Pouvons-nous être parfaits  ?

Sophie de VILLENEUVE, rédactrice en chef des Cahiers de CROIRE.

” Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas “. Qui ne partage pas la triste constatation de l’apôtre Paul ? Se revendiquer chrétien n’est pas de tout repos. Et la cohérence de vie que cela implique place la barre très haut. Accueillir le migrant, secourir les pauvres, visiter les malades, ne juger personne, pardonner… On n’en finirait pas d’énumérer tout ce que notre foi réclame parfois d’abnégation et de don de soi. Depuis le début de son pontificat, le pape François ne cesse de prôner la ” cohérence de vie du chrétien “. Comment ajuster nos choix, nos convictions, à nos actes ? Comment vivre en cohérence absolue avec les exigences évangélique ? “En écoutant le désir profond de son cœur”, conseille sœur Bénédicte, maîtresse des novices à l’abbaye trappiste Notre-Dame de Bonne Espérance à Échourgnac (Dordogne). Idéal de vie, chemin semé d’embûches, la cohérence évangélique est au cœur de ce passionnant dossier. Et s’il fallait, de temps en temps, reconnaître aussi, comme saint Paul, nos imperfections ?

. Et la dimension suprême de la perfection-maturité, c’est l’amour : 

Et la dimension suprême de la perfection-maturité, c’est l’amour : « Par-dessus tout, revêtez-vous de l’amour qui est le lien de la perfection » (Colossiens 3v14) ; l’amour selon Dieu n’est pas du sentimentalisme mais s’exprime dans l’écoute vraie, le désir d’aider l’autre, de lui faire du bien, dans le pardon, en passant soi-même au second plan.

C’est Jean, l’apôtre de l’amour, qui parle le plus de cette perfection à travers l’amour : « Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous et son amour est parfait en nous (il se manifeste pleinement parmi nous) » (1 Jean 4v12). L’égoïsme fait de nous des bébés spirituels.

« Dans l’amour, il n’y a pas de place pour la crainte, car l’amour véritable chasse toute crainte. En effet, la crainte suppose la perspective d’un châtiment. L’amour de celui qui vit dans la crainte n’est pas encore parvenu à sa pleine maturité (perfection) » (4v18). Quand Jésus dit : « Soyez parfaits », il vient de parler de l’amour pour les ennemis.

Mort et Résurrection (Formation gratuite avec les Dominicains)

A la Toussaint, nous fêtons tous les saints. Alors, fêtons aussi tous les ressuscités ! Mais qu’est-ce que la résurrection ? Avec ses 10 vidéos et ses tests, cette saison de ThéoDom vous invite à prendre le temps de réfléchir à la mort et à la résurrection. Vous retrouverez toute une équipe : ffr. Benoît Ente, Yves Habert, Nicolas Burle et Emmanuel Dumont, mais aussi mme Valérie Descamps, Sandra Chantelot et Catherine Masson, Oui, la mort et la résurrection nous posent bien des questions. Elles ont une place dans notre Foi et dans notre vie, alors parlons-en.

Programme d’une unité de formation

  • Une vidéo d’initiation ( pour chaque épisode une vidéo de 5-8 min;)
  • Des Tests
  • Une vidéo d’approfondissement

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Une maison de la diaconie au service de tous !

Au cœur de ta maison du diocèse, à l’ancien emplacement du pôle jeunes, la maison de la diaconie diocésaine, appelée « Beth’Anaia », est désormais un lieu d’accueil, ouvert à tous, suivant le souhait de Mgr Jacolin. Un espace de rencontres pour tisser des liens et vivre la fraternité au nom du Christ.

La diaconie est un état d’esprit, un cheminement spirituel qui doit interpeller tous les baptisés », expliquent en préambule les membres de l’équipe de la diaconie diocésaine. La diaconie, le service du frère, nous concerne tous car c’est le Christ lui-même qui nous appelle à vivre cette attention dans l’Évangile : « Ce que vous faites aux plus petits, c’est à moi que vous le faites ».

