Salon « Désir d’enfant » : le député Thibault Bazin écrit à Éric Dupont-Moretti

Alors qu’un salon « Désir d’enfant » doit se tenir à Paris le premier week-end de septembre, le député LR de Meurthe-et-Moselle Thibault Bazin a écrit au ministre de la justice, Éric Dupont-Moretti. Un courrier qu’Aleteia a pu consulter dans lequel il interpelle le garde des Sceaux sur la tenue d’un événement qui fait ouvertement la promotion de la GPA… pourtant interdite en France.

La GPA a-t-elle ses entrées en France ? un salon intitulé « Désir d’enfant » doit avoir lieu les 4 et 5 septembre Porte de Champerret à Paris, afin de présenter « les différentes options de traitements disponibles dans le monde, ainsi qu’une large gamme de solutions naturelles, médicales et personnalisées ». Parmi elles, des cliniques qui promeuvent des PMA sans limite d’âge, la possibilité de recourir à la méthode ROPA (interdite en France, ndlr)… ainsi que des entreprises de GPA. Face à la tenue d’un tel événement, le député LR de Meurthe-et-Moselle Thibault Bazin a écrit au ministre de la justice, Éric Dupont-Moretti, lundi 26 juillet. Lors des débats sur la loi bioéthique, le gouvernement a fait de la GPA une ligne rouge à ne pas franchir. « Comment la tenue d’un pareil salon peut-elle être autorisée ? », interpelle le député dans ce courrier qu’Aleteia a pu consulter.

« Vous ne pouvez ignorer que, l’an dernier, les plaquettes publicitaires des agences, cliniques et intermédiaires ont proposé des « tarifs » des « prestations » et « services » proposés à la « clientèle » pour ses « projet bébé »… », écrit-il . « Aux prospects venus poser des questions sur les stands, des mails commerciaux ont été envoyés après le Salon 2020, poursuivant le client potentiel en vue de la signature d’un contrat de GPA, de sélection des fournisseurs de gamètes et de mère porteuse, d’achats de gamètes ou d’embryons, de screening génétique ou encore de « choix du sexe » du bébé pour des montants variables suivant le prestataire et le pays ».

Agnès Pinard Legry – Publié le 29/07/21 – Mis à jour le 29/07/21

Jeux Olympiques : la médaille miraculeuse sur le podium !

Sur le podium olympique, où elle venait tout juste de recevoir la médaille d’or, Hidilyn Diaz, une athlète philippine, a tenu à montrer au monde entier la médaille miraculeuse qu’elle portait autour du cou. Avant de remercier vivement la Vierge Marie pour le chemin parcouru.

La rédaction d’Aleteia – Publié le 28/07/21

Avant d’être championne olympique d’haltérophilie, Hidilyn Diaz est surtout une fervente chrétienne. C’est ce dont elle a tenu à témoigner, ce lundi 26 juillet, au moment de recevoir la plus haute récompense que l’on puisse accorder à un athlète engagé aux Jeux Olympiques. La médaille d’or ! Quelques heures avant ce sacre, cette Philippine de 30 ans avait battu le record du monde de la catégorie 55 kg d’haltérophilie, en soulevant un poids de près de 224 kilos.

Une neuvaine avant la compétition

Lors de la cérémonie de remise des médailles, Hidilyn Diaz a bien entendu reçu la précieuse médaille… mais c’est une toute autre médaille qu’elle a tenu à mettre à l’honneur. Devant les caméras du monde entier, elle a arboré sa médaille miraculeuse, celle que la Vierge Marie demanda à sainte Catherine Labouré de faire frapper, lors des apparitions de la rue du Bac, en 1830.

