François: la prostitution est une maladie de l’humanité

Le Pape François signe la préface du livre « Femmes crucifiées. La honte de la traite racontée par la rue» du père Aldo Buonaiuto, de la communauté Jean XXII qui vient en aide aux victimes de la prostitution.

C’est un texte bref que signe le Pape pour souligner l’importance du combat. Pas uniquement celui des membres de la Communauté Jean XXIII  qu’il a visitée à l’occasion d’un vendredi de la Miséricorde, mais du combat de tous. «Il faut une prise de conscience individuelle et collective, comme Église également, pour aider vraiment nos sœurs malchanceuses et pour empêcher que l’injustice du monde ne retombe sur les créatures plus fragiles et sans défense», écrit François.

Le Pape avoue avoir été choqué lors de sa visite du 12 ao­ût 2016 : «Je ne pensais pas trouver là des femmes humiliées de la sorte… Des femmes réellement crucifiées». Le Saint Père dit avoir ressenti le besoin de leur demander pardon pour les «tortures» subies et supportées à cause des «clients, dont un certain nombre se définit comme chrétien».

«Aucune personne ne peut être vendue», affirme le Pape louant le travail du père Aldo Buonaiuto et invitant à lire son livre pour mieux comprendre que si l’on ne parvient pas à stopper la demande des clients, on ne pourra jamais lutter efficacement contre «l’exploitation et l’humiliation de vies innocentes».

La lutte inclue une part de risque admet François ; une exposition «aux dangers et aux rétorsions de la criminalité qui a transformé ces femmes en source de gains illégaux et honteux».

Pour le Saint Père, toute forme de prostitution équivaut à de l’esclavage. Un vice «répugnant» qui «confond l’acte d’amour avec le défoulement des instincts». La prostitution est une blessure infligée à la conscience collective, poursuit-il, une mentalité pathologique qui exploite la femme comme une marchandise jetable, «une maladie de l’humanité».

En concluant, François fait appel aux hommes de bonne volonté : «Libérer ces pauvres esclaves est un geste de miséricorde et un devoir». Leur douleur ne peut pas laisser individus et institutions dans l’indifférence et personne ne peut tourner les talons devant «le sang innocent versé dans les rues du monde».

La recherche, la PMA et le marché

Editorial, par Jeanne Emmanuelle Hutin, Ouest-france 28/07/2019

La recherche, la PMA et le marché

Cette semaine, le gouvernement a lancé la révision des lois bioéthiques. L’Assemblée nationale et le Sénat en débattront à l’automne. Il est essentiel que les parlementaires aillent au fond de l’objet de cette loi, sans esquive ni sectarisme mais avec discernement et respect.

Il s’agit, en effet, d’un projet de loi très important. Car il touche aux fondements de notre société, à la structure de la filiation, à la vision de l’homme et à sa protection. Le progrès est érigé en arbitre mais il ne peut être assimilé aux seules découvertes scientifiques et techniques. Car, une découverte n’est ni bonne ni mauvaise en soi, mais selon l’usage qui en est fait.

Aujourd’hui, ces découvertes concernent surtout l’être humain lui-même, d’où l’importance de les encadrer éthiquement pour éviter les dérives. Ainsi, la Chine assure avoir fabriqué une chimère, en mélangeant des cellules humaines et animales. Cela pose de graves questions sur les limites de la science !

La tradition des lois bioéthiques françaises protège la personne d’expérimentations hasardeuses. Elle pose aussi l’interdit de la marchandisation du corps. Le principe selon lequel l’être humain est une fin en soi et ne peut jamais être considéré comme un moyen, guide cette éthique. Ce principe sera-t-il confirmé ou remis en cause ?

La procréation médicalement assistée, la PMA, est au centre de cette tension.

