Qu’est-ce que l’amitié chrétienne  ?

avec la minute de croire découvrez les cinq notions fondamentales qui définissent ce qu’est l’amitié chrétienne. Elle est fondée sur l’Évangile et l’amitié même du Christ pour chacun de ses disciples. Une lecture spirituelle à partir de l’icône de l’amitié.

Sur cette icône, deux personnes côte à côte

Ils se ressemblent : même taille, même silhouette, même regard, même rayonnement de lumière. Ils ne sont pourtant pas identiques : leurs couleurs, leurs amples vêtements et leurs gestes diffèrent. L’amitié n’est pas la fusion. Elle est reconnaissance et altérité à cultiver.

Ils ne sont pas face à face dans une relation qui nous exclurait, mais ils partagent la même perspective. Leurs visages silencieux, leurs yeux larges ouverts nous accueillent en paix. L’amitié n’est pas exclusive, elle fait cercle.

son nimbe. A son côté un compagnon de route. Jésus pose son bras sur son épaule d’un geste qui ne retient pas mais qui montre le lien qui les unit et aussi la responsabilité qu’il lui confie. Il s’appuie sur son ami et l’envoie au-devant de lui. L’amitié est un soutien mutuel, un compagnonnage qui aide à mieux vivre.

Le compagnon montre le Christ et bénit. Ce dernier geste du Christ sur la terre (Luc 24.50), propre au Sauveur sur les icônes, est accompli ici par le disciple, encouragé par son Seigneur. Bénir, c’est manifester et célébrer que Dieu veut donner la vie en plénitude. L’amitié se cultive, la bienveillance universelle en est le fruit principal.

Le Christ porte un gros volume, le disciple un rouleau : la Bonne Nouvelle. Le Christ est la Parole en personne, il a transmis à ses amis tout ce qu’il a reçu de son Père et leur demande de proclamer l’Évangile par toute la terre. C’est dans le Christ, le véritable ami, que toute nos amitiés peuvent s’épanouir.

D’après le site de Taizé

Être prêtre aujourd’hui (témoignages)

Certaines choses demeurent dans la vie des prêtres.

•  La première d’entre elles, est la prière. Nous nous engageons à prier la liturgie des heures, quotidiennement (Bréviaire). Notre vie de prière c’est aussi l’oraison silencieuse, temps de rencontre privilégié avec Dieu; et bien sûr la célébration des sacrements et la messe quotidienne.

•  Une autre activité invisible des prêtres est la lecture. Un prêtre qui ne lit plus et ne se forme plus intellectuellement s’appauvrit. Nous devons sans cesse chercher à mieux comprendre qui est Dieu et quel est le monde dans lequel nous vivons. En lisant nous répondons à cette quête incessante.

Et aujourd’hui…

Mais, dans nos temps modernes, il n’est pas sûr que nous puissions diffé rencier le prêtre d’un chef d’entreprise. Plus la société se complexifie et plus la vie du prêtre devient également compliquée.

Nous pourrions faire l’exercice de lister tout ce qui n’existait pas comme tâches à réaliser dans la vie des prêtres il y a 40 ans et que nous avons l’obligation de réaliser aujourd’hui.

Une autre évolution dans la vie des
prêtres, c’est aussi la diversité desmissions qui lui sont confiées.

La plu part d’entre-nous, en plus de notre présence dans les paroisses, avons des groupes à accompagner. Pour ma part je suis aumônier diocésain du Mej, prêtre référent des équipes Magis (Jeunesse Ignatienne), prêtre accompagnateur d’une équipe de relecture de diacres permanents, prêtre accompagnateur des services de la catéchèse et du catéchuménat. J’accompagne en outre un certain nombre de projets diocésains autour de la réorganisation et l’évolution administrative des paroisses. •         

De plus, la situation des paroisses ne permet plus à certains prêtres de bénéficier des services d’une «bonne du curé». Il faut donc consacrer du temps aux tâches ménagères comme tout un chacun. Cela peut paraître normal, mais il faut y consacrer du temps.

Avec tout cela, les journées filent à toute vitesse avec parfois l’impres sion angoissante que je n’arriverai pas à tout faire.

•  Pour résumer, la vie des prêtres ce n’est pas d’abord un manque de temps, ce sont surtout d’innombrables informations à traiter, certaines importantes et certaines plus futiles. On ne s’attend pas à tout cela en choisissant de répondre à l’appel de Dieu. Pourtant, comme le jeune curé dans le livre de Bernanos, j’aurais envie de redire : «Qu’est ce que cela fait ? Tout est grâce !»