« Je suppose que c’est grâce à Dieu

Le lendemain, la championne philippine a expliqué que cette « autre médaille » lui avait été offerte par un ami proche, neuf jours avant le début de la compétition. « Il a récité une neuvaine pendant neuf jours, et moi aussi. C’est un signe de nos prières et de notre foi envers notre mère Marie, et son fils Jésus-Christ ». « Je suis reconnaissante envers tous ceux qui ont prié pour moi, et je suppose que c’est grâce à Dieu que j’ai réussi cette performance », a-t-elle ajouté. Avant de conclure par ces quelques mots sur la chaîne de télévision philippine, Cignal TV : « Dieu est exceptionnel ! »

La sieste : écologie intégrale en provençal

La sieste est une activité méridionale par nature pleinement respectueuse de soi et de l’environnement : une mise en pratique originale de Laudato Sì (LS), dont il est étonnant de ne pas lire l’éloge dans le chapitre Joie et Paix de cette encyclique. Ses vertus indéniables mais peut-être insoupçonnées en font un exercice essentiel, même s’il pêche par son côté individualiste.
La sieste est à la fois une activité relevant de l’adaptation au climat, avec une économie de moyens rarement égalée ; mais aussi un outil pour pratiquer une saine attention au corps et à notre charge de travail, souvent chronophage et envahissante. La sieste nous donne ce recul prudent face à la frénésie des activités que nous essayons de contenir dans les 24h qui nous sont dévolues. Elle permet la mesure et l’apaisement entre les sollicitations du matin et les réponses de l’après-midi.
Blaise Pascal l’a exprimé en ces mots :

« Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre »

Pascal

Certains la pratiquent les yeux clos, en intérieur comme en extérieur ; d’autres les yeux ouverts sur une lecture qui est parenthèse gratuite, moment offert : pas de rentabilité ici, mais une fenêtre sur un autre paysage. Les amateurs de revues pourront lire avec profit Limite, revue d’écologie intégrale ; mais une œuvre poétique est tout aussi adaptée (voir Saint Jean de la Croix), comme une bonne bande-dessinée (je ne peux que conseiller le cycle 1 de Voyage des pères, par David Ratte. Un petit bijou qui suit les aventures des pères des apôtres, à la recherche de leurs fils : c’est que l’on n’abandonne pas les filets de pêche comme cela pour intégrer une nouvelle secte !).

En retrait des sollicitations du monde

La mesure au quotidien est chose rare aujourd’hui. Entre culte de la productivité, invitations des réseaux sociaux et autres capteurs d’attention, promotions et incitations à la consommation, il est difficile d’exercer notre liberté dans la recherche d’une amélioration de notre qualité de vie, par un retrait et un détachement des sollicitations de ce monde. Comment « vivre avec sagesse, penser en profondeur, aimer avec générosité » si nous sommes noyés « par une pure accumulation de données qui finissent par saturer et obnubiler, comme une espèce de pollution mentale » (LS47) ?

La sieste peut être la respiration de notre journée comme le dimanche est la respiration de notre semaine : un nouvel air qui vivifie ou rassérène, et balaie la poussière du quotidien.
Même si elles ne partagent pas une même répartition horaire, je placerais volontiers la pratique de la sieste dans la lignée du ora et labora monastique. Il lui manque juste l’aspect spirituel… mais qui veut remplacer la sieste par l’oraison le peut !

Le Pape François salue l’alliance entre la prière/lecture et le travail manuel, qu’ont initiée les communautés monastiques : « [elles ont] appris à chercher la maturation et la sanctification dans la compénétration du recueillement et du travail. Cette manière de vivre le travail nous rend plus attentifs et plus respectueux de l’environnement, elle imprègne de saine sobriété notre relation au monde » (LS126). Notre choix de lecture au moment de la sieste peut être orienté par cet exemple de pratique.