Cellules-souches

Sur le plan scientifique, une partie des chercheurs demandent que soit facilitée l’expérimentation sur les cellules-souches embryonnaires. Ils espèrent trouver des remèdes. Ce projet de loi prévoit d’élargir la recherche sur l’embryon et de la faciliter sur les cellules-souches embryonnaires dans le cadre de la PMA. Aussi, plus la PMA se développera, plus ce type de cellules sera disponible pour la recherche.
C’est aussi un résultat escompté de son élargissement. De plus, en proposant d’ouvrir la PMA aux couples hommes – femmes, comme le fait l’avis du Conseil d’État, on fait miroiter le rêve du « bébé parfait », renforçant ceux qui réclament la sélection des embryons. Imperceptiblement, on glisserait vers l’eugénisme.

Les intérêts marchands sont à l’affût. Dans certains pays, on peut acheter cellules, embryons… ! Enquêtes et ouvrages se multiplient pour dénoncer ce business de la procréation. L’extension de la PMA rapprocherait la France de ce qui se fait ailleurs. Même si la Loi se défend d’ouvrir cette porte, on voit mal comment on pourra résister longtemps à ces intérêts puissants. Car, « avec la PMA, on crée le rêve de l’enfant sur commande », explique Sylviane Agacinski au Point.

On le voit, la recherche et le marché, pour des raisons différentes, cherchent à entrer dans le champ de la conception humaine. Dans ce cas, leurs intérêts se rejoignent pour étendre la PMA hors du champ médical. Le désir d’enfant, d’où qu’il provienne, ne saurait en être le prétexte ni masquer un basculement aussi grave. En travaillant à la lumière des principes humanistes, nul doute que députés et sénateurs sauront faire preuve d’indépendance pour protéger les personnes de ces intérêts.

Quant au débat parlementaire, «j’espère qu’il sera serein et aussi approfondi et que ceux qui discuteront certaines dispositions ne vivront pas sous la terreur de ne pas apparaître progressistes ou de passer pour “homophobes”». Mgr Eric de Moulins-Beaufort

Réflexions de Mgr Eric de Moulins-Beaufort

«On veut répondre au désir de certaines femmes d’avoir un enfant en organisant une procréation sans père. Et d’un autre côté, on veut prendre en compte le désir des enfants nés ainsi de rencontrer leur père qui n’est pas qu’un fournisseur de gamètes»

«Il semble qu’à chaque révision de la loi, les encadrements sautent, que les précautions qui avaient été prises la fois précédente sont rabotées», estime Mgr Éric de Moulins-Beaufort. «Il n’y a pas si longtemps, certains – dont le premier ministre – étaient contre la PMA pour les femmes seules et ont changé d’avis»

Paroles tirées d’une interview dans la Croix (25/0//2019)

L’église et la loi bioéthique

Mgr d’Ornellas

Sans envisager tous les points du projet de loi relatif à la bioéthique, cette note envisage surtout l’ouverture de l’assistance médicale à la procréation et ses conséquences.

Il est évident qu’une loi de bioéthique ne se résume pas à poser des équilibres, plus ou moins judicieux et toujours insatisfaisants, entre les adultes et entre adultes et enfants. L’envisager conduirait à privilégier une sorte d’« éthique du curseur ». Jusqu’où alors placer le curseur ? Quel serait donc le critère objectif assurant de façon pérenne un juste équilibre des intérêts entre enfants, donneurs et adultes souhaitant des enfants ?

Aujourd’hui, beaucoup dénoncent un curseur allant de plus en plus loin, comme si les désirs, exacerbés par l’individualisme et par la fascination des techniques, ne rencontraient aucune résistance. Cependant, avec l’ouverture de l’assistance médicale à la procréation (AMP) à toutes les femmes, le curseur franchit un point de non-retour, ce que le projet de loi assume puisqu’il met en exergue « l’égalité des modes de filiation » dans un « article principiel » du Code civil (article 6-2 qui fait suite à l’article 6-1 créé en raison de la loi dite Taubira).

L’ouverture de l’AMP aux femmes vivant en couple et aux femmes seules est un marqueur décisif pour la société française. Cette mesure introduit en effet une conception du droit et des liens à établir entre les êtres humains, qui est en rupture radicale avec celle qui prévaut depuis les premières lois de bioéthique, en 1994. Elle soulève des interrogations difficiles qui sont regroupées ci-dessous en quatre questions (absence du père ; égalité des filiations ; puissance de la volonté ; gratuité – eugénisme – médecine)  que beaucoup de Français se posent silencieusement, avec « angoisse » aussi, comme le note le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) dans sa synthèse des États généraux.

