«Nous parlons souvent de paix, mais nous vendons des armes»

Dans un message vidéo publié le mardi 2 juillet, le Saint-Père déplore une économie de plus en plus en élitiste et prône la mise en place d’un développement inclusif, qui ne laisse personne sur le bas-côté.

«Il ne s’agit pas seulement d’une question de migrants : il s’agit de n’exclure personne». Face caméra, le Pape François pèse ses mots, et déplore un monde d’aujourd’hui qui devient de plus en plus élitiste et cruel avec les exclus. «Les pays en développement continuent d’épuiser leurs meilleures ressources naturelles et humaines au profit de quelques marchés privilégiés», déclare François, dans son message publié en vue de la journée mondiale des migrants et des réfugiés du 29 septembre.

Nous parlons souvent de paix, mais nous vendons des armes»

L’hypocrisie du dialogue des armes

«Nous parlons souvent de paix, mais nous vendons des armes», continue le Saint-Père, qui parle d’une hypocrisie. «Les guerres ne touchent que certaines régions du monde ; cependant, la construction et la vente d’armes se font dans d’autres régions, qui ne veulent alors pas s’occuper des réfugiés».

Concert TRE VOCE

L’association « Les Amis de Saint Jacques », créée en 2016, a pour but de « susciter l’intérêt pour le patrimoine religieux, sa sauvegarde, son enrichissement ainsi que la préservation des œuvres d’art qui s’y trouvent » (article 2 des Statuts).

Depuis sa création, quelques projets ont été réalisés ou étudiés. Entre autre la restauration de tableaux, l’inventaire des possessions des églises de la paroisse Saint Jacques du Val Graon, la mise en valeur du patrimoine avec la constitution de panneaux explicatifs sur l’architecture des bâtiments est en cours.

Un autre gros projet en réflexion est l’acquisition d’un orgue pour l’église de Champ Saint Père et la construction d’un orgue pour l’église de Moutiers les Mauxfaits.

Un premier concert donné par l’ensemble TRE VOCE à été très apprécié par le public présent et par les musiciens. L’ensemble était composé de Martin Barigault, chanteur et soliste de l’opéra de Tours, du chœur Ex-Arte de Chinon, où il chante des œuvres de Mozart, Verdi, Rossini… Hélène Claise, chanteuse des chœurs professionnels de l’orchestre symphonique de Montréal. Elle collabore avec des compositeurs québécois à la création de projets musicaux innovants, notamment au sein de la société des concerts de Montréal. Séverin Treille, professeur d’écriture, de musique de chambre, de déchiffrage et de classes d’orchestre à Tours et Poitiers, au sein des conservatoires de musique et à l’opéra de Tours.

Au programme de ce concert : Bach, Haendel, Fauré, Cassini et bien d’autres ont su émouvoir le public présent grâce « au si bel écrin et une telle acoustique d’une qualité remarquable » qu’est l’église Saint Jacques, témoignait Séverin ce jeudi soir après le concert. L’adhésion à l’association est de 10€.

Pour plus de renseignements : amisdesaintjacques.85540@gmail.com ou 06.85.18.27.13.

Mort de Vincent Lambert, les leçons de cette « affaire »

Enquête 
Vincent Lambert est mort jeudi 11 juillet, ont annoncé ses proches. Après plus de sept ans de procédures judiciaires, l’affaire Lambert a indéniablement pesé dans le débat public sur le traitement des personnes cérébrolésées et la fin de vie.
Loup Besmond de Senneville, 
le 11/07/2019 à 09:19 

Que restera-t-il de ce qui est devenu, au fil des ans, l’« affaire Lambert » ? Le jeudi 11juillet, la famille de Vincent Lambert a annoncé sa mort, près de dix jours après la mise en œuvre de l’arrêt des traitements par le CHU de Reims. Au-delà du combat de cette famille, divisée et surmédiatisée, ce cas particulier a indéniablement pesé dans le champ public, depuis la toute première procédure judiciaire, entamée en 2013. C’est tout le paradoxe de l’affaire Lambert, à la fois éminemment singulière et collective.