Repos et Espérance

Dans le cas d’un repos physique les yeux clos, c’est vers Charles Péguy que nous pouvons nous tourner, et ses lignes magnifiques dans Le Porche du mystère de la deuxième vertu :

Le sommeil est peut-être ma plus belle création.
Et moi-même je me suis reposé le 7e jour.
Celui qui a le cœur pur, dort. Et celui qui dort a le cœur pur. (…)
[Je plains] ceux qui travaillent et qui ne dorment pas. (…)
Je leur en veux. Un peu. Ils ne me font pas confiance. Comme l’enfant se couche innocent dans les bras de sa mère ainsi ils ne se couchent point Innocents dans les bras de ma Providence. (…)
La sagesse humaine dit : Ne remettez pas au lendemain ce que vous pouvez faire le jour même. (…)
Et moi je vous dis Remettez à demain ces soucis et ces peines qui aujourd’hui vous rongent, et aujourd’hui pourraient vous dévorer. (…)
Parce que d’ici demain, moi Dieu, j’aurai peut-être passé.
La sagesse humaine dit : Malheureux qui remet à demain.
Et moi je dis : Heureux, heureux qui remet à demain.
Heureux qui remet, c’est-à-dire : Heureux qui espère et qui dort.
Et au contraire, je dis : Malheureux, malheureux celui qui veille et ne me fait pas confiance. (…) En vérité je vous le dis, celui-là fait offense à ma chère Espérance.
Charles Péguy

La sieste comme antidote à la tentation de croire que nous pouvons tout faire par nous-même, par exemple sauver le monde. Mais s’il nous manque la prière et l’Espérance, « nous finirions par adorer d’autres pouvoirs du monde, ou bien nous prendrions la place du Seigneur au point de prétendre piétiner la réalité créée par lui, sans connaître de limite. » (LS75)

Extrait d’un article : https://toutestlie.catholique.fr/

Gérald Darmanin : « Assassiner un prêtre dans son église n’est-ce pas toucher l’âme de la France ? »

Ministre de l’Intérieur et des Cultes, Gérald Darmanin s’est rendu ce lundi 26 juillet à Saint-Étienne-du-Rouvray afin de rendre hommage au père Hamel. Le prêtre a été assassiné il y a cinq ans par deux terroristes alors qu’il célébrait la messe

aleteia.org Agnès Pinard Legry – Publié le 26/07/21 – Mis à jour le 26/07/21

Cinq ans après l’assassinat du père Jacques Hamel par deux terroristes, la France n’oublie pas. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Cultes, s’est rendu à Saint-Étienne-du-Rouvray ce lundi 26 juillet afin de rendre hommage au prêtre. « C’est la deuxième fois que je viens témoigner de toute la considération, si j’ose dire toute l’affection, que la France a pour saint Étienne-du-Rouvray et l’Église de France », a-t-il déclaré lors d’une cérémonie républicaine à l’issue de la messe en hommage au prêtre. « Assassiner un prêtre dans son église n’est-ce pas profondément toucher l’âme de la France ? Et en touchant l’Église catholique, l’Église de France, les terroristes n’ont pas simplement touché ceux qui croyaient en Dieu, ils ont touché tous les Français », a souligné le ministre de l’Intérieur.

« À saint Étienne-du-Rouvray c’est sans doute un souvenir de pardon, d’un citoyen engagé que laisse le père Hamel », a encore déclaré Gérald Darmanin. « Mais il est pour la France le souvenir d’un homme qui a subi la barbarie et pour lequel nous devons nous battre afin que le moins d’autres hommes possible connaissent le même sort et un regret de n’avoir pas réussi à le protéger comme la République doit protéger tous ses enfants ».

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Pape François: les grands-parents sont le pain qui nourrit notre vie

Voir, partager et garder: trois mots inspirés de l’Évangile de Jean que le Pape François a souhaité appliquer à notre attitude vis-à-vis des grands-parents et personnes âgées, dans son homélie lors de la messe célébrée en cette première journée qui leur est dédié, dimanche 25 juillet, en la basilique Saint-Pierre. Une homélie lue par Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la Nouvelle Évangélisation, appelant à une nouvelle alliance entre générations.

