Dimanche de la Parole de Dieu.

Monseigneur Dubost, évêque émérite de Évry-Corbeil-Essonnes, commente le motu proprio « Aperiut Illis » daté du 30 septembre 2019 et par lequel est institué le dimanche de la Parole de Dieu.

Mgr Dubost

On ne retiendra probablement du Motu Proprio Aperuit Illis que le troisième de ses 15 articles. Certes, cet article est normatif et novateur. Normatif, il instaure le 3ème Dimanche du temps ordinaire un Dimanche de la Parole et, aux laïcs hommes ou femmes, il ouvre la porte d’un nouveau ministère pour souligner l’importance de la proclamation de la Parole. Ce dimanche-là, les Evêques sont invités à conférer le lectorat, et tous les pasteurs à prêcher sur la Parole et à distribuer des Bibles ou des livres de la Bible pour mettre en relief l’importance de la Bible pour la vie chrétienne.

Certes, le Pape insiste pour que ce dimanche donne la tonalité et éclaire tous les autres dimanches de l’année … mais à ne lire que ce troisième paragraphe on risque de manquer ce qui explique la décision du Pape et qui, de fait, est le cœur de son message.

Au fond, il veut nous parler de notre bonheur, de notre salut.

Pour lui, Dieu nous appelle au bonheur par le Christ : la Parole éternelle de Dieu est devenue en Christ une parole humaine, située, datée, comme toute parole humaine … mais une parole qui peut donner à celui qui l’écoute le sens de sa vie.

Cette Parole, nous la connaissons par la Bible, toute l’Ecriture devient Parole lorsque dans l’Esprit, nous écoutons le Christ nous parler par elle … lorsque silencieusement, par l’Ecriture, le Christ s’introduit dans le dialogue de soi-même avec soi-même, dans le dialogue communautaire et dans le dialogue avec le monde. Alors la Parole trace un chemin vers Dieu, et de fraternité dans la communauté et pour le monde.

La question de fond est de savoir ce que nous faisons de la Bible.

On aurait aimé que le style du Motu Proprio soit davantage celui du Pape. On aurait eu le droit à des invitations à ne pas se servir de la Bible comme d’un piédestal ou comme d’une arme … et de ne pas l’étudier comme on dépèce un cadavre.

Mais le texte va à l’essentiel en invitant chaque chrétien à devenir un familier de la Bible, à l’étudier, à la respecter, à la lire dans la communauté ecclésiale, à la méditer, à en faire la source d’inspiration de la catéchèse, de la vie sociale, de la vie pastorale.

Mais le texte va à l’essentiel en invitant chaque « éducateur » à rendre la Bible accessible (ce n’est pas un hasard si ce texte a été publié le jour de la Saint Jérôme, grand traducteur de la Bible).

Mais le texte va à l’essentiel en liant Ecriture Sainte et Sacrement … et en soulignant que Parole et Sacrement font de la communauté le Corps du Christ.

Ce Motu Proprio est une belle méditation qui reprend et actualise Dei Verbum et le Synode de 2008. Il s’appuie sur de nombreuses pages bibliques (Néhémie, Emmaüs, Lettre à Timothée) comme pour suggérer que la meilleure manière d’apprendre à lire la Bible est de la lire … et d’entendre la Vierge Marie – elle qui savait écouter la Parole – nous dire : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

Le soutien du Pape François aux infirmières et aux sages-femmes

Ce dimanche 19 janvier, à la fin de la prière de l’Angélus, le Pape avait rappelé que 2020 a été proclamée par l’OMS “année des infirmières et des sages-femmes”.

«Je suis heureux de rappeler que 2020 a été désignée au niveau international comme “l’Année de l’infirmière et de la sage-femme”, a lancé le Pape dimanche au terme de l’Angélus. Les infirmières sont les agents de santé les plus nombreux et les plus proches des malades, et les sages-femmes sont peut-être les plus nobles parmi les professions. Prions pour elles toutes, afin qu’elles puissent accomplir leur précieux travail au mieux de leurs capacités.»

Les infirmières et les sages-femmes dans le monde

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait annoncé l’an dernier que 2020 serait l’Année internationale des infirmières et des sages-femmes. Ce choix se réfère au bicentenaire de la naissance de Florence Nightingale, fondatrice des soins infirmiers modernes, connue sous le nom de “la dame aux lanternes” parce qu’elle parcourait avec une lampe à huile les couloirs de l’hôpital militaire de Crimée, où elle avait été envoyée lors de la guerre de 1854.

