Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant.

Lecture du deuxième livre des Rois

En ces jours- là, Naaman, général de l’armée du roi d’Aram, était un homme de grande valeur et hautement estimé par son maître, car c’est par lui que le Seigneur avait donné la victoire au royaume d’Aram. Or, ce vaillant guerrier était lépreux. Des Araméens, au cours d’une expédition en terre d’Israël, avaient fait prisonnière une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman .Elle dit à sa maîtresse : « Ah ! si mon maître s’adressait au prophète qui est à Samarie, celui-ci le délivrerait de sa lèpre. » Naaman alla auprès du roi et lui dit : « Voilà ce que la jeune fille d’Israël a déclaré. » Le roi d’Aram lui répondit : « Va, mets-toi en route. J’envoie une lettre au roi d’Israël. » Naaman partit donc ; il emportait dix lingots d’argent, six mille pièces d’or et dix vêtements de fête. Il remit la lettre au roi d’Israël. Celle-ci portait : « En même temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le délivres de sa lèpre. » Quand le roi d’Israël lut ce message, il déchira ses vêtements et s’écria : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ? Ce roi m’envoie un homme pour que je le délivre de sa lèpre ! Vous le voyez bien : c’est une provocation ! » Quand Élisée, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire : « Pourquoi as- tu déchiré tes vêtements ? Que cet homme vienne à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. »

Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée. Élisée envoya un messager lui dire : « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifié. » Naaman se mit en colère et s’éloigna en disant : « Je m’étais dit : Sûrement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu ; puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade et guérira ma lèpre. Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar ,ne valent pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Si je m’y baignais, est-ce que je ne serais pas purifié ? » Il tourna bride et partit en colère. Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui dire : « Père ! Si le prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifié.” » Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole de l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié ! Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! »

Psaume

 R/ Mon âme a soif de Dieu,
 le Dieu vivant. (41, 3ab)

 Comme un cerf altéré
 cherche l’eau vive,
 ainsi mon âme te cherche,
 toi, mon Dieu.

 Mon âme a soif de Dieu,
 le Dieu vivant ;
 quand pourrai-je m’avancer,
 paraître face à Dieu ?

 Envoie ta lumière et ta vérité :
 qu’elles guident mes pas
 et me conduisent à ta montagne sainte,
 jusqu’en ta demeure.

 J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu,
 vers Dieu qui est toute ma joie ;
 je te rendrai grâce avec ma harpe,
 Dieu, mon Dieu ! 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »

À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Méditons

La foi nous ouvre les vannes de la grâce divine. Accueillir Dieu dans l’ordinaire de notre vie et lui faire entièrement confiance rend la vie plus agréable. Avec la foi, le salut nous atteint ; salut que Dieu destine à tous mais à la seule condition d’être réceptif à ce que Dieu commande. C’est la liberté de l’homme de s’ouvrir ou de se fermer. ‘’Fais-toi capacité et Dieu se fera torrent de grâce’’.

Je prend le temps de réfléchir sur le « Je crois en Dieu »

Troisième dimanche de Carême

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là, sur le Sinaï, Dieu prononça toutes les paroles que voici : « Je suis le Seigneur ton Dieu,
qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi. Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération. Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom.

Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils  contiennent,  m is il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié.

Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu. Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »

Psaume

 R/ Seigneur, tu as les paroles
 de la vie éternelle. (Jn 6, 68c)

 La loi du Seigneur est parfaite,
 qui redonne vie ;
 la charte du Seigneur est sûre,
 qui rend sages les simples.

 Les préceptes du Seigneur sont droits,
 ils réjouissent le cœur ;
 le commandement du Seigneur est limpide,
 il clarifie le regard.

 La crainte qu’il inspire est pure,
 elle est là pour toujours ;
 les décisions du Seigneur sont justes
 et vraiment équitables :

 plus désirables que l’or,
 qu’une masse d’or fin,
 plus savoureuses que le miel
 qui coule des rayons. 

