Jésus nous sauve… comment ?

Jésus, vrai homme, vrai Dieu, ok mais, ça change quoi pour notre vie? voire pour notre vie éternelle ? Comment est-ce que Jésus nous sauve ?

Il y a plusieurs façons de comprendre comment Jésus nous sauve. Toutes ont leur limites, et ce n’est qu’en les combinant que l’on peut comprendre au mieux ce grand mystère : comment Jésus est le sauveur des hommes.

Le Christ est un exemple
Jésus nous sauve parce qu’il est un exemple, c’est vrai, nous pouvons l’imiter et apprendre de lui à nous comporter selon la volonté de Dieu. Jésus est la sagesse qui nous apprend les vrais commandements de Dieu, il est le chemin et la vérité. Mais il y a plus.
Le Christ nous fait un cadeau
Jésus est aussi celui qui se sacrifie comme une victime offerte pour nos péchés en un sens, Jésus est celui qui prend sur lui tous nos péchés et les détruit en acceptant d’être mis à mort avec eux. 
Il réalise pleinement ce que faisait le prêtre de la première alliance. Dans l’ancien Israël, le prêtre offre le sacrifice pour son propre péché et celui du peuple. Mais Jésus, contrairement au grand prêtre, s’offre lui-même une fois pour toutes, consommant définitivement ce sacrifice pour réconcilier définitivement le monde avec Dieu.
Le Christ nous communique ce qu’il est
Une troisième façon de comprendre le salut en Jésus, c’est la divinisation. Par Jésus, Dieu nous transmet certaines de ses caractéristiques. Par exemple, il nous donne la vie éternelle et le pouvoir de remettre les péchés.
Mais en fait, ça va dans les deux sens. En Jésus, Dieu reçoit des caractéristiques des hommes: il souffre, il a faim, il meurt.
En Jésus, l’humanité accueille les propriétés divines, et la divinité accueille les propriétés humaines. Aussi est-il juste de dire que Dieu meurt en Jésus, et que l’homme ressuscite en Jésus. 
Le Christ change l’humanité
Ce qui a débuté dans l’humanité du Christ se répand dans tout le reste de l’humanité, selon l’image développée par Saint Paul : Jésus est le premier-né de toute créature, c’est la tête et nous sommes le reste du corps, ou, pour reprendre une de mes images favorites, il est le levain et nous sommes la pâte. Il suffit qu’un peu du levain de la divinité de Jésus se mélange à la pâte humaine pour que lève toute la pâte, toute l’humanité portée vers le haut.

En tout cas, une chose est sûre, Dieu ne nous sauve pas sans nous, sans notre consentement libre. 
Mais attention, ce n’est qu’un modèle qui a ses limites. En effet, s’il suffit à Dieu de mélanger sa divinité avec la pâte humaine, en s’incarnant en Jésus-Christ, il n’y a plus besoin de la croix. S’il suffit au Christ de se mélanger à l’humanité pour nous sauver, alors l’Incarnation suffit. Mais cela ne correspond pas à ce que dit l’Ecriture qui insiste sur la nécessité de la croix, passion, mort et résurrection du Christ, pour le salut.
On a vu plusieurs modèles : Jésus est un exemple, Jésus s’offre en sacrifice, Jésus nous communique les propriétés de Dieu. Il y en a d’autres.
Voilà pourquoi il faut combiner plusieurs modèles pour essayer de comprendre au mieux ce qui, de toute façon, nous échappera toujours un peu : comment Jésus peut-il nous sauver.