, ils finissent par se sentir privilégiés et considèrent les autres comme des étrangers, au point de devenir hostiles à leur égard», a averti le Pape, en pointant ce grave risque de dérive auquel les chrétiens d’aujourd’hui sont confrontés. «Chaque fermeture tient à distance ceux qui ne pensent pas comme nous. Nous savons que c’est la racine de nombreux grands maux de l’histoire : de l’absolutisme qui a souvent engendré des dictatures et de tant de violence envers ceux qui sont différents», a souligné François, pointant l’action du diable qui sème la suspicion et la division.

Ne pas tomber dans une mentalité élitiste

«Parfois, nous aussi, au lieu d’être des communautés humbles et ouvertes, nous pouvons donner l’impression d’être les « premiers de la classe » et tenir les autres à distance ; au lieu d’essayer de marcher avec tout le monde, nous pouvons afficher notre « permis de croyant » pour juger et exclure», s’est agacé l’évêque de Rome.

«Demandons la grâce de surmonter la tentation de juger et de cataloguer, et que Dieu nous préserve de la mentalité du « nid », celle qui consiste à se garder jalousement dans le petit groupe de ceux qui se considèrent bons : le prêtre avec ses fidèles, les agents pastoraux fermés entre eux pour que personne ne puisse s’infiltrer, les mouvements et les associations dans leur charisme particulier, etc… Tout cela risque de faire des communautés chrétiennes des lieux de séparation et non de communion. L’Esprit Saint ne veut pas de fermetures, il veut l’ouverture, des communautés accueillantes où il y a de la place pour tout le monde», a demandé François.

Jésus nous invite à être vigilants avec nous-mêmes et à «couper ce qui est une cause de scandale», car «le risque est d’être inflexible envers les autres et indulgent envers soi-même».

Comme un bon médecin, Jésus veut nous appeler à tailler, à couper ce qui nous entrave, «pour mieux grandir et porter du fruit dans l’amour». Le Pape François a donc invité chacun à se poser ces deux questions: «Qu’y a-t-il en moi qui soit contraire à l’Évangile? Concrètement, qu’est-ce que Jésus veut que je réduise dans ma vie?»

Journée mondiale du migrant et du réfugié

La 107ème Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié (JMMR) sera célébrée dimanche 26 septembre 2021 en écho à l’appel lancé dans l’encyclique Fratelli tutti : “qu’en fin de compte il n’y ait pas ‘‘les autres’’, mais plutôt un ‘‘nous’’ ! (FT, 35).

Dans le Bolletino (N. 0116 – 27.02.2021), le Saint-Siège précise que le thème sera décliné en six sous-thèmes et “insistera sur l’importance d’être attentif à l’ensemble de la famille humaine à travers une Eglise inclusive et en sortie, capable de vivre la communion dans la diversité”.

“Une attention particulière sera accordée à notre maison commune, qui se traduit par le soin apporté à la famille humaine – soin envers le “nous” qui peut et doit se faire toujours plus ouvert et accueillant”, peut-on lire dans le communiqué.

Cette année encore, la Section Migrants et Réfugiés du Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral va soutenir et préparer cette Journée et lancera prochainement une campagne de communication. Chaque mois, des réflexions seront proposées, ainsi que du matériel d’information et des instruments multimédias, utiles pour approfondir le thème choisi par le Saint-Père.

« Bénis chaque geste d’accueil et d’assistance qui place tous ceux qui sont en exil dans le nous de la communauté et de l’Église », demande le pape François dans une prière écrite spécialement pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié qui a lieu ce dimanche 26 septembre.