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
alors que les Juifs réclament des signes miraculeux ,et que les Grecs recherchent une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes. Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient juifs ou grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

Méditons

Les lectures de ce dimanche nous interpellent sur notre manière d’être chrétien. Que faisons-nous des dix paroles ou commandements que nous avons lus dans la première lecture? Un accent particulier est mis sur l’idolâtrie qui est un très grand péché contre lequel tous les prophètes se sont soulevés. L’idolâtrie  c’est tout ce qui prend la place de Dieu dans nos vies ou qui a plus d’importance que lui dans notre cœur. Un bon chrétien devrait garder ces dix paroles et s’y tenir. Un bon chrétien sait contempler la croix du Christ qui nous a valu le salut et peut à partir d’elle comprendre toutes les croix du monde et leur donner sens. Ainsi nous pouvons recevoir de Celui qui a vaincu la mort par sa croix grâce et réconfort pour mieux vivre et traverser nos épreuves. Cette réalité spirituelle nous concentre sur le Christ que nous respectons et vénérons chaque fois que nous rentrons dans une église au lieu de bavarder et de troubler ainsi la prière des autres. Ce respect du lieu sacré nous prépare à la rencontre du Christ lui-même le véritable sanctuaire que je retrouve forcément dans mon frère ou ma sœur

Je mets une croix dans ma maison
 
            Bon dimanche et prenez soin de vous et de vos frères et sœurs
 

Le Seigneur est tendresse et pitié

Lecture du livre du prophète Michée

Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois ! Comme aux jours où tu sortis d’Égypte, tu lui feras voir des merveilles !

Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ? De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois.

Psaume

 R/ Le Seigneur est tendresse et pitié.

 Bénis le Seigneur, ô mon âme,
 bénis son nom très saint, tout mon être !
 Bénis le Seigneur, ô mon âme,
 n’oublie aucun de ses bienfaits !

 Car il pardonne toutes tes offenses
 et te guérit de toute maladie ;
 il réclame ta vie à la tombe
 et te couronne d’amour et de tendresse !

 Il n’est pas pour toujours en procès,
 ne maintient pas sans fin ses reproches ;
 il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
 ne nous rend pas selon nos offenses.

 Comme le ciel domine la terre,
 fort est son amour pour qui le craint ;
 aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
 il met loin de nous nos péchés. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays,
et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs,mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il  répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres,et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit :“Toi, mon enfant, tu e s toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Méditons

La miséricorde de Dieu est infinie toutefois il faut reconnaître ses péchés et humblement retourner vers lui comme l’enfant prodigue dans l’évangile de ce jour. On met  la miséricorde de Dieu dans toutes les sauces sans insister sur la nécessité de reconnaître véritablement ses péchés. De nos jours beaucoup ont abandonné le sacrement de réconciliation qui nous remet dans l’amitié de Dieu. Parfois c’est la honte d’y aller ou des suggestions du malin qui veut les garder dans ses chaînes pour son royaume

Je fais l’effort de me confesser pour fêter Pâques dans un état pur.

Souvenez-vous des merveilles que le Seigneur a faites.

Lecture du livre de la Genèse

Israël, c’est-à-dire Jacob, aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu’il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu’il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité. Les frères de Joseph étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père. Israël dit à Joseph : « Tes frères ne gardent-ils pas le troupeau à Sichem ? Va donc les trouver de ma part ! » Joseph les trouva à Dotane. Ceux-ci l’aperçurent de loin et, avant qu’il arrive près d’eux, ils complotèrent de le faire mourir. Ils se dirent l’un à l’autre : « Voici l’expert en songes qui arrive ! C’est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré,
et on verra ce que voulaient dire ses songes ! »Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. » Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais ne portez pas la main sur lui. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père. Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, la tunique de grand prix qu’il portait, ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau. Ils s’assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites qui venait de Galaad.

Leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe qu’ils allaient livrer en Égypte. Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre propre chair. » Ses frères l’écoutèrent. Des marchands madianites qui passaient par là retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Égypte.

Psaume

Souvenez-vous des merveilles
 que le Seigneur a faites.

 Cherchez le Seigneur et sa puissance,
 souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
 vous, la race d’Abraham son serviteur,
 les fils de Jacob, qu’il a choisis.

 Il appela sur le pays la famine,
 le privant de toute ressource.
 Mais devant eux il envoya un homme,
 Joseph, qui fut vendu comme esclave.

 On lui met aux pieds des entraves,
 on lui passe des fers au cou ;
 il souffrait pour la parole du Seigneur,
 jusqu’au jour où s’accomplit sa prédiction.

