Les 110 innocents des Lucs-sur-Boulogne, le plus horrible massacre de la Révolution

Ce fut un des plus horribles massacres de la Révolution. Malgré le sacrifice de leur vieux curé qui voulait les protéger, tous les habitants des Lucs-sur-Boulogne furent exterminés, hommes, femmes, enfants le 28 février 1794. Parmi eux, 110 tout-petits, tués en haine de la foi, dont la cause de béatification est ouverte à Rome

Aleteia.org , 27/02/2021

Oubliée, Notre-Dame des Lucs en Vendée ? Construite au XIXe siècle, à l’emplacement de l’ancienne église détruite par les Colonnes Infernales le 28 février 1794, la chapelle actuelle, dont on ne pousse plus guère la porte, est sans charme mais elle rappelle que ce lieu fut le témoin d’un des plus indicibles massacres de la Révolution, véritable matrice de tous les génocides et de toutes les horreurs totalitaires du XXe siècle.

En janvier 1794, désireux d’en finir avec l’insurrection vendéenne débutée au printemps précédent, le Comité de Salut public accorde son blanc-seing au plan du général Turreau qui propose de faire parcourir les départements insurgés par douze colonnes mobiles chargées de tout tuer et incendier sur leur passage. Peu importe qu’à cette date, militairement, la Vendée, vaincue, ne représente plus une menace. Le seul fait que ses populations catholiques aient osé se soulever, au nom de leur foi persécutée, contre la Révolution, les voue à la mort.

Dans la France « régénérée », il ne saurait y avoir de place pour ceux qui n’acceptent pas le nouveau « contrat social », dont on a exclu Dieu et l’Église ; en se « retranchant » ainsi de la communauté nationale, en soutenant que la loi divine prime sur celles de l’État, ces gens cessent d’être des citoyens, donc des humains. Réduits à l’état de sous-hommes, les Vendéens, leurs « femelles », leurs petits doivent être éradiqués comme des bêtes nuisibles. L’on ne va pas s’en priver : il s’agit d’hygiène sociale.

L’enfer se déchaîne

Les Colonnes de Turreau, très vite surnommées « infernales » en raison du sillage de flammes et de sang qu’elles laissent derrière elles, s’ébranlent le 17 janvier avec ordre de tuer tout ce qui vit sur leur passage, femmes, enfants, vieillards, animaux, puis de tout brûler. Ce plan est appliqué avec un zèle féroce. Les soldats, que l’on enivre pour leur donner du cœur à l’ouvrage, ne se contentent pas de tuer : ils violent et torturent. Il semble que l’enfer se déchaîne sur ces terres catholiques qui voulaient le rester.

Le 28 février 1794, la colonne du général Cordelier approche des Lucs-sur-Boulogne, gros bourg composé de deux agglomérations, le Grand et le Petit Lucs. Le village, dont tous les hommes valides en âge de porter les armes ont rejoint Charette pour tenter d’arrêter les « brûleux », ne saurait constituer un objectif militaire, mais c’est une proie facile, précisément ce que recherche Cordelier, plus désireux de piller et de massacrer que de se battre.

Sans défense, les habitants des Lucs, face au péril, cherchent refuge au pied de la Sainte Vierge, dans l’église Notre-Dame du Petit Luc, trop petite pour contenir les 500 malheureux qui s’y pressent. Déjà, dans le vallon de la Malnay, en contrebas, l’on entend les tambours des Bleus qui approchent.

Le sacrifice du vieux curé

Alors, le vieux curé, l’abbé Voyneau, héroïque, décide d’aller au devant des militaires et de s’offrir en victime, lui, prêtre réfractaire dont la tête est mise à prix, contre la vie de ses ouailles… Son sacrifice ne sauvera pas son troupeau. L’abbé Voyneau est torturé, longuement. On lui tranche les doigts, qui ont reçu l’onction pour consacrer, on lui arrache la langue, qui avait le pouvoir de faire descendre le Christ sur l’autel, dans une atteinte volontaire et sacrilège à son sacerdoce. Enfin, on l’ouvre en deux à coups de sabre et on lui arrache le cœur. Longtemps, l’on montrera, sur des pierres, les traces du sang du martyr.