Pour manifester cette proximité avec ceux et celles qui sont en situation de fragilité, humaine ou spirituelle, et vivre ainsi ce que la doctrine sociale de l’Eglise appelle « l’option préférentielle pour les pauvres », Mgr Jacolin a souhaité qu’un lieu dans le diocèse soit destiné à la diaconie ; l’évêque de Luçon rappelle ainsi l’importance de l’évangélisation des pauvres, à la suite du Pape François dans « La joie de l’Evangile ». « C’est seulement à partir d’une proximité réelle et cordiale avec les pauvres que nous pouvons les accompagner comme il convient sur leur chemin de libération. C’est seule ment cela qui rendra possible que dans toutes les communautés chrétiennes, les pauvres se sentent « chez eux ». Et le pape de poursuivre : « La pire discrimination dont souffrent les pauvres est le manque d’attention spirituelle. L’immense majorité des pauvres a une ouverture particulière à la foi ; ils ont besoin de Dieu et nous ne pouvons pas négliger de leur offrir son amitié, sa bénédiction, sa Parole, la célébration des Sacrements et la proposition d’un chemin de croissance et de maturation dans la foi. L’option préférentielle pour les pauvres doit se traduire principalement par une attention religieuse privilégiée et prioritaire ».

UNE MAISON D’ACCUEIL POUR CRÉER DU LIEN

Cette tradition de service du frère est bien ancrée en Vendée ; il existe de nombreux mouvements caritatifs, associations, comme le Secours catholique, la société st Vincent de Paul mais aussi des tables ouvertes paroissiales, les Fratelli qui étaient une cinquantaine au pèlerinage
diocésain à Lourdes cet été, ou la petite communauté Sainte Claire à la Roche.

La maison de la diaconie, au cœur de la maison du diocèse, a donc vocation à devenir une maison accueillante pour tous. Elle s’appelle « Beth’Anaia », qui est la contraction des mots grecs « Beth », qui signifie«maison» et d’«Anaia», signifiant «frère». Sont ainsi présents de manière ponctuelle ou régulière la pastorale des migrants, le CCFD, l’aumônerie des prisons, l’aumônerie des gens du voyage, la société Saint Vincent de Paul, et L’Ordre de Malte. Pour Hélène Camiade, la responsable de l’équipe, « la mission de la diaconie diocésaine est de faire du lien et de “visiter”, dans l’esprit de la Visitation, d’encourager, de révéler ce qui existe déjà. Sa mission n’est pas l’action mais la coordination et la communication. Tout cela pour vivre en frères ». L’équipe, composée du Père Michel Paquereau, de Gilles Piffeteau, diacre à Chantonnay, de Jacques Bailly, responsable avec son épouse Elisabeth de La petite communauté Sainte Claire, et de Geneviève Caquineau, directrice de la maison du diocèse, va ainsi aller à la rencontre des paroisses, mouvements, associations, pour aider à vivre des diaconies locales. Pour Mgr Jacolin, « toutes les communautés chrétiennes doivent être sensibilisées pour se rendre proches de tous les pauvres, et il y a bien des façons d’être pauvres ». A l’aube de cette nouvelle année pastorale, ce lieu, dédié à la diaconie diocésaine, est appelé à devenir « la maison de tous, de toutes nos fragilités, un lieu d’accueil, d’écoute, de convivialité où à certains moments se vivront des temps de réflexion, de partage, des temps forts, des temps d’amitié, d’entraide ».

ADL

« Bien dans ma foi! »

Une web-série pour les adolescents (et plus!)

Le département de la catéchèse et du catéchuménat des adolescents du Service national de la catéchèse et du catéchuménat (SNCC) de la Conférence des évêques de France (CEF) lance une nouvelle série, « Bien dans ma foi ! ».