 Le roi ordonne qu’il soit relâché,
 le maître des peuples, qu’il soit libéré.
 Il fait de lui le chef de sa maison,
 le maître de tous ses biens.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.
Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un,
tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit :
« N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis :
Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. » En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

Méditons

Dieu a créé l’homme libre et le laisse libre. Cette liberté doublée de confiance que Dieu donne à l’homme est visible dans cet évangile. Ce sont les hommes qui ont rendu leurs frères et sœurs esclaves. Toutefois cette liberté ne rend pas l’homme propriétaire de son souffle, de sa vie. C’est un don pour son bonheur sur terre mais après il doit retourner à son créateur. Que l’orgueil ne nous aveugle jusqu’au point où nous nous prendrons pour des maîtres absolus qui ont droit de vie et mort sur les autres. Dans cette parabole Jésus pointe du doigt l’insolence de l’homme qui le pousse à vouloir se couper de Dieu. Cela ne peut durer qu’un instant. Nous ne sommes maîtres de rien du tout même si nous allons sur Mars. Nous, nous recevons de Dieu et notre bonheur dépend de notre connexion à lui. Se tourner vers Dieu dès aujourd’hui pour ne pas subir son jugement demain car nous devons lui rendre compte

Je demande à Dieu d’imprégner ma vie par sa présence.

Mets ta confiance dans le Seigneur

Lecture du livre du prophète Jérémie

Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert,
une terre salée, inhabitable. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit. Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme, il est incurable. Qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses actes.

Psaume

R/ Heureux est l’homme
 qui met sa foi dans le Seigneur.

 Heureux est l’homme
 qui n’entre pas au conseil des méchants,
 qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
 ne siège pas avec ceux qui ricanent,
 mais se plaît dans la loi du Seigneur
 et murmure sa loi jour et nuit !

 Il est comme un arbre
 planté près d’un ruisseau,
 qui donne du fruit en son temps,
 et jamais son feuillage ne meurt ;
 tout ce qu’il entreprend réussira.
 Tel n’est pas le sort des méchants.

 Mais ils sont comme la paille
 balayée par le vent.
 Le Seigneur connaît le chemin des justes,
 mais le chemin des méchants se perdra.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau
pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit :“Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.”
Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

Méditons

« Mets ta confiance dans le Seigneur, il comblera les désirs de ton cœur ». La confiance en Dieu détermine notre rapport au matériel. Le matériel ne peut pas me donner le salut. Mais je peux m’en servir pour mon salut. Le temps de carême est aussi un temps de partage où nous sommes invités à être sensibles à la souffrance et à la misère de nos frères et sœurs. Regardons autour de nous pour voir ceux qui sont dans le manque et faisons un geste conséquent comme la veuve de l’évangile. Prenons sur notre nécessaire et non seulement sur notre superflu pour faire du bien aux personnes en situation de précarité. Le grenier du riche devrait être le ventre du pauvre. Préparons la vie éternelle par de petits gestes du quotidien qui donnent sens à l’existence de nos frères et sœurs.

Je me pose la question sur ce que je pense de la vie éternelle. Est-ce que je
la prépare ? Est-ce que je la demande ? Quelle importance a-t-elle dans mon
quotidien ?

Carême : comment encourager son enfant à poursuivre ses efforts ?

Durant les longues semaines de Carême, les enfants ont besoin d’être accompagnés pour ne pas abandonner les bonnes résolutions prises dans l’enthousiasme des premiers jours.

Aleeteia.org

Il peut arriver que, par inertie ou tout simplement parce que nous nous sommes laissé déborder par le temps, nous n’ayons pas encore pris sérieusement la route de Pâques. La tentation est grande de se dire : « Tant pis, nous ferons mieux l’année prochaine. » Aidons les enfants à découvrir qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et jamais trop tôt pour commencer.

UN CALENDRIER LUDIQUE POUR AVANCER VERS PÂQUES

Rappelons qu’un calendrier permet à l’enfant, en visualisant le temps qui passe, de mesurer sa progression, jour après jour, sur la route de Pâques. Si ce n’est déjà fait, il est donc possible de réaliser pour lui un calendrier du Carême sur lequel il collera chaque jour une gommette (ou coloriera une case). Pour bien montrer que le Carême est une progression, une ascension, il est important que la route vers Pâques soit figurée par un chemin qui monte ou un escalier (une marche par jour).