Pères Daniel Archambaud et Olivier Bléneau

«S’il y avait un souhait, ce serait d’avoir moins de choses programmées pour être plus disponible à l’imprévu, l’imprévu appelant une capacité à développer le sens de l’accueil et prendre le temps de rendre visite. Et si quelqu’un veut savoir vraiment ce que nous vivons, nous invitons à passer une journée avec nous. Bienvenue !»

Article tiré de “Eglise en Talmondais n°42 oct-nov 2019

Bioéthique : Mgr Jacolin s’exprime

A l’occasion de la révision des lois de bioéthique, Mgr Jacolin apporte un éclairage sur les enjeux de cette révision et sur l’attitude attendue des catholiques.

A propos du projet de la révision des lois de bioéthique

Pour une écologie fraternelle

Où allons-nous ?

Avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté, l’Eglise cherche à découvrir ce qui est bon pour l’homme. Lorsqu’elle est amenée à mettre en garde contre certains dangers, c’est dans le but positif de toujours vouloir le meilleur pour l’humanité.

La société a toujours évolué : c’est normal. Mais aujourd’hui, elle le fait dans une fuite en avant accélérée qui ne laisse pas d’espace au discernement de la raison. Ainsi, les désirs particuliers tendent à devenir le seul critère retenu, au détriment du bien commun dont les indicateurs les plus sûrs sont la recherche d’une harmonie avec l’ensemble de l’univers, le souci des générations à venir et le respect prioritaire accordé aux plus faibles.

Or, les actes personnels n’engagent pas que soi-même, mais, de proche en proche, impactent l’ensemble des relations sociales pour le présent et pour l’avenir. Par exemple, la crise écologique devrait nous rappeler que chaque chose dans la nature est en interconnexion et que toute action, individuelle ou collective, impacte l’avenir de l’humanité.

Aujourd’hui l’homme, dans un désir chimérique de tout maîtriser, cherche à manipuler non seulement la nature, mais aussi sa propre reproduction, sans trop se poser de questions sur les conséquences pour lui-même et pour les autres. Nous ne pouvons que le constater une fois de plus à propos du nouveau projet de loi sur la bioéthique qui se discute en ce moment au Parlement.

La Procréation Médicalement Assistée (PMA)

Le principal sujet débattu concerne l’extension de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes seules.

Cette extension détourne la médecine de sa finalité propre. Il ne s’agit plus de soigner une maladie ou un handicap, mais de réaliser techniquement des prestations de services pour combler à tout prix des demandes individuelles qui n’ont plus rien à voir avec l’acte thérapeutique.

Surtout, par cette mesure, on brouille les notions de paternité ou de maternité qui sont au fondement de la construction personnelle des enfants et de leur intégration dans la société.  Cela concerne en premier lieu les liens de l’enfant avec la mère qui l’a porté dans son sein et noué intimement des liens irréductibles avec lui : cette mère ne peut être qu’unique. Cela concerne aussi le père dont le rôle, pour le bien de l’enfant, ne peut se réduire à être fournisseur de matériel génétique. Or les arrangements juridiques qu’on nous prépare tendent à saper les relations biologiques fondamentales de l’enfant avec sa mère et avec son père qui sont à la source du « vivre ensemble » de toute la société.

L’homme est un être culturel. C’est ce qui le distingue de l’animal et lui donne cette dignité propre d’être appelé à se construire dans une liberté responsable en relation avec les autres. Mais il tombe dans une décadence mortelle chaque fois qu’il utilise cette liberté en prétendant s’affranchir de ses racines corporelles et de la solidarité sociale.

On voit combien l’expression « procréation médicalement assistée » devient trompeuse. Ce n’est plus un acte médical dans le sens vrai du terme. Et la belle expression de « procréation » – à savoir la création ensemble, père et mère, d’un petit d’homme – est vidée de son sens.

La recherche sur l’embryon humain et la tentation de l’eugénisme

En 1994 la loi avait entrouvert la porte, sous forme de dérogations, à une utilisation pour la recherche médicale de cellules souches issues d’embryons. Dans le projet de loi actuel, sous la pression d’officines en recherche médicale, la porte est maintenant grande ouverte : il n’y a plus de limite à la reproduction de cellules embryonnaires, toujours issues d’embryons sacrifiés. On veut aussi aller jusqu’à autoriser la création d’embryons transgéniques ou l’introduction de cellules humaines dans des embryons d’animaux.

Ainsi on reconnaît de moins en moins à l’embryon une dignité propre à la personne : il entre dans la catégorie des objets manipulables et soumis aux lois du progrès technique et du marché : « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Le devoir de débattre et d’alerter

Il y aurait encore d’autres aspects du projet de loi à commenter. Mais ce qui précède est suffisamment grave pour que chacun, en tant que citoyen soucieux du bien commun, exprime publiquement ses convictions en les argumentant et que des actions collectives soient envisagées, avec force mais sans violence.

