La CEF «prend acte avec regret» du maintien des restrictions sur les messes

La Conférence des évêques de France s’est exprimée suite à la déclaration du Premier ministre Édouard Philippe au sujet du plan de déconfinement, qui débutera le 11 mai, mais qui prévoit la suspension des rassemblements religieux publics durant trois semaines supplémentaires.

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Dans un déclaration devant l’Assemblée Nationale, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé ce mardi après-midi que les célébrations religieuses avec assemblées ne pourraient pas reprendre avant le mardi 2 juin.

Dans un communiqué publié en début de soirée, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, «au nom de tous les évêques, prend acte avec regret de cette date qui est imposée aux catholiques et à toutes les religions de notre pays». L’épiscopat français exprime ses réserves, tout comme l’épiscopat italien par rapport à la décision semblable prise par le gouvernement de Giuseppe Conte quelques jours plus tôt. «Nous partageons le souci du Gouvernement de limiter au maximum la circulation de l’épidémie, mais nous voyons mal que la pratique ordinaire de la messe favorise la propagation du virus et gène le respect des gestes barrières plus que bien des activités qui reprendront bientôt», expliquent les évêques de France, faisant allusion à la reprise des activités économiques et commerciales ainsi qu’à la réouverture progressive des écoles.

La liberté de culte est un pilier de la démocratie

«La dimension spirituelle et religieuse de l’être humain contribue, nous en sommes persuadés, à la paix des cœurs, à la force dans l’épreuve, à la fraternité entre les personnes, et à toute la vie sociale, insistent les responsables de l’épiscopat. La liberté de culte est un élément constitutif de la vie démocratique. C’est pourquoi les évêques souhaitent rencontrer les pouvoirs publics, nationaux ou locaux, pour préparer la reprise effective du culte. Les catholiques ont respecté et respecteront les consignes du Gouvernement», précisent-ils.

Le Conseil permanent «recommande aux diocèses et aux paroisses de continuer à proposer les moyens nécessaires à leur vie de foi. L’Eglise de France évaluera par ailleurs comment ce cadre nouveau permet la reprise de certaines activités caritatives étant données les situations de précarité dont elle est témoin», dans un contexte de très forte augmentation du chômage et de la précarité.

Une espérance tournée vers la Pentecôte

«La fête de la Pentecôte devrait marquer, sauf reprise de l’épidémie, la fin du confinement sévère en matière de vie liturgique et sacramentelle», remarquent les responsables de la CEF, bien que la suspension des rassemblements religieux publics englobe les dates du dimanche 31 mai et du lundi 1er juin, qui auraient pu donner lieu à d’importants rassemblements dans certains diocèses, mais aussi, en raison du week-end prolongé, à des mouvements de population que le gouvernement cherche probablement à éviter. «Le Conseil permanent des évêques de France invite les catholiques à vivre le mois de mai comme un mois “au Cénacle”, dans une prière instante pour le don de l’Esprit Saint, et comme un mois marial», soulignent les évêques signataires du texte, parmi lesquels figure Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la conférence épiscopale.

Durant les semaines à venir, comme c’est le cas depuis le début du confinement, les lieux de culte pourront rester ouverts pour la prière individuelle, et la liturgie des obsèques pourra toujours être célébrée (mais sans eucharistie), tant dans les églises que dans les cimetières, en limitant le nombre de participants à 20. La CEF invite les familles endeuillées à ne pas renoncer aux obsèques religieuses, même si seulement une partie des proches peut se rassembler.

François invite les fidèles à prier le chapelet au mois de mai

Datée de ce samedi 25 avril, une lettre du Pape François adressée à tous les fidèles rappelle la dimension mariale du mois de mai, et encourage à «redécouvrir la beauté de la prière du chapelet chez soi», en particulier en ce temps d’épreuve. Le Saint-Père indique également deux prières à Marie, spécialement rédigées pour l’implorer dans la pandémie.

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Choisir la prière du chapelet comme un jalon essentiel de ce mois de mai, «mois de Marie», telle est la principale recommandation du Saint-Père dans cette lettre rendue publique ce 25 avril.

Évoquant le contexte du confinement, François invite à prier le chapelet chez soi, avec ses proches ou de manière individuelle. Il propose également deux prières à la Vierge Marie, composées par lui-même: la première est celle qui avait été diffusée au Sanctuaire du Divin Amour, à Rome, le 11 mars dernier; la seconde, plus longue, invoque le secours de la Mère de Dieu face aux nombreux défis et situations de détresse provoqués par la pandémie de coronavirus.

«Contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis en tant que famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve», assure le Saint-Père.

Lettre du Saint-Père à tous les fidèles pour le mois de mai 2020

  Chers frères et sœurs,

Le mois de mai est maintenant proche, un mois au cours duquel le peuple de Dieu exprime avec une intensité particulière son amour et sa dévotion à la Vierge Marie. Il est de tradition, durant ce mois, de prier le chapelet à la maison, en famille. Une dimension, la dimension domestique, que les restrictions de la pandémie nous ont “forcés” à valoriser, également du point de vue spirituel.

               C’est pourquoi j’ai pensé à proposer à chacun de redécouvrir la beauté de la prière du chapelet chez soi au mois de mai. Vous pouvez le faire ensemble, ou personnellement ; choisissez vous-mêmes, en fonction de la situation, en considérant les deux possibilités. Mais dans chaque cas, il y a un secret pour le faire: la simplicité ; et il est facile de trouver, même sur Internet, de bons modèles de prière à suivre.

               Je vous offre également les textes de deux prières à la Sainte Vierge, que vous pouvez réciter à la fin du Rosaire, et que je réciterai moi-même au mois de mai, spirituellement uni à vous. Je les joins à cette lettre afin qu’ils soient mis à la disposition de tous.

               Chers frères et sœurs, contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis en tant que famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, surtout pour les plus souffrants, et vous, s’il vous plaît, priez pour moi. Je vous remercie et de tout mon cœur je vous bénis.

Rome, Saint Jean de Latran, 25 avril 2020

Fête de saint Marc, évangéliste

Appel à votre solidarité

Le Secours Catholique s’associe à l’action de solidarité des Amis de St Jacques.

Les Amis de Saint-Jacques se lancent un nouveau défi . Force est de constater que l’épidémie actuelle demande diverses adaptations: te port du masque et les gestes barrière en sont les deux exemptes ” visibles” •·
Aujourd’hui, Il est fortement conseillé de se munir d’un masque afin de se protéger au maximum les un.s les autres.
Nous savons tous que chacun n’a pas forcément possibilité de se coudre un masque.
C’est pourquoi nous lançons cet appel. SI jamais vous avez chez vous du tissu en coton relativement épais (où l’on ne peut pas voir les rayons du soleil à travers) ou de l’élastique, biais, etc. et/ou possibilité de coudre des masques, nous sollicitons votre aide.

En effet, l’entraide est un bien précieux qui prend toute sa valeur actuellement, alors unissons nos forces.


L’aide de l’association sera dans un premier temps tournée vers les bênéflcialres du Secours Catholique du Secteur de Moutiers et aux bénévoles qui les aident si le nombre nous le permet. Nous vous informerons de la distribution lorsqu’elle sera organisée.
Les masques, afin de pouvoir protéger au maximum doivent avoir au minimum deux épaisseurs de tissu et suivre le modèle de l’AFNOR (masque deux plis).
Nous vous remercions d’avance de votre aide!


SI vous souhaitez nous aider, merci de nous contacter :
amisdesaintjacques.8SS40@gmail.com

N’hésitez pas à partager au plus grand nombre !!

Emmanuel Macron prudent sur la date de reprise des cultes

Lors d’une visioconférence organisée ce mardi 21 avril avec les six responsables des religions en France ainsi que les responsables des grandes obédiences maçonniques, Emmanuel Macron a reconnu l’importance et le rôle du soutien spirituel dans la solidarité nationale. Le président de la République est également resté prudent quant à une réouverture plus large des lieux de culte avant début juin.

Aleteia

Comme il l’avait fait, le 23 mars dernier, le président de la République a réuni à nouveau ce mardi 21 avril les principaux responsables des religions en France ainsi que des obédiences maçonniques lors d’une visioconférence. Etaient ainsi notamment présents le président de la Conférence des évêques de France Éric de Moulins-Beaufort, le grand rabbin de France Haïm Korsia, le président de la Fédération protestante de France François Clavairoly, le président du Conseil français du culte musulman Mohammed Moussaoui, le co-président de l’Union des Bouddhistes de France Olivier Reigen Wang-Genh ainsi et le métropolite orthodoxe Emmanuel Adamakis. Cette rencontre, d’une durée de près de deux heures, s’est déroulée en trois temps : un tour de table au cours duquel chacun a pu faire part de ses expériences et autres remontées du terrain, un temps pour parler du déconfinement à venir et un dernier pour évoquer l’après-covid.