L’enfant peut marquer ses efforts sur ce calendrier ou sur tout autre support symbolique : une grande croix qu’il colorie ou sur laquelle il colle des gommettes, un puzzle qu’il reconstitue, etc. Même s’il n’a pas commencé au début du Carême, nous pouvons le lui suggérer maintenant, si nous sentons qu’il a besoin de ce moyen concret pour persévérer. Bien entendu, cette manière de procéder a ses limites : l’enfant étant son propre juge est tantôt trop indulgent, tantôt trop sévère, il y a parfois une sorte de (regrettable) compétition entre les frères et sœurs, et surtout la valeur du Carême ne saurait se limiter à la somme d’efforts fournis et de sacrifices consentis. Mais ces risques peuvent être palliés si les enfants sont soutenus et guidés par leurs parents qui sauront apaiser les scrupuleux, inviter les « m’as-tu-vu » à plus de discrétion et aider les uns et les autres à découvrir que le Carême est d’abord une démarche de Dieu vers chacun de nous. C’est son Amour qui est premier, qui précède nos efforts et nos renoncements.

NE PAS CHOISIR DES EFFORTS TROP AMBITIEUX

Lorsqu’on n’a pas le courage de persévérer dans l’effort, on se trouve souvent mille « bonnes excuses » du genre : « La résolution que j’avais choisie est trop difficile, ça ne sert à rien puisque je retombe toujours ». Il peut arriver que les enfants choisissent effectivement des efforts trop ambitieux. Dans ce cas, nous pouvons leur suggérer de définir plus précisément et plus modestement leur résolution. Au lieu de : « Je serai toujours de bonne humeur », décider : « Je ferai un effort pour être toujours souriant le matin ». De plus, l’enfant doit découvrir que ce qui est grave n’est pas de tomber mais de rester à terre. Car rester à terre c’est douter, non seulement de soi, mais surtout de Dieu et de sa miséricorde. Dieu ne nous demande pas d’avancer à pas de géants : il nous demande d’avancer, c’est tout. De faire un pas, si petit soit-il. Puis un autre. Et encore un autre.

Si certaines résolutions sont trop ambitieuses, d’autres peuvent ne pas l’être suffisamment. Pour relancer l’enthousiasme, ne pas craindre alors de « passer à la vitesse supérieure ». Dire à l’enfant : « Tu peux aller encore plus loin, tu en es capable ». Cela est vrai aussi sur le plan familial : on peut décider, au cours du Carême, de faire plus que ce qui avait été prévu au départ (en ce qui concerne la prière en famille, par exemple, ou le partage). En tout cas, il ne faut pas se scléroser ou se laisser enfermer dans les limites d’un « programme » établi une fois pour toutes. Le Carême, à l’image de toute la vie, doit toujours être vu comme une progression, une occasion de grandir.

ENCOURAGER LES PETITS MAIS AUSSI LES GRANDS

L’enfant a besoin de concret, de palpable. Or il ne voit pas Dieu, il ne L’entend pas. Mais Dieu se révèle à l’enfant à travers les parents. Il compte sur eux pour qu’ils soient attentifs aux efforts des uns et des autres, aux sacrifices, aux générosités pleines d’ardeur et qu’ils sachent, tantôt rester silencieux et discrets, tantôt redonner confiance, approuver. L’enfant a besoin d’entendre dire : « C’est bien ». Il a besoin de se sentir compris et encouragé. Il suffit souvent d’un regard, d’un sourire, pour signifier à l’enfant que nous avons remarqué son effort et que, tout en respectant la discrétion joyeuse avec laquelle il l’accomplit, nous voulons lui montrer que nous sommes fiers de lui.

Aider les petits est relativement facile mais les plus grands, eux aussi, ont besoin d’encouragements tout en exigeant que nous ne nous mêlions pas de leurs affaires. Il revient alors aux parents d’effectuer un difficile dosage entre une présence attentive et une discrétion pleine de respect. Il suffit qu’on dise publiquement à un adolescent : « Tu ne prends pas de beurre ? C’est à cause du Carême ? », pour qu’il renonce aussitôt à cette pénitence qu’il voulait secrète. Mais s’il fait des efforts, même minimes, pour rendre service et que personne ne le remarque, il risque de baisser les bras rapidement.


FAVORISER UNE ATMOSPHÈRE JOYEUSE

Le Carême n’est pas un temps de morosité. C’est un temps de conversion, donc de joie. De même qu’« un saint triste est un triste saint », « un Carême triste est un triste Carême ». Certes, la conversion implique la contrition et la pénitence. Pleurer ses péchés, avoir « le cœur brisé, broyé » à cause d’eux, est une des grâces du Carême. Mais ces pleurs n’excluent pas la joie, au contraire, car ils sont la porte qui ouvre vers le bonheur d’être sauvé.