Aleteia.org

En cette Journée consacrée aux grands-parents et aux personnes âgées, dans son homélie lue par Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la Nouvelle Évangélisation, le Pape François a souhaité s’arrêter sur trois moments de l’Évangile de Jean: Jésus qui voit la faim de la foule; Jésus qui partage le pain; Jésus qui recommande de rassembler les morceaux qui sont restés. «Trois moments résumés en trois verbes: voir, partager, garder.»

Il n’existe pas de foule anonyme

VoirC’est ainsi que commence le miracle, par le regard de Jésus qui n’est pas indifférent ou affairé, mais qui ressent les affres de la faim qui tenaille l’humanité épuisée, a souligné le Saint-Père

En effet, c’est dans les yeux de Jésus, que nous voyons le regard de Dieu: «C’est un regard attentif qui nous aperçoit, qui scrute les attentes que nous portons dans le cœur, qui voit la fatigue, l’épuisement et l’espoir avec lesquels nous allons de l’avant», a développé l’évêque de Rome, précisant qu’aux yeux de Dieu, «il n’existe pas de foule anonyme, mais chaque personne avec sa faim». «Jésus a un regard contemplatif, capable de s’arrêter devant la vie de l’autre et de lire dedans», a-t-il rappelé.

Les yeux attentifs et tendres des grands-parents

Et le Pape d’assurer que ce regard est celui que les grands-parents et les personnes âgées ont eu sur notre vie, «c’est la manière dont ils ont pris soin de nous depuis notre enfance». «Après une vie souvent faite de sacrifices, ils ne nous ont pas été indifférents ou occupés sans nous. Ils ont eu des yeux attentifs, remplis de tendresse», a ajouté François, rappelant que nous étions tous passés par les genoux des grands-parents, qui nous ont tenus dans les bras. «Et c’est aussi grâce à cet amour que nous sommes devenus adultes».

Les grands-parents ont faim de notre attention

Et le Souverain pontife d’interroger: et nous, quel regard avons-nous sur les grands-parents et les personnes âgées? Quelle est la dernière fois où nous avons tenu compagnie ou téléphoné à une personne âgée pour lui exprimer notre proximité et nous laisser bénir par ses paroles?

«Je souffre quand je vois une société qui court, affairée et indifférente, absorbée par trop de choses et incapable de s’arrêter pour porter un regard, une salutation, une caresse», a regretté le Successeur de Pierre.

«J’ai peur d’une société dans laquelle nous sommes tous une foule anonyme et nous ne sommes plus capables de lever les yeux et de nous reconnaître. Les grands-parents, qui ont nourri notre vie, ont aujourd’hui faim de nous: de notre attention, de notre tendresse. De nous sentir proches. Levons les yeux vers eux, comme Jésus le fait avec nous», a exhorté le Saint-Père, avant d’explorer le second verbe, «partager», plaidant pour une nouvelle alliance entre générations.

Le trésor de la tradition, la fraîcheur de l’Esprit

«Aujourd’hui nous avons besoin d’une nouvelle alliance entre les jeunes et les personnes âgées, de partager le trésor commun de la vie, de rêver ensemble, de surmonter les conflits entre les générations afin de préparer l’avenir de tous», a développé le Souverain pontife argentin, prévenant que, sans cette alliance de vie, de rêves et d’avenir, «nous risquons de mourir de faim, parce que les liens brisés, les solitudes, les égoïsmes, les forces destructrices augmentent».

“Aujourd’hui nous avons besoin d’une nouvelle alliance entre les jeunes et les personnes âgées, de partager le trésor commun de la vie”

«Jeunes et personnes âgées, le trésor de la tradition et la fraîcheur de l’Esprit. Jeunes et personnes âgées ensemble. Dans la société et dans l’Église: ensemble», a demandé le Pape, en venant au troisième verbe-clé.

