Tout homme a une vocation P.Olivier Gaignet)

Tout homme a une vocation, (Soren Kierkegaard, théologien protestant danois)

Qu’y a-t-il de commun entre Moïse, St Paul, le diacre, François d’Assise, Catherine de Sienne, Bernadette Soubirous, le pasteur Martin-Luther King, le résistant, défenseur des Juifs et homme politique : Edmond Michelet, Mère Tere sa, Jean Vannier, Michel Serraut, Anne Roumanoff, récemment confirmée, et tant d’autres ?…

Ce sont des hommes et des femmes issus du peuple de Dieu, prêtre, pasteur, diacre, religieux-ses, laïcs, qui ont entendu l’appel du Seigneur et ont essayé de répondre de leur mieux à cette invitation de Dieu que l’on nomme « la vocation » (du terme « vocare » qui, en latin, signifie « appeler »).

Jusqu’il y a un demi siècle, l’on pensait que la vocation, cela concernait plu- tôt l’appel à la vie sacerdotale ou religieuse. Le dimanche des vocations, l’on priait pour qu’il y ait « de nombreux et saints prêtres ». Et l’on ressent encore aujourd’hui, dans notre Eglise, cette sourde inquiétude : « Il n’y a plus de vocations ! » Comment comprendre ce qui est en train de se passer ? Comment découvrir qu’en fait, tout reste possible ? A condition de ne pas continuer à penser que la vocation, cela ne concerne que les prêtres !

La vocation de la femme ou de l’homme étant d’être utile à ses semblables, croyants en Dieu et en l’Homme, sous le regard du Christ, à chacun de nous de vérifier où il en est, en se demandant, avec d’autres au besoin, où il en est par rapport au Christ, dans sa propre vocation particulière.

A ce sujet, il faut rappeler qu’un virage s’est opéré lors du Concile Vatican 2 (1962-1965), lorsque la notion de vocation fut alors élargie à l’ensemble du peuple de Dieu. Aujourd’hui, nous comprenons mieux que ce sont tous les baptisés qui sont appelés par le Seigneur, de par leur baptême, à exercer leur vocation spécifique et à jouer pleinement leur rôle de serviteurs du Christ et de l’Evangile, tant, d’ailleurs, dans le monde, qu’au sein de l’Eglise. Les prêtres gardant leur rôle bien sûr ; mais s’il n’y avait qu’eux…

Pour illustrer cela, au fil des pages de ce bulletin, vous sont proposés des chemins divers de réponse à l’appel du Christ; non plus seulement à travers le ministère des prêtres ou des diacres ou telles figures de la vie religieuse, mais aussi en passant par le mariage, les engagements au sein de la société ou dans la vie professionnelle, qui représentent aussi des vocations à part entière.

Cet Edito du Père Olivier Gaignet se trouve dans le bulletin “Eglise en Pays Talmondais”, n°41, août-sept. 2019