Père Verkys : Le salut est ouvert à tous !

Chers frères et sœurs en Christ,
Au regard des lectures de ce dimanche, je tire pour notre méditation trois thèmes à développer très rapidement: l’universalité du salut, l’obéissance dans la foi et l’action de grâce.


Le salut est ouvert à tous ceux qui veulent être sauvés et recourent à Dieu. Dans la première lecture le général Naaman qui est un païen ouvre les portes du salut en reconnaissant qu’«il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël». Jésus, dans l’évangile, déclare que la foi du Samaritain l’a sauvé alors qu’il n’appartenait pas au peuple élu. Les neufs autres lépreux purifiés qui appartiennent au peuple de l’alliance ne retournent pas vers Jésus qui est la source du salut. Tout homme qui ne rejette pas Dieu et s’ouvre à son amour sera sauvé mais «Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera». Car, même si Dieu veut sauver tous les hommes il ne les oblige pas . Il laisse chacun libre d’entrer dans son plan de salut ou non. Pour entrer dans le plan de salut de Dieu nous sommes appelés à vivre l’obéissance dans la foi.


L’obéissance dans la foi c’est cette attitude du cœur qui nous fait adhérer ou croire à la parole entendue et à la suivre, l’exécuter. C’est de cette pratique de la parole que peut advenir ce que Dieu nous veut ou veut nous donner. Naaman a fini par obéir à la parole du prophète Élysée (il s’y était opposé au départ) et a été purifié. Les dix lépreux ont obéi à l’ordre de Jésus: «Aller vous montrer aux prêtres» et ont été purifiés. Cette obéissance dans la foi suppose une indéfectible confiance en ce que Dieu nous demande. Parfois il nous arrive de douter de la parole de Dieu ou de la remettre en cause ou en la traduisant selon nos points de vue personnels. Elle devient alors inefficace face à notre manque de foi ou à notre résistance. La parole de Dieu ne peut pas opérer en nous si nous n’y adhérons pas. Ayant suivi la parole Naaman et le Samaritain purifiés rendent grâce.

L’action de grâce est très importante dans la vie du croyant. Elle traduit notre reconnaissance selon laquelle Dieu est à l’origine de tout bien. Jésus a loué cette attitude chez le Samaritain qui est revenu sur ses pas pour rendre grâce: «… Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés? Les neuf autres, où sont-ils? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu!» Les autres qui sont probablement des juifs n’ont pas su rendre grâce. Pour eux c’est normal qu’ils soient guéris. Combien de fois nous demandons des choses à Dieu et après les avoir reçus nous ne rendons pas grâce?


Tout merci revient à Dieu . Il est l’auteur de tout bien. Ne soyons pas les habitués ingrats des multiples dons de Dieu.

Bonne semaine