Puis, Cordelier et ses hommes monteront jusqu’à Notre-Dame, et y « décalotteront toute une nichée de calotins qui brandissaient les insignes du fanatisme » ; comprenez des familles entières à genoux accrochées à leurs chapelets, massacrées à coups de baïonnettes. Pour terminer la besogne, ils incendieront l’église et tireront dessus au canon, pour être bien sûr que personne n’échappe au brasier. Méticuleux, les tueurs explorent ensuite toutes les maisons, toutes les fermes, battent les haies et massacrent humains et animaux.

Le prêtre relève 565 cadavres ; parmi eux 110 tout petits enfants qui n’avaient pas l’âge de raison.

Quant, à dix jours de là, le jeune curé du Grand Luc, l’abbé Barbedette, aumônier dans l’armée de Charette, informé du massacre, regagne sa paroisse et se met en quête de survivants, il n’en retrouve aucun. Le prêtre relève 565 cadavres ; parmi eux « 110 tout petits enfants qui n’avaient pas l’âge de raison ». Et, seul, il les enterre. Puis, parce qu’il ne faut pas qu’un drame pareil s’oublie, l’abbé Barbedette dresse l’interminable liste des victimes, maison par maison, famille par famille, mettant en évidence l’assassinat sous le même toit de trois ou quatre générations, de l’arrière-grand-mère à l’arrière-petit-fils nouveau-né. Cette terrible liste, qu’il faut un long moment pour lire, le cœur serré, vous la trouverez, gravée dans le marbre, sur les murs de la chapelle.

La grâce de la fidélité

Longtemps, l’on est venu se recueillir, aux fêtes mariales, en ces lieux qui ne parlent pas de haine, ni de vengeance, mais seulement d’un pardon toujours offert et prêt à rejaillir sur les bourreaux eux-mêmes. On y invoque la protection de Notre-Dame des Martyrs et des Saints Innocents de la Vendée, ces 110 tout petits, évidemment étrangers aux querelles politiques du temps, massacrés ici en haine de la foi, et dont la cause de béatification, ouverte, attend toujours son aboutissement. Si jamais vous passez aux Lucs, après avoir visité le Mémorial de la Vendée inauguré en 1993 par Soljenitsyne, faites le détour par la chapelle. Entrez, prenez le temps de lire un à un chaque nom de la liste de l’abbé Barbedette. Puis demandez à l’abbé Voyneau et à ses ouailles la grâce de la fidélité. Jusqu’au bout.

Anne Bernet – Publié le 27/02/21

Heureux ceux qui marchent suivant la loi du Seigneur !

Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple d’Israël : « Aujourd’hui le Seigneur ton Dieu te commande de mettre en pratique ces décrets et ces ordonnances. Tu veilleras à les pratiquer de tout ton cœur et de toute ton âme. Aujourd’hui tu as obtenu du Seigneur cette déclaration : lui sera ton Dieu ; toi, tu suivras ses chemins, tu garderas ses décrets, ses commandements et ses ordonnances, tu écouteras sa voix. Aujourd’hui le Seigneur a obtenu de toi cette déclaration : tu seras son peuple, son domaine particulier, comme il te l’a dit, tu devras garder tous ses commandements. Il te fera dépasser en prestige, renommée et gloire toutes les nations qu’il a faites, et tu seras un peuple consacré au Seigneur ton Dieu, comme il l’a dit. »

PSAUME

R/ Heureux ceux qui marchent
 suivant la loi du Seigneur ! 

 Heureux les hommes intègres dans leurs voies
 qui marchent suivant la loi du Seigneur !
 Heureux ceux qui gardent ses exigences,
 ils le cherchent de tout cœur !

 Toi, tu promulgues des préceptes
 à observer entièrement.
 Puissent mes voies s’affermir
 à observer tes commandements !

 D’un cœur droit, je pourrai te rendre grâce,
 instruit de tes justes décisions.
 Tes commandements, je les observe :
 ne m’abandonne pas entièrement.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, Et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits
comme votre Père céleste est parfait. »

Méditons

L’amour de nos ennemis voilà ce que le Seigneur attend de nous. Devant ce que Dieu ordonne, si nous avons de la bonne volonté sa grâce ne nous fait pas défaut. Sa grâce accompagne toujours ce qu’il commande. C’est le supplément d’âme dont nous avons parlé hier. Dieu ne nous autorise pas à avoir des ennemis. Supplions-le de nous aider à mettre en pratique ce commandement car l’humain cherche à dominer en nous. Dieu nous appelle à un amour grand, élevé. « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait ». Alors que nous disons que ‘’la perfection n’est pas de ce monde’’ pour nous exonérer ou pour nous excuser. La barre est haute. Si nous n’y arrivons pas, soyons en tension permanente pour aller de victoire en victoire sur le vieil homme. Dieu qui tient ses promesses ne saura pas passer nos efforts sous silence.