Des sages-femmes palestiniennes prenant en charge un nouveau-né dans la Bande de Gaza, le 10 février 2019 (photo prise par l’agence Reuters). 

Selon des statistiques récentes, il y a dans le monde 22 millions d’infirmiers et 2 millions de sages-femmes dans le monde.  70 % des membres de ces deux professions réunies sont des femmes, mais une lente et progressive augmentation de la proportion masculine est constatée dans certains pays. En France, par exemple, les “hommes sages-femmes”, qui constituaient encore une exception presque bizarre il y a quelques années, deviennent une réalité plus courante sous le nom de “maïeuticiens”.

Une pénurie mondiale

Une pénurie du nombre globale d’infirmiers et de sages-femmes se fait sentir, principalement en Asie du Sud-Est et en Afrique. D’ici 2030, l’OMS estime que 18 millions de travailleurs de la santé supplémentaires seront nécessaires pour répondre aux besoins croissants, la moitié de ce nombre étant des infirmières et des sages-femmes.

Pour le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé , «sans infirmières et sages-femmes, nous n’atteindrons pas les objectifs de développement durable ni la couverture sanitaire universelle».

Cette année dédiée à cette profession vise donc à pousser les États à développer des actions politiques afin de valoriser et soutenir le travail des infirmières et des sages-femmes dans toutes les régions du monde.

Faut-il vraiment aimer ses ennemis ?

Aimer vraiment ses ennemis semble impossible. Et pourtant, c’est ce que Jésus nous demande avec la loi du pardon qui remplace celle du talion. Mais dans quel but ? Pourquoi devons-nous aimer ceux qui nous font souffrir ?

L’amour des ennemis est au cœur de l’Évangile. Cet amour est réel et exigeant, car il ne demande rien en retour. Jésus en parle sans romantisme, au-delà de toute caricature : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent » (Lc 6, 27). Et pour être plus clair, il en fait une Béatitude : « Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme » (Lc 6, 22).

La loi du pardon remplace la loi du talion

Bien entendu, Jésus n’est pas masochiste ! Il brise le cercle de la vengeance et de la violence en prônant un amour d’estime et de bienveillance pour l’ennemi : « Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient » (Lc 6, 28). Sa vie témoigne de cet amour-don, spécialement sur la Croix : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34). « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez » : l’attitude du disciple est d’abord d’écouter Jésus avec un cœur docile pour ensuite aimer en vérité.

« Je vous le dis : Aimez vos ennemis » ! Exit le vieux décret : « œil pour œil, dent pour dent » (Lv 24, 20) ! Désormais, la loi du pardon remplace celle du talion. Jésus corrige la loi et la mène à sa perfection. Toute vie humaine est sacrée. Les meurtres, les tortures ou encore les guerres ne tiennent pas devant cet appel à aimer les ennemis.

Aimer ses ennemis, mission (im)possible ?

Pourquoi aimer nos ennemis ? Parce que Dieu les aime et que nous sommes ses enfants. N’avons-nous pas tous un même Père qui « est bon, Lui, pour les ingrats et les méchants » (Lc 6, 35) ? Sa miséricorde est au-dessus de toute rancune. Mais comment aimer la personne qui nous a trahis, nous a fait du mal ? C’est un combat difficile à mener seul, c’est vrai, mais Jésus nous renvoie à notre liberté et nous montre la voie : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés » (Lc 6, 37-38).

Tout un défi ! Le Christ nous fait honneur en nous demandant de le relever librement, malgré nos blessures et nos limites. Il nous fait confiance. Ce n’est pas impossible puisqu’il l’a relevé lui-même. Il sait que nous sommes capables, à la condition de le laisser aimer en nous. Pour cela, il nous donne son Esprit. Donc, ne nous décourageons pas. La route vers le Père est longue, mais le pardon rend le pas léger. Nous devenons chaque jour un peu plus miséricordieux. Tel Père, tel fils !

Jacques Gauthier, auteur chez Aleteia. Ancien professeur désormais consacré à l’écriture, Jacques Gauthier a écrit de nombreux essais, romans, poèmes tout au long de sa vie.