La joie du Carême doit se traduire très concrètement, très quotidiennement, dans la vie familiale. Et cette atmosphère joyeuse est certainement un des plus sûrs moyens d’aider les enfants à persévérer jusqu’à Pâques.

Christine Ponsard

« Apprenez à faire le bien : recherchez le droit »

Lecture du livre du prophète Isaïe

Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe ! Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien : recherchez le droit,
mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve.
Venez, et discutons – dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme de la laine. Si vous consentez à m’obéir, les bonnes choses du pays, vous les mangerez ; mais si vous refusez, si vous vous obstinez, c’est l’épée qui vous mangera.
– Oui, la bouche du Seigneur a parlé.

PSAUME

R/ À celui qui veille sur sa conduite,
 je ferai voir le salut de Dieu. 

 « Écoute, mon peuple, je parle ;
 Israël, je te prends à témoin.
 Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ;
 tes holocaustes sont toujours devant moi.

 « Vais-je manger la chair des taureaux
 et boire le sang des béliers ?
 Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce,
 accomplis tes vœux envers le Très-Haut.

 « Qu’as-tu à réciter mes lois,
 à garder mon alliance à la bouche,
 toi qui n’aimes pas les reproches
 et rejettes loin de toi mes paroles ?

 « Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ?
 Penses-tu que je suis comme toi ?
 Qui offre le sacrifice d’action de grâce,
 celui-là me rend gloire. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,
car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

Méditons

L’appel à la conversion qui sonne fort dans la première lecture se traduit dans l’évangile par l’appel de Jésus à vivre fidèle aux enseignements reçus et ce dans l’humilité et la discrétion. On peut se rappeler ici les mots du mercredi des cendres : « Ton Père voit ce que tu fais dans le secret, il te le rendra ». L’humilité de l’homme touche beaucoup le cœur de Dieu. Elle nous permet de reconnaître notre petitesse devant lui ainsi que nos péchés. Dans le contexte de déchristianisation où nous avons du mal à nous confesser, l’humilité peut vraiment nous aider à faire cette démarche salutaire pour nous laver dans l’océan de la miséricorde de Dieu.

Je fais mon examen de conscience en toute humilité

« Pardonnez, et vous serez pardonnés »

Lecture du livre du prophète Daniel

Je fis au Seigneur mon Dieu cette prière et cette confession : « Ah ! toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable, qui garde alliance et fidélité à ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements,
nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles,
nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances. Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos princes, à nos pères,
à tout le peuple du pays. À toi, Seigneur, la justice ; à nous la honte au visage, comme on le voit aujourd’hui pour les gens de Juda, pour les habitants de Jérusalem et de tout Israël, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des infidélités qu’ils ont commises envers toi. Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos princes, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi. Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon,
car nous nous sommes révoltés contre lui, nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu, car nous n’avons pas suivi les lois qu’il nous proposait par ses serviteurs les prophètes. »

PSAUME

Seigneur, ne nous traite pas 
selon nos péchés

Combien de temps, Seigneur, durera ta colère ?
 Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres :
 que nous vienne bientôt ta tendresse,
 car nous sommes à bout de force !

 Aide-nous, Dieu notre Sauveur,
 pour la gloire de ton nom !
 Délivre-nous, efface nos fautes,
 pour la cause de ton nom !

 Que monte en ta présence la plainte du captif !
 Ton bras est fort : épargne ceux qui doivent mourir.
 Et nous, ton peuple, le troupeau que tu conduis,
 sans fin nous pourrons te rendre grâce.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Méditons

Le temps de carême est un temps de restructuration de notre relation avec Dieu . Relation sur laquelle nous sommes appelés à faire la lumière en reconnaissant en toute vérité nos fautes devant Dieu pour obtenir de lui grâce et miséricorde. Puisque Dieu nous a pardonnés et continue de nous pardonner nous devons à notre tour déborder de miséricorde. La miséricorde dépasse largement le sens du pardon. Elle englobe aussi la bonté et c’est celle-ci qui nous rend compatissants envers les autres. Nous supportons alors patiemment leurs défauts.

Je fais mon examen de conscience en toute sincérité et je demande vraiment
pardon . Je fais la démarche de me confesser pendant ce temps de carême