Je fais l’effort dans la journée de m’adresser à quelqu’un avec qui je ne m’entends pas bien ou je l’appelle au téléphone pour prendre des nouvelles.

Pourquoi se confesser ?

C’est Jésus qui dit à ses apôtres : « Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés seront pardonnés ; ceux à qui vous ne les pardonnerez pas ne seront pas pardonnés » (Jn, XX, 19-23). Les apôtres et leurs successeurs – les évêques et les prêtres, leurs collaborateurs – deviennent des instruments de la miséricorde divine. Ils agissent in persona Christi, c’est très beau. Et cela prend une signification profonde, parce que nous sommes des êtres sociaux. Si tu n’es pas capable de parler de tes erreurs avec ton frère, tu peux être sûr que tu seras incapable d’en parler, même avec Dieu ; et tu finis par te confesser devant ton miroir, devant toi-même. […]

Se confesser devant un prêtre est une façon de remettre ma vie entre les mains et le cœur d’un autre, qui , à cet instant, agit au nom et pour le compte de Jésus. C’est une façon d’être concret et authentique : se mettre face à la réalité en regardant une autre personne, et non soi-même reflété dans un miroir.[…] C’est vrai, je peux parler avec le Seigneur, Lui demander immédiatement pardon, L’implorer. Et le Seigneur pardonne, tout de suite. Mais il est important que j’aille au confessionnal, que je me mette face à un prêtre qui représente Jésus, que je m’agenouille devant la Mère de Dieu. […]

Les enfants, les catéchumènes, nous-mêmes souvent, ne savons pas comment célébrer ce sacrement. Dans cette seconde vidéo, sœur Henriette retrace l’ensemble des étapes. Elle commence par la préparation que chacun fait, seul, dans la prière, puis elle nous commente le rituel liturgique, sans oublier d’évoquer les différentes variantes qu’il propose.

« Si tu retiens les fautes, Seigneur, qui subsistera ? »

Lecture du livre du prophète Ézékiel

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis,
s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée. Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ? Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus : à cause de son infidélité et de son péché,
il mourra !

Et pourtant vous dites : « La conduite du Seigneur n’est pas la bonne. » Écoutez donc, fils d’Israël :
est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra. Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas.

Psaume

R/ Si tu retiens les fautes, Seigneur,
 Seigneur, qui subsistera ? 

 Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
 Seigneur, écoute mon appel !
 Que ton oreille se fasse attentive
 au cri de ma prière !

 Si tu retiens les fautes, Seigneur,
 Seigneur, qui subsistera ?
 Mais près de toi se trouve le pardon
 pour que l’homme te craigne.

 J’espère le Seigneur de toute mon âme ;
 je l’espère, et j’attends sa parole.
 Mon âme attend le Seigneur
 plus qu’un veilleur ne guette l’aurore. 

 Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
 près de lui, abonde le rachat.
 C’est lui qui rachètera Israël
 de toutes ses fautes.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

Méditons

«Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et pharisiens, vous n’entrerez pas dans le
royaume des cieux ». Le Seigneur nous appelle à créer la différence d’avec ceux qui ne croient pas en lui. Un supplément d’âme nous est demandé pour entrer dans le royaume, un effort sur nous-même. Nous ne pouvons pas vivre comme tout le monde. Cette démarcation se fait surtout au niveau de la qualité de relation à tisser avec les autres . Le respect et l’amour de l’autre, image et ressemblance de Dieu sont des préceptes sur lesquels il nous faut être vigilants. Pour cela le pardon est nécessaire , pardon qui nous fait, à notre tour, grandir dans l’amour du Père et lui rend agréables nos prières.

Je choisis quelqu’un à qui je pardonne du fond du cœur .