Regarder Jésus avec le cœur

Le passage de l’Evangile (Jean 1, 29-34) constitue le témoignage de Jean le Baptiste, «premier témoin du Christ», racontant le baptême de Jésus, a déclaré le pontife. Après avoir été baptisé dans le Jourdain, le Seigneur a été consacré par l’Esprit saint et proclamé Fils de Dieu.

Il faut donc apprendre du témoignage de Jean-Baptiste que l’on ne peut pas prétendre tout connaître de Jésus. Il faut au contraire l’aborder avec humilité. «Arrêtons-nous sur l’Évangile, peut-être aussi en contemplant une icône du Christ, une “Sainte Face”, l’une des si nombreuses étonnantes représentations dont l’histoire de l’art est riche, en Orient et en Occident.»

François a invité à oser contempler le visage du Christ non pas seulement avec les yeux, mais aussi avec le cœur, en prenant pleinement la mesure de ce bouleversement introduit par le Fils de Dieu «agneau, immolé par amour»«Lui seul a porté, a expié le péché du monde, et aussi mes péchés. Tous. Il les a portés sur Lui et il les a retiré de nous, pour que nous soyons finalement libres, et non plus esclaves du mal», a martelé l’évêque de Rome.

François a conclu comme toujours en invoquant la sainte Vierge, afin qu’elle «nous obtienne la force de rendre témoignage de son Fils Jésus, de l’annoncer avec joie avec une vie libérée du mal et une parole pleine de foi émerveillée et reconnaissante»

Reprenant la parole après la prière de l’Angélus, le Pape François a évoqué la situation en Libye, appelant à un accord politique entre toutes les parties du conflit en cours.Il a aussi rappelé que cette année 2020 est une “Année internationale de l’infirmier et de la sage-femme”. «Les infirmiers sont parmi les travailleurs de santé les plus nombreux, et les sages-femmes accomplissent peut-être la plus noble de toutes les professions. Prions pour eux tous, afin qu’ils puissent accomplir au mieux leur précieux travail», a déclaré François.

Angélus du 19 janvier 2020, selon Vatican news

La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens

Chaque année, le principal temps fort œcuménique demeure la « Semaine de prière pour l’unité chrétienne » qui, depuis 1908, rassemble des chrétiens de toutes confessions du 18 au 25 janvier.

Prières de la semaine pour l’unité des Chrétiens

Puisse chaque Église reconnaître aujourd’hui le mal qu’elle a fait à d’autres chrétiens et en demander humblement pardon, et puisse-t-elle entendre la même demande que d’autres chrétiens lui adressent et, à son tour, leur accorder son pardon.

Agissant ainsi, nous te demanderons de pardonner toi-même nos propres offenses.

Donne-nous le courage de travailler à la réconciliation de nos Églises pour qu’elles témoignent ensemble de ton nom. Donne-nous d’être ainsi, pour le monde lui-même, signes de compassion, de miséricorde et d’unité.

Donne-nous d’être, au milieu de ce monde, des artisans de paix.

Père Emmanuel Gougaud

Bioéthique : « Si nous nous taisons, les pierres crieront »

À quelques jours d’une nouvelle manifestation contre le projet de loi bioéthique et alors que le texte sera débattu en séance à partir du 21 janvier au Sénat, Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, vient de prendre, une nouvelle fois, position. Il appelle à « une prise de conscience […] urgente ».

C’est une nouvelle période décisive qui va s’ouvrir pour le projet de loi bioéthique. Dans moins d’une semaine, le 21 janvier, le texte va être débattu au Sénat. Alors que la conférence des évêques de France a récemment publié trois mises en garde sur le projet de loi bioéthique, Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, a à son tour pris la plume. « Si nous nous taisons, les pierres crieront », affirme-t-il en préambule, reprenant les mots de saint Luc (Lc 19, 40). « Après avoir commencé à détruire la planète, allons-nous laisser défigurer notre humanité ? Qui osera élever la voix ? », s’interroge-t-il.

« Depuis des années, nous nous engageons toujours plus avant vers une dérive mercantile de pays nantis qui se payent le luxe d’organiser un trafic eugéniste avec l’élimination systématique des plus fragiles, la création d’embryons transgéniques et de chimères », rappelle encore l’archevêque de Paris. « Comment se fait-il que notre société si soucieuse, à juste titre, du respect de l’écologie pour la planète, le soit si peu quand il s’agit de l’humanité ? Tout est lié. »

Rappelant que « l’enfant est un don à recevoir, pas un dû à fabriquer », Mgr Michel Aupetit réaffirme que « l’absence d’un père est une blessure que l’on peut subir, mais il est monstrueux de l’infliger volontairement ». « Il est encore temps pour le législateur de se ressaisir, d’oser dépasser les postures idéologiques et pour tous les citoyens de faire entendre la voix du bon sens, de la conscience et de la fraternité humaine ».

