« Dieu a un rêve fou pour chaque couple »

Comment Jésus vivant en chacun de nous déploie-t-il notre couple ? Que nous dit Jésus des différentes facettes de la conjugalité ? (engagement, communication, tendresse, sexualité, argent, belle-famille, pardon, prière …)

Invité par la Pastorale Familiale de Vendée, le père Paul Habsburg interviendra à l’occasion du Soirée-Zoom ce jeudi 4 février de 20h30 à 22h. A partir de son expérience dans l’accompagnement des couples dans le mariage, il abordera de nombreux sujets sur le thème « Dieu a un rêve fou pour chaque couple » : en quoi le sacrement de mariage change-il vraiment notre couple ?, Pourquoi le Christ est notre meilleur allié ?

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Qui est le père Paul Habsburg ?

Qui est le père Paul Habsburg ?

Le père Paul Habsburg LC est né à Munich en 1968. Depuis 20 ans, il accompagne des couples sur leur chemin de vie. Il est actuellement vicaire à ND d’Auteuil, et y anime tous les mois des soirées d’adoration pour couples.

Il publie des chroniques sur le site Aleteia qui passionnent des lecteurs toujours plus nombreux : Suis-je vraiment un don pour mon conjoint ? Couple est-il bon de vouloir changer l’autre ? Et si la sexualité était un chemin vers la sainteté ? Deux astuces qui peuvent rebooster le couple. Non, l’âme sœur n’existe pas, Dieu merci ! Les couples devraient être payés ! …

Il a co-écrit avec un couple le livre « Reste avec nous » – Mame – mars 2019, ainsi que « Le livre de prière du couple » – Mame – juin 2019. Il a préfacé le livre « Love and war. L’amour est un combat qui se gagne à deux » de John et Stasi Eldredge – Mame – juin 2020.

UNE VIE à DEUX ça se prépare

Ce parcours est proposé à tous les couples, chrétiens ou non, qui souhaitent réfléchir sur la notion d’engagement, voire un projet de mariage civil et/ou religieux et qui désirent construire cet engagement sur des bases solides.


Thèmes abordés : apprendre à communiquer, savoir gérer les conflits, développer l’intimité du couple, réfléchir à l’engagement, partager des valeurs et des objectifs communs.

Parcours à suivre en Visio sur 2 WE

  • Samedi 30 janvier (9h30- 12h)
  • Dimanche 31 janvier matin (9h30 12h)
  • Samedi 13 Février matin (9h30 12h) et après midi (15h 17h30)
  • Dimanche 14 Février matin (9h30 12h)

2 Février : journée de la Vie Consacrée

Initiative de Jean-Paul II en 1997, la journée de la vie consacrée a lieu chaque année le 2 février.

Qu’est-ce que la Vie Consacrée

Bien qu’en fait et en droit tout chrétien soit « consacré » au Christ par son baptême, cette expression appliquée à la vie religieuse souligne le caractère public d’un engagement plus radical. On distingue traditionnellement les préceptes évangéliques qui s’imposent à tous chrétiens, et les conseils évangéliques qui invitent à s’identifier davantage au Christ. Le propre de la vie consacrée est de prendre pour base les conseils évangéliques.

Pourquoi une journée de la vie consacrée?

Une journée placée en premier lieu sous le signe de l’action de grâce « parce qu’il est beau et juste de remercier le Seigneur pour le grand don de la vie consacrée, qui enrichit et réjouit l’Eglise par la multiplicité des charismes et le dévouement de tant de vies totalement données au Seigneur et aux frères ».

L’objectif de cette journée est aussi de mieux connaître et apprécier la vie consacrée. « En contemplant le don de la vie consacrée, l’Eglise contemple sa vocation la plus profonde, celle de n’appartenir qu’à son Seigneur, soulignait Jean-Paul II. La vie consacrée a pour mission prioritaire de garder vivante dans l’Eglise la forme historique de vie assumée par le Fils de Dieu quand il est venu sur cette terre ».
Cette journée est enfin une invitation pour toutes les personnes consacrées « à célébrer ensemble et solennellement les merveilles que le Seigneur a accomplies en elles. Pour cela elles sont conviées à réfléchir sur le don reçu, à découvrir, dans un regard de foi toujours plus pur, le rayonnement de la beauté divine diffusé par l’Esprit dans leur forme de vie, à prendre conscience de leur mission incomparable dans l’Eglise pour la vie du monde »

Pourquoi cette journée se déroule-t-elle le 2 février ?