Il n’est pas dans la vocation de l’Eglise d’organiser habituellement des manifestations publiques, mais il existe des associations ou des collectifs, d’inspiration chrétienne ou non, pour défendre une saine conception de la personne et de la famille. C’est le cas pour la manifestation nationale du 6 octobre prochain.

L’espérance dans l’amour fraternel

Le désir d’enfant – qui n’équivaut pas à un droit à l’enfant – est un beau désir, un désir naturel qui est une expression du besoin d’aimer et d’être aimé, du besoin de se donner pour quelque chose de grand qui va plus loin que soi, dans un don désintéressé de soi-même. Ce désir, en particulier pour les femmes, de concevoir et d’enfanter est toujours à respecter dans son principe. Mais le bien supérieur de l’enfant n’autorise pas qu’il soit satisfait à n’importe quelle condition.

Accueillons comme des frères et des sœurs tous ceux et toutes celles qui ont ce désir dans le cœur et qui souffrent de ne pouvoir le réaliser. Notre sollicitude et notre amitié apaiseront plus « humainement » la tristesse du manque d’enfant que les « bricolages » souvent douloureux que pourrait nous offrir la technique, même avec la caution de lois de circonstance : seule la fraternité effective ouvre le chemin de l’espérance pour l’humanité !

À Luçon, le jour de la fête de saint Henri Dorie, 20 septembre 2019

+ François JACOLIN

Evêque de Luçon

Sortie des prêtres retraités de Vendée à La Tranche sur Mer

C’est la Tranche sur Mer qui a été choisi par l’EHPAD diocésain du Landreau des Herbiers pour sa sortie d’été. Accueillis par Jean-Paul JACOTIN au Maupas, les résidents ont pu bénéficier de la luminosité du site et respirer l’air vif de ce matin de septembre en longeant la plage ou en poussant jusqu’à l’extrémité de l’embarcadère pour les plus vaillants.

A midi, tous se sont retrouvés à la Pacifique pour de grandes tablées dignes d’un repas de fête. Jean-Claude BRODU, président a présenté l’histoire de la Pacifique, d’hier avec l’accueil en vacances des orphelins de Curzon  à aujourd’hui avec l’accueil en vacances de familles en situation de précarité ou d’isolement tout en soulignant le rôle majeur tenu par le Père BRETAUDEAU dans la continuité de l’esprit de l’association.

Cette belle journée de vacances a été clôturée par une célébration eucharistique présidée par le Père Bernard RICHARD assisté du Père Olivier BLENEAU curé de la paroisse et du Père Gérard BATY, directeur spirituel du Landreau.

Ce fut aussi l’occasion de retrouver plusieurs anciens curés ayant exercé un temps de leur ministère dans nos paroisses et plus particulièrement à Saint jacques du val Graon : les Pères Emile JOUSSEAUME, Paul ARNAUD, Joseph PASQUIER, Marcel MAINGOURD.

Journée mondiale du migrant et du réfugié

Le 29 septembre 2019, l’Église universelle célèbre la 105ème Journée mondiale du migrant et du réfugié pour laquelle le Pape François a choisi comme thème de réflexion et de prière :

« Il ne s’agit pas seulement de migrants »

Chers frères et sœurs,

La foi nous assure que le Royaume de Dieu est déjà présent sur la terre de façon mystérieuse (cf. CONC. OECUM. VAT. II , Const. Gaudium et spes, n. 39) ; cependant, de nos jours encore, nous devons constater avec douleur qu’il rencontre des obstacles et se heurte à des forces contraires. De violents conflits et de véritables guerres ne cessent de déchirer l’humanité ; les injustices et les discriminations se succèdent ; on peine à surmonter les déséquilibres économiques et sociaux, à l’échelle locale ou mondiale. Et ce sont surtout les plus pauvres et les plus défavorisés qui font les frais de tout ceci.

Les sociétés économiquement les plus avancées ont tendance à développer en leur sein un individualisme accentué qui, uni à une mentalité utilitariste et multiplié par le réseau médiatique, produit la “ mondialisation de l’indifférence ”. Dans ce contexte, les migrants, les réfugiés, les personnes déplacées et les victimes de la traite des personnes sont devenus l’emblème de l’exclusion car, au-delà des malaises que comporte en soi leur condition, on fait peser sur eux un jugement négatif qui les considère comme cause des maux de la société. L’attitude à leur égard constitue une sonnette d’alarme qui nous avertit du déclin moral qui nous guette si l’on continue à concéder du terrain à la culture du rejet. De fait, sur cette voie, tout sujet qui ne rentre pas dans les canons du bien-être physique, psychique et social court le risque de la marginalisation et de l’exclusion.