Les religions participent à la santé publique

C’est pendant le tour de table et la présentation des nombreuses actions de solidarité mises en place que le philosophe et membre du Conseil consultatif national d’éthique, Frédéric Worms, également présent, a souligné à quel point les religions participaient à la santé publique, par la solidarité sociale (les nombreuses actions concrètes) mais également par le soutien spirituel, a confié à Aleteia un participant. Le président, soutenant cette remarque, a d’ailleurs insisté sur l’importance et la nécessité du numéro vert mis en place notamment par l’Église catholique. Pour ce participant, il ressort de cette réunion que « l’Église est vue comme un organisme qui participe largement à la solidarité nationale et qui bénéficie, à ce titre, d’un regard bienveillant et d’une écoute légitime ».

Une reprise des cultes en juin ?

Un échange serein qui s’est tenu alors que les évêques viennent de remettre leurs propositions au Premier ministre concernant le déconfinement, eux qui souhaiteraient la reprise des messes dès le 17 mai prochain. Le président, soucieux de ne pas faire repartir la pandémie, aurait évoqué plutôt une reprise des cultes en juin. Une chose est certaine, il n’y aura aucun grand rassemblement autorisé cet été.

Les propositions des évêques au gouvernement

DÉFINIR UN TAUX DE REMPLISSAGE DE L’ÉGLISE

La Conférence des évêques de France (CEF) souhaite une reprise des messes publiques dès le dimanche suivant le déconfinement, soit le dimanche 17 mai. Pour cela, il est proposé que soit décidé d’un « taux de remplissage » dans les églises plutôt qu’un nombre fixe de personnes pouvant assister aux offices. « Une proposition qui nous semble judicieuse car cela permet de s’adapter à l’ensemble des églises de France qui n’ont pas la même taille », explique à Aleteia, le père Thierry Magnin, secrétaire général de la CEF. « Une église qui accueille habituellement 1.000 paroissiens pourrait ainsi en accueillir 300, si le taux décidé est d’un tiers … ». « Selon les paroisses et les possibilités, les messes pourraient aussi se succéder afin d’accueillir ceux qui n’ont pu venir au premier office ». Si cette idée de « taux » semble avoir été entendue par le gouvernement, il sera ensuite temps à chaque paroisse de s’organiser pour sa mise en place. Lors d’une visioconférence avec les différents représentants des cultes en France qui s’est tenue ce mardi 21 avril, Emmanuel Macron a d’ores et déjà affiché une certaine prudence quant à la date de reprise des cultes qui pourrait intervenir au cours du mois de juin.

COMMUNION À LA MAIN ET PAROISSIENS MASQUÉS,

Reste encore quelques questions pratiques. Concernant la communion, s’il semble à présent exclu qu’elle soit donnée à la bouche, les évêques réfléchissent encore à la façon dont pourront procéder les prêtres. « Se laver les mains avant et après ? La présenter d’une autre façon ? », s’interroge le père Magnin. Autre question : l’accueil. Faudra-t-il prévoir masques et lavage de main à l’entrée pour tous ? Ou n’accepter que les paroissiens déjà masqués ? « Si les consignes nationales de déconfinement imposent le port du masque pour tous les Français, ce sera le cas bien évidemment pour entrer dans nos églises », analyse le père Magnin.

DES MARIAGES ET DES BAPTÊMES, OUI, MAIS LOCAUX

Les mariages et baptêmes sont souvent l’occasion de grands rassemblements familiaux et amicaux. Et ils devraient l’être encore lors du déconfinement… mais localement. Les évêques de France proposent ainsi que les mariages, baptêmes et autres sacrements soient à nouveau autorisés mais uniquement en présence de la famille et des amis vivant dans la même région que celle où la célébration aura lieu. Il sera demandé aux familles habitant d’autres régions de ne pas venir. « N’allons pas transporter le virus et ses risques d’une région à l’autre ! », rappelle le père Thierry Magnin.

ET LES PÈLERINAGES ?

