Montre-moi ton chemin, Seigneur,que je marche suivant ta vérité.

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur :
Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,
si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux,
ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi.


Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais. Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t’appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les chemins ».

Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant mon jour saint,
si tu nommes « délices » le sabbat et déclares « glorieux » le jour saint du Seigneur, si tu le glorifies, en évitant démarches, affaires et pourparlers, alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je te ferai chevaucher sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre  l’héritage de Jacob ton père.
Oui, la bouche du Seigneur a parlé.

PSAUME

 Montre-moi ton chemin, Seigneur,   
 que je marche suivant ta vérité. 

 Écoute, Seigneur, réponds-moi,
 car je suis pauvre et malheureux.
 Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu,
 sauve ton serviteur qui s’appuie sur toi.

 Prends pitié de moi, Seigneur,
 toi que j’appelle chaque jour.
 Seigneur, réjouis ton serviteur :
 vers toi, j’élève mon âme !

 Toi qui es bon et qui pardonnes,
 plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,
 écoute ma prière, Seigneur,
 entends ma voix qui te supplie. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts)
du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout,
l’homme se leva ; et il le suivait. Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux.
Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit :
« Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

 MEDITONS

La première lecture mérite d’être lue et relue attentivement pour que chacun de nous voit là où il en est face à ces prétextes divins. Sont-ils surannés ? S’ils nous sont donnés c’est pour notre bonheur.

     Dieu nous invite dans l’évangile à voir en lui le miséricordieux et non le juge. Parfois nous nous jugeons trop sévèrement jusqu’à nous enfermer dans une culpabilité qui nous détruit littéralement. Pire c’est qu’il nous arrive d’enfermer les autres dans notre jugement quitte à les condamner et à les envoyer en enfer. L’enfer est pour celui qui ne croit pas en la miséricorde de Dieu. Ce temps de carême est un temps privilégié durant lequel Dieu veut couvrir chacun de nous de sa miséricorde. Tourne-toi vers Lui en te reconnaissant pécheur prêt à le suivre désormais et te voilà sauvé.

Imitons Jésus dans sa miséricorde. Ne condamnons pas