« Je n’ai pas d’autre secours que toi, Seigneur »

Lecture du livre d’Esther

En ces jours-là, la reine Esther, dans l’angoisse mortelle qui l’étreignait, chercha refuge auprès du Seigneur. Se prosternant à terre avec ses servantes du matin jusqu’au soir, elle disait : « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, tu es béni. Viens à mon secours car je suis seule, et je n’ai pas d’autre défenseur que toi, Seigneur. Car je vais jouer avec le danger. Dans les livres de mes ancêtres, Seigneur, j’ai appris que ceux qui te plaisent, tu les libères pour toujours, Seigneur. Et maintenant, aide-moi, car je suis solitaire et je n’ai que toi, Seigneur mon Dieu. Maintenant, viens me secourir car je suis orpheline, et mets sur mes lèvres un langage harmonieux quand je serai en présence de ce lion ; fais que je trouve grâce devant lui, et change son cœur : qu’il se mette à détester celui qui nous combat, qu’il le détruise avec tous ses partisans. Et nous, libère-nous de la main de nos ennemis ; rends-nous la joie après la détresse et le bien-être après la souffrance. »

Psaume

R/ Quand je crie vers toi, Seigneur,
tu réponds à mon appel.

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.
Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.

Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

Evangile selon St Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira. Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ? ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »

Méditons

Confiance absolue au Seigneur tel est l’appel de la liturgie de ce jour. Cette confiance nous amène à prier Dieu qui n’abandonne jamais ceux qui l’invoquent en vérité. Nous parlons là de la prière, une prière forte avec l’assurance que Dieu va nous exaucer. Esther nous montre dans la première lecture comment prier. Dieu écoute la prière de la personne qui s’humilie et qui sait que tout dépend de Dieu et que tout est en son pouvoir. Le temps du carême est un temps où nous sommes plus que jamais invités et prier et supplier le Seigneur. La prière est le fil de notre entretien constant avec le Seigneur. Prier avec persévérance et prier sans cesse.

Je prie plus que d’habitude avec entière confiance.

Tu ne repousses pas, ô mon Dieu,un cœur brisé et broyé.

Lecture du livre du prophète Jonas

La parole du Seigneur fut adressée à Jonas : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne,
proclame le message que je te donne sur elle. » Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur.
Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! » Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac. La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre. Puis il fit crier dans Ninive
ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas. Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence.

Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! »

En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.

PSAUME

R/ Tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
 un cœur brisé et broyé. (Ps 50, 19b)

 Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
 selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
 Lave-moi tout entier de ma faute,
 purifie moi de mon offense.

 Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
 renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
 Ne me chasse pas loin de ta face,
 ne me reprends pas ton esprit saint.

 Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
 tu n’acceptes pas d’holocauste.
 Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
 tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas. »

Méditons

Le Catéchisme de l’Église Catholique en son article 66 dit : « L’Economie chrétienne, étant l’Alliance Nouvelle et définitive, ne passera donc jamais et aucune nouvelle révélation publique n’est dès lors à attendre avant la manifestation glorieuse de notre Seigneur Jésus-Christ . » . C’est pour dire que Dieu ne peut plus mieux nous parler qu’en son Fils. Pour nous convertir nous n’avons plus rien d’autre à attendre. Comme le dit Saint Paul : « c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut » 2 Co 6,2. Nous n’avons plus rien à attendre pas même un seul miracle pour nous excuser de notre non-conversion. ‘’Aujourd’hui ne fermons pas notre cœur mais écoutons la voix du Seigneur.« 

Ma résolution

Je m’engage sur le chemin de conversion et je crois que je peux y arriver. Ce n’est pas impossible.

Prions lentement le « Notre Père »

Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père vous pardonnera…

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur : « La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur
et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission
. »

PSAUME

R/ De toutes leurs angoisses,
 Dieu délivre les justes.

 Magnifiez avec moi le Seigneur,
 exaltons tous ensemble son nom.
 Je cherche le Seigneur, il me répond :
 de toutes mes frayeurs, il me délivre.

 Qui regarde vers lui resplendira,
 sans ombre ni trouble au visage.
 Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
 il le sauve de toutes ses angoisses.

 Le Seigneur regarde les justes,
 il écoute, attentif à leurs cris.
 Le Seigneur affronte les méchants
 pour effacer de la terre leur mémoire.

 Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
 de toutes leurs angoisses, il les délivre.
 Il est proche du cœur brisé,
 il sauve l’esprit abattu.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi :
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes,
votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »

Méditons

L’Evangile de ce jour nous invite surtout à la confiance et au pardon. Confiance totale en Dieu et en son amour et le pardon pour nos frères et sœurs qui nous ont offensés. C’est parce que nous avons confiance en Dieu que nous pouvons l’appeler notre Père. Quelle que soit notre image du père que nous avons connu en ce qui nous concerne ou d’autres personnes, sachons que Dieu est meilleur au-delà de l’image du père parfait dont nous pourrions rêver sur cette terre. Nous pouvons lui faire toutes les confidences et nous lâcher complètement .
En puisant à cette source de bonté, nous sommes invités à la répandre sur les autres qui, comme nous malgré notre regard sur eux ou sur ce qu’ils sont réellement, sont fils de ce même Père. Dieu nous a pardonnés, à notre tour débordons de miséricorde.

Ma résolution

Je pense à quelqu’un à qui j’ai du mal à pardonner et je prie pour lui puis je pardonne au nom de Jésus.

Je prie pour mon Église

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés,
les anciens en fonction parmi vous, je les exhorte, moi qui suis ancien comme eux et témoin des souffrances du Christ, communiant à la gloire qui va se révéler : soyez les pasteurs du troupeau de Dieu qui se trouve chez vous ; veillez sur lui, non par contrainte mais de plein gré, selon Dieu; non par cupidité mais par dévouement ; non pas en commandant en maîtres à ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau. Et, quand se manifestera le Chef des pasteurs,vous recevrez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas.

Psaume

  R/ Le Seigneur est mon berger:
 rien ne saurait me manquer.(cf. Ps 22, 1)

 Le Seigneur est mon berger:
 je ne manque de rien.
 Sur des prés d’herbe fraîche,
 il me fait reposer.

 Il me mène vers les eaux tranquilles
 et me fait revivre;
 il me conduit par le juste chemin
 pour l’honneur de son nom.

 Si je traverse les ravins de la mort,
 je ne crains aucun mal,
 car tu es avec moi:
 ton bâton me guide et me rassure.

 Tu prépares la table pour moi
 devant mes ennemis;
 tu répands le parfum sur ma tête,
 ma coupe est débordante.

 Grâce et bonheur m’accompagnent
 tous les jours de ma vie;
 j’habiterai la maison du Seigneur
 pour la durée de mes jours. 

Évangile selon Saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare :
Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.  Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

Méditons

Nous fêtons aujourd’hui la Chaire de saint Pierre apôtre ; lui qui a su confesser que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu. Il a compris que la promesse de Dieu pour l’humanité se réalise en Jésus-Christ. Il faut comprendre qu’en Jésus-Christ, Dieu nous a tout donné. Tous les trésors de Dieu sont en Lui. S’accrocher à lui c’est comprendre la clé du bonheur. C’est pourquoi Jésus déclare Pierre ‘’heureux’’. Tout le bonheur du chrétien découle de cette compréhension. Seuls ceux qui le savent en profitent réellement. Cette découverte crée la stabilité et la sérénité. En lui on a le vrai pâturage, les eaux tranquilles, la table préparée dont parle le psaume, c’est en lui qu’il faut les trouver.

 Prions pour les pasteurs afin que, comme Pierre, ils reconnaissent Jésus comme tel et puissent y conduire tous les assoiffés de Dieu qui cherchent le bonheur véritable.

Je prie pour notre Église

Tes chemins, Seigneur, sont amour et vérité pour qui garde ton alliance

Lecture du livre de la Genèse

Dieu dit à Noé et à ses fils : « Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous, avec votre descendance après vous, et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous : les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre, tout ce qui est sorti de l’arche. Oui, j’établis mon alliance avec vous :
aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »
Dieu dit encore :
« Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à jamais :je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre. Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre,
et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages, je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous, et tous les êtres vivants : les eaux ne se changeront plus en déluge pour détruire tout être de chair. »

PSAUME

  
 Tes chemins, Seigneur, sont amour et vérité
pour qui garde ton alliance

 Seigneur, enseigne-moi tes voies,
 fais-moi connaître ta route.
 Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
 car tu es le Dieu qui me sauve. 
 
 Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
 ton amour qui est de toujours.
 Dans ton amour, ne m’oublie pas,
 en raison de ta bonté, Seigneur. 
 
 Il est droit, il est bon, le Seigneur,
 lui qui montre aux pécheurs le chemin.
 Sa justice dirige les humbles,
 il enseigne aux humbles son chemin. 