De cette suggestion d’autoriser la célébration des sacrements à condition que les personnes qui y assistent vivent dans la même région découle de fait une perspective peu réjouissante dans les mois à venir pour de nombreux pèlerins. « La tenue de grands pèlerinages inter-régionaux semble effectivement compromise », confirme le secrétaire général de la CEF. « Mais rien n’empêcherait les diocèses d’organiser des pèlerinages localement, dans le département ou la région. Mais ils ne seront sans doute pas possibles dans d’autres régions, je pense par exemple aux nombreux pèlerinages diocésains qui ont lieu à Lourdes ».

Les éléments de cet article sont tirés du site Aleteia.org

Les JMJ et la Rencontre mondiale des familles reportées

La pandémie du Covid-19 a contraint le Saint-Siège à décider de reporter d’une année les deux événements majeurs prévus en 2021 et en 2022. La Rencontre mondiale des familles aura ainsi lieu en juin 2022 à Rome et les Journées mondiales de la jeunesse en août 2023.

Vatican News

Le Pape François et le dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie ont décidé, au vue de la situation sanitaire mondiale, et de ses conséquences sur les déplacements et les rassemblements de jeunes et de familles, de reporter d’une année deux rencontres attendues l’année prochaine et en 2022. C’est ce qu’a annoncé ce lundi 20 avril le directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, Matteo Bruni.

La Rencontre mondiale des familles, qui devait se tenir du 23 au 27 juin 2021 à Rome, se tiendra donc en 2022. Son thème demeure «L’amour familial : vocation et chemin de sainteté». Cet événement entend mettre en évidence le sens profond et salvifique des relations familiales dans la vie quotidienne. Il voulait aussi proposer de relire Amoris Laetitia à la lumière de l’appel à la sainteté contenu dans Gaudete et Exsultate

Les Journées mondiales de la jeunesse de Lisbonne devaient, après celle de Panama en janvier 2019, revenir en Europe en août 2022. Une réunion préparatoire aurait dû se tenir le 5 avril dernier à Rome avec des représentants des conférences épiscopales du monde entier pour évaluer les fruits des JMJ de Panama ainsi que ceux du Synode sur les jeunes qui s’est tenu en 2018.

Dimanche de la Divine Miséricorde

Le dimanche après Pâques est le Dimanche de la Miséricorde. C’est Saint Jean Paul II qui institua cette fête en 2000 le jour de la canonisation de Sainte Faustine. La Miséricorde Divine trouve son reflet dans la Passion, la mort et la Résurrection de Jésus-Christ.


Vivez le Dimanche de la Divine Miséricorde

en direct de la chapelle de l’évêché avec Mgr Jacolin

en présence des résidents de l’évêché

Dimanche 19 avril à 11h

La vidéo de la cérémonie sera disponible en page d’accueil.

Jésus-Christ, Sainte Faustine, et le Dimanche de la Miséricorde

Quel lien unit le Dimanche de la Miséricorde, Sainte Faustine et Jésus Christ ? Pour cela il faut apprendre à connaitre Sainte Faustine. Née le 25 août 1905 dans le village de Glogowiec, en Pologne, Hélène se sent appelé à la vie religieuse dès l’âge de 7 ans. Ses parents ne pourront lui offrir la vie qu’elle souhaite faute de moyens financiers suffisants. La jeune femme sera alors domestique pendant une année avant d’entrer dans la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde à Varsovie et de prendre le nom de Soeur Marie Faustine.

Elle a, tout au long de sa vie, des apparitions du Christ. Celui-ci confie à Sainte Faustine une grande mission : rappeler au monde son Amour Miséricordieux : « Ma Fille, dis que je suis l’Amour et la Miséricorde en personne » , demandera Jésus à Soeur Faustine. Il lui dira : « L’humanité n’aura pas de paix tant qu’elle ne s’adressera pas avec confiance à la Divine Miséricorde. » Par l’intermédiaire de Sainte Faustine, le Seigneur offre au monde entier des moyens et des prières pour vénérer davantage la Miséricorde Divine.

Le Christ dira à Sainte Faustine : « La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques». Le Seigneur Jésus a exprimé ce désir pour la première fois à Sainte Faustine à Plock, le 22 février 1931. Il faudra cependant attendre le 30 avril 2000 (en l’occurrence le premier dimanche après Pâques), pour que le Pape Jean-Paul II canonise Sœur Faustine et institue, le jour même, la Fête de la Miséricorde Divine.