Père saint et bien-aimé, ton Fils Jésus nous a enseigné que dans le ciel une grande joie éclate quand quelqu’un qui était perdu est retrouvé, quand quelqu’un qui a été exclu, rejeté ou écarté est accueilli de nouveau dans notre nous, qui devient ainsi toujours plus grand.
Nous te demandons d’accorder à tous les disciples de Jésus et à toutes les personnes de bonne volonté la grâce de faire ta volonté dans le monde.
Bénis chaque geste d’accueil et d’assistance qui place tous ceux qui sont en exil dans le nous de la communauté et de l’Église, pour que notre terre puisse devenir, comme tu l’as créée, la maison commune de tous les frères et sœurs. Amen. »

Journée fraternelle des prêtres aînés de Vendée

Plus de 60 prêtres aînés rassemblés à la Maison du diocèse

Journée de rencontre fraternelle ce vendredi à la Roche-sur-Yon avec Mgr Jacolin et une soixantaine de prêtres aînés, vivant en maison individuelle.

par Foulques O’MAHONY | septembre 18, 2021

Venus de tout le diocèse, ils se retrouvés autour de notre évêque pour un temps d’échange, avant de célébrer ensemble l’eucharistie, puis de partager un déjeuner.

Dans son homélie, reprenant les parole de Saint Paul dans la première lecture, Mgr Jacolin a invité chacun des prêtres présents à “mener le bon combat, celui de la foi, en se tenant aux paroles solides de notre Seigneur. Soyons vigilants à garder cette simplicité de l’Evangile, à ne pas l’édulcorer, mais à vivre de sa radicalité, loin de tout orgueil“.

Rendons grâce car le Seigneur nous a choisis pour que nous soyons témoins de la Bonne Nouvelle, dans un esprit de communion, dans la joie d’être ensemble ses frères et soeurs“, a conclu l’évêque de Luçon.

Pour le Père Bernard, “cette journée fait du bien car depuis plus d’un an et demi, nous ne nous sommes pas retrouvés ! “. Le père Émile, de son côté, se réjouit de “retrouver ses copains prêtres, de vivre un beau moment d’amitié“.

Un style de vie écologiquement durable

Dans sa vidéo de prière du mois de septembre, le Pape François nous invite fortement à remettre en cause nos styles de vie et notre manière d’utiliser les biens de la planète pour envisager un changement basé sur la prise en charge responsable, le respect, la simplicité et la sobriété.

La Vidéo du pape

Voici le texte du message du Pape François pour la « Vidéo du Pape » de ce mois de septembre 2021, diffusée par le Réseau mondial de prière du Pape:

«Je me réjouis profondément de voir que les jeunes ont le courage d’entreprendre des projets de transformation environnementale et sociale, puisque les deux vont ensemble.

Nous, les adultes, avons beaucoup à apprendre des jeunes, qui sont à l’avant-garde dans tout ce qui concerne la protection de la nature.

Profitons de leur exemple, réfléchissons, surtout en ces temps de crise (crise sanitaire, sociale, environnementale), pensons à notre style de vie.

Réfléchissons à la façon dont nos choix quotidiens en matière d’alimentation, de consommation, de déplacements, d’utilisation de l’eau, de l’énergie, du plastique et de nombreux biens matériels sont souvent préjudiciables à la Terre.

Choisissons de changer, d’adopter comme les jeunes des styles de vie plus simples et plus respectueux de l’environnement !

Prions pour que nous fassions tous des choix courageux et nécessaires en faveur d’un style de vie plus sobre et durable, en nous réjouissant de voir que les jeunes s’y engagent résolument. Et ils ont bien raison, car c’est pour leur avenir qu’ils le font ! Les jeunes veulent changer ce dont ils hériteront lorsque nous-mêmes nous ne serons plus là»

Le Pape salue des familles afghanes ayant fui Kaboul (22/09/2021)

François a rencontré ce mercredi matin une quinzaine d’Afghans qui lui ont raconté l’angoisse vécue au moment de l’arrivée des talibans à Kaboul et pendant les quelques jours qui ont précédé leur arrivée en Italie.

Vatican News

C’est une rencontre bouleversante que le Pape a vécue ce matin avant l’audience générale. Celle avec trois familles chrétiennes afghanes qui sont parvenues à fuir l’Afghanistan après la prise du pouvoir par les taliban, au mois d’août. 14 personnes, huit femmes et six hommes, dont sept mineurs, ont donc été reçues par François et ont pu lui raconter ce qu’elles ont subi.