A suivre : l’institution de l’absence de père .

BETHSAÏDA: lieu de naissance de St Pierre ?

Des archéologues israéliens ont assuré vendredi avoir découvert une église dans la région de la Galilée, assurant qu’elle a été érigée sur le lieu de l’ancienne maison des apôtres Pierre et André.

Cette église byzantine a été retrouvée à El Araj, entre les lieux bibliques Capharnaüm et Kursi, selon Mordechaï Aviam qui a dirigé les fouilles archéologiques. Il s’agirait de Bethsaïda, un village de pêcheurs où Pierre et son frère André sont nés, selon l’Évangile de Jean. Saint Pierre, ancien pêcheur, est considéré par la religion chrétienne comme l’un des premiers disciples de Jésus. Pour l’Église catholique, il est le premier pape.

L’église découverte correspond à la description qu’en fait l’archevêque bavarois Willibald, lors de son voyage à Bethsaïda en 725 : il avait alors indiqué qu’une église avait été construite sur le lieu où avaient vécu Pierre et André, d’après Mordechaï Aviam. « Entre Capharnaüm et Kursi, il n’y a qu’un seul endroit que ce visiteur du VIIIe siècle décrit comme église », souligne-t-il. « Et nous avons découvert » cette église. « Nous n’avons mis à jour qu’un tiers de l’église, voire un peu moins, mais il s’agit bien d’une église, nous en sommes sûrs », a déclaré l’archéologue. « La structure est celle d’une église, les dates (de construction, ndlr) sont de l’époque byzantine, les mosaïques au sol sont typiques » de la période.

La maison du pécheur

D’autres lieux de naissance à proximité

Les fouilles, qui ont commencé il y a deux ans, ont permis de découvrir un village romain, avec de « la poterie, des pièces de monnaie, de la vaisselle en pierre dure caractéristique des foyers juifs au Ier siècle »,  précisé Mordechaï Aviam. D’autres sites pourraient être identifiés comme le lieu de naissance de Saint-Pierre. À deux kilomètres d’El Araj, le site d’e-Tell fait ainsi l’objet de fouilles depuis 1987, ce qui a permis de découvrir les ruines d’un ancien temple romain.

Pour le professeur américain R. Steven Notley, associé aux fouilles à El Araj, il faut continuer les recherches avant d’établir avec certitude qu’El Araj est bien Bethsaïda. « Trouver une inscription […] décrivant en mémoire de qui [l’église] a été construite » serait une bonne façon de s’en assurer, a-t-il déclaré au journal israélien Haaretz.

Bethsaïda était la patrie de Philippe, d’André et de Pierre (Jn 1:4412:21). Elle se trouve en relation avec la scène de la multiplication des pains (Mr 6:46Lu 9:10 et suivants). Jésus y guérit un aveugle (Mr 8:22), mais prononça aussi contre elle des malédictions (Mt 11:21Lu 10:13) qui se réalisèrent, puisque la ville disparut. Si des textes sont plus favorables à l’identification de Bethsaïda =et-Tell, (ex. Lu 9:10, où la multiplication suit directement la mention de la ville, sans qu’il soit question de barques, ni de traversée) d’autres se comprennent mieux si, la multiplication des pains ayant eu lieu sur la rive Est du lac, Bethsaïda est à rechercher sur la rive Ouest, non loin de la plaine de Génézareth (Mr 6:45,53) et près de Capernaüm (Jn 6:17,21,69). Ainsi les disciples ont pu aborder, après la tempête, à Bethsaïda (Khân-Minyé) et gagner à pied (50 minutes) Capernaüm. Bethsaïda dut disparaître de bonne heure : les premiers pèlerins (Antonin de Plaisance, Arculphe) ne la mentionnent pas.

« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » [Focolari]

C’est aux douze, envoyés en mission, que Jésus adresse cette forte invitation. Ayant rencontré une humanité égarée, souffrante, il a éprouvé de la compassion pour elle et souhaite multiplier son œuvre de salut à travers les apôtres. Réunis autour de Jésus, ils ont écouté ses paroles et reçu une mission, le but de leur vie. Ils se sont mis alors en route afin de témoigner de l’amour de Dieu pour chacun.

« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement »

Qu’ont-ils reçu gratuitement qu’ils doivent maintenant donner à leur tour ?

Les apôtres ont connu la miséricorde de Dieu dans les paroles, les gestes, les choix et toute la vie de Jésus. Malgré leurs faiblesses et leurs limites, ils ont reçu la nouvelle Loi de l’amour, de l’accueil réciproque.

Ils ont surtout reçu le don que Dieu veut faire à tous les hommes : lui-même, sa compagnie sur les routes de la vie, sa lumière pour les choix qu’ils doivent faire. Ce sont des cadeaux sans prix, bien au-delà de notre capacité de compensation, justement des dons « gratuits ».

Ils ont été donnés aux apôtres et à tous les chrétiens, pour qu’ils deviennent à leur tour distributeurs de ces biens à tous ceux qu’ils rencontrent.

« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement »

Voici ce qu’écrivait Chiara Lubich en octobre 2006 :

« Tout au long de l’Évangile, Jésus invite à donner : aux pauvres, à celui qui demande, à celui qui veut emprunter, donner à manger à celui qui a faim, donner son manteau à qui demande une tunique, donner sans rien attendre en retour. C’est lui-même qui a commencé à donner : la santé aux malades, le pardon aux pécheurs, la vie à chacun de nous. À l’instinct égoïste qui nous pousse à vouloir tout accaparer, il oppose la générosité ; à notre habitude de tout centrer sur nos propres besoins, l’attention à l’autre ; à la culture de la possession celle du don […]. La Parole de vie de ce mois nous aidera à redécouvrir la valeur de chacune de nos actions : qu’il s’agisse du travail chez soi, aux champs ou à l’usine, au bureau, aux devoirs de classe, jusqu’aux plus hautes responsabilités civiles, politiques ou religieuses. Tout peut être transformé en service attentif et dévoué. L’amour nous donnera des yeux neufs pour deviner les besoins des autres et y répondre avec imagination et générosité. Quel en sera le fruit ? Les dons circuleront, parce que l’amour appelle l’amour. La joie se multipliera, car “il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir” (Ac 20,35) 1. »

C’est exactement ce que raconte Vergence, une petite fille, au Congo : « En Allant à l’école, j’avais vraiment très faim. Sur le chemin, mon oncle m’a donné de l’argent pour acheter un petit pain, mais plus loin j’ai vu un homme très pauvre. Tout de suite j’ai pensé lui donner l’argent. Mon amie, qui était avec moi, m’a dit de ne pas le faire et de penser d’abord à moi ! Mais je me suis dit : je trouverai à manger pour moi demain, mais lui ? Alors je lui ai donné l’argent du petit pain et j’ai éprouvé une grande joie dans mon cœur. »

« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement »

La logique de Jésus et de l’Évangile est toujours de recevoir pour partager, jamais d’accumuler pour soi-même. C’est une invitation à reconnaître ce que nous avons reçu : énergies, talents, capacités, biens matériels, et à les mettre au service des autres.

Selon l’économiste Luigino Bruni, « la gratuité est […] une dimension qui peut accompagner quelque action que ce soit. C’est pour cette raison qu’elle n’est pas ce qui est “gratis”, mais le contraire, car la gratuité n’est pas un prix égal à zéro, mais un prix infini, auquel on ne peut répondre que par un autre acte de gratuité 2. »

La gratuité dépasse donc les logiques de marché, de la société de consommation et de l’individualisme. Elle ouvre au partage, à l’esprit social, à la fraternité et à la nouvelle culture du don.

L’expérience confirme que l’amour désintéressé est une véritable provocation, aux conséquences positives et inattendues, qui font aussi tache d’huile dans la société.