Réalisée par Amaru Cazenave (Revival Prod) à partir des dessins de Bendo, la série « Bien dans ma foi ! » est composée de huit vidéos. Ces vidéos répondent à une demande du Conseil pour les relations interreligieuses et les nouveaux courants religieux de la CEF.

Cette série de huit vidéos a pour objectif d’être pour les adolescents une porte d’entrée afin d’aborder en quelques minutes les fondements de la foi catholique. Les fiches qui accompagnent ces vidéos permettent d’avoir des clés de compréhension quand des questions surviennent dans le dialogue avec les jeunes musulmans. Huit fiches ont d’abord été rédigées par le Père Henri de la Hougue, en collaboration avec le SNCC, avant d’être animées.

8 vidéos, 8 grands thèmes de notre foi

Regardez toutes les vidéos de la série sur le site ou sur la playlist YouTube.

“Être missionnaire dans la vie quotidienne”

“Baptisés et envoyés : l’Église du Christ en mission dans le monde” : le thème du mois missionnaire extraordinaire, qui débute ce 1er octobre, invite tous les chrétiens à s’engager et à participer à la mission d’évangélisation par le partage, la prière et l’offrande. Mgr Philippe Christory, évêque de Chartres, encourage tous ses diocésains à annoncer la Bonne Nouvelle. Entretien. Par Florence de Maistre.

En quoi est-il important de participer à ce mois missionnaire extraordinaire 

Je relaie l’appel à participer à ce mois missionnaire depuis l’été 2018, car il faut du temps pour que l’idée fasse son chemin. Dès 2017, le pape François l’a proclamé extraordinaire à l’occasion du centenaire de la lettre apostolique Maximum illud, écrite par le pape Benoît XV après la guerre en 1919. Ce texte relance la mission de l’Église universelle et apporte un message de paix et d’espérance. Ici, à Chartres, la mission ne m’a pas attendue. Mais elle demande à déployer un élan et à mettre en œuvre des actes missionnaires vers les périphéries. Je ne ressens pas le monde qui nous entoure comme agressif. Il est plutôt indifférent, mais la question spirituelle s’y pose quand même. Comme membre de la Communauté de l’Emmanuel, je suis ouvert à ce message missionnaire : l’Église existe pour évangéliser ! D’autant qu’il y a une grande joie dans la rencontre et l’acte missionnaire. Il est aussi intéressant que ce mois se conjugue avec celui du Rosaire de Marie. Il s’ouvre avec la fête de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, patronne des missions, c’est un merveilleux mois !

Dans quel contexte diocésain s’inscrit-il ?

Il y a deux ans, mon prédécesseur, Mgr Michel Pansard avait lancé une marche synodale. Des équipes de réflexion se sont formées dans tout le diocèse. De nombreuses idées et initiatives ont été exprimées. Avec le conseil presbytéral, nous avions choisi la célébration de la vigile de Pentecôte pour en vivre le point d’orgue. Un millier de personnes ont été présentes dans la  cathédrale, nous étions dans la louange. Pour s’y préparer et redécouvrir la personne du Saint Esprit, sa vie, ses dons et ses charismes, nous avions proposé à tous ceux qui le souhaitaient trois rendez-vous pendant le temps pascal. Nous avons reçu des beaux échos des quatre coins du diocèse : les chrétiens ont été heureux de se retrouver, de partager ensemble, en mouvement, en famille ou entre amis. Alors que notre monde se débat dans des questions insolubles, le Christ nous dit : “attendez, je vous le promets, l’Esprit saint vous enseignera toutes choses !” Lors de la fête de la Pentecôte, à l’issue de notre marche, nous avons été envoyés en mission. Ce mois missionnaire extraordinaire est une étape pour susciter ce cœur missionnaire des fidèles.

Comment ce mois va-t-il se dérouler ?