«Des profondeurs de nos cœurs», un livre sur le sacerdoce et le célibat crée la polémique

Ce livre aurait été écrit à quatre mains par Benoit XVI et le cardinal Sarah mais Mgr Georg Gänswein, préfet de la Maison pontificale, qui est aussi le secrétaire particulier du pape émérite, a déclaré que Benoît XVI n’avait pas donné l’autorisation pour une double signature, comme co-auteur, du livre du cardinal Sarah

Benoît XVI abusé ?

Mgr Georg Gänswein

«Je peux confirmer que ce matin [14 janvier 2020, ndlr], sur l’indication du pape émérite, j’ai demandé au cardinal Robert Sarah de contacter les éditeurs du livre en les priant de retirer le nom de Benoît XVI comme co-auteur du livre, et de retirer aussi sa signature de l’introduction et des conclusions», a-t-il déclaré au correspondant de kath.ch à Rome.

Le pape émérite n’a pas été informé de la forme et de la disposition actuelle du livre du cardinal Sarah sur le sacerdoce et le célibat. Mais la contribution de Benoît XVI dans la partie principale du livre, écrite durant l’été 2019, est cependant «100% Benoît», a-t-il souligné.

Pas d’approbation

«Le pape émérite savait en effet que le cardinal était en train de préparer un livre, et il lui avait envoyé un bref texte sur le sacerdoce en l’autorisant à en faire l’usage qu’il voulait. Mais il n’avait approuvé aucun projet pour un livre à double signature, ni n’avait vu et autorisé la couverture. Il s’agit d’un malentendu, sans mettre en doute la bonne foi du cardinal Sarah», a précisé le préfet de la Maison pontificale.

Vif débat dans les médias internationaux

Un vif débat a éclaté dans divers médias au plan international pour savoir si Benoît XVI était vraiment le co-auteur du nouveau livre du cardinal Robert Sarah sur le sacerdoce et le célibat. Selon l’entourage du pape émérite, ce dernier n’aurait «pas écrit à quatre mains un livre avec le cardinal Sarah», écrit le quotidien italien Corriere della Sera.

La thèse de plusieurs médias, comme l’espagnol Vida Nueva Digital, est qu’il s’agit d’une manœuvre du cardinal Robert Sarah, avec le soutien du lobby médiatique ultra-catholique, qui a déjà activement tenté de miner la crédibilité du pape François en utilisant le pape émérite à cette fin.

Une «opération éditoriale et médiatique évidente»

Dans l’entourage de Ratzinger, affirme le Corriere della Sera, on parle d’une «opération éditoriale et médiatique évidente», dont Benoît XVI serait totalement étranger.  

Le quotidien espagnol ABC, à Madrid, écrit pour sa part que «tout semble indiquer une sérieuse manipulation de Benoît XVI par le cardinal guinéen, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, et l’un des principaux opposants visibles de François».

Une «manœuvre contre François»

Alors que le cardinal Sarah affirme «solennellement que Benoît XVI savait que notre projet prendrait la forme d’un livre», ABC écrit que le prélat africain n’a pas réellement collaboré avec le pape émérite et lui a caché ses véritables motivations, à savoir la rédaction d’un livre «à quatre mains». Le journal considère qu’il s’agit «en réalité une manœuvre contre François, qui a pris le Vatican complètement par surprise».

Depuis six mois, écrit ABC, Benoît XVI est incapable d’écrire et parle à peine, comme l’ont constaté les personnes qui lui ont rendu visite, et comme on peut le voir dans un documentaire de la tv bavaroise ARD 1  diffusé le 2 janvier 2020.

«Il peut conserver son extraordinaire lucidité, mais les conversations, qui sont imprécises, ne dépassent généralement pas dix minutes, sans parler de ses difficultés de vue, d’audition et de sa faiblesse générale», poursuit ABC.

Il y a toujours eu des prêtres mariés

La réalité historique, note encore ABC, est qu’il y a toujours eu des prêtres mariés, tout comme il continue d’y en avoir dans les Eglises orthodoxes et aussi dans les diverses Eglises catholiques de rite oriental.