Voici ce qui est arrivé aux Philippines avec une initiative qui a débuté en 1983 :

À cette époque, politiquement et socialement très difficile, beaucoup s’étaient engagés pour venir en aide aux autres. Un groupe de jeunes avait ainsi décidé d’apporter sa contribution de manière originale : en vidant leurs armoires de tout leur superflu, vendu sur le marché de l’occasion. Le petit capital obtenu leur a permis de lancer un centre social, appelé Bukas Palad – qui signifie « les mains ouvertes » dans la langue locale – inspiré par la phrase de l’Évangile : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ».

Quelques médecins s’engagèrent aussi, offrant de manière désintéressée leur concours, et beaucoup d’autres personnes ouvrirent leur cœur, leur bras et la porte de leurs maisons.

C’est ainsi que s’est développée une vaste action sociale en faveur des plus pauvres, qui aujourd’hui encore offre ses services en diverses villes de Philippines. Cependant l’objectif le plus important, qui a été atteint au cours des années, a été de rendre acteurs de leur propre réinsertion les destinataires mêmes du projet.

En effet, ces personnes retrouvent leur dignité et construisent des relations d’estime et de solidarité. Par leur exemple et leur engagement, elles en accompagnent beaucoup d’autres pour les aider à sortir de la pauvreté et à assumer la responsabilité d’une vie sociale pour elles-mêmes, leurs familles et leur communauté 3.

1 D’après C. Lubich, Parola di Vita octobre 2006, in Parole di Vita, a cura di Fabio Ciardi (Opere di Chiara Lubich 5, Città Nuova, Rome, 2017) pp. 791-793.

2 D’après http://www.edc-online.org/it/pubblicazioni/articoli-di/luigino-bruni.

3 http://bukaspaladfoundation.org/.

Donner une âme au temps libre

À vous qui profitez de la période estivale pour prendre un temps de repos en Vendée, au nom des Catholiques de notre diocèse, je vous souhaite la bienvenue.

Les vacances sont un moment privilégié pour prendre le temps tout simplement de profiter des beautés extraordinaires de la création et de renforcer les liens familiaux et amicaux. C’est aussi une période propice au ressourcement spirituel.

Nous serons heureux de vous accompagner dans ce temps privilégié, par les différentes propositions de la pastorale du tourisme en Vendée. Je vous invite aussi, au détour d’une visite ou d’une ballade, à pousser la porte de l’église sur votre route, à y faire une halte dans le silence et à profiter de la paix du lieu. Construites par les générations qui nous ont précédés pour rendre grâce à Dieu, elles sont un beau vecteur pour permettre à l’âme de trouver un repos qui fait défaut dans le rythme souvent effréné de la vie quotidienne.

C’est dans un silence apaisé que pourront alors résonner ces paroles du psaume :

 « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.
Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer.
Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ;
Il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de son nom. […]
Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ;
J’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. » (Ps 22)

✠ François JACOLIN Évêque de Luçon

Les propositions de la pastorale du tourisme
Juillet  –  Août  –  Expositions

Permanent par sa présence constante dans les terres chrétiennes, multiforme dans ses manifestations, le pèlerinage s’enracine dans le cœur des hommes, dans leur appétit de sacré, leur goût d’Absolu, leur quête de la trace de Dieu à travers le Monde. L’Église ne crée pas le pèlerinage, elle l’authentifie, l’organise, le discipline pour le plus grand profit du pèlerin. Le signe qui suscite le pèlerinage vient d’ailleurs, il annonce Dieu au Monde […]. Dans une religion aussi rationnelle que le christianisme le pèlerinage est pour le grand nombre la porte ouverte sur le Surnaturel, la route entre la terre et le Ciel.

(Extrait de J. CHELINI et H. BRANTHOMME, Les chemins de Dieu: Histoire des pèlerinages chrétiens des origines à nos jours, Paris, Hachette, 1982, p. 429.)

Droits aux vacances : une ambition nationale est nécessaire

Le Secours Catholique participe à la campagne #EnVacances! lancée par un collectif d’associations et syndicats engagés pour un droit aux vacances pour tous.