D’abord, au fil des années, la trentaine de décisions rendues par la justice a contribué à préciser le droit dans plusieurs domaines. C’est par exemple le cas lorsque le Conseil d’État décide, en 2014, de considérer la nutrition et l’hydratation artificielles comme des « traitements » pouvant donc être arrêtés, une précision par rapport à la première loi Leonetti en vigueur depuis 2005. « Elle a ensuite été prise en compte quelques mois plus tard, lors de la rédaction de la loi Claeys-Leonetti », explique Aline Cheynet de Beaupré, professeure de droit privé à l’université d’Orléans. En 2015, le cas de Vincent Lambert fut d’ailleurs omniprésent lors des discussions de cette loi.

Deuxième point : la décision de ne pas faire du droit à la vie une liberté individuelle, prise fin juin 2019 par la Cour de cassation lors du tout dernier jugement sur l’affaire. Lors de ses réquisitions, le procureur général François Molins s’était inquiété que la reconnaissance d’un tel droit remette en cause la loi sur l’avortement. Enfin, les décisions en matière de tutelle des personnes vulnérables ont aussi été influencées, explique la juriste : « Lorsque la justice a accepté que l’épouse de Vincent Lambert soit sa tutrice, elle a acté une nouveauté. Jusque-là, les juges considéraient plutôt qu’en cas de conflit familial, il était préférable de confier la tutelle à un tiers, comme une association. »

Personne de confiance et rôle de la famille

L’affaire Lambert a aussi posé avec force la question de la place des proches auprès d’un patient n’ayant pas désigné de « personne de confiance » pour prendre des décisions en son nom lorsqu’il n’est pas capable d’exprimer sa volonté. Devait-on s’en remettre à l’épouse ? Aux parents ? En France, la loi ne précise rien sur ce point.

Un frein à la lutte contre l’acharnement thérapeutique ?

Certains craignent en effet que l’affaire Lambert, sa médiatisation et ses multiples recours, donne un « grand coup de frein à la lutte contre l’acharnement thérapeutique », redoute le docteur Bernard Devalois, médecin en soins palliatifs à la Maison de santé protestante Bordeaux-Bagatelle

Vers une réouverture des débats sur l’euthanasie

En réalité, deux types de situations sont prévus par la loi : les personnes en fin de vie et celles dont les traitements sont « disproportionnés » ou aboutissent au « seul maintien artificiel de la vie »« En assimilant l’arrêt des traitements à une euthanasie, comme le font certains, on ouvre une voie royale aux partisans de la légalisation de l’euthanasie comme injection létale », s’inquiète Bernard Devalois.

Ce médecin craint la réouverture prochaine de la loi française sur la fin de vie. 

Peut-on se faire “débaptiser” ?

Ne se reconnaissant pas, ou plus, dans l’Église catholique, certaines personnes voudraient se faire « débaptiser ». Est-ce possible  ?

Une pratique, venue d’Allemagne, conduit certains chrétiens à vouloir se faire « débaptiser ». Outre-Rhin, il s’agit souvent d’échapper à l’impôt ecclésiastique. En France, la démarche est désintéressée et vise plutôt à mettre en conformité le statut religieux d’une personne avec ses convictions d’adulte. Souvent, les prises de position sociétales de l’Eglise (mariage gay, avortement, PMA…) poussent un certain nombre de personnes à faire cette demande.

La personne est rayée des actes du baptême. Mais pour l’Église, on reste toujours baptisé.

Pour se faire débaptiser, il faut adresser une demande à la paroisse où le baptême a été célébré, et/ou directement au diocèse du lieu, en demandant une confirmation écrite ou un double de l’ acte de baptême modifié. La réponse intervient généralement sous trois semaines . La personne est ainsi rayée des actes du baptême. Mais pour l’Église, on reste toujours baptisé.