De nombreux fidèles me demandent ce qu’ils doivent faire. Il s’agit avant tout d’être missionnaire dans la vie quotidienne ! Que ferait Jésus ? Irait-il visiter les personnes qui résident dans un Ehpad, au bistrot du coin, sur le marché, rencontrer les hommes en responsabilité ? Nous sommes le corps du Christ : agissons pour lui et par lui. Je redis aux fidèles : vous êtes légitimes, vous avez reçu l’Esprit saint ! Je propose une formule simple : un jour, une église, un chapelet. Nous sommes dans le rural, il y a vingt à vingt-cinq clochers par paroisse. Ouvrir l’église du village, informer les autorités locales qu’une dizaine sera dite pour la municipalité, une pour les enfants et les familles, une pour les artisans, une pour les défunts, etc. permet aux habitants de se sentir concernés, de se joindre à la prière. Je pense que certains accueilleront cette suggestion. D’autres rendez-vous seront programmés au fil du mois. Je viens de recevoir le tract d’une paroisse qui prévoit entre autre un pèlerinage familial à Lisieux.

Quelle est l’attitude à adopter ?

Je souhaite surtout que les laïcs se sentent eux-mêmes missionnaires. Il y a toujours une retenue, une hésitation à annoncer le Saint nom de Jésus. J’invite les fidèles à remettre la prière au cœur des relations. Les personnes rencontrées évoquent vite dans la conversation leurs douleurs et leurs peines, osons leur proposer de prier, osons toucher les cœurs. Nous parlons de nos frères et sœurs, mais de qui s’agit-il ? Comment ouvrir un espace et intégrer les personnes éloignées de l’Église au sein de nos communautés ? Remettons aussi la prière au cœur de nos célébrations, veillons à la beauté de la liturgie. Nous fêterons par ailleurs en 2024 les mille ans de la crypte de la cathédrale de Chartres, le lieu premier, symbolique, du pèlerinage. Nous aurons, avec les Jeux Olympiques cette même année, un surcroît de visiteurs. “Faire de tout visiteur un pèlerin” est la devise de notre recteur. Avec cet élan missionnaire pour tout le diocèse, préparons-nous à les accueillir !

Qu’attendez-vous de ce mois missionnaire ?

J’attends tout ! Je suis convaincu par l’importance de la prière : nous devons nous ancrer profondément dans la vie de prière pour en être plein et pour pouvoir redonner ce que nous avons reçu. J’attends que l’on ouvre les églises, que l’on s’y tienne, que l’on y prie, que l’on y soit accueillant. Les communes font beaucoup d’efforts pour les restaurer. Il faut les habiter pour éviter le vandalisme. Plus elles seront fréquentées, plus elles seront respectées. Et on peut venir visiter le Saint sacrement, venir s’y confier. J’attends que les gens se mettent en relation. Je préfère que cent personnes posent quelques actes missionnaires personnels, une visite, un accueil, une discussion, plus qu’un grand spectacle où chacun retourne chez lui comme il était avant, c’est à dire passif. Je retiens les paroles de saint Paul qui évoque l’annonce à temps et à contretemps. Le temps, c’est celui de l’agenda où tout est programmé à l’avance. Aujourd’hui c’est le temps du contretemps : l’occasion de dire un mot, de faire une catéchèse, de transmettre. Il y a de nombreux motifs de réflexion spirituelle, il faut les partager aussi souvent que possible, avec délicatesse.

Comme Pierre, témoigner de Jésus Christ auprès des malades

Au cours de la dernière audience du mois d’août, le Pape François a centré sa catéchèse sur un extrait des Actes des Apôtres dans lequel saint Pierre guérit les malades, au nom du Seigneur. Son action permet de manifester la proximité du Ressuscité et offre au chrétien d’aujourd’hui un exemple de service et d’alliance avec Dieu. Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Dans l’extrait commenté par le Saint-Père (Ac 5, 12. 14-15), apôtres et croyants se tiennent «sous le portique de Salomon», un lieu «de rencontre et de témoignage» significatif. Ici, «saint Luc insiste sur les signes et les prodiges qui accompagnent la parole des apôtres et sur leur attention particulière aux malades».