Chaque année, le Secours Catholique – Caritas France accompagne plus de 300 000 familles. Tout d’abord, il offre des lieux de rencontres et de convivialité. Il soutient aussi les parents dans leur rôle éducatif et propose aux familles et aux enfants de vivre des temps de loisirs et de vacances. Il se mobilise auprès des plus âgés et accompagne l’entourage des personnes détenues en prison.

L’objectif : davantage de solidarité et de liens au sein des familles, entre les familles et avec elles, pour qu’elles puissent être actrices dans la société.

Les vacances, le moment idéal pour ranger son smartphone

Et si les vacances étaient le moment propice pour rattraper ses promesses de Carême ? Rangez votre smartphone, et faites de l’été le temps des ressourcements et du retour à l’essentiel.

En désencombrant notre esprit des préoccupations professionnelles, en rompant le fil à la patte de l’actualité qui nous poursuit de ses assiduités durant le reste de l’année, et en nous rendant plus présents à nos proches, les vacances sont l’occasion de remiser dans les tiroirs les hochets numériques qui accaparent notre attention en temps ordinaire. Les congés estivaux réalisent ainsi le miracle de nous sevrer sans effort d’une addiction sur laquelle le Carême s’était cassé les dents !

Un prolongement festif du Carême ?

Vous n’avez pas réussi à tenir vos promesses de Carême ? Vous avez craqué en cours de route ? Et si les vacances vous offraient une session de rattrapage ? Et si les congés estivaux parvenaient à éloigner de vous certaines glus de l’existence que vous vous étiez promis de laisser tomber durant les quarante jours qui précèdent Pâques, avant de renoncer devant la difficulté de l’entreprise ?

Certes, il peut sembler surprenant que nous profitions des vacances pour nous déprendre de certaines addictions que le Carême a été impuissant à éloigner de nous. Ces deux périodes de l’année devraient en effet susciter en nous des effets contradictoires. Le Carême paraît synonyme d’effort, d’ascèse, de privation ; les vacances, de leur côté, représentent au contraire le temps du « lâcher prise », des loisirs continus, de la relaxation, de la détente. Dans ces conditions, comment les vacances estivales réussiraient-elles là où l’entraînement du Carême a échoué à déraciner provisoirement en nous ces penchants que nous voulions sinon éradiquer, du moins modérer ?

Être davantage présent à nos proches

Les vacances sont une longue coupure dans la durée ordinaire des jours. À ce titre, elles constituent le moment favorable pour changer d’habitudes sans requérir trop d’efforts sur soi. Durant les congés d’été, nous faisons plus que nous abstenir d’aller pointer au bureau ou à l’usine. Il peut nous arriver de changer de lieu de vie, de découvrir des régions ou des pays que nous ne connaissions pas. Dès lors, notre esprit devient plus détendu. Sereins et apaisés, nous ouvrons les yeux et nous nous émerveillons des dons de Dieu à côté desquels nous passons le reste de l’année sans leur prêter l’attention qu’ils méritent. Nous pouvons également accorder à nos proches les égards qu’ils sont en droit d’attendre de nous, et auxquels nous manquons le reste de l’année à cause de notre emploi du temps surchargé (du moins est-ce l’excuse que nous invoquons). L’été représente de la sorte le temps des ressourcements et du retour à l’essentiel.

 les vacances sont l’occasion de remiser dans les tiroirs les hochets numériques qui accaparent notre attention en temps ordinaire. 

Donner congé à nos écrans

Les vacances deviennent ainsi la période durant laquelle nous parvenons enfin à décrocher d’Internet et des réseaux sociaux, dont la sollicitation permanente le reste de l’année nous faisait croire qu’ils nous étaient indispensables. Durant le Carême, nous n’avions tenu que deux semaines sans Facebook et YouTube – et encore en transpirant. Et soudain, miracle ! les congés nous en délivrent sans effort.

