Courons en Avent !

Nous voici, “voyageurs infatigables et décidés”, en marche vers Noël. L’homélie de l’Avent du Bienheureux Guerric, second abbé de l’abbaye cistercienne de Notre-Dame d’Igny, est un encouragement à ne jamais perdre de vue le but de notre marche : courir “dans la voie des commandements de Dieu, comme un géant que rien n’épouvante”. Alors bien sûr, dimanche, vous ferez la crèche et décorerez le sapin, allumerez la première bougie de la couronne de l’Avent, et vos enfants ouvriront la première fenêtre de leur calendrier. Mais vous, vous n’oublierez pas que préparer les voies du Seigneur se fait chaque jour et “que la bonté de l’être vers lequel vous vous avancez n’a pas de bornes”. Sur cette route, Croire vous accompagne fidèlementBon Avent à tous !

Ce temps manifeste une triple attente, d’une « triple venue du Christ », expliquait saint Bernard. « Il est venu d’abord dans la chair et la faiblesse ; puis, dans l’entre-deux, il vient en esprit et en puissance ; enfin il viendra dans la gloire et la majesté », développait-il. L’Avent fait ainsi revivre l’attente du peuple juif de la venue du messie attendu depuis le péché originel. L’espérance de cet avènement s’incarne dans plusieurs figures bibliques. C’est le « Prince de la Paix » dont parle Isaïe, qui exprime l’espérance messianique et les désirs de son peuple ; « l’Agneau de Dieu » tel que le désigne Jean Baptiste, le « précurseur », qui annonce la venue proche du messie et invite à un baptême de conversion pour s’y préparer.

L’attente pendant l’Avent est ainsi un appel à veiller. « C’est le moment, l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil », souligne saint Paul dans la deuxième lecture de ce premier dimanche de l’Avent (Romains 13, 11-14). Un appel qui souligne la deuxième attente de l’Avent : le règne du Christ dans nos vies aujourd’hui, si l’on s’y prépare et que l’on est prêt à l’accueillir. Enfin, ce temps a aussi une dimension eschatologique, il est aussi celui de l’attente de l’avènement du Christ parmi les hommes à la fin des temps. « Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient », prévient le Christ dans l’Évangile de ce dimanche (Matthieu 24, 37-44).

Le moment de la prière silencieuse