«L’accès aux sacrements, un service essentiel», par Mgr Gallagher

« De graves conséquences pour les communautés »

Le secrétaire pour les relations avec les États du Saint-Siège a présenté son discours à la « Virtual 2020 Ministerial to Advance Freedom of Religion or Belief », la troisième rencontre annuelle au niveau ministériel – tenue le 16 novembre 2020 par vidéoconférence – sur la promotion de la liberté religieuse, indique L’Osservatore Romano en italien du 18 novembre

Analysant la crise sanitaire générée par l’épidémie de covid-19 et les mesures mises en place par les États pour lutter contre la propagation du virus, Mgr Gallagher a expliqué comment ces mesures limitent les activités religieuses. « À cet égard, a-t-il dit, les autorités civiles doivent être conscientes des graves conséquences que de tels protocoles pourraient entraîner pour les communautés religieuses ou de conviction, qui jouent un rôle important dans la résolution de la crise, non seulement grâce à leur soutien actif dans le domaine des soins de santé, mais aussi grâce à leur soutien moral et à leurs messages de solidarité et d’espérance. »

Outre l’urgence pandémique, l’archevêque a rappelé les nombreuses situations ou la liberté religieuse est mise en danger: des « attaques atroces » des extrémistes à la propagation du populisme « souvent manifesté dans certaines formes de nationalisme visant à considérer ‘les étrangers’ non seulement comme ‘autres’, mais souvent comme ‘ennemis’ ».

Mgr Gallagher a ensuite avancé quelques propositions pour la promotion et la protection de la liberté religieuse, « deux voies parallèles ». Il a invoqué et défendu « la nécessité d’un dialogue interreligieux et interculturel pour promouvoir la compréhension et le respect mutuels » et un droit fondamental, enraciné dans la dimension intérieure de l’individu, de la liberté religieuse. Ce n’est que par un dialogue sincère et authentique, a rappelé l’archevêque, que nous pourrons construire la fraternité et l’amitié sociale, nécessaires à une coexistence pacifique dans nos sociétés pluralistes.

Le secrétaire pour les relations avec les États a conclu son discours en faisant référence à la récente encyclique Fratelli tutti, dans laquelle le pape François affirme: « Nous, chrétiens, nous demandons la liberté dans les pays où nous sommes minoritaires, comme nous la favorisons pour ceux qui ne sont pas chrétiens là où ils sont en minorité. Il y a un droit fondamental qui ne doit pas être oublié sur le chemin de la fraternité et de la paix. C’est la liberté religieuse pour les croyants de toutes les religions » (FT, 279).

Ce serait « merveilleux », a déclaré Mgr Gallagher, « si d’autres chefs religieux pouvaient dire les mêmes mots inspirants … Cela pourrait être une approche intéressante à considérer ».

Marina Droujinina, Journaliste à Zenit.org, russe, orthodoxe