D’autres médias, comme la revue jésuite America, basée à New York, rappellent, sous la plume de Gerard O’Connell, correspondant au Vatican, que la nouvelle de la publication le 15 janvier 2020, du livre du cardinal Sarah a pris le Vatican par surprise.  Une source du Vatican (qui a demandé l’anonymat) a dit à America être très surprise, sachant que Benoît XVI n’était plus physiquement capable d’écrire, écrit O’Connell.

Doutes sur l’écriture du livre

Une autre source (qui a également demandé à ne pas être identifiée) a déclaré avoir rendu visite au pape émérite ces derniers mois et noté que si l’esprit de Benoît était clair, il lui était néanmoins difficile d’engager une conversation durant plus de 15 minutes. Ces sources vaticanes se demandent effectivement comment ce livre a été écrit.

Benoît XVI, en tant que pape, a souvent souligné «la grande signification du célibat sacerdotal» tout en ouvrant la porte à l’entrée de centaines de prêtres anglicans mariés dans l’Eglise catholique romaine, dans la Constitution apostolique Anglicanorum coetibus du 4 novembre 2009 dédiée aux anglicans qui demandent la communion avec l’Eglise catholique.

François n’est pas en faveur du célibat optionnel

Rappelons que le pape François lui-même a souligné à plusieurs reprises qu’il n’est pas en faveur du célibat volontaire, admettant cependant que des exceptions ne pouvaient être faites que dans des régions très éloignées, en cas de nécessité pastorale.

Dans son document final, approuvé à une large majorité le 26 octobre 2019, l’assemblée du Synode sur l’Amazonie avait proposé d’»ordonner prêtres des hommes idoines et reconnus par la communauté, qui ont un diaconat permanent fécond et reçoivent une formation adéquate au presbytérat, pouvant avoir une famille légalement constituée et stable».

Les adversaires du pape François semblent utiliser le pape émérite Benoît XVI pour faire pression avant la publication par le pape François, dans les prochaines semaines, de son exhortation apostolique suite au Synode sur l’Amazonie tenu à Rome en octobre dernier, un document qui était attendu fin 2019.  (cath.ch/cic/ag/be)

L’autorité n’est pas le commandement, mais la cohérence

Combien de mal est fait par des chrétiens «incohérents» et des pasteurs «schizophrènes» qui ne témoignent pas et qui s’éloignent ainsi du style du Seigneur, de son authentique «autorité», a affirmé le Pape François lors de la messe à Sainte-Marthe, mardi 14 janvier 2020.
Pape François

«Jésus a enseigné comme quelqu’un qui a de l’autorité». L’Évangile de Marc (Mc 1,21b-28) nous parle aujourd’hui de l’enseignement de Jésus dans le temple et de la réaction du peuple à sa façon d’agir avec «autorité», à la différence des scribes. C’est à partir de cette comparaison que le Pape s’inspire immédiatement pour expliquer la différence qui existe entre «avoir l’autorité» , «l’autorité intérieure» comme Jésus lui-même, et «exercer l’autorité sans l’avoir, comme les scribes», qui bien qu’ils soient spécialistes de l’enseignement de la loi et écoutés par le peuple, n’ont pas été crus.

Le style de Jésus est majestueux

Quelle est l’autorité de Jésus? C’est ce style du Seigneur, cette «seigneurie» – disons – avec laquelle le Seigneur a bougé, enseigné, guéri, écouté. Ce style seigneurial – qui vient de l’intérieur – nous fait voir la cohérence. Jésus avait autorité parce qu’il était cohérent entre ce qu’il enseignait et ce qu’il faisait, c’est-à-dire comment il vivait. C’est cette cohérence qui donne l’expression d’une personne qui a autorité. L’autorité se voit en ceci: la cohérence et le témoignage.

Que sont mauvais les chrétiens incohérents qui ne rendent pas témoignage

Les scribes, des pasteurs schizophrènes qui disent sans faire  

Au contraire, les scribes n’ont pas été cohérents et Jésus, souligne le Pape, d’une part, exhorte les gens à «faire ce qu’ils disent mais pas ce qu’ils font», d’autre part, ne manque pas une occasion de leur faire des reproches. Et le mot que Jésus utilise pour qualifier cette incohérence, cette schizophrénie, est «hypocrisie».