Le Mystère de la Miséricorde Divine trouve en effet son reflet dans la Passion, la mort et la Résurrection de Jésus-Christ. La Miséricorde Divine est (selon les propres termes du Christ rapporté dans le Petit Journal de Sainte Faustine) “la dernière planche de salut offerte à l’humanité” (PJ 965 et 998). Il l’a donnée comme consolation pour le monde (PJ 699).

Déconfinement annoncé le 11 mai. Et les messes ?

Le président de la République a annoncé lundi 13 avril un déconfinement progressif à partir du 11 mai prochain. Mais qu’en est-il pour les rassemblements religieux ? Les chrétiens vont-ils pouvoir retourner à la messe et accéder à nouveau aux sacrements ?

Bérengère Dommaigné | 15 avril 2020
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C était une intervention attendue lundi soir. Le président de la République a d’ailleurs été suivi par plus de 36 millions de Français qui, tous, se demandent quand prendra fin le confinement généralisé. La date est tombée, ce sera le 11 mai. Mais il reste encore beaucoup de questions et d’inconnues quant à sa mise en œuvre, notamment pour les chrétiens. Quand pourront-ils retourner dans leurs paroisses ?

La question est encore loin d’être tranchée. Si les grands rassemblements ne pourront avoir lieu avant le mois de juillet, cela concerne-t-il aussi les messes ? Comme le disent certains prêtres interrogés, « il est facile pour nous d’organiser des messes en petit comité et dans le respect des distances de sécurité, et même avec des masques ! » Aussi, fera-t-on comme lors du confinement progressif en autorisant d’abord les rassemblements de 100 puis 1.000 personnes ?

Contactée par Aleteia, la Conférence des évêques de France (CEF) indique ne pas avoir d’informations plus précises, « tout dépendra des annonces gouvernementales à venir, l’Église sera-t-elle considérée comme utile au fonctionnement du pays ? » Quoi qu’il en soit, les décisions se prendront localement, diocèse par diocèse, et nul ne sait encore si ce déconfinement à venir sera national, ou s’il se fera région par région.

D’après les diocèses interrogés, une chose semble néanmoins acquise : tous les pèlerinages, rassemblements ou autres messes en grand comité, qui ont été annulées ces dernières semaines, le resteront, déconfinement ou pas. « D’un point de vue logistique, on ne pourra pas tout relancer », estime un membre du diocèse de Nanterre. En revanche les baptêmes ou confirmations pourront-elles avoir lieu en petit comité ? « Là encore, ce sera à l’évêque, en accord avec le préfet, de décider dans les semaines à venir ».

Renforcer l’accompagnement

L’autre certitude, maintenant que le Carême et la Semaine sainte sont passés, c’est que les paroisses vont avoir plus de temps pour consolider les initiatives d’accompagnement prises au grès de l’évolution du confinement. Liturgies dominicales, réseaux sociaux, numéro vert mis en place etc… « L’Église doit s’investir pleinement à cette mission, notamment pour l’accompagnement des familles endeuillées, ou sa présence dans les aumôneries d’hôpitaux, car les besoins sont immenses », estime un prêtre lyonnais interrogé. « Les diocèses vont également devoir réfléchir à l’Église d’après ». Quelle sera sa place dans ce monde qui a perdu beaucoup de certitudes ?

Et une fois ce déconfinement acté et ce virus canalisé, certaines paroisses rêvent déjà d’organiser de grandes messes d’action de grâce, « mais certainement pas avant septembre ou octobre », conclut prudente une autre source. Une chose est certaine, les évêques qui réunissent en général leur conseil pastoral le vendredi, vont avoir un ordre du jour chargé ces prochaines semaines.

Connaissez-vous les Focolari ?

Cet article devait être publié initialement dans un bulletin paroissial qui n’a pas vu le jour étant donné les circonstances créées par le confinement.

HJC
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Né en Italie du Nord en 1943, le mouvement des Focolari est actuellement présent dans 182 pays avec plus de 140.000membres et 2 millions de sympathisants .Implanté en France depuis  60 ans , on y compte 2000 membres et 15 000 sympathisants.

