Le Conseil œcuménique des Églises donne la parole aux jeunes

Le bien-être psychophysique, en particulier des adolescents, est menacé par l’anxiété et la dépression. En parler ne doit pas être tabou. C’est le thème choisi pour la deuxième édition de la Journée de la jeunesse organisée par le Conseil œcuménique des Églises afin de souligner l’importance de la contribution des jeunes à l’œcuménisme, et pour le développement de la société.

Pourquoi avez-vous choisi cette année le thème de la santé mentale ?

Le Conseil œcuménique des Églises a décidé cette année de s’attaquer à la question de la santé mentale, suivant les recommandations des jeunes eux-mêmes -au sein et en dehors des réseaux du Conseil œcuménique. Ce sont eux qui ont indiqué que ce thème était l’une des questions urgentes à explorer.

L’Organisation mondiale de la santé définit la santé mentale comme un état de bien-être dans lequel chaque individu réalise son potentiel, peut faire face aux tensions normales de la vie et peut également travailler de manière sûre et fructueuse, en apportant une contribution à sa communauté. Le bien-être comprend des aspects émotionnels, psychologiques et sociaux. Ainsi, prêter attention à ces trois dimensions peut accroître et même améliorer la santé mentale, tandis que les négliger peut entraîner de graves problèmes.

Comme nous le savons, les troubles mentaux se manifestent de manière très variée dans les pensées, les émotions, le comportement et les relations avec les autres.  L’anxiété et la dépression sont les troubles mentaux les plus courants et, avec les problèmes de santé mentale, ils sont en augmentation chez les adolescents et les jeunes adultes. Les chercheurs indiquent que la tension culturelle est la cause de cette augmentation. De plus, les troubles mentaux sont la principale cause de handicap chez les jeunes. C’est pourquoi nous avons choisi ce sujet, pour que les jeunes puissent en apprendre davantage et parce que dans certaines régions du monde, le sujet est malheureusement tabou, alors que nous devons au contraire en parler.