Conserver et garder avec soin

Garder. Après qu’ils eurent mangé, l’Évangile mentionne que de nombreux morceaux de pain sont restés. Et Jésus recommande: «Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde» (Jn 6, 12). «C’est ainsi qu’est le cœur de Dieu: non seulement il nous donne plus que ce dont nous avons besoin, mais il se soucie aussi que rien ne se perde, pas même un fragment», a assuré François, insistant sur le fait qu’un petit morceau de pain peut sembler peu de chose, mais aux yeux de Dieu rien ne doit être rejeté. «À plus forte raison personne ne doit être rejeté».

C’est donc une invitation prophétique lancée par le Pape: «rassemblez, conservez avec soin, gardez». «Les grands-parents et les personnes âgées ne sont pas des restes de vie, des déchets à jeter», a affirmé le Pape, au contraire, ils sont ces précieux morceaux de pain qui sont restés sur la table de notre vie, qui peuvent encore nous nourrir d’une odeur agréable que nous avons perdue, «l’odeur agréable de la mémoire».

La fabuleuse mémoire des personnes âgées

Et le Souverain pontife de souhaiter que nous ne perdions pas la mémoire dont sont porteuses les personnes âgées, «car nous sommes fils de cette histoire et sans racines nous flétrirons». «Elles nous ont protégés tout au long du chemin de la croissance, maintenant c’est à nous de protéger leur vie, d’alléger leurs difficultés, d’écouter leurs besoins, de créer les conditions pour qu’elles puissent être facilitées dans les tâches quotidiennes et ne se sentent pas seules».

Demandons-nous, insiste concrètement François: «Est-ce que j’ai rendu visite aux grands-parents? Aux personnes âgées de ma famille ou de mon quartier? Est-ce que je les ai écoutés? Est-ce que je leur ai accordé un peu de temps?».

«Frères et sœurs, les grands-parents et les personnes âgées sont le pain qui nourrit notre vie. S’il vous plaît, ne les oublions pas. Allions-nous à eux. Apprenons à nous arrêter, à les reconnaître, à les écouter. Ne les rejetons jamais. Gardons-les dans l’amour. Et apprenons à partager du temps avec eux. Nous en sortirons meilleurs. Et ensemble, jeunes et personnes âgées, nous nous rassasierons à la table du partage bénie par Dieu», a enfin conclu le Saint-Père dans cette homélie prononcée par le président du Conseil pontifical pour la Nouvelle Évangélisation.

La bienveillance, fruit de l’Esprit Saint


Dieu Amour, qui nous a créés et nous appelles à vivre en frères, donne-nous la force d’être chaque jour des artisans de paix…

— Pape François, prière pour la paix

La bienveillance, fruit de l’Esprit Saint

Plus d’un an de confinements ou de périodes de « distanciation sociale » à cause de la pandémie ! Et, si la saison de l’été apporte une amélioration pour reprendre les contacts humains d’une façon plus détendue, nous ne sommes pas sûrs de profiter longtemps de ce répit.

Cette épreuve nous a touchés en profondeur, sans doute plus que nous le croyons, avec une dégradation des relations que nous avons les uns avec les autres.

Les précautions sanitaires, justifiées pour éviter d’être vecteurs de la propagation du virus, ont parfois dégénéré en méfiance de l’autre et en soupçon systématisé. Le confinement, en nous repliant sur nous-même, a pu affaiblir en nous « le goût des autres ».

Alors quel remède pour retrouver des relations plus vraies et plus apaisées ? Il est contenu dans le fruit de l’Esprit que saint Paul nomme « bienveillance » dans sa lettre aux Galates.

Mais qu’est-ce que la bienveillance ?

Elle n’est pas ce qu’elle est devenue dans les formules épistolaires lorsqu’on « sollicite la bienveillance » de celui dont on attend une faveur. C’est là une expression toute faite où la bienveillance sollicitée est dégradée en condescendance.

Elle est plus que la gentillesse qui peut être une façon douce de « se défiler » devant l’autre, sans se laisser déranger par lui, ou du moins, une façon de vouloir faire plaisir à l’autre plutôt que de rechercher son bien véritable.