Olivier Giroud : la foi d’un homme

Sacré bonhomme qu’Olivier Giroud. Originaire de Chambéry, l’international français a été sacré cette année meilleur buteur de la Ligue Europa 2018-2019. Et l’athlète a plus d’un tour dans son sac. En plus d’être un brillant attaquant, il est également un fervent chrétien. Et n’hésite pas en témoigner.

Lorsque un journaliste du Figaro lui a demandé qui il voudrait remercier dans sa vie de footballeur, qui il voudrait remercier pour son parcours professionnel, le joueur n’a pas hésité une seconde :“Jésus-Christ”. La réponse à le mérite d’être franche et claire. Le joueur a ensuite développé : “Il m’a construit, aidé en tant qu’homme et en tant que joueur professionnel, Il m’a donné confiance, persévérance et foi pour ne jamais rien lâcher.”. Olivier Giroud parle sans honte de sa foi.

. Infatigable, il lit la Bible tous les jours et confie avoir un petit faible pour le psaume 23 dont il s’est tatoué des versets sur le bras en latin : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien, sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer…. ». Ce texte le rassure : « Il est toujours là avec moi, il est sur mon bras »

Olivier Giroud : un témoin du Christ

Même sur le terrain, il ne loupe pas une occasion de rendre grâce à Dieu et même de prier en plein match. C’est du moins ce qu’il déclarait il y a quelque mois aux journalistes de l’Equipe, expliquant : “Parfois, tout ne va pas comme tu voudrais, tu sollicites l’aide de Jésus. Ça me fait du bien pour me reconcentrer sur l’essentiel. Lui parler me permet de faire le vide.” Chaque jour, Olivier Giroud prend le temps de passer un moment avec le Seigneur, dans la prière, la méditation de la bible… Le numéros 9 de l’Equipe de France a même la foi ancrée en lui puisque son tatouage est tiré du psaume 22 : “Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien”.

Pour une liturgie vivante…

Une nouvelle page vient d’être créée….Vous la trouverez dans l’onglet : liturgie

Elle vous permet de connaître le programme des chants ainsi que le planning des acteurs de la liturgie

Elle vous informe sur la chorale, son fonctionnement et ses répétitions.

Plus tard, viendront s’ajouter une page sur les partitions en pdf, classées par ordre alphabétique

Chœur d’hommes et de femmes qui chantent pour embellir les messes, pour louer Dieu et chanter ses merveilles

Un père et sa fille noyés dans le Rio Grande: la douleur du Pape François

Le Souverain Pontife a réagi après la mort tragique d’un père et sa petite fille dans le fleuve Rio Grande alors qu’ils tentaient de se rendre aux Etats-Unis.

La photo fait déjà le tour du monde: on y voit les corps d’un homme et sa fillette, noyés après avoir tenté la traversée du fleuve Rio Grande, qui sépare le Mexique des Etats-Unis. Il s’agit d’un migrant salvadorien et de sa petite fille de deux ans. Selon un rapport judiciaire, la famille a décidé d’essayer de gagner à la nage la rive américaine du Rio Bravo, accompagnée d’un ami. Le père a pris l’enfant sur son dos en la calant à l’intérieur de son t-shirt pour traverser le fleuve. Mais, emportés par des courants violents, tous deux se sont noyés sous les yeux de la mère, âgée de 21 ans.

Ce drame est remonté jusqu’au Pape François. En réponse aux questions des journalistes, le directeur par intérim du Bureau de Presse du Saint-Siège, Alessandro Gisotti, a déclaré :

«C’est avec une immense tristesse que le Saint-Père a pris connaissance de la photo montrant un père et sa petite fille noyés dans le Rio Grande alors qu’ils tentaient de franchir la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Le Pape est profondément peiné par leur mort, il prie pour eux et pour tous les migrants qui ont perdu la vie en essayant de fuir la guerre et la misère». 