Au plus fort des bombardements de la dernière guerre mondiale en 1943 à Trente, Italie du Nord, Chiara Lubich, une jeune institutrice redécouvre avec quelques  compagnes la force indestructible de l’Amour de Dieu .Elles s’appuient sur l’Evangile, source de vie  dans leur avenir incertain .L’Ecriture devient Parole de Vie et elles s’appliquent à mettre ces paroles en pratique tout de suite dans ce contexte particulier de la guerre où les occasions d’aimer concrètement  ne manquent pas. Présence auprès des plus pauvres, des sans abris, des déplacés. Très vite leur rayonnement et la chaleur de leurs relations leur vaudront le nom de Focolari (focolare signifie foyer , feu , )Bientôt, leurs forces et leur vie seront consacrées à la réalisation de la Parole de Jésus (Jean 17,21) Père que tous soient UN .Elles sont nées pour cela.

Ce souffle nouveau avant- coureur du concile Vatican II suscite dans le monde un renouveau spirituel, des vocations et  un souci d’engagement dans la société civile. Inséré dans l’Eglise catholique (statuts approuvés par les papes depuis Jean XXIII jusqu’au pape François venu en mai dernier à la cité pilote de Lopiano conforter et encourager la communauté dans ses intuitions de départ pour un monde Uni et plus fraternel.

En France, dans le cadre de l’apostolat des laïcs, le mouvement est intégré dans le groupe « Familles et mouvements spirituels » de la Conférence des évêques de France. Les communautés de vie « focolare » sont présents sur le territoire français  environ 13 communautés .D’autres engagements existent dans les familles, chez les jeunes générations toujours en lien avec les focolare .

En Vendée et dans notre diocèse, le mouvement est présent au travers de laïcs engagés comme « volontaires de Dieu », animés par l’Esprit d’unité dans leur état de vie et leurs divers engagements, ils sont  souvent animateurs dans leur secteur de groupes Parole de vie où toute personne de bonne volonté est la bienvenue .Environ 6 groupes sur le diocèse.

Dans le groupe qui se réunit à la maison paroissiale de Moutiers tous les 3èmes lundis du mois, nous cherchons à Vivre la Parole du mois dans le quotidien de nos vies. Plus qu’un partage spirituel stricto sensu nous cherchons à communiquer nos expériences si petites soient elles .C’est un éclairage réciproque et fraternel et nous élargissons ainsi notre cœur.

Une personne du groupe engagée au secours catholique nous a partagé une expérience vécue dans sa mission d’aide auprès  d’un adulte en grande difficulté morale et financière. Tous nous avons écouté ce témoignage et à la lumière de la Parole de Vie du mois, adhéré pleinement au soutien collectif de cette personne qui avait besoin de nos prières et de l’aide financière qui a suivi..

Contact : Marie et Michel Poissonnet  06 48 88 14 62

Site focolari :www.focolari.fr

<« Bienheureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru »» (Jn 20,29).

Page proposée par les Focolari

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L’ évangile de Jean décrit les rencontres des apôtres, de Marie de Magdala et d’autres disciples avec Jésus ressuscité. Plusieurs fois, il se montre à eux, avec les signes de la crucifixion, pour emplir à nouveau leurs cæurs de joie et d’espérance. Dans l’une de ces circonstances, l’apôtre Thomas est absent.
Les autres lui racontent l’expérience si forte de leur rencontre avec le Seigneur et souhaitent le voir partager leur joie. Pourtant Thomas refuse ce témoignage car il veut vraiment voir et toucher Jésus. Et cela se produit quelques jours plus tard : Jésus apparaît de nouveau à un groupe de disciples, dont fait partie Thomas cette fois-là. Thomas proclame alors sa foi, son désir d’appartenir complètement au Ressuscité : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Bienheureux ceux qui , sans avoir vu, ont cru

Cet Évangile a été écrit une fois disparus les témoins oculaires de la vie, mort et résurrection du Christ. Le message évangélique a été confié aux générations suivantes et sa transmission fondée sur le témoignage de ceux qui, à leur tour, ont reçu l’annonce. À cette époque, commence le temps de l’Église, peuple de Dieu qui continue à annoncer le message de Jésus en transmettant fidèlement Sa parole et en la vivant. Nous tous aussi nous avons rencontré Jésus, l’Évangile, la foi chrétienne à travers la parole et le témoignage d’autres personnes et nous y avons cru. Pour cette raison, « nous sommes bienheureux