Les malades, une richesse pour toute l’Église

L’Église naissante y apparaît comme un «hôpital de campagne», a fait remarquer François. Aux yeux des apôtres «comme aux yeux des chrétiens de tous les temps, les malades sont les destinataires privilégiés de la joyeuse annonce du Royaume, ils sont des frères en qui le Christ est présent d’une manière spécifique, pour se laisser chercher et trouver par nous». Les malades «ne sont pas à repousser, au contraire». Ils sont «des privilégiés pour l’Église, pour le cœur sacerdotal, pour tous les fidèles», a insisté le Pape.

Pierre, témoin du Christ vivant

Dans ces versets, une figure se détache: celle de Pierre, «qui, au nom de la mission reçue du Ressuscité, exerce une primauté au sein de leur groupe». Si l’apôtre «s’approche des civières et passe parmi les malades, c’est pour que soit manifesté, à travers ses paroles et sa présence physique, le Christ vivant et agissant». Il est vraiment «témoin», en tant que «prolongement du Verbe fait chair dans l’histoire».

Dans la maladie, la présence de Jésus

Pierre, a poursuivi le Pape, «permet à Dieu de manifester sa proximité et de faire en sorte que les blessures de ses enfants deviennent le “lieu théologique de sa tendresse”». L’apôtre passe parmi les malades en étant «rempli de l’Esprit de son Seigneur». Il est ainsi «celui qui accomplit les œuvres du Maître», restituant «la vie, le salut, la dignit黫Dans les plaies des malades, dans les maladies qui sont des empêchements pour aller de l’avant dans la vie, il y a toujours la présence de Jésus, la plaie de Jésus, a rappelé le Saint-Père. Il y a Jésus qui appelle chacun de nous à les assister, à les soutenir, à les guérir».

Obéir à Dieu, par l’écoute

Mais l’action de guérison menée par Pierre suscite la haine et la jalousie des Sadducéens, qui s’en prennent aussi à d’autres apôtres. Ceux-ci répondent alors par «une clé de la vie chrétienne»: «Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes» (Ac 5, 29). Concrètement, cela signifie «écouter Dieu sans réserve, sans report, sans calcul; adhérer à Lui pour devenir capables d’alliance avec Lui et avec ceux que nous rencontrons sur notre chemin», a précisé le Pape. Concluant sa catéchèse, François a demandé à l’Esprit Saint «la force de ne pas nous effrayer devant quiconque nous ordonne de nous taire, nous calomnie, et va même jusqu’à porter atteinte à notre vie».

À tous, une invitation à prier pour la paix

En saluant les pèlerins polonais venus assister à cette audience, le Pape a rappelé le 80e anniversaire du début de la Seconde guerre mondiale, qui aura lieu le 1er septembre prochain. Des célébrations auront lieu dans plusieurs villes de Pologne, notamment à Varsovie. Le Saint-Père a assuré de la prière de toute l’Église «pour la paix, afin que ne se répètent plus les évènements tragiques provoqués par la haine, qui provoquent seulement destructions, souffrances et mort». Puis il a demandé de prier Dieu «pour que la paix règne dans les cœurs des hommes, dans les familles, dans les sociétés et entre les peuples».

Migrants: le Pape dénonce les cœurs anesthésiés face à la misère d’innocents

Le Pape François a appelé à l’exercice de la charité et à réfléchir aux injustices engendrant l’exclusion. Il a présidé place saint-Pierre une messe pour les migrants et les réfugiés à l’occasion de la 105 ème Journée mondiale leur étant dédié, dimanche 29 septembre 2019.

En présence de nombreux cardinaux et de réfugiés invités sur une place saint Pierre remplie de fidèles, le Pape a présidé une messe aussi joyeuse que solennelle à l’occasion de la 105ème Journée mondiale du migrant et du réfugié.