Lire l’intégralité du message du Pape François pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié 2019.

Eveil à la foi, catéchèse 5 périodes à vivre

Pour éveiller à la foi, les enfants de 3-6 ans et leurs parents,la collection “Cadeaux de Dieu” (utilisée dans le diocèse de Luçon) décline la découverte de Dieu en sept « mystères », C’est beau la vie, Viens dans ma maison !, Dans tes bras, Tous ceux que j’aime, Même pas peur, Quand je serai grand, Mais moi j’ai envie ! Chaque mystère est lié à un visage de Dieu, à une attitude de Jésus et à un mouvement de l’existence humaine, la vie, la personne, l’amour, la confiance, la fraternité, le sens de la vie et la conscience.

Première période : de septembre à la Toussaint

Programme de l’année

PMA. La Conférence des évêques de France appelle les citoyens « inquiets » à manifester

Le président de la Conférence des évêques de France a estimé, lundi 16 septembre, que les citoyens « inquiets » du projet de loi bioéthique qui prévoit notamment l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, y compris les couples homosexuels, devaient manifester lors de la journée de mobilisation contre ce texte le 6 octobre prochain.

Le président de la Conférence des évêques de France Eric de Moulins-Beaufort, qui est également archevêque de Reims, a estimé lundi que les citoyens, catholiques ou non, « inquiets » du projet de loi bioéthique, avaient « le devoir » de manifester le 6 octobre, journée de mobilisation contre ce texte.

« Personnellement, je ne vois pas comment nous pourrions empêcher des citoyens, catholiques ou non, inquiets de ce projet de loi, de manifester s’ils pensent que c’est un moyen utile pour se faire entendre », a-t-il déclaré à la presse, à l’issue d’une conférence sur le projet de loi organisée par la CEF au Collège des Bernardins à Paris.

« Devoir » de manifester

« J’aurais tendance même à dire qu’ils ont le devoir de le faire », a-t-il ajouté. « J’approuve le fait que des citoyens français manifestent qu’ils sont inquiets de ce que le projet de loi prévoit », a-t-il encore dit, en précisant toutefois que « nous l’Église n’organisons pas la manifestation »« Ce n’est pas notre manière d’agir », a ajouté l’archevêque de Reims qui ne sera pas à la manifestation le 6 octobre.

Le président de la Conférence des évêques de France a détaillé « ce qui (les) inquiète et ce qui (les attriste) » dans ce projet de loi : « Nos responsables politiques, les parlementaires ou une grande partie d’entre eux, restent aveugles aux défis, aux enjeux de ce qu’ils vont décider parce qu’ils sont fascinés par les promesses de la technique médicale et de la technique juridique », a-t-il lancé.

« Une procréation livrée à la manipulation médicale »

Avec l’examen du texte par les députés à partir du 24 septembre, il a mis en garde contre une « procréation livrée à la manipulation médicale », une « filiation (livrée) au bricolage que la sophistication de notre société est capable d’imaginer ».

ll a aussi pointé du doigt le risque d’une dérive vers un « eugénisme libéral », d’un « marché » de la procréation, d’inégalités entre enfants ayant la possibilité de connaître leur géniteur et ceux qui ne le pourront pas, ou encore l’« élargissement du cadre (des) expérimentations sur les embryons »… L’archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit, médecin, a pour sa part dénoncé l’évolution du rôle dévolu à la médecine.

Une vingtaine d’associations dont La Manif pour Tous ont appelé à défiler le 6 octobre contre le projet de loi qui prévoit notamment l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. Le projet, adopté en commission dans la nuit de vendredi à samedi, prévoit aussi une réforme de la filiation et de l’accès aux origines. Ce texte sera examiné dans l’hémicycle par les députés à partir du 24 septembre.

L’épiscopat a résumé ses positions en forme d’« interpellations », adressées notamment aux parlementaires, dans un ouvrage « Bioéthique, quel monde voulons-nous ? »paru lundi et rédigé par Mgr Pierre d’Ornellas, chargé de ces questions à la CEF, présent lui aussi à la tribune des Bernardins. 

L’épiscopat tente de « prendre place dans le débat pour se faire entendre », un « défi » pour lui dans la mesure où « le gouvernement pousse deux sujets à la fois – la bioéthique et les retraites – pour ne pas laisser le sujet bioéthique seul, comme cela avait été le cas en 2013 avec le mariage pour tous », décrypte un membre du clergé. « Ça va être compliqué pour l’Eglise catholique de faire entendre une voix au moment où l’opinion est plus intéressée par les sujets sociaux », renchérit cette source.

D’après Journal OUEST-FRANCE