Méditation 3° jour de carême

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que s’élève ta voix comme le cor ! Dénonce à mon peuple sa révolte, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins.
Comme une nation qui pratiquerait la justice et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu, ils me demandent des ordonnances justes, ils voudraient que Dieu soit proche : « Quand nous jeûnons,
pourquoi ne le vois-tu pas ? Quand nous faisons pénitence, pourquoi ne le sais-tu pas ?
»
Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien faire vos affaires, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poing sauvages.
Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. Est-ce là le jeûne qui me plaît, un jour où l’homme se rabaisse ? S’agit-il de courber la tête comme un roseau, de coucher sur le sac et la cendre ? Appelles-tu cela un jeûne, un jour agréable au Seigneur ?

Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ?


Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche.

Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »
– Parole du Seigneur.

PSAUME

Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
 selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
 Lave-moi tout entier de ma faute,
 purifie-moi de mon offense.

 Oui, je connais mon péché,
 ma faute est toujours devant moi.
 Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
 ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

 Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
 tu n’acceptes pas d’holocauste.
 Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
 tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Évangile selon Saint Matthieu

En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus en disant :
« Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Jésus leur répondit :
« Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. »
– Acclamons la Parole de Dieu.

MEDITONS

La liturgie de ce jour nous parle du jeûne. Le jeûne revient de plus en plus aujourd’hui à la mode pour des questions de santé et d’entretien corporel. Dans le sens chrétien il est en fait un signe de pénitence pour obtenir la miséricorde divine ou pour supplier Dieu de nous donner ce que nous
demandons. De toutes façons associé à la prière, le jeûne a une force incroyable sur le cœur de Dieu. Il est une arme pour lutter contre le péché . Il exprime le détachement des choses de ce monde et notre pauvreté devant Dieu que nous appelons à l’aide pour nous combler de ses biens.
Le jeûne nous fait parfois peur mais il n’est pas aussi difficile qu’on l’imagine. IL faut y aller petitement et c’est bien possible si l’âge le permet. Notre jeûne spirituel n’a de prix que si nous engageons une lutte contre le péché.

Un temps de silence… Je m’engage à lutter contre un péché dans ma vie