Une maison de la diaconie au service de tous !

Au cœur de ta maison du diocèse, à l’ancien emplacement du pôle jeunes, la maison de la diaconie diocésaine, appelée « Beth’Anaia », est désormais un lieu d’accueil, ouvert à tous, suivant le souhait de Mgr Jacolin. Un espace de rencontres pour tisser des liens et vivre la fraternité au nom du Christ.

La diaconie est un état d’esprit, un cheminement spirituel qui doit interpeller tous les baptisés », expliquent en préambule les membres de l’équipe de la diaconie diocésaine. La diaconie, le service du frère, nous concerne tous car c’est le Christ lui-même qui nous appelle à vivre cette attention dans l’Évangile : « Ce que vous faites aux plus petits, c’est à moi que vous le faites ».

Pour manifester cette proximité avec ceux et celles qui sont en situation de fragilité, humaine ou spirituelle, et vivre ainsi ce que la doctrine sociale de l’Eglise appelle « l’option préférentielle pour les pauvres », Mgr Jacolin a souhaité qu’un lieu dans le diocèse soit destiné à la diaconie ; l’évêque de Luçon rappelle ainsi l’importance de l’évangélisation des pauvres, à la suite du Pape François dans « La joie de l’Evangile ». « C’est seulement à partir d’une proximité réelle et cordiale avec les pauvres que nous pouvons les accompagner comme il convient sur leur chemin de libération. C’est seule ment cela qui rendra possible que dans toutes les communautés chrétiennes, les pauvres se sentent « chez eux ». Et le pape de poursuivre : « La pire discrimination dont souffrent les pauvres est le manque d’attention spirituelle. L’immense majorité des pauvres a une ouverture particulière à la foi ; ils ont besoin de Dieu et nous ne pouvons pas négliger de leur offrir son amitié, sa bénédiction, sa Parole, la célébration des Sacrements et la proposition d’un chemin de croissance et de maturation dans la foi. L’option préférentielle pour les pauvres doit se traduire principalement par une attention religieuse privilégiée et prioritaire ».

UNE MAISON D’ACCUEIL POUR CRÉER DU LIEN

Cette tradition de service du frère est bien ancrée en Vendée ; il existe de nombreux mouvements caritatifs, associations, comme le Secours catholique, la société st Vincent de Paul mais aussi des tables ouvertes paroissiales, les Fratelli qui étaient une cinquantaine au pèlerinage
diocésain à Lourdes cet été, ou la petite communauté Sainte Claire à la Roche.

La maison de la diaconie, au cœur de la maison du diocèse, a donc vocation à devenir une maison accueillante pour tous. Elle s’appelle « Beth’Anaia », qui est la contraction des mots grecs « Beth », qui signifie«maison» et d’«Anaia», signifiant «frère». Sont ainsi présents de manière ponctuelle ou régulière la pastorale des migrants, le CCFD, l’aumônerie des prisons, l’aumônerie des gens du voyage, la société Saint Vincent de Paul, et L’Ordre de Malte. Pour Hélène Camiade, la responsable de l’équipe, « la mission de la diaconie diocésaine est de faire du lien et de “visiter”, dans l’esprit de la Visitation, d’encourager, de révéler ce qui existe déjà. Sa mission n’est pas l’action mais la coordination et la communication. Tout cela pour vivre en frères ». L’équipe, composée du Père Michel Paquereau, de Gilles Piffeteau, diacre à Chantonnay, de Jacques Bailly, responsable avec son épouse Elisabeth de La petite communauté Sainte Claire, et de Geneviève Caquineau, directrice de la maison du diocèse, va ainsi aller à la rencontre des paroisses, mouvements, associations, pour aider à vivre des diaconies locales. Pour Mgr Jacolin, « toutes les communautés chrétiennes doivent être sensibilisées pour se rendre proches de tous les pauvres, et il y a bien des façons d’être pauvres ». A l’aube de cette nouvelle année pastorale, ce lieu, dédié à la diaconie diocésaine, est appelé à devenir « la maison de tous, de toutes nos fragilités, un lieu d’accueil, d’écoute, de convivialité où à certains moments se vivront des temps de réflexion, de partage, des temps forts, des temps d’amitié, d’entraide ».

ADL