La journée de la vie consacrée est célébrée en la fête de la Présentation du Seigneur au temple. La présentation de Jésus au temple, consacré selon la prescription rituelle de l’époque au Seigneur comme tout garçon premier né, annonce le don de Jésus par amour de Dieu et des hommes et l’offrande suprême de la Croix. Cette journée a donc une importance particulière pour toute personne consacrée, qui, inspirée par le don bouleversant du Christ, aspire à son tour à donner sa vie et à tout abandonner pour marcher à sa suite.

Au-delà des actes, ton cœur…

Chers frères et sœurs bien-aimés,

Nous voici dans quelques jours dans le temps du carême. Temps de grâce qui nous conduit à Pâques, temps où Dieu veut parler à notre cœur.

C’est un temps où, dans nos églises et assemblées ou bien dans nos maisons et ailleurs, nous poserons des gestes concrets d’amour et d’entraide avec les différentes privations que chacun s’imposera. Mais au-delà de tous les actes de partage, de pénitence et de prière qui caractérisent ce temps de grâce c’est le changement de cœur qui reste primordial.

C’est là que le Seigneur nous attend pour un carême réussi, pas un carême de plus, peut-être comme ceux des années écoulées.

Je nous invite donc, durant tout ce carême, à rester collés à la Parole de Dieu pour la méditer profondément, pour qu’elle nous transforme de l’intérieur. Car « Elle est vivante, la Parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants. Elle va jusqu’au point de partage de Pâme et de l’esprit, des jointures et des moelles. Elle juge des intentions et des pensées du cœur » He 4,12-13

Essayons donc de prendre un moment avec la Parole de Dieu qui nous sera proposée au quotidien, pendant ce temps de carême. Un temps en famille est recommandé, temps qui s’achève par la prière.

Ne délaissons pas toutefois les œuvres de miséricorde. Nous aurons des moments pour vivre le chemin de croix dans nos différents clochers.

Saint et fructueux carême à toutes et à tous.

Que Dieu nous prenne en grâce et qu ‘Il nous bénisse.

Le frère universel Abbé Verkys NONVIGNON,

curé

Chemin de croix dans les paroisses

  • 19 février, 15h : La Boissière des landes et La Tranche sur mer
  • 26 février, 15h : St Vincent sur Graon et Angles
  • 5 mars , 15h : Moutiers les Mauxfaits et La Jonchère
  • 12 mars 15h: Le Champ Saint Père et St Benoist sur mer
  • 19 mars , 15h: St Sornin et La Tranche sur mer
  • 26 mars , 15h : Curzon et Angles

Présentation du Seigneur – Chandeleur

Aussi l’Église célèbre-t-elle, le 2 février, la Présentation du Seigneur au Temple, qui clôture les solennités de l’Incarnation. Cette fête est aussi la Journée de la vie consacrée.

Quarante jours après la naissance de Jésus, Marie et Joseph portèrent l’Enfant au Temple, afin de le présenter au Seigneur selon la loi de Moïse.

Fêtée le 2 février, la Présentation de Jésus au Temple ou Chandeleur est une fête qui rappelle que, 40 jours après sa naissance, Jésus fut «présenté» au temple de Jérusalem. En effet, la tradition juive voulait que le premier garçon né dans une famille soit «présenté» au temple et consacré à Dieu.

Au Moyen Âge, on prit l’habitude de célébrer cette fête de la « Présentation » en organisant des processions où l’on portait des flambeaux ou des cierges qui étaient bénis ce jour là. D’où le nom de Chandeleur : la fête des chandelles, en écho aux paroles de Syméon (chanté tous les soirs aux complies) dans le temple :

Maintenant, Ô Maître souverain, tu peux laisser s’en aller ton serviteur en paix selon ta parole, car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples, Lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.

Il est à noter que les cierges qui sont utilisés lors de la chandeleur, sont les seuls cierges bénis au cours de l’année dans la liturgie catholique (hormis le cierge pascal).

La Chandeleur a remplacé d’autres fêtes de purification qui étaient célébrées en février. Notamment le pape Gélase 1er a supprimé les Lupercales, fêtes données en l’honneur du dieu Pan, et en 472 il décida de christianiser cette fête et d’en faire la fête de la présentation de Jésus au Temple. Le nom oriental de cette fête prend alors le sens de « rencontre », celle qui eut lieu entre Jésus et le vieillard Siméon, et devient « Hypapante » ; pour les autres, elle garde le sens de « lumière », Jésus étant la lumière des Hommes. On organise alors des processions aux chandelles le jour de la Chandeleur.