Tout commence lors que les fondamentalistes musulmans pénètrent dans Kaboul. Une plainte est aussitôt déposée contre ces chrétiens. «Mon mari a été licencié puis arrêté et nous n’avons plus de nouvelles de lui depuis», raconte Pary Gul, Afghane de 57 ans. «Nous sommes restés enfermés dans le sous-sol pendant quatre jours et quatre nuits de peur d’être arrêtés, probablement quelqu’un nous a dénoncés parce que nous étions chrétiens», poursuivent ces quatre enfants, trois filles – Adila, Robina et Setara – et un garçon, Nasim, âgés de 14 à 25 ans.

Ils ont pu finalement s’enfuir, les filles lançant des SOS depuis leurs téléphones. Grâce au réseau de solidarité coordonné par l’écrivain Alì Ehsani, qui a fui Kaboul il y a des années, et la fondation Meet Human.

Au moment de saluer le Pape, la mère de famille lui a offert une bague et une tunique, en souvenir de son mari «englouti» par la terreur des taliban et de sa vie de souffrance. François a accepté ce don mais à la condition que Pary Gul le garde comme un gage d’amitié et un signe d’espoir. Cette famille commencera une nouvelle vie près de Bergame, dans le nord de l’Italie.

Parmi les autres Afghans présentés au Pape, il y a avait Zamin et Seema, un couple trentenaire venus avec deux de leurs enfants. Le troisième, le petit Eliyas, qui n’a pas un an, a été hospitalisé d’urgence dès son arrivée en Italie pour soigner une infection grave. Il est maintenant en bonne santé.

Meet Human, à l’origine de cette initiative, a lancé une campagne humanitaire, «Frères afghans» avec la collaboration d’institutions civiles et militaires italiennes. Elle a pour but de soutenir concrètement les familles afghanes récemment arrivées en Italie afin qu’elles nouent des contacts, trouvent du travail et s’instruisent.

Quel rapport les Français entretiennent-ils avec leur foi ?

L’Ifop a réalisé un sondage inédit sur la foi des Français pour le tout premier numéro de la revue « Mission ». Dévoilé ce mardi 21 septembre, il met en lumière les questionnements spirituels des Français.

Agnès Pinard Legry – Publié le 21/09/21 – Mis à jour le 21/09/21

Près de la moitié des Français (49%) sont en quête spirituelle, s’interrogent sur le sens de la vie ou encore la vie après la mort, révèle un sondage Ifop réalisé à l’occasion du premier numéro de la revue Mission. Un résultat qui monte sans surprise à 71% chez les personnes non-athées et religieuses, qui se maintient à 45% chez les personnes non-athées mais non religieuses et qui reste néanmoins à 32% chez les personnes athées.

Un peu plus de la moitié des Français (53%) déclarent avoir déjà eu un échange sur la foi chrétienne avec une personne qui croit en la résurrection du Christ. Dans le détail, pour 15% d’entre eux il s’agit d’une discussion unique, et pour 38% il y a eu plusieurs échanges. Concernant les intentions de prière, un peu moins d’un tiers des Français (29%) accepteraient de rencontrer des chrétiens à qui ils pourraient se confier et qui prieraient pour eux. Là encore sans surpris le résultat monte à 55% chez les catholiques pratiquant mais s’élèvent aussi à 43% pour les Français d’autres religions.

Prêts à évangéliser leur réseau professionnel

La deuxième partie du sondage se consacre tout particulièrement aux pratiques des chrétiens missionnaires et n’ont été interrogées que des personnes entrant plus ou moins dans cette catégorie. Parmi eux, plus de la moitié (56%) avancent annoncer occasionnellement le Christ à des non croyants, 39% le plus souvent possible et 5% jamais.

À la question de savoir auprès de qui les répondants sont prêts à annoncer explicitement le Christ, la quasi-totalité des répondants (99%) ont déclaré auprès de personnes qui commencent une démarche auprès de l’Église, 83% auprès de malades, de prisonniers et de SDF et 77% dans leur réseau professionnel.