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés, le Christ, lui aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois,
lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a été mis à mort dans la chair, mais vivifié dans l’Esprit. C’est en lui qu’il est parti proclamer son message aux esprits qui étaient en captivité. Ceux-ci, jadis, avaient refusé d’obéir, au temps où se prolongeait la patience de Dieu,
quand Noé construisit l’arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l’eau.
C’était une figure du baptême qui vous sauve maintenant : le baptême ne purifie pas de souillures extérieures, mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite et il sauve par la résurrection de Jésus Christ, lui qui est à la droite de Dieu, après s’en être allé au ciel, lui à qui sont soumis les anges, ainsi que les Souverainetés et les Puissances.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.

Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

Méditons

                   « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » Tel est le mot d’ordre du temps de carême et qui résume l’essentiel de la mission de Jésus, retourner l’homme vers Dieu. Car les choses de ce monde nous détournent de Dieu. Nous sommes invités à la conversion en ce temps spécial de grâce en faisant l’aumône, la pénitence et en nous adonnant davantage à la prière. Le pénitence et l’aumône sont deux ailes dont se sert notre prière pour voler vers Dieu. Il se fait que prier c’est aussi se tourner vers Dieu, ‘’regarder le Ciel’’. A un moment donner de l’histoire de notre Église on a insisté sur la charité au détriment de la pénitence et de la prière. Il suffit de faire le bien. C’est l’essentiel, on n’a pas besoin d’aller à la messe ni tous les jours ni tous les dimanches ou de prier régulièrement. On entend souvent dire de tel ou tel ‘qu’il ne pratique pas mais il fait de belles choses’. S’il est vrai que sans l’amour nul ne peut voir Dieu, une charité vécue sans une vie de prière est une vie à l’horizontale tournée seulement vers des frères et des sœurs. C’est comme une maison sans pilier . Comment peut-elle tenir face à la tempête ? Depuis que les gens prient moins, bien qu’ils fassent de très belles actions, on voit les cas de déprime et de dépression à la hausse et on voit incontestablement de nos jours le mal refaire surface sous des formes sévères.

         Le salut est gratuit, nous ne pouvons pas l’acheter par nos actions ou nos seuls efforts. C’est pourquoi nous devons donner de la valeur à nos œuvres de charité que notre prière offre au Seigneur en signe de gratitude. L’humanité ne peut pas se sauver sans Dieu même à force d’un grand humanisme planétaire.

                       Je m’engage à associer la prière à mes œuvres de charité ou mes bonnes actions.

Montre-moi ton chemin, Seigneur,que je marche suivant ta vérité.

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur :
Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,
si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux,
ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi.


Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais. Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t’appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les chemins ».

Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant mon jour saint,
si tu nommes « délices » le sabbat et déclares « glorieux » le jour saint du Seigneur, si tu le glorifies, en évitant démarches, affaires et pourparlers, alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je te ferai chevaucher sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre  l’héritage de Jacob ton père.
Oui, la bouche du Seigneur a parlé.

PSAUME

 Montre-moi ton chemin, Seigneur,   
 que je marche suivant ta vérité. 

 Écoute, Seigneur, réponds-moi,
 car je suis pauvre et malheureux.
 Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu,
 sauve ton serviteur qui s’appuie sur toi.

 Prends pitié de moi, Seigneur,
 toi que j’appelle chaque jour.
 Seigneur, réjouis ton serviteur :
 vers toi, j’élève mon âme !

 Toi qui es bon et qui pardonnes,
 plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,
 écoute ma prière, Seigneur,
 entends ma voix qui te supplie. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts)
du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout,
l’homme se leva ; et il le suivait. Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux.
Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit :
« Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

 MEDITONS

La première lecture mérite d’être lue et relue attentivement pour que chacun de nous voit là où il en est face à ces prétextes divins. Sont-ils surannés ? S’ils nous sont donnés c’est pour notre bonheur.

     Dieu nous invite dans l’évangile à voir en lui le miséricordieux et non le juge. Parfois nous nous jugeons trop sévèrement jusqu’à nous enfermer dans une culpabilité qui nous détruit littéralement. Pire c’est qu’il nous arrive d’enfermer les autres dans notre jugement quitte à les condamner et à les envoyer en enfer. L’enfer est pour celui qui ne croit pas en la miséricorde de Dieu. Ce temps de carême est un temps privilégié durant lequel Dieu veut couvrir chacun de nous de sa miséricorde. Tourne-toi vers Lui en te reconnaissant pécheur prêt à le suivre désormais et te voilà sauvé.

Imitons Jésus dans sa miséricorde. Ne condamnons pas