Le pape Gélase 1er donnait aux pèlerins qui venaient à Rome, des galettes appelées « oublies ». Leur forme et leur couleur symbolisaient le soleil et donc le retour prochain des beaux jours. Avec le temps, ces galettes sont devenues les crêpes que nous connaissons.

Messe le 2 février à 11h

Eglise de Moutiers

Tradition et superstitions

La forme ronde et la couleur dorée des crêpes représentaient le disque solaire et le retour à la lumière.  En effet, en ce début du mois de février, les jours commencent progressivement à rallonger. La consommation de crêpes serait donc un hommage au cycle de saisons et plus précisément à l’arrivée du Printemps qui annonce des jours meilleurs.

Cette fête est également accompagnée de superstitions. Si les paysans ne faisaient pas de crêpes à la Chandeleur, le blé serait mauvais l’année suivante. Pour être assuré que la récolte sera bonne et les finances prospères, ils se devaient de retourner la première crêpe en la jetant en l’air de la main droite en tenant un Louis d’or dans la main gauche, en veillant à ce qu’elle retombe parfaitement dans la poêle. La crêpe était ensuite déposée en haut d’une armoire.

« Le Salut n’est pas automatique », déclare le pape François

« Le Salut n’est pas automatique » car en tant que « don d’amour », il « appelle à la conversion », a déclaré le pape François lors de l’Angélus prononcé le 24 janvier 2021 depuis la bibliothèque apostolique. Le pontife a invité à « changer de mentalité et changer de vie » afin de « pas laisser passer le Seigneur ».

aleteia.org

Malgré une sciatique qui l’a obligé à annuler ou reporter sa participation à plusieurs événements importants les 24 et 25 janvier, le pape François a maintenu sa participation à la prière de l’Angélus, prononcée depuis la bibliothèque du Palais apostolique au Vatican. Il s’est exprimé sur la question du temps et de la conversion.

« Le Salut n’est pas automatique ; le Salut est un don d’amour et, en tant que tel, il est donné gratuitement et librement », a expliqué le chef de l’Église catholique. « Étant libre, l’amour exige une réponse libre et gratuite : il exige notre conversion ». Il a invité à « changer de mentalité et changer de vie » afin de « ne pas laisser le Seigneur » et à « ne plus suivre les exemples du monde mais ceux de Dieu ».

Le péché de mondanité

Le temps dévolu par Dieu aux hommes pour trouver leur Salut est « bref », a averti le souverain pontife, car il se limite à « la durée de notre vie dans ce monde ». Pour souligner combien le passage sur Terre n’est pas éternel, le pontife a rapporté le témoignage que lui avait fait une personne âgée à qui il était venu apporter le sacrement des malades : « le temps s’envole ».

…le temps s’envole…

Chaque saison de la vie — enfance, adolescence, maturité, vieillesse — à sa propre valeur et contient un appel particulier du Seigneur

Mettant en garde contre le « péché de la mondanité », il a insisté sur l’importance de « prouver notre amour pour Lui ». Pour cela, le pape François appelle à exprimer son identité non pas négativement, comme c’est souvent le cas, mais avec les « termes positifs du salut ». Il faut dès lors écarter le diable, qui « n’hésite pas à utiliser la tromperie et la violence ».

Chaque âge de la vie à sa valeur propre

Il s’agit, explique le souverain pontife, de se « reconnaître comme ayant besoin de Dieu et de sa grâce » et d’avoir une « attitude équilibrée par rapport aux biens terrestres », explique le primat d’Italie. Le Christ demande aussi, souligne son vicaire, d’être « accueillants et humbles envers les autres » et de se « réaliser dans la rencontre et le service des autres ».

Chaque saison de la vie — enfance, adolescence, maturité, vieillesse — a sa « propre valeur » et contient un « appel particulier du Seigneur », a encore souligné le pape François. Il faut dès lors vivre « chaque instant comme le temps du Salut » afin d’entendre l’appel de Dieu.

24 janvier 2021 :Dimanche de la Parole de Dieu

Pourquoi un Dimanche de la Parole de Dieu ?