L’esprit décontracté, sans stress, dénués de la sensation de devoir courir après le temps ou consulter la dernière notification arrivée inopinément sur notre petit écran qui nous suit partout comme une seconde peau, nous découvrons combien il est doux de vivre sans les servitudes que nous nous infligeons à nous-mêmes pour cultiver l’impression d’être « dans le coup ». Soudain, consulter notre smartphone nous paraît un réflexe aussi futile que déplacé. À la place, nous contemplons nos belles églises romanes, nous retrouvons nos cousins et cousines dont les impératifs professionnels nous tenaient éloignés, nous goûtons les sonorités des instruments de musique du concert baroque donné dans la charmante chapelle de notre lieu de séjour estival.

À côté de cette béatitude, comme la frénésie numérique à laquelle nous succombions encore la semaine dernière, nous paraît contraignante et aliénante. Délaissant la virtualité des écrans, nous goûtons enfin la réalité et le mystère des êtres, des lieux et des choses. Nous nous sommes débarrassés sans coup férir des chaînes et des sortilèges « connectés » que l’ascèse du Carême n’avait pas réussi à rompre.

«Nous parlons souvent de paix, mais nous vendons des armes»

Dans un message vidéo publié le mardi 2 juillet, le Saint-Père déplore une économie de plus en plus en élitiste et prône la mise en place d’un développement inclusif, qui ne laisse personne sur le bas-côté.

«Il ne s’agit pas seulement d’une question de migrants : il s’agit de n’exclure personne». Face caméra, le Pape François pèse ses mots, et déplore un monde d’aujourd’hui qui devient de plus en plus élitiste et cruel avec les exclus. «Les pays en développement continuent d’épuiser leurs meilleures ressources naturelles et humaines au profit de quelques marchés privilégiés», déclare François, dans son message publié en vue de la journée mondiale des migrants et des réfugiés du 29 septembre.

Nous parlons souvent de paix, mais nous vendons des armes»

L’hypocrisie du dialogue des armes

«Nous parlons souvent de paix, mais nous vendons des armes», continue le Saint-Père, qui parle d’une hypocrisie. «Les guerres ne touchent que certaines régions du monde ; cependant, la construction et la vente d’armes se font dans d’autres régions, qui ne veulent alors pas s’occuper des réfugiés».

Concert TRE VOCE

L’association « Les Amis de Saint Jacques », créée en 2016, a pour but de « susciter l’intérêt pour le patrimoine religieux, sa sauvegarde, son enrichissement ainsi que la préservation des œuvres d’art qui s’y trouvent » (article 2 des Statuts).

Depuis sa création, quelques projets ont été réalisés ou étudiés. Entre autre la restauration de tableaux, l’inventaire des possessions des églises de la paroisse Saint Jacques du Val Graon, la mise en valeur du patrimoine avec la constitution de panneaux explicatifs sur l’architecture des bâtiments est en cours.

Un autre gros projet en réflexion est l’acquisition d’un orgue pour l’église de Champ Saint Père et la construction d’un orgue pour l’église de Moutiers les Mauxfaits.

Un premier concert donné par l’ensemble TRE VOCE à été très apprécié par le public présent et par les musiciens. L’ensemble était composé de Martin Barigault, chanteur et soliste de l’opéra de Tours, du chœur Ex-Arte de Chinon, où il chante des œuvres de Mozart, Verdi, Rossini… Hélène Claise, chanteuse des chœurs professionnels de l’orchestre symphonique de Montréal. Elle collabore avec des compositeurs québécois à la création de projets musicaux innovants, notamment au sein de la société des concerts de Montréal. Séverin Treille, professeur d’écriture, de musique de chambre, de déchiffrage et de classes d’orchestre à Tours et Poitiers, au sein des conservatoires de musique et à l’opéra de Tours.

Au programme de ce concert : Bach, Haendel, Fauré, Cassini et bien d’autres ont su émouvoir le public présent grâce « au si bel écrin et une telle acoustique d’une qualité remarquable » qu’est l’église Saint Jacques, témoignait Séverin ce jeudi soir après le concert. L’adhésion à l’association est de 10€.

Pour plus de renseignements : amisdesaintjacques.85540@gmail.com ou 06.85.18.27.13.