Comme Pierre, témoigner de Jésus Christ auprès des malades

Au cours de la dernière audience du mois d’août, le Pape François a centré sa catéchèse sur un extrait des Actes des Apôtres dans lequel saint Pierre guérit les malades, au nom du Seigneur. Son action permet de manifester la proximité du Ressuscité et offre au chrétien d’aujourd’hui un exemple de service et d’alliance avec Dieu. Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Dans l’extrait commenté par le Saint-Père (Ac 5, 12. 14-15), apôtres et croyants se tiennent «sous le portique de Salomon», un lieu «de rencontre et de témoignage» significatif. Ici, «saint Luc insiste sur les signes et les prodiges qui accompagnent la parole des apôtres et sur leur attention particulière aux malades».

Les malades, une richesse pour toute l’Église

L’Église naissante y apparaît comme un «hôpital de campagne», a fait remarquer François. Aux yeux des apôtres «comme aux yeux des chrétiens de tous les temps, les malades sont les destinataires privilégiés de la joyeuse annonce du Royaume, ils sont des frères en qui le Christ est présent d’une manière spécifique, pour se laisser chercher et trouver par nous». Les malades «ne sont pas à repousser, au contraire». Ils sont «des privilégiés pour l’Église, pour le cœur sacerdotal, pour tous les fidèles», a insisté le Pape.

Pierre, témoin du Christ vivant

Dans ces versets, une figure se détache: celle de Pierre, «qui, au nom de la mission reçue du Ressuscité, exerce une primauté au sein de leur groupe». Si l’apôtre «s’approche des civières et passe parmi les malades, c’est pour que soit manifesté, à travers ses paroles et sa présence physique, le Christ vivant et agissant». Il est vraiment «témoin», en tant que «prolongement du Verbe fait chair dans l’histoire».

Dans la maladie, la présence de Jésus

Pierre, a poursuivi le Pape, «permet à Dieu de manifester sa proximité et de faire en sorte que les blessures de ses enfants deviennent le “lieu théologique de sa tendresse”». L’apôtre passe parmi les malades en étant «rempli de l’Esprit de son Seigneur». Il est ainsi «celui qui accomplit les œuvres du Maître», restituant «la vie, le salut, la dignit黫Dans les plaies des malades, dans les maladies qui sont des empêchements pour aller de l’avant dans la vie, il y a toujours la présence de Jésus, la plaie de Jésus, a rappelé le Saint-Père. Il y a Jésus qui appelle chacun de nous à les assister, à les soutenir, à les guérir».

Obéir à Dieu, par l’écoute

Mais l’action de guérison menée par Pierre suscite la haine et la jalousie des Sadducéens, qui s’en prennent aussi à d’autres apôtres. Ceux-ci répondent alors par «une clé de la vie chrétienne»: «Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes» (Ac 5, 29). Concrètement, cela signifie «écouter Dieu sans réserve, sans report, sans calcul; adhérer à Lui pour devenir capables d’alliance avec Lui et avec ceux que nous rencontrons sur notre chemin», a précisé le Pape. Concluant sa catéchèse, François a demandé à l’Esprit Saint «la force de ne pas nous effrayer devant quiconque nous ordonne de nous taire, nous calomnie, et va même jusqu’à porter atteinte à notre vie».

À tous, une invitation à prier pour la paix

En saluant les pèlerins polonais venus assister à cette audience, le Pape a rappelé le 80e anniversaire du début de la Seconde guerre mondiale, qui aura lieu le 1er septembre prochain. Des célébrations auront lieu dans plusieurs villes de Pologne, notamment à Varsovie. Le Saint-Père a assuré de la prière de toute l’Église «pour la paix, afin que ne se répètent plus les évènements tragiques provoqués par la haine, qui provoquent seulement destructions, souffrances et mort». Puis il a demandé de prier Dieu «pour que la paix règne dans les cœurs des hommes, dans les familles, dans les sociétés et entre les peuples».