« Je souhaite que la Parole de Dieu soit toujours davantage célébrée, connue et diffusée » (Misericordia et misera, 7). À la conclusion du Jubilé de la Miséricorde, le pape François invitait l’Église à placer au centre de sa vie et de son action pastorale l’Écriture Sainte. Car la Parole de Dieu possède ce « dynamisme… et ce potentiel que nous ne pouvons pas prévoir » (cf. Evangelii gaudium, 20.22) et qui touchent le cœur des humains et leur fait découvrir l’amour miséricordieux de Dieu (cf. Evangelii gaudium, 128). Pour cette raison, dans la Lettre apostolique Misericordia et misera (n. 7), le pape François souhaitait que « dans un dimanche de l’année liturgique, chaque communauté puisse renouveler son engagement à diffuser, faire connaître et approfondir l’Écriture Sainte : un dimanche entièrement consacré à la Parole de Dieu pour comprendre l’inépuisable richesse qui provient du dialogue permanent entre Dieu et son peuple. »

Pour que toute l’Église, dans sa grande richesse de traditions et d’initiatives locales chemine ensemble en « unité d’intentions », le pape François a institué le Dimanche de la Parole de Dieu. Chaque année, il sera célébré le troisième dimanche du Temps Ordinaire et sera consacré « à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu » (Aperuit illis, 3).

Pourquoi un Dimanche de la Parole de Dieu ? Le rendez-vous dominical n’est-il pas, par sa nature, un rendez-vous avec la Parole de Dieu ? En effet, l’Eucharistie est toujours la célébration des deux tables, celle de la Parole et celle du Pain partagé.

Par ailleurs, il existe déjà un grand nombre de dimanches et journées qui portent sur différents thèmes (vocations, missions, migrants, paix, etc.). Faut-il en ajouter un autre ? Questions bien légitimes. Comment comprendre alors l’intention du pape François ?

Depuis le Concile Vatican II, les Papes ont souligné de diverses manières la centralité de La Parole de Dieu dans la vie chrétienne. Avec l’institution de ce Dimanche, pour le dire de manière un peu simpliste, c’est comme si le pape François demandait à chaque baptisé : as-tu une Bible, lis-tu la Bible ? Est-ce qu’elle nourrit ta vie ? Car François ne veut certes pas ajouter artificiellement une autre célébration qui risque de s’essouffler avec le temps, de tomber dans la routine. Ce Dimanche est tout simplement un point de départ et un rappel. Son objectif est de faire en sorte que la familiarité avec la Parole dans la vie quotidienne des communautés chrétiennes, dans la vie personnelle et familiale soit vraie, concrète. Le Pape lance une invitation à aimer l’Écriture avec la même intensité que nous retrouvons dans un passage du Deutéronome : « Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur. Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé ; tu les attacheras à ton poignet comme un signe, elles seront un bandeau sur ton front, tu les inscriras à l’entrée de ta maison et aux portes de ta ville » (Dt 6, 6-9).

Comment le monde croira

Non pas par « de bons arguments » mais par « l’amour »

AUDIENCE GÉNÉRALEPAPE FRANÇOIS

« Le monde croira, non pas parce que nous le convaincrons par de bons arguments, mais si nous témoignons que l’amour nous unit et nous rend proche de tous », a affirmé le pape François lors de l’audience générale de ce mercredi matin, 20 janvier 2021.

Le pape a consacré sa catéchèse à la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, invitant à « à implorer de Dieu le don de l’unité pour dépasser le scandale des divisions entre tous ceux qui croient en Jésus ».

Depuis la bibliothèque privée du palais apostolique, il a exhorté à « lutter parce que le diable est le diviseur, alors que l’Esprit Saint fait tout converger vers l’unité ». « Prenons conscience que les chrétiens des autres confessions sont des dons de Dieu », a-t-il aussi encouragé.

Synthèse de la catéchèse en français

Frères et sœurs,

La semaine du 18 au 25 janvier est consacrée à implorer de Dieu le don de l’unité pour dépasser le scandale des divisions entre tous ceux qui croient en Jésus. Après la dernière Cène, Jésus a prié le Père pour nous, pour que nous soyons un. Car l’unité est avant tout un don, une grâce à demander par la prière. Elle ne peut s’obtenir que comme fruit de la prière. Prier pour l’unité c’est participer humblement et avec confiance à la prière du Seigneur qui nous a promis que toute prière faite en son nom sera écoutée du Père.

Le Seigneur a demandé l’unité entre nous pour que le monde croie. Et le monde croira, non pas parce que nous le convaincrons par de bons arguments, mais si nous témoignons que l’amour nous unit et nous rend proche de tous. En ces temps troublés, la prière est encore plus nécessaire pour que l’unité prévale sur les conflits. Il est donc essentiel que les chrétiens poursuivent leur chemin vers une unité pleine et visible.

Beaucoup de pas en avant ont été faits. Mais il nous faut encore lutter parce que le diable est le diviseur, alors que l’Esprit Saint fait tout converger vers l’unité. Prenons conscience que les chrétiens des autres confessions sont des dons de Dieu. La racine de la communion est l’amour du Christ qui nous fait dépasser les préjugés pour voir dans l’autre un frère, une sœur, à aimer toujours.

