Dimanche de la Sainte Famille

Le dimanche après Noël (ou le 30 décembre si Noël tombe un dimanche), on célèbre la sainte Famille: Jésus, Marie et Joseph, le modèle de la vie familiale pour les chrétiens.
Si la fête ne s’étendit à l’Église universelle qu’en 1921, c’est qu’elle était tributaire du culte relativement récent (XVe) rendu à saint Joseph. Or, à partir de la vénération envers les saints parents du Christ, on prit conscience aux XVIe et XVIIe siècles de la fonction sociale des familles chrétiennes et de l’œuvre de sanctification qui s’opérait par elles.
En effet, il n’est question de la ‘Sainte Famille’, dans l’Église, que depuis la première moitié du XVIIe siècle. Rien d’étonnant puisque le mot ‘famille’ désignait autrefois, outre les deux parents et leurs enfants, toute la parenté, même les serviteurs. Il fallut que le sens se restreigne au père, à la mère et aux enfants pour permettre la naissance, puis l’essor, de cette dévotion.
Rattachée en 1969 à l’octave de Noël,  Puis Benoit XV décida en 1921 d’étendre cette fête à l’Église universelle, c’est-à-dire aux communautés catholiques du monde entier. Le Concile Vatican II, et la réforme liturgique qui suivit, confirmèrent l’importance de cette fête.

Un modèle indépassable

La place croissante de la Sainte Famille dans l’enseignement des papes qui suivirent témoigne de leur volonté de proposer aux catholiques un modèle solide face à la sécularisation. Cette fête est donc, pour les prêtres du monde entier, l’occasion de rappeler l’indissolubilité du mariage et le rôle essentiel de la famille dans la société. Démarche spirituelle, mais également anthropologique, rappelant le rôle spécifique des époux au sein du couple et de la famille : « Regardez la Sainte Famille, le modèle de tout foyer : saint Joseph en est bel et bien le chef et nul doute que la Sainte Vierge en est le cœur », rappelle ainsi le père Jean-Marie Robinne, martelant que complémentarité n’est pas opposition : « Si l’homme est le rempart extérieur du foyer, la femme en est le rempart intérieur, elle est l’attrait du foyer, car elle en est le cœur et la joie. Les deux sont indispensables car les deux sont complémentaires ».

La Sainte Famille

à Nazareth

Et nous, que faisons-nous de nos familles ?

En 2003, le saint pape Jean Paul II n’hésita pas à connecter charité et défense de la famille traditionnelle : « À l’école de Nazareth, chaque famille apprend à être un foyer d’amour, d’unité et d’ouverture à la vie », affirma-t-il lors de la fête de la Sainte Famille, avant de poursuivre : « À notre époque, une mauvaise compréhension du sens des droits vient parfois troubler la nature même de l’institution familiale et du lien conjugal. Il faut qu’à tous les niveaux se conjuguent les efforts de ceux qui croient à l’importance de la famille fondée sur le mariage. Il s’agit d’une réalité humaine et divine qui doit être défendue et promue en tant que bien fondamental de la société. »

En France, les sanctuaires dédiés à la famille font face à une affluence croissante. C’est le cas de Notre-Dame de Grâces à Cotignac où se succèdent deux types de pèlerinages, ceux des pères puis ceux des mères de famille. À Alençon, dans l’Orne, le centre spirituel Saints-Louis-et-Zélie-Martin, en cours de construction, a été érigé « sanctuaire du couple et de la famille » par l’évêque du lieu en 2015 suite à la canonisation des parents de sainte Thérèse. À l’occasion de la fête de la Sainte Famille, les résolutions à prendre sont multiples : prière en famille, retraites ou pèlerinages en couple. Car comme l’affirmait le poète Charles Péguy : « Nos fidélités sont des citadelles ».

Cet article es tiré en partie du site Aleteia.org