Introduite par des chants et danses aux notes africaines et latino-américaines, la messe présidée par le Saint-Père a été organisée par la conférence épiscopale italienne (CEI) avec la section Migrants et Réfugiés du Dicastère pour le Service du développement humain intégral. Les cardinaux Gualtiero Bassetti, président de la CEI, Angelo De Donatis, vicaire de Rome, et Peter Turkson, préfet du Dicastère pour le Service du développement humain intégral, étaient présents.   

La charité pour les périphéries existentielles

Dans son homélie, s’appuyant sur les Écritures saintes, en particulier le livre de l’Exode, le Pape François a souligné l’importance d’accorder une attention particulière aux étrangers, aux orphelins et à toutes les personnes rejetées de nos jours. Le thème de cette Journée mondiale le rappelle: «Il ne s’agit pas seulement de migrants».

Une affirmation mettant en avant tous «les habitants des périphéries existentielles qui, avec les migrants et les réfugiés, sont victimes de la culture du déchet», selon les mots du Pape François, enjoignant à la charité à leur égard

«Le Seigneur nous demande de restaurer leur humanité, en même temps que la nôtre, sans exclure personne, sans laisser personne en dehors», a insisté le Souverain pontife.

Réfléchir aux injustices

Simultanément à cet exercice de la charité, Dieu demande aussi de réfléchir aux injustices qui engendrent l’exclusion, en particulier ces privilèges de quelques-uns qui, pour être conservés, se font au détriment de beaucoup de personnes.

À l’instar des dures paroles du prophète Amos proclamées dans la première Lecture (6, 1.4-7), le Pape rappelle: «Malheur à ceux qui profitent et vivent bien tranquilles dans Sion, qui ne se soucient pas de la ruine du peuple de Dieu qui s’étale pourtant aux yeux de tous. Ils ne s’aperçoivent pas du désastre d’Israël, car ils sont trop occupés à s’assurer une belle existence, des mets délicats et des boissons raffinées».

Insensibilité et indifférence contemporaines

Selon François, il est impressionnant de constater qu’à 28 siècles de distance ces avertissements conservent toute leur actualité. «Aujourd’hui encore une «culture du bien-être […] nous amène à penser à nous-mêmes, nous rend insensibles aux cris des autres, […] porte à l’indifférence envers les autres, et même à la mondialisation de l’indifférence», a martelé le Pape, fidèle à son homélie prononcée sur l’ile sicilienne de Lampedusa à l’été 2013.

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Le Pape institue le Dimanche de la Parole de Dieu

Par un motu proprio publié ce 30 septembre, le Saint-Père institue le Dimanche de la Parole de Dieu, qui sera célébré chaque année le 3e dimanche du Temps Ordinaire. D’une manière plus large, ce texte du Pape François, intitulé “Aperuit Illis”, souligne toute la richesse et le caractère vivant du texte sacré. Il encourage les croyants à une plus grande familiarité à son égard, afin de «vivre en profondeur notre relation avec Dieu et avec nos frères».

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

La publication du motu proprio Aperuit Illis – «Il leur ouvrit»(cf Lc 24, 45) – intervient à une date symbolique: en ce 30 septembre, l’Église universelle fait mémoire de saint Jérôme, qui a consacré la majeure partie de sa vie et de ses forces à l’étude et à la traduction des textes sacrés. Ce docteur de l’Église, l’un des quatre pères de l’Église latine, a élaboré la pièce maîtresse de la Vulgate, traduction latine officiellement reconnue par l’Église catholique. Cette année s’ouvre le 1600e anniversaire de sa mort.

Pourquoi ce dimanche spécial?

Le Pape François choisit donc de mettre la Parole de Dieu au centre de ce nouveau texte magistériel, et de lui accorder une place privilégiée un dimanche de l’année: «J’établis que le IIIe Dimanche du Temps Ordinaire soit consacré à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu», écrit le Saint-Père.   