L’Église aux côtés des migrants

Le Pape et l’ensemble de l’Église catholique se sont à maintes reprises exprimés pour rappeler la dignité des migrants, en particulier ceux qui se pressent à la frontière mexicaine. En avril dernier, face à la situation que vivent des milliers de migrants originaires d’Amérique centrale bloqués à la frontière américaine, François, via le Denier de Saint-Pierre, avait fait un don de 500 000 dollars pour les aider. Il permettra de soulager les diocèses et les congrégations religieuses fortement impliquées auprès de ces personnes dans le besoin.

La Caritas Mexique mais aussi de nombreuses congrégations catholiques locales font un travail important de plaidoyer auprès de la société mexicaine et des autorités, pour accompagner en particulier les caravanes de migrants fuyant la violence et la pauvreté des pays d’Amérique centrale et faire en sorte qu’ils soient accueillis dignement. 

126 prêtres ordonnés en 2019

Le 29 juin, l’Église fête Saint Pierre et Saint Paul. Différents et complémentaires, l’un et l’autre nous rappellent que l’Église est fondée sur les apôtres.  C’est aux alentours de cette date que la majorité des ordinations de nouveaux prêtres sont célébrées. Événement important pour la vie de l’Église locale, la célébration d’une ordination presbytérale a lieu de préférence le dimanche et à la cathédrale, en présence du plus grand nombre.

L’ordination presbytérale est la célébration au cours de laquelle le prêtre reçoit de l’évêque le « 2ème degré du sacrement de l’ordre » (après le diaconat). Par l’ordination, le nouveau prêtre reçoit le caractère sacerdotal « qui le configure au Christ Prêtre pour le rendre capable d’agir en la personne du Christ Tête » (Presbyterorum ordinis, n.2) ; il s’agit d’une marque ineffaçable, au même titre que le baptême. Appelés à servir le peuple de Dieu, les prêtres constituent un seul « presbyterium » : la communauté des prêtres d’un diocèse unis à leur évêque.

126 prêtres ordonnés en 2019

Ces chiffres sont communiqués à date des retours reçus. Il a été choisi un mode de présentation permettant une identification directe des parcours de ces prêtres.  Par ailleurs, est fait état ici des ordinations presbytérales en vue d’un ministère pastoral en diocèse la plupart du temps.

Pour l’année 2019, 96 prêtres seront ordonnés (78 diocésains et 18 issus d’une communauté non religieuse) auxquels s’ajoutent 30 prêtres religieux.

Dossiers de presse de la Conférence des Évêques de France

La foi n’exclut pas le doute

Dans son dernier livre, le théologien Robert Cheaib explore la question de la quête de sens dans un monde post-chrétien, dans un langage théologique incarné

La Croix, 15-16 juin

Dans quel contexte est né ce livre sur la question du doute dans la foi ?

Robert Cheaib : En tant que Libanais, je viens d’un contexte plurireligieux. Aussi, dès mon plus jeune âge, j’ai fait face à la richesse des questionnements liés à l’existence de Dieu. Pour moi, la question du doute a été très tôt une nécessité intellectuelle, mais aussi existentielle. Dans mon
pays d’origine, la foi est quelque chose d’évident, mais en Italie, où je vis, la situation est différente. Ici, certains considèrentue la foi n’est pas pour eux, car ils ont des doutes. L’autre question qui se pose, au-delà de celle de l’existence de Dieu, est celle de ma propre existence aux yeux de Dieu. C’est l’entrelacement de ces deux questions qui incarne le
rapport entre la foi et la pratique.

Dès lors, ce livre veut contribuer à montrer que la foi n’exclut pas le doute et que l’incroyance ne peut pas être une certitude absolue. Ainsi, le croyant connaît l’incertitude et, dans le même temps, un athée honnête reconnaît que sa position n’est pas une certitude absolue, mais une prise de position, une option existentielle, et donc il fait, d’une certaine manière, un acte de foi. En montrant cela, le livre invite à reconnaître ce que j’appelle une
« simultanéité existentielle » entre athée et croyant pour marcher ensemble sur la voie d’un possible sens pour l’existence humaine.

Lire la suite