On peut souligner avec Aristote qu’elle n’est pas l’amitié, qui suppose la réciprocité ; mais qu’il n’y a pas d’amitié s’il n’y pas eu d’abord la bienveillance qui nous prédispose à accueillir d’une façon favorable celui que nous rencontrons.

Elle n’est pas non plus la compassion qui nous rend sensible au malheur de l’autre. Mais il n’y a pas compassion sans une attitude préalable de bienveillance qui nous rend attentif à ce que vit celui que nous rencontrons.

Alors qu’est-ce que la bienveillance ?

Risquons une définition. La bienveillance est la bonté appliquée à nos relations concrètes avec tout frère et toute sœur en humanité. Elle est une disposition de la volonté qui incline à voir ce qu’il y a de bon en celui que nous rencontrons et qui cherche à agir en toute circonstance pour son bien.

Plus qu’un sentiment, la bienveillance est une inclination de la volonté, une attitude morale qui nous engage envers l’autre. Comme toute attitude morale, elle repose sur des dispositions naturelles qui se travaillent pour être développées consciemment et devenir un « habitus » positif. La bienveillance est en germe dans la conscience naturelle de chacun, mais elle doit être cultivée pour se déployer en acte et en vérité.

En définitive la bienveillance trouve toute sa fécondité en harmonie avec les autres dimensions du fruit de l’Esprit énumérées par saint Paul :

bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. ((Galates 5, 22-23)

À Luçon, le 29 juin 2021,
en la fête de saint Pierre et saint Paul

* François JACOLIN
Évêque de Luçon

Trois bonnes raisons d’entrer dans une église au cours des vacances

Entrer dans une église est un geste gratuit où l’âme se ressource en Dieu tout en profitant d’un bain revigorant de beauté. Une halte rafraîchissante qui est aussi une triple source de grâce.

Article aleteia

« Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer. » Ainsi débute le poème de Paul ClaudelLa Vierge à midi. En cette période de vacances, beaucoup d’entre nous découvriront de nouvelles villes ou de nouveaux villages en France. Or, au beau milieu de ces agglomérations, grandes ou petites, l’église dresse sa haute et majestueuse silhouette. La porte est ouverte : n’hésitons pas à entrer dans la maison de Dieu. Il nous y attend ! Car une église ouverte est une grâce pour trois raisons principales.

1 LA PRÉSENCE DE DIEU

La première, la plus évidente, c’est que Dieu y est présent. Dans le Saint Sacrement, Jésus est là. Nous pouvons rester en sa compagnie, le prier, l’adorer, lui parler, lui confier nos peines, nos soucis, mais aussi nos joies, nos désirs. Certes, dans les petits villages, le Saint Sacrement n’est pas toujours présent. Qu’à cela ne tienne ! L’Église est la maison du Seigneur. Tout nous parle de Lui : l’autel, les chapelles latérales, les peintures, les statues, les chemins de croix le long de la nef. Si Dieu est partout, a fortiori dans les églises, fussent-elles privées de la Présence réelle. Dans ces édifices des générations de chrétiens ont prié depuis des temps immémoriaux. L’air que l’on y respire est chargé de cette piété qui nous vient du fond des âges et qui fortifie et apaise l’esprit. 