La méthode de saint Ignace pour discerner les signes de Dieu

Il arrive parfois que nous cherchions désespérément une indication de la part du Seigneur et nous pensons ne pas la trouver. Pourtant, les signes de Dieu ne sont pas si difficiles à déchiffrer…

Aleteia.org

Le signe est toujours « signe de quelque chose ». Le travail de l’intelligence et de la foi consiste donc à remonter du signe à la réalité révélée par le signe. Ainsi la Création nous renvoie-t-elle au Créateur. L’Imitation de Jésus-Christ précise qu’« il n’y a pas de créature si petite, si humble soit-elle, qui ne révèle la bonté de Dieu ». Par conséquent, les signes de cet amour sont partout ! Il faut juste savoir les discerner.

L’absence de « signe » est un « signe » qui parle très fort

L’absence de « signe » est un « signe » qui parle très fort

Les événements de la vie sont aussi « signes » de la Providence divine. La philosophe Simone Weil disait que Dieu établit avec ses amis un « langage conventionnel ». Chaque événement de la vie est un mot de ce langage. Le sens commun à tous ces mots, c’est : « Je t’aime ». Simone Weil prend cet exemple : un homme boit un verre d’eau ; l’eau est le « Je t’aime » de Dieu. Il reste deux jours dans le désert sans rien trouver à boire ; le dessèchement de la gorge est le « Je t’aime » de Dieu. Dieu n’a pas de mots pour dire à sa créature : « Je te hais ». Mais il est assurément plus facile d’entendre le « Je t’aime » de Dieu dans ce verre d’eau providentiel que de déchiffrer sa tendresse cachée lorsque la langue colle au palais…

Il arrive parfois que dans la monotonie du quotidien, nous ressemblions à un automobiliste cherchant désespérément une indication de sortie sur l’autoroute. « J’ai ouvert la Bible et je suis tombé sur cette parole » ; « J’ai fait une neuvaine pour savoir ce que Jésus attendait de moi et j’ai reçu tel signe. » Mais l’absence de « signe » est un « signe » qui parle très fort ! C’est de cette façon que Dieu nous confirme qu’il faut persévérer dans le devoir d’état et ne pas tenter de suivre des panneaux imaginaires… En vivant le « signe » du réel répétitif de la vie, nous trouverons sûrement le royaume de Dieu – le Christ, avec la joie et la paix de sa présence (Rm 14, 17).

Pour bien discerner le signe, il faut atteindre « l’indifférence »

Notre humble vie quotidienne est jalonnée de « clins d’œil » de Dieu, « signes » de son amour personnel, délicat et attentif à notre égard. Ces signes suscitent notre action de grâce et notre louange : le sourire de l’enfant, la joie du mari ou de l’épouse, telle lecture… Le « signe » le plus éclatant est celui de l’eucharistie qui communique la vie divine et contient, sous la pauvreté des apparences, l’Auteur de la grâce : Jésus en personne !

Tous appelés (Père Verkys)

Chers paroissiennes et paroissiens,

Comme Samuel, André ,Simon et l’autre disciple qui dans l’évangile de ce dimanche n’est pas nommé, nous sommes tous appelés. Et tant que notre « Me voici » n’est pas dit, Dieu réitère toujours son appel. C’est un appel pour un ailleurs, un appel à toujours avancer un plus pour être complètement avec Lui jusqu’à le refléter. C’est ce « être avec » qui transforme fondamentalement l’être et porte au témoignage car désormais porté par la grâce de sa présence.

Le prophète Eli et Samuel

Samuel a pris le temps de rester au temple tout comme Eli et de même André et son condisciple qui prennent le temps de demeurer avec Jésus. Ce qui fait qu’ayant goûté le bonheur de la présence avec Jésus André ne pouvait pas s’empêcher d’aller l’annoncer à son frère qu’il amène au Christ et Celui-ci le transforme d’une façon en lui changeant de nom. Notre capacité à passer véritablement le temps avec le Seigneur dans la prière, la méditation de la Parole ou devant le Saint Sacrement ne peut pas nos laisser intact. Notre fadeur vient souvent de ce que nous prenons pas assez de temps avec le Seigneur pour qu’Il nous réchauffe suffisamment. Alors nous avons peur de témoigner et notre foi reste
cérébrale.

Tant notre foi n’impacte pas les autres, interrogeons-nous.

Bonne semaine à toutes et à tous

Le frère universel Abbé Verkys NONVIGNON,

curé des Paroisse Saint Jacques du Val Graon et Notre Dame de Lumière