L’hypocrisie est la manière d’agir de ceux qui ont la responsabilité des personnes, dans ce cas la responsabilité pastorale, mais sans être cohérents. «Que sont mauvais les chrétiens incohérents qui ne rendent pas témoignage et les pasteurs incohérents et schizophrènes qui ne rendent pas témoignage!», s’est exclamé François.

L’occasion offerte par cette réflexion est la prière que le Pape élève au Seigneur, à la fin de l’homélie, pour que tous les baptisés aient une «autorité», «qui ne consiste pas à commander et à se faire entendre, mais à être cohérents, à être témoins et, pour cette raison, à être compagnons sur le chemin du Seigneur».

Gabriella Ceraso – Cité du Vatican

Mariage interconfessionnel catholique-protestant

Le Guide de préparation au mariage interconfessionnel catholique protestant est sorti ! Proposé par le Comité mixte catholique luthéro-réformé, ce nouveau document est un outil destiné aux acteurs pastoraux investis dans la préparation des mariages et l’accompagnement des couples. Explication avec le père Emmanuel Gougaud, directeur du Service national pour l’unité des chrétiens.

Fruit des travaux du Comité mixte catholique / luthéro-réformé, le Guide de préparation au mariage interconfessionnel catholique protestant est né du désir du Conseil pour l’unité des chrétiens et des relations avec le judaïsme de la Conférence des évêques de France et de la Communion protestante luthéro-réformée de France d’offrir un guide pratique aux ministres et à toutes les personnes concernées par le mariage et la vie d’un couple mixte catholique et protestant. Publié en coéditions chez Salvator et Olivétan, cet ouvrage se compose de trois parties. Une première partie évoque les évolutions dans la vision du mariage.

La deuxième partie présente les convergences et les particularités des traditions catholique et luthéro-réformée. La troisième partie est la plus importante. Elle décrit l’accompagnement des futurs époux depuis le premier contact au presbytère jusqu’à la célébration. Écrit dans un style clair et pédagogique, ce document est conçu pour aider à mieux comprendre et accueillir les enjeux d’un mariage mixte pour l’unité des Églises. Comment accompagner vers le mariage les couples mixtes issus des deux confessions, catholique et luthéro-réformée ? Dans une société qui a connu ces dernières décennies d’importantes mutations, la réalité familiale est le lieu manifeste de nombreux défis. Le profil même de ces couples s’est diversifié. De plus, les avancées œcuméniques permettent aux Églises de réfléchir ensemble à la pastorale la plus adéquate en ce domaine.

Des repères pour l’accompagnement

C’est dans cet esprit que se situe ce document à visée nationale proposé par le Comité mixte catholique luthéro-réformé, afin de donner des repères pour l’accompagnement des couples mixtes. Il suppose bien évidemment l’écoute des personnes et des situations sur le terrain, et conduit à découvrir, à apprécier, et à clarifier des problématiques parfois complexes. Il permet à toutes les personnes concernées une meilleure compréhension mutuelle de leur approche du mariage et des réalités familiales au regard de la foi chrétienne, indispensable dans un tel engagement œcuménique… Écrit à l’intention des Églises locales, le présent document se veut ainsi un outil destiné aux acteurs pastoraux investis dans la préparation des mariages et l’accompagnement des couples. Il est aussi une excellente opportunité de faire découvrir l’œcuménisme à tous ceux qui sont intéressés par les questions de couple et de famille dans nos Églises.

P. Emmanuel Gougaud

Directeur : Service national pour l’unité des chrétiens, depuis 2015

Maison d’Evangile

En Maison d’Evangile, accueillir la Parole de Dieu

« Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ » St Jérôme

Les Maisons d’Evangile ! Comme une réponse à des appels pressants :

– « Nous avons un besoin urgent de devenir familiers et intimes de l’Ecriture Sainte » (pape François Motu proprio 30 septembre 2019)​

– « La foi naît de ce que l’on entend ; et ce que l’on entend, c’est la parole du Christ. » (Rm10, 17) ; « Cette mission d’annoncer l’Evangile qui est celle de chacun d’entre nous comme « disciples-missionnaires » demande du courage… « Il m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres » Lc 7,23 (lettre pastorale de Mgr Jacolin Novembre 2019)

Lieu et dates

Lieu : Maison Notre Dame à Angles.

Dates

  • jeudi 16 janvier, 18h
  • jeudi 13 février , 18h
  • jeudi 19 mars, 18h