2 UN MOMENT DE GRATUITÉ

La seconde raison de franchir le seuil de nos églises en cette période estivale tient à ce que c’est là un geste gratuit qui s’accorde parfaitement avec le relâchement des congés. Gratuit aux deux sens du terme : aucun guichet à l’entrée ne vous sommera de vous acquitter d’un droit d’entrer, mais aussi gratuité dans le sens où nous n’avons aucune justification à fournir ni aux autres ni à nous-mêmes ! Gratuit comme l’amour.
Dans notre société marquée par le poids des évaluations mercantiles des êtres et des choses, où tout est rationalisé, pesé, la visite d’une église est un geste exempté de raisons économique, politique ou militante. Personne ne vous demandera vos papiers ou les motifs qui vous ont poussé à franchir le seuil de la maison de Dieu. Et si vous ne connaissez personne chez qui vous reposer au plus fort de la journée dans le village que vous traversez durant votre villégiature, vous avez toujours la possibilité de vous asseoir sur une chaise, dans la nef de son église, afin de vous y mettre au frais. Vous y êtes chez vous. Dieu non plus ne vous demandera pas vos papiers, trop heureux que vous Lui rendiez visite
 

3 L’ATTRAIT DU BEAU

Enfin, les églises sont des temples du Beau. Dieu est beau, ses églises également. Là un retable baroque, ici une mise au tombeau, plus loin des chapiteaux romans ou une fresque. Le Beau lui aussi est gratuit. Il élève l’âme, la porte à deviner derrière les apparences une présence plus belle encore. Nos villes moyennes se sont enlaidies à leurs périphéries. L’église nous replonge opportunément dans un bain de jouvence, car la beauté dit l’éternelle jeunesse de Dieu et de la Création. 

Les petites mains qui ouvrent et ferment nos églises sont des maillons essentiels de la nouvelle évangélisation.

Le crève-cœur des églises fermées

Le crève-cœur des églises fermées

Cependant on ne peut évoquer le plaisir de visiter les églises de France et de venir y prier sans mentionner les nombreux édifices fermés. Les raisons de ces portes closes sont connues : crainte des vols ou des sacrilèges, manque de personne pour assurer la surveillance. Que faire ? La meilleure réponse est l’assiduité des fidèles à veiller et à faire vivre nos églises. « Seule la présence d’une personne qui prie peut protéger l’église de l’intérieur » dit Benoît XVI.

Cependant, ne nous cachons pas la réalité : la déchristianisation rend la chose problématique dans de nombreux villages. Il reste tout de même la joie des bénévoles qui ouvrent les églises, les embellissent et les nettoient, lorsqu’ils découvrent sur le livre d’or placé dans le narthex des mots de remerciement pour l’église ouverte, la beauté du lieu et pour… les personnes qui ont rendu cet accueil possible dans les modestes villages qui ne sont pas des étapes obligées d’un parcours touristique. Les petites mains qui ouvrent et ferment nos églises sont des maillons essentiels de la nouvelle évangélisation

Pass sanitaire : une jauge de 50 personnes fixée dans les églises pour les évènements culturels

À compter de ce mercredi 21 juillet, les églises et les sanctuaires devront exiger le pass sanitaire pour accueillir plus de 50 personnes simultanément en dehors des messes.

Il faudra désormais présenter un test négatif ou un certificat de vaccination complet pour pénétrer dans les lieux accueillant du public une fois le seuil des 50 personnes dépassées selon un décret publié ce mardi 20 juillet au Journal Officiel. Jusqu’à présent, cette disposition ne s’appliquait que pour les évènements rassemblant plus de 1.000 personnes. Aujourd’hui elle concerne tous les lieux où se déroulent des « activités culturelles, ludiques, sportives ou festives ». Entrent dans ce champs de nombreuses églises et autres sanctuaires très fréquentés l’été.

Si les célébrations et les activités liées au culte pourront toujours se tenir sans jauge, les évènements culturels qui animent certaines églises pendant la période estivale sont priés de s’adapter. Une application stricte du décret implique que pour assister à un concert dans une église ou visiter un sanctuaire fréquenté nécessitera de se présenter avec un pass sanitaire valable. Pour les sanctuaires les plus fréquentés, à l’instar du Sacré-Coeur de Montmartre, la mesure sera sans nul doute très délicate à mettre en place et à appliquer. Plusieurs représentants des professionnels de loisirs ont annoncé mardi matin avoir déposé un référé devant le Conseil d’État pour dénoncer la mesure.