La décision de François trouve son origine lors du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde. Le Pape avait alors «demandé que l’on pense à “un dimanche entièrement consacré à la Parole de Dieu, pour comprendre l’inépuisable richesse qui provient de ce dialogue constant de Dieu avec son peuple” (Misericordia et misera, n. 7)».

«Par cette Lettre, j’entends donc répondre à de nombreuses demandes qui me sont parvenues de la part du peuple de Dieu, afin que, dans toute l’Église, on puisse célébrer en unité d’intentions le Dimanche de la Parole de Dieu», poursuit-il. François inscrit aussi sa démarche dans le sillage de grands textes du Magistère, tels que la Constitution dogmatique Dei Verbum et l’Exhortation apostolique de Benoît XVI Verbum Domini.

Modalités pratiques

Concrètement, le Pape suggère de «vivre ce dimanche comme un jour solennel». Il s’agira d’ «introduire le texte sacré de manière à rendre évidente à l’assemblée la valeur normative que possède la Parole de Dieu». Il sera donc utile «de souligner sa proclamation et d’adapter l’homélie pour mettre en évidence le service rendu à la Parole du Seigneur». François précise que «les Évêques pourront, en ce dimanche, célébrer le rite du lectorat ou confier un ministère similaire, pour rappeler l’importance de la proclamation de la Parole de Dieu dans la liturgie». Il exhorte ainsi à «faire tous les efforts nécessaires pour former certains fidèles à être de véritables annonciateurs de la Parole avec une préparation adéquate, comme cela se produit de manière désormais habituelle pour les acolytes ou les ministres extraordinaires de la communion».

Le Pape propose aussi que les prêtres remettent «la Bible, ou de l’un de ses livres, à toute l’assemblée, afin de faire ressortir l’importance d’en continuer la lecture dans sa vie quotidienne, de l’approfondir et de prier avec la Sainte Écriture, se référant de manière particulière à la Lectio Divina».

Ce Dimanche de la Parole de Dieu sera célébré vers la fin janvier, à un moment «où nous sommes invités à renforcer les liens avec la communauté juive et à prier pour l’unité des chrétiens». Il a donc «une valeur œcuménique, parce que l’Écriture Sainte indique à ceux qui se mettent à l’écoute le chemin à suivre pour parvenir à une unité authentique et solide», est-il souligné. 

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Octobre, le mois du rosaire

Depuis 1883, le mois d’octobre est consacré à la prière du Rosaire. Cette prière composée de quatre chapelets, nous emmène, en compagnie de Marie, dans les mystères de la vie de Jésus. Pas si désuet le chapelet !

Pas d’heure pour le réciter

Il n’y a pas d’heures pour faire défiler devant ses yeux, l’histoire du salut que nous offre cette prière, loin d’être désuète. En 150 “Je vous salue” (autant que de psaumes), c’est en effet  tous les événements de la vie de Jésus que nous méditons. Toutes les raisons sont bonnes pour se laisser bercer par cette prière facile, accessible à tous, qui nous façonne en douceur, dans les pas de Marie, la première, qui a dit oui au projet de Dieu.

Tympan de la basilique N.D. du Rosaire de Lourdes

La prière qui nous laisse aimer

En nous invitant à dire notre chapelet, la Vierge désire que la puissance de salut contenue dans chaque mystère investisse notre être afin que nous devenions à notre tour des lumières pour nos frères. Cette parole de Jean-Michel Castaing, écrivain catholique, nous montre le chapelet comme une invitation à se laisser aimer, tout simplement ; en accueillant l’Evangile.

Que ce mois d’octobre qui commence avec la grande fête de la sainte la plus populaire au monde, Ste-Thérèse, soit propice à nous mettre à l’exercice, et à demander aux plus habitués de prier fort pour ceux qui prient moins.

Voir sur les feuilles de messe les lieux et horaires des prières proposées dans chaque paroisse