Le repos est signe de sagesse

Le mot du Père Verkys

CHERS FRERES ET SOEURS BIEN-AIMES


Ce dimanche j’ai choisi pour thématique le repos , un repos avec sauvegarde de notre identité.
Après leur première mission Jésus invite ses disciples au repos .
Le repos est signe de sagesse car nous sommes des êtres limités et nous avons besoin de refaire nos forces pour aller plus loin. Nous avons besoin de faire le point.
En invitant ses disciples à se retirer , c’est pour qu’ils puissent se refaire en se centrant sur Dieu pour mieux le donner . On ne peut vraiment se reposer qu’en déposant ses soucis entre les mains du Seigneur.
Nous sommes donc invités à déposer tous nos fardeaux sur Dieu pour vraiment nous reposer . « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et moi je vous procurerez le repos ». Un esprit agité ne permet pas de se reposer véritablement . Pour y parvenir certains sont obligés de prendre des tranquillisants qui ne calment pas pour autant leurs détresses et leurs angoisses.
Profitons de notre pause estivale pour tout décharger sur le Seigneur et nous refaire spirituellement et donc physiquement et psychiquement pour mieux repartir. Car les vacances loin de mettre entre parenthèse la vie spirituelle pourraient nous permettre de mieux prier et de donner plus de temps à Dieu.
Bien qu’ayant invité les disciples à se reposer Jésus se met à enseigner longuement car il est le pasteur qui n’abandonne pas le troupeau. Bien qu’au repos il n’oublie son identité . Dans nos balades en mer, sur nos plages et autres lieux de vacances ne perdons pas notre identité de filles et fils de Dieu appelés à vivre de foi et d’amour.

Bonne semaine à toutes et à tous.
Dieu vous bénisse

Le Pape invite à « ne pas passer du rush du travail au rush des vacances »

Pour sa première apparition publique hors de l’hôpital Gemelli – où il avait été hospitalisé pour une opération au côlon le 4 juillet dernier – le chef de l’Église catholique a insisté sur l’importance de respecter les temps de repos.

I.Media – Publié le 18/07/21

Pendant les vacances, « il ne suffit pas de “débrancher”, il faut vraiment se reposer », a déclaré le pape François lors de la prière de l’Angélus, ce 18 juillet 2021. Place Saint-Pierre le, il a invité chacun à profiter de cette période pour cultiver une « écologie du cœur, faite de repos, de contemplation et de compassion ».

Première apparition publique hors de l’hôpital Gemelli – dont il est sorti le 14 juillet– le pontife a insisté sur l’importance de respecter les temps de repos. « Prenons garde à l’efficacité, arrêtons la course frénétique qui dicte nos agendas », a-t-il averti.

Le chef de l’Église catholique a mis en garde contre la tentation de « se laisser entraîner dans la frénésie de l’action, tomber dans le piège de l’activisme, où le plus important est le résultat obtenu et le sentiment d’être un protagoniste ». Se reposer, c’est se mettre « un peu à l’écart » avec Dieu, « se taire, prier, pour ne pas passer du rush du travail au rush des vacances ». 

Le pape François a souligné les mérites de ce vrai repos, qui enseigne « la contemplation ».
«Seul le cœur qui ne se laisse pas emporter par la précipitation est capable de s’émouvoir », a-t-il insisté, et d’abandonner « l’attitude rapace de ceux qui veulent tout posséder et tout consommer ». « La compassion naît de la contemplation », a-t-il conclu.

Au terme de l’Angélus, le Saint-Père a prié pour les populations d’Allemagne, de Belgique et de Hollande, « frappées par la catastrophe des inondations. »
« Uni aux évêques sud-africains j’appelle tous ceux qui sont en responsabilité à œuvrer pour la paix », a-t-il ajouté. Avant de terminer en rappelant sa proximité avec le « cher peuple cubain et particulièrement [ses] familles qui traversent des temps difficiles. »